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LES NOUVELLES, ANNEE 2011

 

13 mars 2011

Voilà bien trop longtemps que vous n'avez pas eu de nos nouvelles ! Nous allons tenter de nous faire pardonner en vous parlant des derniers évènements en date.

Le 11 septembre 2010 avait lieu à Nîmes la manifestation Anti-Corrida. Mené par Claire Starozinski (présidente de l'Alliance Anti-Corrida) & les présidents des grandes Associations de Protection Animale (S.P.A & C.H.E.V.A.L évidemment !), l'impressionnant cortège de près de 3000 personnes (soit plus du triple par rapport à la dernière manifestation de septembre 2008) a parcouru les rues de Nîmes en affirmant haut et fort leur revendication : " CORRIDA, ABOLITION !!!". Après la décision de la Catalogne de supprimer les corridas dans cette région d'Espagne, nous avons marqué des points dans notre pays et nous croisons les doigts.


Notre grande surprise a été de constatée que les gens venaient de tous les horizons pour participer à cette manifestation. De tous les départements français, bien sûr. Mais aussi de l'étranger, Espagne, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, alors que dans plusieurs de ces pays, la Corrida n'existe même pas ! C'est grâce à vous tous que nous avons été si nombreux. De ce fait, un grand merci à ceux & celles qui ont parcouru des milliers de km pour se joindre à nous et lutter contre ce "spectacle" de torture et d'agonie pour l'animal. Ce fut un jour de bonheur d'être tous réunis pour la même cause.

 

La marche s'est terminée aux arènes, autour desquelles la foule a formé une immense chaîne humaine ; et où une minute de silence a été respectée.

 

La semaine suivante, et plus précisément le dimanche 19 septembre, vous étiez tous invités à la journée Portes-Ouvertes au refuge. Au programme, concert des Studebakers, groupe de danse country "Line Dancers", spectacle équestre avec Valérie et ses élèves du Centre équestres MAGALI, rassemblement des belles voitures américaines, ou encore ballades à poneys ou en calèche, pochettes surprise, brocante, stand de protection animal, vente de t-shirt de l'Association...etc

 

 

Et bien sûr, la possibilité de boire un verre à la buvette, ou de se restaurer aux divers stands (frites, grillades, casse-croûte, gâteaux et friandises).

 

 

La chance était avec nous puisque le soleil était lui aussi au rendez-vous et nous avons passé une super journée tous ensemble !

Merci d'avoir été nombreux !, et à l'année prochaine !!

 

4 avril 2011

Nous revoilà pour une nouvelle mise à jour, en espérant rattraper le retard accumulé en 2010 !!

Nous ne vous avions pas encore parlé de notre Billy ; arrivé début juin saisi par les services vétérinaires, maigre, malade, déprimé, abandonné dans un parc terreux avec un autre petit camarguais, et le voilà un mois après en pleine forme et quasiment rond ! Depuis il a encore grossi ! Ça, ce n'est que du bonheur, sachant qu'il a 29 ans, il était temps pour lui d'être un peu heureux !
La personne qui nous l'avait signalé étant âgée, ne pouvait s'en occuper malgré sa bonne volonté et elle s'inquiétait beaucoup en le voyant dépérir de jour en jour.
L'enlèvement de ce cheval a été pour elle un vrai soulagement et elle participe à son entretien.
Lorsqu'elle est venue le voir, elle a crié au miracle et elle est rentrée chez elle bien  rassurée !

 

Et le voilà il y a quelques jours, en pleine forme, rond à souhait et heureux de vivre ! Nous avons du le séparé de son compagnon Saphir pour un problème d'alimentation (Billy étant plus vieux, il a des problèmes de dent et reçoit de ce fait une nourriture spécifique). Mais je vous rassure, ils ne sont pas bien loin l'un de l'autre ; juste une cloture les sépare !

Billy

Saphir en plein galop !

Saphir et Jumper jouent toute la journée !

Les lions !

Joli Billy

Saphir, rond à souhait.

 

Billy & Saphir ont eu beaucoup de chance et profitent chaque jour de leur nouvelle vie au refuge, mais ce n'est malheureusement pas le cas pour tous. Voici quelques situations tragiques où nous n'avons rien pu faire...

Ce cheval avec la peau sur les os est à Alès, près de chez nous, il vit dans une cour, il n'a pas la nourriture appropriée à son âge, il a un peu d'eau verte dans un bidon et il semble attendre la fin ! De plus il souffre terriblement d'emphysème et n'a pour cela aucun traitement. Les Services Vétérinaires ont dit qu'il n'y avait rien de particulier à signaler, c'est le comble ! R.A.S !

 

Celui-ci est à Aramon, il paraît qu'il a 28 ans, alors il est vieux et une fois de plus, R.A.S !
Voilà son abreuvoir ! ! !

Un fond d'eau croupie absolument bouillante, il va encore falloir que je me batte bec et ongles pour essayer de sortir ce cheval de là ! Mais rien n'est gagné !

 

En août, sur dénonciation, nous nous sommes rendus sur un terrain où il y avait 2 vieux chevaux mourants, ils étaient tellement au bout que nous n'avons pas pu les monter dans le van ! Il a fallu les faire euthanasier sur place pour mettre fin à leur terrible agonie. Voici quelques photos prises sur leur terrain à Saint Gervasy, c'est l'horreur ! Je n'ai rien vu de pire, à 30 ans, les chevaux du refuge sont quasiment ronds et ont tout à fait l'oeil vif !
Les services vétérinaires m'ont demandé de ne pas déposer plainte, les chevaux étaient vieux ! Pourtant, on peut remarquer encore de grosses plaques de poils d'hiver qui démontrent un abandon total, personne n'étant capable au moins d'enlever ce vieux poil pourri, on attendait qu'il tombe tout seul !

Ce pauvre cheval gris est maigre jusqu'à la fonte musculaire totale, il n'a plus rien. Ses yeux sont vides, sa tête est fixe, il meurt debout dans l'indifférence.

 

Quant au brun, c'est la même chose, le même état de mort vivant tenant tout juste debout. Je me demande quel plaisir on peut trouver à regarder ses chevaux agoniser, je suis horrifiée ! Bien sûr, ils ne peuvent manger le peu d'herbe qui est au sol, ils n'ont de dent ni l'un, ni l'autre et une nourriture appropriée aux vieux aurait été indispensable.

 

Encore des affaires sordides. Je suis allée, en octobre dans l'Hérault faire deux enquêtes dont une chez un récidiviste auquel nous avons déjà saisi 6 chevaux en 2008. Il a été bien sûr condamner mais je n'avais pas réussi à obtenir l'interdiction de posséder des animaux. Dommage ça aurait pu éviter des souffrances supplémentaires à nos amis qui souffrent en silence sans jamais se rebiffer, quelle honte ! La deuxième c'était un élevage de chevaux espagnols.
A chaque fois j'ai découvert des chevaux très malheureux, dont certains en misère physiologique, et, une fois de plus j'attends le bon vouloir des services vétérinaire. Certains poulains sont si maigres qu'ils ne passeront pas l'hiver.

Voilà des poulains de 8 et 10 mois, très carencés qui ne mangent que le minimum vital.

La propriétaire n'a plus d'argent et les 38 chevaux qu'elle possède ne sont ni nourris ni entretenus, c'est lamentable !

Celle-ci, c'est une poulinière avec la peau sur les os et un petit poulain bien maigre, elle n'a plus un brin de lait pour l'alimenter, alors il faut croiser les doigts pour qu'on nous la confie mais c'est si long qu'elle a le temps de mourir !
Dans cet élevage les poulains de 2008 n'ont pas survécu.

 

Assez parlé de chevaux, d'autant plus que ces trop nombreuses enquêtes inabouties nous minent le moral. Tachons d'apporter quelques bonnes nouvelles. Au cours des derniers mois, j'ai pu sauver quelques chiens abandonnés par leurs propriétaires qui déménagent ou divorcent ou bien sont mutés ! Comment font-ils ? Là aussi je n'ai pas la réponse mais déjà 3 chiens sont en sécurité dans des familles d'accueil, pour lesquels je me suis engagée à prendre en charge les frais vétérinaires étant donné le manque d'entretien et le manquement  au minimum de soin.
Il n'y a pas besoin de bien creuser pour s'apercevoir que ces pauvres animaux étaient déjà abandonnés virtuellement au vu de leur état !

Il y a eu Tobby, très beau Bouvier Bernois de 8 ans, abandonné avec la chienne Zelda, une Berger Allemand de 7 ans. Tous deux dans un état de crasse incroyable, répandant une odeur insupportable, il a fallu les faire toiletter en urgence. Tobby est parti chez Norah et il était si craintif et si déboussolé qu'il a réussi à s'échapper du terrain bien clos de Norah qui l'a cherché pendant 24 heures.  Zelda, en famille d'accueil chez Véro a du être opérée, elle avait des fistules qui suintaient entre les mamelles et aucun traitement n'en venait à bout. Le vétérinaire a trouvé un vieux fil qui traînait dans son ventre, provoquant une infection.

ZELDA

TOBBY

 

Tobby a trouvé une excellente famille d'adoption, après maintes péripéties en famille d'accueil, il est maintenant très heureux. Zelda est encore en accueil chez notre amie Véro, j'espère de tout mon coeur qu'elle va finir par l'adopter, croisons les doigts !
Ces deux chiens vivaient ensembles depuis de longues années et la séparation a été un vrai déchirement, surtout pour Tobby qui est particulièrement sensible. C'est une grosse boule d'amour qui a besoin qu'on s'occupe de lui. Il est devenu la mascotte !

Peu après, c'est Very Nice , Chienne Dogue de Bordeaux qui m'est tombée dessus avec l'épée de Damocles sur la tête. Il fallait très vite la prendre ou elle allait être euthanasiée, j'avais une semaine, pas plus ! La chienne, 5 ans, était donnée pour incontinente et légèrement boiteuse pour un problème de hanche.
J'avais eu un petit jeune homme en stage et c'est sa maman qui m'a signalé Very, m'expliquant qu'elle avait décidé le propriétaire à suspendre cette euthanasie qui aurait du être faite la veille. Elle a bien sûr tout de suite pensé à nous pour cette pauvre chienne dont personne ne voulait !

J'ai donc mis la machine en route et nous avons tous, une fois de plus croiser les doigts. Et ça a marché !

Very Nice, la plus heureuse des chiennes, chez son adoptante où elle est choyée !

 

Dès la première visite véto, on s'est rendu compte qu'elle avait beaucoup de fièvre et, après examen, le diagnostic est tombé : la pauvre bichette était atteinte d'un pyomètre, c'est à dire que son utérus était rempli de pus et l'infection était en train de la tuer; Donc, intervention en grande urgence et voilà notre petite en forme et plus du tout incontinente ! Et vous voulez que je sois calme ?
Enfin, maintenant tout va bien et Very passe du bon temps chez Lilly, la plus maternelle et la plus douce des maman. Elle souffre d'un handicap neurologique mais vit avec sans problème.

Encore une petite histoire, celle d'Etoile, trouvée abandonnée sur la route, ni tatouée ni pucée, et gestante jusqu'aux yeux. Notre amie Audrey a bien voulu la prendre en famille d'accueil pour qu'elle puisse mettre bas en toute quiétude. Ce fut chose faite 10 jours après son arrivée et je vous avoue que j'ai tout de suite pris la décision de faire endormir 5 des bouts de choux, c'est un acte, à mon avis responsable. Nous avons gardé un seul petit, c'est Futé, l'adorable petite boule qui attend, qui a ce jour a été adopté et fait le bonheur de sa nouvelle famille. Depuis, Etoile a été identifiée, pucée, stérilisée et vaccinée, elle est en famille d'accueil mais nous cherchons encore des adoptants sérieux.

Etoile avec son bébé confortablement installée.

Le petit Futé à six semaines.

 

Voilà un petit échantillon de nos sauvetages canins, il y en a eu d'autres, bien sûr. Il faut savoir que j'ai pris tous les frais vétérinaires à ma charge et que les factures sont bien salées, mais je ne regrette rien, tous sont sauvés.
Malheureusement il y a aussi ceux pour lesquels nous n'avons pu faire grand chose. Par exemple, cette pauvre chienne enfermée depuis des années dans une cage où elle peut à peine se tourner. Elle se trouvait chez un éleveur de gibiers, au milieu de toutes sortes d'objets hétéroclites, genre déchetterie, avec un petit cheval squelettique, 7 ou 8 chats enfermés dans une volière, une lait avec des petits, des chèvres, des paons, enfin un panel varié d'animaux à vendre, enquête faite avec la collaboration de la déléguée SPA.

Un bric à brac innommable où l'on entasse objets et animaux de la même façon !

Quelle vie pour cette pauvre chienne, pas d'eau, pas de nourriture, pas de liberté non plus mais, parait-il, une sortie de quelques minutes au quotidien, pour boire, manger et faire ses besoins, à chaque fois je me demande si je cauchemarde ou si c'est vraiment la réalité, ces gens sont tombés sur la tête et j'étais persuadée de pouvoir intervenir très vite en alertant la D.D.P.P.

 

En plus l'état du cheval était aussi très alarmant, le dossier photo tout entier semblait tomber sous le sens d'une saisie imminente.
Le pauvre petit cheval n'avait ni eau, ni aucune trace de nourriture dans son espèce de box déglingué où il avait tout juste la place de se tourner. Son oeil droit était blanc, signe de cessité.
Derrière lui on peut apercevoir deux tapis de selle et dans le réduit à côté il y a même une selle !
On se demande si quelqu'un ose lui monter sur le dos alors qu'il tient à peine debout.
Il est maigre jusqu'à la fonte musculaire et complètement affamé. Il s'est jeté sur les carottes et pommes que nous lui avions apportées et n'a pas dédaigné le pain, il se dépêchait de manger de peur qu'on lui reprenne !

 

Des chats dans une volière à gibier.            

La chienne enfermée nuit et jour

 

Alors, j'ai envoyé un rapport d'enquête très détaillé aux services concernés (D.D.P.P), un super dossier photos d'une douzaine de pièces en précisant que j'étais prête à recevoir tous ces animaux en détresse dans les plus courts délais pour mettre fin à leur calvaire.
Peut-être, n'allez-vous pas me croire, je n'ai jamais eu de réponse, ni par courrier, ni par téléphone, le silence total ! ! ! Je me suis manifestée à maintes reprises, mais toujours rien, je suppose que pour eux, il n'y avait rien à signaler, R.A.S !
J'y suis donc retournée, toujours avec Pascale de la S.P.A et nous avons constaté que la pauvre chienne avait disparue, la cage était vide et que le cheval était dehors, toujours aussi maigre mais avec une petite poignée de foin, au moins il prenait l'air !


Quelques jours après, la cage avait aussi disparue, ce qui laissait penser qu'elle avait été récupérée pour pouvoir remettre la chienne dedans, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit, j'espère me tromper. Depuis, le cheval a aussi disparu sans que qui que se soit ne m'ait informée, ça devient de plus en plus stressant de faire de la protection animale, dans de telles conditions, l'incertitude est pire que tout !

Il y en a un autre qui a disparu aussi, c'est le petit cheval gris d'Orsan si décharné qu'on aurait pu voir le jour à travers ! Celui-ci, par contre on sait qu'il est mort, tout simplement, alors que j'aurai pu le sauver, il n'avait que 26 ans !

 

Lorsque j'ai fait l'enquête, j'ai abordé le propriétaire avec beaucoup de diplomatie, lui disant que son cheval m'avait été signalé et que peut-être, il était malade ! Il m'a répondu brutalement qu'il allait très bien et qu'il fallait que je m'occupe de mes affaires !
J'ai donc fait un rapport d'enquête détaillé avec un dossier photo, tout est parti par internet à la DDPP et depuis, plus de nouvelle, sauf qu'hier, les gendarmes m'ont signalé que le cheval, étant mort, l'affaire était classée ! Ça donne froid dans le dos ! Je suppose soit qu'ils l'ont laissé mourir, soit qu'ils l'ont tué pour sans débarrasser, tout cela est d'une grande tristesse, me voilà encore bien déprimée.

Pour une mise à jour, ça en est une belle ! Malheureusement faute de temps, nous n'avons pu que survoler fin 2010. Promis, nous tacherons d'être plus présents pour l'année 2011 déjà bien entamée !

Je vous dis donc à très bientôt !

 

6 avril 2011

Un nouveau bonjour !! Si nous avons tardé un peu à vous raconter cette nouvelle affaire, c'est simplement parce que le temps nous a plus que manqué ! Une mise à jour plus que nécessaire, Paula raconte :

« Le 25 janvier 2011, je reçois un appel de Claire Vicente qui « gère » un refuge en Haute-Loire.La voix est presque inaudible, le ton est grave, Claire Vicente, m'annonce qu'elle est à bout, qu'elle va mettre fin à ses jours mais, qu'avant le geste ultime, elle va faire euthanasier tous les 15 chevaux du refuge ! Elle a déjà mis ceci en ligne sur internet tel « La chronique d'une mort annoncée ».
Connaissant la mauvaise santé physique et psychique de la personne, je me suis affolée et il fallait trouver dans les meilleurs délais un moyen de venir en aide aux animaux, bien sûr, mais aussi à la personne qui choisissait de mettre fin à ses jours et qui m'avait préciser qu'elle avait une bonne poutre dans sa maison pour se pendre ! Je la rappelle, lui dit de se calmer, de réfléchir, de penser à moi et à l'affection qui nous lie et . . . . .
Me trouvant à plusieurs centaines de kilomètres, je me sentais impuissante mais j'ai eu une lumière ! Ayant dernièrement payé une facture pour un chien à ses vétérinaires, j'ai eu l'idée de les appeler et j'ai expliqué de mon mieux mon inquiétude.
Le vétérinaire très choqué me promet d'appeler immédiatement Madame Vicente pour essayer de la raisonner dans un premier temps et lui rendre visite dès que possible.
( Le maire et les gendarmes furent sollicités, un médecin aussi et tous se rendaient dès le lendemain matin chez elle. )
Ce fut chose faite et le véto se rendit au refuge où il la trouva couchée, semblant être déterminée à en finir dans une espèce de crise de démence. Il lui a bien préciser qu'il ne tuerait pas les chevaux quoiqu'il arrive et qu'il avait téléphoné à ses confrères pour leur expliquer la situation. Elle me rappelle aussitôt et me dit que si les vétos se dégonflent, elle les tuerait elle-même avec son fusil de chasse !
Je suis effarée et je pense avec angoisse à mes loulous dans le froid glacial, la neige, la glace et sans nourriture. . .et en plus l'épée de Damocles sur la tête, je me dis que cette femme est devenue folle, j'ai envie de prendre ma voiture et de monter mais mon mari me l'interdit, je suis à bout de nerf !

Le véto me rappelle ensuite et me demande si je peux venir chercher les chevaux au plus tôt car sinon, a-t-il répéter, «  ils vont tous crever !» il insiste sur le fait que Mme Vicente est en très mauvaise santé, qu'elle est totalement incapable de s'occuper de ce cheptel et que, bien que, certain qu'elle aime ses chevaux, elle ne peut en aucun cas les assumer, ni même garder un employé, son caractère aigri et associal ne lui permet pas de s'entendre avec qui que se soit.
Il ajoute que l'endroit est particulièrement froid et humides, que les terrains sont d'anciens marécages que personne n'a pu utiliser et que l'endroit ne peut en aucun cas, convenir à des vieux chevaux. Il répétera la même chose par téléphone, à Claude Carlier, à l'époque, trésorier,
Pour moi, le message est clair, je dois garder les chevaux pour toujours !
Il me fallait donc organiser, à l'impromptu, deux voyages en urgence à la Chaise Dieu car la seule personne capable de me faire le transport au pied levé est mon ami Jacques qui possède un camion à six places et qui fait tout pour se libérer dans les cas d'extrême urgence.
J'en avise le vétérinaire qui me remercie, bien que la propriétaire ne soit pas d'accord, et me répète que les chevaux sont en danger, qu'ils n'ont pas de nourriture et que le jeune homme qui s'en occupe n'en peut plus et va partir d'une minute à l'autre, il est en permanence traité comme un valet, corvéable à souhait, au service de cette femme autoritaire et sans égard.

J'avertis Jacques qui essaie de se libérer au plus tôt. Mais le 26, Madame Avril, technicienne des services vétérinaires, me contacte et me demande de venir dès le lendemain, avec 2 camions car la situation est explosive, Mme Vicente doit être hospitalisée et les chevaux doivent être en sécurité au plus tard le lendemain.
Je lui explique que nous ne disposons que d'un seul camion et que nous ne pouvons emmener que 6 chevaux; Alors, elle propose de trouver un transporteur, que l'asso Prés-Verts pourrait peut-être payer (!) et que de cette façon je pourrai vider totalement le refuge. Si ça n'était pas un ordre, ça y ressemblait et, dès le mercredi 27 au matin 6 heures, nous prenions la route pour La Chaise Dieu.
Nous arrivons vers midi, il fait un froid glacial, le thermomètre du camion affiche moins 5 ° et une épaisse couche de neige glacée recouvre le sol.
Des round-ball de foin ont été apportés et les chevaux mangent. Je suis immédiatement interpellée par une jument couchée sur la glace, elle se regarde le ventre sans arrêt, à mon avis elle est en colique et, sans dire bonjour à qui que se soit je me précipite vers elle, ça ne va pas du tout ! Je la reconnais, c'est Boule ! Je la fait lever alors qu'un ami de Mme Vicente se moque de moi en disant: « Mme LOÏS n'a jamais vu un cheval qui sieste sur la neige ! »
Pauvre abruti, il est ignare en la matière et les chevaux sont bien lotis avec des gens pareils ! Le vétérinaire est sur place et lui fait une injection, je la fait marcher, elle se colle contre moi, « ça va aller ma Boule tu viens avec moi, tu ne crains plus rien ! »
Il est prévu que l'ami de Mme Vicente prenne 2 chevaux, Amine, une jument palomino et Divine, une pouliche pas encore sevrée. Je préfère ne pas parler de l'embarquement, Jacques et moi avons été très choqués ! Du grand n'importe quoi !
Le deuxième transporteur arrive, il réclame le chèque du transport avant de charger, Mme Avril va demander à Mme Vicente de payer le deuxième transport,  son ami (celui qui dit qu'un cheval en colique fait la sieste) s'y oppose, il a besoin des sous pour payer du foin. . . alors qu'il n'y a plus de chevaux ! ! !
Je donne ma parole au chauffeur de le payer en arrivant dans le Gard et nous chargeons les chevaux.
Tous les plus vieux sont plus ou moins boiteux et plutôt plus que moins ! Les autres vont  assez bien. Tous paraissent en bon état c'est sans compter le poil d'hiver particulièrement épais qui leurs donne des allures de gros nounours, mais la réalité est autre !
L'embarquement se passe bien, les techniciens des services vétérinaires donnent un bon coup de main et sont opérationnels, l'ami de Mme Vicente est parti avant, ça n'est pas plus mal !

Le voyage se passe plutôt bien, mais il a fallu s'arrêter car Boule s'est couchée, nous l'avons vue à la caméra. Jacques l'a relevé, avec difficulté, dans l'effort elle a fait un crottin dur comme du béton signe d'une colique qui durait depuis un certain temps, heureusement que nous étions là !
Nous sommes arrivés au refuge avant la nuit, il faisait 10 °, quel bonheur pour ces pauvres animaux qui avaient déjà commencé à revivre dans la chaleur des camions. Ils sont tous descendus avec 10 fois moins de boiteries, ils sont allés aux parcs en trottinant, c'était un plaisir de les voir revivre, j'étais fatiguée, mais soulagée et eux aussi. Leurs repas étaient prêts, bien qu'ayant déjà mangé tout le long, des filets à foin avaient été prévus.

A partir de ce jour, l'enfer sur internet a commencé pour moi, Madame Vicente et ses amis n'ont eu de cesse de me démolir par des propos diffamatoires, du harcèlement, incitation à la haine et déstabilisation de ma personne. Le calvaire dure depuis des mois !. . .. . . .

Il y aura une suite, pour bientôt !

Je vous laisse constater l'état des chevaux à leur arrivée au refuge. Pas de véritable maltraitance, certes, mais une négligence certaine. Certains ne sont pas bien épais sous leur gros poil d'hiver ; plusieurs boitent, ils ont l'oeil vide, triste, et ils semblent bien fatigués mais contents d'arriver ici, au sec, avec des températures bien plus douces.

 

Quelques semaines après leur arrivée, ayant reçus de nombreux soins, surtout pour les pieds, et une nourriture de qualité en abondance, les chevaux sont transformés ! Quel plaisir de les voir galoper dans leur parc, eux, jadis boiteux.

 

 

Il faut savoir qu'au refuge Retraite Prés Verts, ils vivaient tous ensemble dans le même pré. Vieux et jeunes, vifs ou fatigués, tous logés à la même enseigne, ils étaient nourris avec du foin. On peut d'ailleurs évoqué la "qualité" du foin, moisi, puisqu'aucune structure ne l'abritait des intempéries. Et savoir aussi que les chevaux, en vieillissant, peuvent connaitre des problèmes aux dents et il est donc nécessaire qu'ils reçoivent une alimentation spécifique. D'où la maigreur des plus vieux...

C'est pourquoi ils ont été séparés par groupe de 2 ou 3, selon l'âge, l'alimentation et les affinités. On leur installe à tous, régulièrement, des blocs d'oligo-éléments et de vitamines. Ils se régalent !

Hidalgo, Bonanza et Ecusson Ribord et Merveilleux, grands copains !

 

Les deux plus vieux, Mira et Pipan, profitent du confort des box la nuit, et de la liberté dans le refuge pendant la journée ! Cela semble convenir à tout ce petit monde puisqu'ils ont tous grossi et surtout retrouvé le goût de vivre.

Mira Pipan

 

Boule et Dugrillon, les Amoureux !

 

Gitan et Jo, les derniers arrivés aux Prés Verts, ont été malmenés par le reste du groupe. Rejettés, sans cesse pourchassés, ils avaient beaucoup maigris. Nous les avons installés tous les deux dans un parc, et ils se sont refait une pleine santé et sont aujourd'hui en excellente forme et ronds à souhait !

Jo Gitan

 

La jolie Nanou

Le fait de laisser tout un cheptel de chevaux très différents vivre et manger ensemble peut également avoir l'effet inverse, c'est ce qu'à vécu Nanou ! Cette ponette recevait les mêmes rations que les autres chevaux, d'où une obésité évidente, qui l'expose à des risques de fourbure et un danger évident pour sa santé. Elle a été isolée et mise sérieusement au régime. Ce sera long, mais nous espérons la faire mincir pour qu'elle puisse à nouveau se déplacer aisément.

 

Une belle et grande mise à jour ! Nous vous tiendrons au courant du devenir de ces 12 chevaux, en espérant de tout coeur qu'ils ne repartent pas...

 

9 avril 2011

Ce magnifique printemps nous étonne tous. Un soleil radieux, des températures plus qu'estivales (29°C en plein après-midi ! Incroyable ! ). Les chevaux sont un peu perdus, certains d'entre eux ont encore des traces de leurs chaudes toisons d'hiver, un hiver froid et pluvieux qui n'est pas si loin, mais ils semblent être néanmoins ravis par l'arrivée précoce des beaux jours.

Malgré la météo si clémente, ces derniers jours au refuge n'ont pas été faciles.

Notre Rosa s'est endormie la nuit dernière. Agée de 36 ans et atteinte du syndrome de Cushing (tumeur de l'hypophyse) depuis plus de 4 ans, la santé de notre jolie mamie se dégradait de jour en jour. Depuis plusieurs semaines, elle vivaient en liberté dans le refuge, profitant de l'herbe bien verte du printemps et de longues siestes au soleil. Elle appréciait énormément son privilège, mais cependant elle nous montrait de plus en plus de signe de fatigue ; sa maladie avait endomagé gravement son coeur et ses poumons, elle était en détresse respiratoire et cardiaque en permanence. Malgré tout elle se battait, notre petite jument si courageuse. Son pied cassé par les mauvais traitements qu'elle a subit avant d'arrivée au refuge en 2006 lui faisait de plus en plus souffrir alors que jusqu'à présent, elle ne boitait même pas. Avec avis de notre vétérinaire, nous avions pris la sage décision de l'endormir dans les prochains jours, mais elle nous a devancé et son coeur fatigué a simplement cessé de battre. Elle s'est endormie au petit matin dans la position du sommeil sans se débattre, sans s'écrouler, elle s'est simplement couchée pour mourir !

Petite jument martyre, elle avait connu une vie de galère, chez un alcoolique, repris de justice violent et imprévisible.
Non seulement il laissait ses chevaux mourir de faim et de soif, mais quand il rentrait ivre, il les prenait à coup de ceinture, prenant bien soin de frapper du côté de la boucle, certains d'entre eux étaient très marqués. Rosa était la plus âgée, elle avait 30 ans et la peau sur les os. Comme si ça ne suffisait pas, elle avait un mal fou à se déplacer, sa jambe gauche était cassée, mal ressoudée juste au dessus du pied et une grosse arthrose c'était installée au genoux. Elle était de ce fait très handicapée, et, tellement émue, je m'étais jurée de sortir ces animaux de là !


Ce fut chose faite en septembre 2006, date à laquelle nous organisions la saisie avec les services vétérinaires de l'Hérault. Monter dans le camion fut pour Rosa un véritable martyre mais sa volonté de quitter l'enfer a été plus forte et elle a fais preuve d'une volonté remarquable !


Dès leur arrivée au refuge, ils furent tous pris en charge minutieusement, étudiant précisément chaque pathologie et en quelques mois, ils avaient tous repris forme « humaine », mais j'avoue que le travail a été considérable, car, dans ces cas là, il faut aussi compter avec ceux qui sont déjà là et les occupations sont nombreuses. Nous dépassions à l'époque les 180 chevaux, croyez-moi, il faut gérer ! ! !


Adieu ma Rosélita, tu nous a fait verser des larmes mais nous savons que tu ne souffriras plus jamais dans ce beau jardin toujours en fleur qu'est l'au-de-là. Tchao ma jolie fille.

 

On gardera tous un très joli souvenir de notre Rosa, petite jument si gentille au caractère cependant bien affirmé ! , et dont le physique particulier et l'hyper-hirsutisme (pousse excessive des poils), directement dû à sa maladie, la rendait très attachante. Une pensée particulière pour sa marraine qui l'aimait beaucoup.

Merci à l'équipe formidable, présente jusqu'au bout dans ces moments de grande solitude !

 

Certains disparaissent, emportés par l'âge et la maladie, tandis que d'autres arrivent ! Nous avons accueilli il y a quelques jours un nouveau pensionnaire ! Ce jeune bouc nain a été trouvé sur le bord de la Rocade de Nimes (limitée à 110 km/h !!!). Il est en très bon état général, rond à souhait, et nous ignorons complètement comment il a pu arriver sur le bord de route. Toujours est-il qu'il est en pleine forme et choyé au refuge. Un peu timide, il hésite encore à s'approcher de nous, mais il est très attachant et nous fait tous rire par ses cabrioles et ses bêlements très originaux ! D'ici peu il sera castré pour pouvoir partir dans sa nouvelle famille adoptante, qui l'attende avec impatience ! Ils l'ont baptisés Lillou !

 

C'est également Rhum que nous avons vu arrivé très récemment au refuge. Ce magnifique croisé Beauceron / Rottweiler d'environ 4 / 5 ans, est un chien vraiment adorable, très affectueux, joueur, sociable avec les autres chiens. Son propriétaire était un jeune homme recherché par les autorités. Il est depuis peu incarcéré en prison et son pauvre chien était enfermé dans la chambre d'hotel depuis plusieurs jours. Lui aussi sera castré prochainement. Un super toutou qui attend désormais une nouvelle famille qui saura l'aimer comme il le mérite ; lui en tout cas à de l'amour à revendre ! Retrouvez-le dès à présent dans la rubrique ADOPTIONS.

 

A bientôt !

 

 

12 avril 2011

Nous revoilà déjà ! Lorsque je vous avais promis des mises à jours fréquentes, je ne pensais pas pouvoir m'y tenir aussi bien ! Il faut dire aussi que nous avons pris tant de retard en 2010 que nous en avons, des choses à vous raconter ! Je viens d'ailleurs de me souvenir que nous ne vous avions jamais parlé de Chocolat et Urielle.

L'été dernier, suite au décès d'un éleveur, un cheptel d'environ 15 chevaux étaient en péril et condamnés à finir à la boucherie... Néanmoins, l'Association Bourdon s'est démenée et des solutions ont été rapidement trouvées pour leur éviter cette issue fatale. Tous les chevaux ont été répartis dans différentes Associations et c'est donc le 25 août dernier que nous accueillions Urielle, 2 ans, et Chocolat, 5 ans, deux juments de traits.

 

Leur état général est loin d'être mauvais mais nous notons quand même une absence totale d'entretion des pieds. Le maréchal va avoir du travail !!

 

Nos deux jolies filles, le lendemain de leur arrivée au refuge :

 

Chocolat, rebaptisée Lola pour les intimes !, est très rapidement remontée dans le van pour partir dans l'Hérault chez Audrey, une amie et fidèle de l'Association qui a craqué pour cette jolie jument, où elle est aimée, choyée et très bien entretenue. Elle se révèle être une jument adorable ayant très bon caractère. Le maréchal a fait des miracles avec ses pieds et elle est désormais en pleine santé. Arrivée gestante de plusieurs mois, Audrey et nous-même attendons à ce jour avec impatience l'arrivée du poulain puisqu'il devrait naître d'ici quelques semaines.

Urielle, un peu plus sauvage et délicate à manipuler, est restée au refuge où elle semble bien s'y plaire. Nous avions dans l'idée qu'elle devienne une compagne et un guide pour Unik, notre jeune Comtois aveugle de 2 ans. Mais Urielle est plus grande que lui, et un peu trop vive pour que leur cohabitation se fasse en toute sécurité ! Elle est donc seule dans son parc mais ne semble pas s'en plaindre. Curieuse avec l'humain mais un peu brutale (ce qui peut se révéler dangereux de part sa corpulence !), nous la manipulons beaucoup pour qu'elle s'habitue au contact, dans la douceur, le respect et la sécurité. Notre maréchal a bien pu récupérer ses pieds très abimés. Nous pensons également qu'elle puisse être gestante, malgré son jeune âge. Ceci devrait se confirmer d'ici quelques mois.

 

13 avril 2011

Il y a quelques jours, notre jolie Rosa s'est endormie. Mais comme si ça ne nous suffisait pas, Mira nous a causé énormément d'inquiétude pendant ces mêmes jours où nous voyions la santé de Rosa se dégradait.

Nous sommes le jeudi 8 avril. Sans crier gare, vers 20 heures, Mira s'écroule dans son box alors qu'elle venait de passer une super journée, très heureuse dans l'herbe fraîche et que quelques minutes avant elle était rentrée au galop comme elle le faisait chaque soir dès qu'on ouvrait le fil de clôture, pour vite aller manger son barboton !
Bien sûr j'arrive tout de suite et je la trouve par terre, complètement inconsciente, sans aucun réflexe, comme si elle était cliniquement morte. Je ne vous raconte pas l'état dans lequel j'étais, d'un côté, Rosa très mal, de l'autre Mira complètement déconnectée du monde ! J'avais l'impression d'être totalement abandonnée mais il me fallait réagir et prendre les choses en main.
Nous avons essayé de la relever, j'ai appelé du renfort mais rien n'y a fait. Mira venait de faire un A.V.C, c'était évident et vu son âge avancé, nous n'avions pas vraiment de chance de la remettre sur pieds ! Pour tout arranger, ma véto était en congé et le vétérinaire de garde m'a donnée quelques conseils, mais ne s'est pas dérangé. Dieu merci, je n'étais pas seule, ici, tout le monde s'est mobilisé toute la nuit avec moi et mis à part les piqûres indispensables à sa survie, nous l'avons retournée toutes les 2 heures pour maintenir un état clinique acceptable. Bien que déconnectée, Mira fonctionnait à merveille. Au stéthoscope, je pouvais constater un cardiaque très normal, un transit qui ne l'était pas moins et un état pulmonaire satisfaisant, j'avais l'impression qu'elle allait mourir en bonne santé ! Tout allait bien mais les postérieurs ne répondaient plus et l'on sait bien qu'un cheval sur deux jambes est un cheval mort.
J'ai refusé de baisser les bras, nous allons la mettre en perfusion passer en plus une dose massive de corticoïde et d'énergidex (c'est mon remède miracle !) et continuer à la retourner le plus souvent possible tout en la surveillant chaque seconde. Ce fut chose faite et la véto, venue le lendemain matin n'était pas très optimiste. L'âge de Mira était un véritable obstacle, mais il fallait tenter le tout pour le tout.
J'ai fais comme d'habitude, j'ai prié le ciel de m'aider, de donner à Mira l'envie de se lever. Nous avons donc passé une deuxième nuit, tous unis dans l'espoir d'un miracle, changeant les perf, veillant chaque battement de cil tout en gardant une sorte d'espoir plus ou moins affirmé.
Le deuxième matin, nous étions crevés, Rosa venait de nous quitter pour un monde meilleur et nous en étions très peinée mais aussi très soulagés, plus jamais nous ne la verrons passer de son pas rapide, c'était une petite mère courage !
Mira n'allait pas mieux mais elle avait fait des crottins et uriné, c'était plutôt de bonne augure !
Je n'avais plus d'outre de perfusion, tout était passé et j'avais l'intention d'aller au domicile de ma véto en chercher d'autres.
Les garçons étaient occupés à sortir Rosa du box d'à côté, horrible corvée, Mira était calme, son état clinique était toujours très satisfaisant et nous l'avons relevée pour la tenir en « position de vache », lui avons proposé un seau de grain mélangé avec sa nourriture habituelle qu'elle appréciait particulièrement.
Elle s'est mise à manger avec appétit, puis elle a bu, puis elle a remangé et elle s'est recouchée se replongeant dans le même sommeil profond, sans un autre signe d'amélioration.

 

Notre amie Véro est arrivée, j'étais en larme, et pour Rosa, et pour Mira et j'avoue, un peu découragée. Véro était catastrophée, parlant même d'arrêter les souffrances mais je restais persuadée que notre Mira ne souffrait absolument pas, étant tout à fait inconsciente de son état et je voulais aller au bout du bout, comme j'ai l'habitude de le faire tant que la souffrance n'est pas devenue un enfer !
Mira a beaucoup dormi et, un peu avant midi elle a bougé et nous lui avons représenté son seau qu'elle a dévoré. Mon Dieu, aides-moi disais-je avec toute la foi qui est la mienne !
Puis je suis allée au bureau téléphoner pendant qu'Alain surveillait et d'un seul coup, j'ai entendu crier quelqu'un, je me suis précipitée Mira demandait à se lever et dans un élan de solidarité chacun l'a aidé et je l'ai vu debout, n'en croyant pas mes yeux, pleurant de joie et remerciant le ciel ! Mais rien n'était gagné, allait-elle tenir sur ses jambes flageolantes ? Allait-elle pouvoir remarcher, autant de questions épouvantables qui viennent à l'esprit !
Elle a mis le nez dans son auge suspendue et a réclamé. Nous étions tous abasourdis, trop heureux mais pas encore complètement rassurés. Elle est restée toute la journée debout dans son box, il était encore trop tôt pour la faire marcher, il fallait attendre le lendemain. Demain, ça paraît très long !

 

La suite, c'est que Mira est aujourd'hui en pleine forme, qu'elle galope comme avant, qu'elle tape comme une sourde dans sa mangeoire le matin, qu'elle court partout et fait des bêtises et que son caractère ne s'est pas amélioré !
J'ai lu quelque part qu'elle était très triste, hé bien, rassurez-vous, ici elle ne l'est pas du tout et depuis sa résurrection, elle a une sacrée patate !
Je remercie tous ceux et celles qui ont été là, sans compter ni leur temps ni leur fatigue et je n'oublie pas de dire un immense merci à Dieu que j'ai prié et qui m'a répondu, sans lui, Mira ne serait plus de ce monde !
Son nom est à ce jour Mira(cle) ! ! ! Et moi, je suis crevée, un peu trop vieille pour tant de fatigue et d'émotions, mais ça valait le coup ! ! !
Mira est toute ronde, pleine d'entrain, elle n'a jamais été aussi belle et bien dans sa tête !

 

 

13 avril 2011

Une excellente nouvelle !!! Il y a quelques jours, je vous parlais de Rhum, le rottweiler croisé Beauceron, arrivé récemment au refuge et qui attendait d'être adopté. Ce fut chose faite très rapidement, par des amis proches en qui j'ai entièrement confiance, qui ont eu un énorme coup de coeur pour lui. Il sera aimé, choyé et chouchouté comme un membre à part entière de la famille. C'est tout le mal qu'on lui souhaite ! Il partira dans sa nouvelle maison début mai. Bonne route petit bonhomme !

J'en profite pour vous rappelez que Chivas, lui, attend toujours sa chance au refuge. C'est un chien formidable et il mérite vraiment que quelqu'un lui ouvre les portes de sa maison et lui offre une nouvelle vie. Pensez à lui !

Retrouvez Chivas dans la rubrique ADOPTIONS

 

Parlons un peu chevaux ! Le printemps est décidément bien installé, le soleil brille fort, et grâce aux pluies d'il y a quelques semaines, l'herbe pousse quasiment à vue d'oeil ! Autant dire que les chevaux ne sont plaignent pas, et pour les plus chanceux, nous les installons dans les parcs les plus verts !

Ribord et Merveilleux

 

Jo et Gitan, les deux inséparables, se régalent !!!

 

 

15 avril 2011

Bonjour à tous !

Comme tous les ans aura lieu au refuge la journée Portes-Ouvertes. Cette année, nous prenons un peu plus d'avance que d'habitude et nous commençons d'ores et déjà à la préparer et à vous l'annoncer ! Une date a même été fixée, il s'agira du dimanche 4 septembre. C'est un peu plus tôt que les années précédentes, et ce pour deux raisons. Tout d'abord, nous espérons de tout coeur avoir un temps magnifique ce jour-là, et éviter les intémpéries de la mi-septembre qui nous ont parfois gêné les autres années. Egalement, le 4 septembre est le jour de la Ste Rosalie, ce sera donc une journée en mémoire de notre Rosa, surnommée Rosalie Jolie, qui a rendu son dernier soupir il y a quelques jours et qui nous manque beaucoup.

Nous comptons sur vous et vous attendons nombreux, alors marquez dès à présent d'une grande croix rouge cette date sur votre calendrier ! N'hésitez pas à faire passer le message et à inviter famille, amis et collègues sachant que tous les bénéfices récoltés ce jour sont alloués au fonctionnement du refuge.

Le programme n'est pas encore précisément établi, mais une chose est sûre, c'est que la journée se passera en musique grâce à l'animation de Carnie et Jean-Pierre, le Groupe BACCARA, un couple formidable, très talentueux, possédant un répertoire musical on ne peut plus varié, bien mis en valeur par des voix magnifiques. Les stands habituels seront aussi au rendez-vous, vous retrouverez avec plaisir les pochettes surprises, la brocante et la tombola. De même, pour le plus grand plaisir des petits, les poneys seront eux aussi présents pour de jolies promenades. Sans oublier notre fidèle buvette, le stand de frites, grillades ou autres sandwichs, puis pour finir sur une note sucré, le stand Gourmandises reprendra du service, vous proposant crèpes, gateaux, bonbons et autres friandises délicieuses !

A très bientôt !

 

19 avril 2011

Nous revoilà déjà ! Samedi dernier, le 16, nous avons accueilli la gentille Pirouette, une ponette lourdement handicapée.

 

En 2011, j'avais été contactée par les services vétérinaires de Lozère à propos d'une ponette, sauvée miraculeusement d'une mort certaine. Elle avait été découverte chez son propriétaire avec un postérieur fracturé, ne pouvant plus se déplacer.

La SPA du département l'avait prise en charge et solliciter le vétérinaire de Mande. La fracture était déjà ancienne (au moins 3 semaines ) et bien ouverte.

Mais la puce avait le moral et le Docteur Cluzel était bien décidé à essayer de la sauver, contre l'avis d'autres personnes qui pensaient que l'euthanasie était la seule issue.

Il l'a donc plâtrer du mieux possible après avoir fait les soins et l'a gardée chez lui, mais un soir la ponette a bougé plus que d'habitude et au matin, Pirouette avait déplacé, et son plâtre et sa fracture ! Il n'y avait plus grand chose à faire.

Le temps d'immobilisation ayant été écourté, le cale osseux nécessaire à la consolidation n'a pu se faire laissant apparaître une pseudo-articulation appelée pseudarthrose, à mon avis, hypertrophique, c'est à dire une fausse articulation bien visible chez Pirouette. Les mouvements de son postérieur sont d'une grande amplitude et donne l'impression d'une désolidarisation des deux parties de la jambe ce qui est pour le moins très impressionnant !

Mais Pirouette ne s'en soucie guère et mène sa petite vie tranquille sans donner l'impression de souffrir !

Elle est donc arrivée au refuge samedi 16 avril au matin, accompagnée par le vétérinaire qui est allé vraiment jusqu'au bout. Il a été emballé par le refuge et a pu repartir dans sa Lozère, le coeur léger, bien rassuré par l'accueil réservé à sa protégée. Hommage lui soit rendu pour sa compassion et sa ténacité.

Pirouette avait déjà été adoptée par une famille qui a été très déçue que les enfants ne puissent pas la monter, alors il fallait trouver à nouveau un lieu de vie pour elle, d'où la nouvelle sollicitation des services vétérinaires. . . et pourquoi pas au refuge de Paula ?

Donc, bienvenue à la puce qui est bien ronde mais qui ne doit surtout pas grossir d'avantage, le sur-poids pourrait être mauvais pour sa santé.

Nous lui souhaitons bonheur et longue vie !

Alain est son premier parrain, si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à la prendre sous votre aile ! C'est un amour de gentillesse et de douceur, j'adore !

 

19 avril 2011

Le nouveau site de l'Association C.H.E.V.A.L. ouvre ses portes !! Pas de changement d'adresse, mais un relooking complet ! Plus moderne, plus visuel, et surtout à jour !

On vous promet ici des nouvelles beaucoup plus fréquentes, de multiples photos de nos pensionnaires, une rubrique réservée pour les adoptions, la boutique du Refuge est désormais ouverte... etc

Le site est donc tout récent, et il a été créé par une novice en la matière ! De ce fait, il est tout à fait probable que des erreurs se soient glissées au cours des pages... N'hésitez pas à nous signaler si vous remarquez un disfonctionnement, des fautes d'orthographe, ou autres problèmes divers...

D'ailleurs, très rapidement, je me suis rendue compte que les liens sur les photos ne fonctionnent pas. Ceci va être réparé, mais soyez indulgents, ce sera long !

Bonne visite, en espérant que ce nouveau Design vous plaise !

A très vite !

 

22 avril 2011

A peine quelques jours que le "nouveau" site est en ligne, et déjà nous prenons du retard sur les nouvelles !! Il faut dire que nos journées sont plus que bien remplies, mais vite, vite, on se rattrape !!

Ce dernier mercredi 20 avril, comme prévu, Lillou le bouc a rejoint sa nouvelle famille. Et au refuge, il est rare que les places restent libres bien longtemps ! Ainsi, le jour-même, nous avons le plaisir d'accueillir le merveilleux petit Jack.

Dès qu'il est arrivé nous avons été conquis par sa gentillesse et son débordement d'affection, j'aimerai tellement le prendre dans ma maison mais j'ai trop peur que mes molosses soient jaloux et que ça finisse mal !
Sa peau est très abîmée, il semble avoir mal aux oreilles, enfin une visite vétérinaire s'impose. Il faut savoir qu'il a traîné dans la localité de Sommières pendant des semaines et que les pompiers l'ont sorti d'une bouche d'égout où il s'était réfugié après avoir été certainement bousculé par un véhicule. Pauvre loulou, il était complètement souillé, tremblant et répandait une odeur insoutenable. Heureusement qu'Audrey est passée par là et qu'elle a vite donné l'alerte, m'avertissant immédiatement. Il a été emmené à la fourrière et, comme la loi l'oblige, il a du y rester pendant deux semaines pour faire les formalités de recherche qui n'ont d'ailleurs rien donné. J'avais tout de suite pris contact avec eux, avec qui j'ai plutôt de bonnes relations (c'est mieux quand on veut sauver des animaux ! ), pour leur annoncer que je prendrais avec plaisir le loulou au refuge.

Une grosse parenthèse, c'est Camillou qui l'a baptisé Jack et ça lui va comme un gant !

Ce matin donc, vendredi, nous avions rendez-vous avec nos vétos et il a eu droit à un chek-up complet, comme toujours. Le test leishmaniose est négatif, c'est déjà ça mais il a une double otite qui le fait bien souffrir, les soins sont encours. Il y a des shampoings hebdomadaires à lui faire pour ses problèmes de peau, il a eu le premier aujourd'hui et je pense que d'ici 8 jours il aura repris un bon coup de jeune ! Nous n'avons pas eu besoin de le castrer, c'était déjà fait, ouf ! D'après les vétos, il aurait à peu près 4 ans.

Il est rigolo et plein d'entrain malgré son amputation, il a une force de titan lorsqu'il est sorti en laisse, nous le lâchons un peu mais j'avoue que ce serait formidable pour lui de trouver une famille aimante.
Certes, ce n'est pas un chien grande classe pour frimer mais c'est un merveilleux toutou qui a des tonnes d'amour à donner ! Pour les bisous, il est très fort !

Je vous laisse le découvrir en images, il attend une maman, un papa, il est indifférent aux chats, il s'est couché sur le coussin à côté de la chatte Clarence sans la calculer, c'est génial !

 

Il faut craquer pour lui, c'est obligatoire ! ! ! ! ! Bonne chance mon petit Jack !

Retrouvez dès à présent Jack dans la rubrique des ADOPTIONS !

 

24 avril 2011

Souvenez-vous, le 2 avril nous vous expliquions la situation délicate suite à la récupération des 12 chevaux du Refuge Retraite Prés Verts. A ce jour, nous nous battons toujours pour que les chevaux ne repartent pas là-bas ; les terrains n'étant pas appropriés et la santé de Mme Vicente laissant toujours à désirer. De ce fait, nous avons lancé, à l'attention du Maire de la Chaise-Dieu, une pétition visant à s'opposer au dit retour. Et nous avons besoin de vos voix, alors on compte sur vous pour aller signer, et surtout pour faire passer l'information ; famille, amis, collègues, ça ne prend que quelques minutes et tout le monde peut s'investir !

Signez la pétition ICI !!! 

 

Parlons un peu de chien (encore, me direz-vous !! ). Les beaux jours arrivent, bientôt les départs en vacances, et bien trop souvent ce sont les animaux qui en font les frais. En effet, chaque été, les abandons atteignent un chiffre record, et malheureusement, nous ne croyons pas que cette année fera exception...

Après Jack trouvé errant dans les rues de Sommières, c'est désormais Lola qui nous a été confiée aujourd'hui. Cette adorable petite chienne de moins d'un an, croisée épagneul, a été récupérée à Montpellier il y a quelques semaines, et personne ne la jamais réclamée depuis. Elle a été confiée à une famille d'accueil mais la chienne était enfermée dans l'appartement et dépérissait ; c'est pourquoi nous préférons l'accueillir ici le temps de lui trouver une famille digne de ce nom.

 

Ne supportant pas la solitude, nous l'avons installé avec notre Jack et, étant très sociables tous les deux, la cohabition semble se passer à merveille ! D'abord timide et apeurée, Lola semble maintenant bien acceptée la présence de son compagnon, et tous les deux jouent avec grand plaisir ! Jack aussi est ravi d'être en compagnie de cette jolie fille !!!

 

Nous nous surprenons déjà à rêver qu'ils soient adoptés ensemble !

D'ailleurs, retrouvez dès maintenant Lola dans la rubrique des ADOPTIONS, elle vous attend !

 

29 avril 2011

Bonjour à tous !

Un petit mot d'abord pour rassurer nos adhérents inquiets ! Je suis toujours plongée, je dirais même enlisée !, dans les reçus fiscaux et ils seront tous envoyés en temps et en heure ! Malheureusement je suis constamment dérangée par des coups de téléphone ou des mails alarmants, m'indiquant des chevaux en piteux état, des enquêtes qui se multiplient, des dépôts de plainte, et j'en passe. Soyez donc patients, je ne vous oublie pas ! A très vite ! Paula.

 

Néanmoins je prends quand même quelques minutes de mon temps pour tenir le site à jour. Tous les défenseurs de la cause animale sont sans doute déjà au courant... Le 22 avril 2011, le couperet tombait ! Le choc, la honte !

Tel un rampant, sans mot dire, le Ministre de la culture de notre beau pays la France a insidieusement pris la pire des décisions concernant la corrida.
Le 22 avril 2011, nous apprenions que la tauromachie était inscrite au Patrimoine Culturel immatériel français !


J'avoue, qu'à six heures du matin, alors qu'on essaie de se faire un petit café, ce genre de nouvelle vous coupe les jambes pour la journée !
On n’est d'abord pas vraiment certain qu'on a bien entendu, puis quelques minutes après, c'est répété, on n'a donc pas rêver !
J'avoue ne jamais avoir eu quelque sympathie que se soit pour le personnage qu'est Monsieur Mitterrand, mais là, en quelques minutes, je me suis mise à le haïr du plus profond de mon être.
De quoi cet homme est-il fait ? De quel droit se permet-il de prendre de telles décisions ?
Depuis quand ce ministre fricote-t-il avec l'observatoire des cultures taurines ?
Personne n'a entendu parler de ce projet avant l'annonce, il n'y a eu, à priori, aucune concertation.
Force est de constater que tout s'est fait  « sous le manteau » en collaboration avec les personnalités essentiellement connues dans le milieu tauromachique. Pas un philosophe, pas un intellectuel, n'a été contacté et en un clin d'œil, nous sommes devenus le premier pays taurin au monde à avoir effectué une telle démarche ! Nous devenons la honte de l'Europe !


Cette décision est totalement arbitraire et met la France au rang des pays rétrogrades, nous reculons quand les espagnols avancent en interdisant la corrida en Catalogne.
Comment peut-on mettre en lumière un spectacle de torture, d'agonie et de mort dans un pays dit civilisé ?
On peut se poser la question mais on peut aussi écrire au ministre concerné, à Monsieur Fillon, au président de la République pour crier haut et fort notre désapprobation.
Rejoignez les rangs des associations qui se battent contre cette barbarie, comme «  l'Alliance Anti-corrida » et unissons-nous pour que cette inscription soit purement et simplement annulée.

Photo prise par Paula à la sortie des corridas aux arènes d'Alès...


Des pétitions sont mises en ligne sur internet, n'hésitez pas à les signer. Nous disons non à la torture et à la barbarie que représente la corrida.

 

Pour finir sur une note bien plus agréable, nous avons le plaisir de vous annoncer que Lola, une jument de trait placée chez Audrey (voir les nouvelles du 12 avril), a mise bas en fin de journée le dimanche 17 avril d'une adorable pouliche. Tout s'est très bien passé, la maman et sa fille, prénommée Bijou, se portent à merveille.

 

5 mai 2011

De l'herbe, de l'herbe et encore de l'herbe !!! Et ce pour le plus grand plaisir d'une vingtaine de nos chevaux que nous avons emmener dans d'immenses parcs de plusieurs hectares très ombragés, où ils profitent de l'abondante végétation. Ils ne semblent vraiment pas s'en plaindre !

Garry, Mirka et Ibrahim, les 3 grands amis, se retrouvent tous les ans ensemble dans un superbe parc de plusieurs hectares, bien ombragé, avec de l'herbe à perte de vue.

Quel bonheur de se rouler dans l'herbe !

 

Dans le parc d'à-côté, ce sont Kéréza, Rhéza, Quiara et Tagora qui profitent de la verdure. Après un hiver froid et pluvieux, ça fait un bien fou !

 

Remake, Qualida et Rachida préfèrent brouter plutôt que de regarder l'objectif de l'appareil photo !!!

 

Sama, Samira, Sofiane & Solana.
Nos quatres magnifiques juments pur-sang arabe de 5 ans.
Immense ciel bleu, grandes galopades entre copines dans les hautes herbes !

La belle vie !!!

 

Jo, Gitan, Boule & Dugrillon.

 

Des chevaux, des chevaux, et toujours des chevaux !!! Changeons un peu de sujet pour vous annoncer une jolie nouvelle. Le 3 mai, nous avons eu l'heureuse surprise de découvrir de nouveaux occupants dans notre basse-cour... Sept adorables cannetons sont sortis de leur coquille au petit matin, très vite ils gambadaient aisément derrière leur maman et nageaient avec plaisir dans la mare ! Nous avons dû cependant les attraper et les isoler afin qu'ils soient en sécurité. En effet, les autres canards peuvent se montrer très agressifs envers les jeunes cannetons ; de même, les rats qui rodent dans le poulailler sont de redoutables prédateurs pour ces petits êtres sans défenses.

Voilà donc toute la petite tribu bien confortablement installée.

 

Continuons avec les bonnes nouvelles !

Vers le 10 avril, j'apprenais l'existence d'un chien de race Berger Hollandais de 3 ans qui avait été rentré par la fourrière et qui avait un sursis d'une douzaine de jours avant l'euthanasie. Puis il y a eu l'histoire du petit Jack, sur trois pattes que nous avons accueilli au refuge et l'échéance pour le berger avançait à grand pas.
Malgré mes recherches, je ne trouvais pas de famille d'accueil et, vers le 25 avril l'urgence se faisait pressante.
Le directeur de la fourrière me fait passer une photo et me reparle de la gentillesse de ce chien, m'assurant qu'il était contrarié par la fin du sursis vu les qualités de cet animal, doux, obéissant et vraiment facile à vivre. Son jeune âge et sa beauté rajoutaient encore aux éloges et je n'ai cessé d'y penser et d'en parler, priant le ciel de m'aider à sauver ce loulou !
Le 3 mai, la SACPA m'appelle pour me dire qu'il fallait prendre le chien car il ne pouvait bénéficier d'un sursis supplémentaire, les locaux étant archi pleins et... mes chenils aussi, malheureusement !

A partir de là, il fallait faire vite et encore espérer un miracle, il me restait à peine 24 heures et, dans la soirée, une merveilleuse opportunité s'est présentée !
Mon ami Alain, garagiste, emploi un sympathique mécano, qui cherche à adopter un chien assez jeune de préférence, il ne restait plus qu'à espérer que ce brave berger lui convienne.
Après avoir vu les photos, il appelle pour confirmer son intérêt pour ce chien et, dès le lendemain matin, je file à la SACPA le chercher.

Je fais donc sa connaissance et vraiment, je ne suis pas déçue, c'est une pâte, d'une affection débordante et vraiment très beau !
Il a conquis notre éventuel adoptant en quelques minutes et a rejoint sa nouvelle famille sur le champs.
Toutes les conditions sont requises, Pascal habite dans un pavillon avec jardin clôturé, ses enfants aiment déjà beaucoup le chien et la famille viendra samedi pour que nous fassions les papiers pour l'adoption. Pour l'instant, le nom n'a pas encore été trouvé, les enfants réfléchissent !

 

A la dernière minute, une fois de plus, nous avons pu offrir une nouvelle vie à un pauvre animal quasi-condamné, c'est une goutte d'eau dans cet océan de misère mais ça reste un grand bonheur !


A bientôt pour les nouvelles. Le loulou étant tout près du refuge, il nous sera aisé de lui rendre visite.

 

14 mai 2011

Une courte mise à jour pour vous présenter notre dernière arrivée ! Mercredi matin, une amie arrive au refuge avec un petit animal dans le coffre de sa voiture ! Cette jolie chèvre naine a été trouvée sur le bord de la route, et malgré des recherches pour retrouver un éventuel propriétaire, rien n'a été concluant. C'est donc tout naturellement que la gentille biquette a été accueillie au refuge. Elle s'approche de nous sans problèmes, se montre très douce et affectueuse. Nous ne pouvons pas l'intégrer dans notre groupe de 5 chèvres et boucs, beaucoup plus âgés, qui risqueraient de ne pas être très accueillants envers elle ! Elle reste donc à nos côtés et nous lui cherchons à la fois un super nom et une super famille !

 

A bientôt pour des nouvelles un peu plus longues, c'est promis ! ( on manque de temps ! )

 

27 mai 2011

Non, non, non, nous ne vous avons pas oublié ! Les beaux jours sont bien installés, il fait beau et chaud, les journées sont longues et le travail ne manque pas ! Nous venons de passer une semaine très mouvementée et bien remplie, plusieurs nouveaux pensionnaires accueillis au refuge et également une très bonne nouvelle ! Nous vous l'avions annoncé il y a déjà quelques temps et voilà, c'est chose faite : nos amis Serge et Dominique Treille sont venus passer quelques jours avec nous et sont repartis dimanche dernier avec notre adorable Rhum.

 

Ils me confirmaient par un coup de fil ce matin à quel point ils sont ravis de l'avoir adopté ; c'est un chien formidable, un véritable nounours, il dort au pied de leur lit, ne les lâche pas d'une semelle et semble profondément heureux de vivre désormais dans une excellente famille.

 

 

Nous sommes plus qu'heureux pour lui !

Un départ, mais aussi plusieurs arrivées !

Lundi. Il fait un beau soleil, les abords de la ville de Nîmes fleurent bon le printemps, c'est un bon moment pour une petite promenade urbaine, disait le poney coquin en s'éloignant de son camp de base !
Mais sans boussole, on peut se perdre et notre joli poney, à force de trottiner, a fini au bout d'une corde, attaché sur une aire engazonnée de l'hôpital C.H.U de Nîmes !

 

C'est comme ça que le 17  mai nous avons été sollicités pour aller chercher ce petit bonhomme sous un soleil de plomb et nous voilà parties, Camille et moi, toujours prêtes, comme les scouts !. L'embarquement s'est fait gentiment et nous avons regagné le refuge avec un pensionnaire de plus à caser dans les meilleures conditions. Pour lui, pas vraiment le choix ! Il faut le mettre en box car il est entier et on peut même dire, plutôt chaud !
Pour l'instant, personne ne l'a réclamé, il nous faut attendre 1 an pour pouvoir dire qu'il est à nous !

 

Si tu restes un peu plus avec nous, il faudra te construire un petit parc en dur, car tes ballades actuelles en longe sont un peu légères pour un petit bout plein de vie comme toi !
Dans le cas où personne ne te réclame, tu pourrais t'appeler PIRLOUIT, en souvenir d'un joli poney alezan qui a passé de longues et belles années ici.

 

Premier nouveau loulou ! Mais ce n'est pas fini ! Le dimanche 22 mai, autour des quinze heures, la gendarmerie m’a appelée sur mon portable pour solliciter ma venue sur la commune de Mons afin de me rendre compte de l'état d'une jument qui paraissait alarmant.
Je me suis rendue immédiatement sur place et j'ai pu constater qu'en effet, une jument d'un âge certain était attachée avec une lourde chaîne sur un espace vert près d'un court de tennis.

Côtes, dos et croupe saillantes, la jument est cachectique. C'est inimaginable !

 

La jument est complètement abbatue, elle ne réagit pas aux mouvements ou bruits autour d'elle, l'herbe ne l'intéresse pas... La croupe de la jument, d'une maigreur incroyable ! Le poteau où elle était attachée avec une lourde chaîne en métal très dangereuse ( la jument peut s'entortiller les pieds dans la chaine )

 


Plusieurs personnes étaient à son chevet, elle avait la tête basse, son licol avait entamé ses chairs au niveau de l'auge, partie inférieure de la mâchoire, sous le menton et la plaie était couverte de mouches. L'histoire de cette jument nous rappelle étrangement celle du petit cheval entier, attaché par une chaîne, blessé, en Isère, ayant fait la Une de Facebook pendant plusieurs semaines... L'affaire n'est pas encore résolue bien que le propriétaire ai promis de me rappeler.
La jument était cachectique, c'est à dire maigre jusqu'à la fonte musculaire, ses pieds n'étaient pas entretenus par le maréchal et présentaient des seimes c'est à dire des fentes dans les sabots. Nous avons pu noter l'absence d'eau en plein soleil.

Les pieds ne sont pas catastrophiques mais sont néanmoins un peu trop longs. On observe une seime sur l'antérieur. Le manque de soin est évident. Blessure à cause du licol qui n'est pas ajusté. La boucle d'attache commençait à entrer dans les chairs ; les mouches allaient bon train.


Les gendarmes nous ont autorisés à l'emmener au refuge où elle a été soignée abreuvée et nourrie avec des aliments spécifiques pour les vieux chevaux.

Enfin arrivée au refuge, en sécurité. Elle a déjà l'oeil plus vif, curieuse de voir tant de chevaux et d'agitation autour d'elle ! Elle est tirée d'affaire.


Elle a repris le moral, a levé la tête, termine ses 3 seaux quotidiens de nourriture avec appétit. Je pense qu'elle reprendra très vite du poids, c'est une gentille jument qui peut vivre encore de belles années, mais, comme tous les chevaux qui ont de l'âge, il ne faut rien négliger. Nous l'avons appelé CÂLINE.

Notre amie Martine a été très touchée par Câline et a décidé de la parrainer.


Le mercredi 25, le maréchal ferrant s'est occupé des pieds de la jument, tout va pour le mieux.

 

Une enquête est ouverte, le propriétaire officiel de la jument est bien connu de l'association, je suis moi-même intervenue chez lui pour plusieurs maltraitances. Il fait un métier « formidable », il a un manège pour les enfants avec des poneys qui tournent toute la journée lors de manifestations, dans un manège métallique auquel ils sont attachés. Pour moi, c'est tout simplement scandaleux.

Chaque jour, Câline est sortie dans un parc tout vert et bien ombragé pour se dégourdir les pattes ! Elle nous offre même quelques foulées de trot ! Depuis son arrivée il y a à peine quelques jours, c'est une jument transformée ! Sa maigreur fait peur, mais elle a une santé de fer et un appétit d'enfer, nous n'avons aucun doute qu'elle reprenne rapidement de jolies rondeurs. Chaque soir, elle rentre dans son box pour manger tranquillement.

 

Voilà, nous en sommes à deux de plus ! Et ça ne s'arrête pas encore là ! Lundi 23, je pars en Isère, accompagnée de Mady, pour récupérer deux poneys dans un triste état. Nous ne vous en dirons pas plus aujourd'hui ! ; une fois encore le temps nous manque, promis nous vous parlerons de ces deux poneys dès que possible.

A très bientôt.

 

27 mai 2011

Ce mois, C.H.E.V.A.L participe au concours de GARDICANIN. L'association qui récoltera le plus de voix recevra une aide financière intéressante. Les votes sont clos demain, on compte sur vous pour être rapide et voter en masse pour REFUGE C.H.E.V.A.L bien évidemment !!!

Le lien pour GARDICANIN

( nécessité de posséder un compte Facebook )

 

29 mai 2011

Comme promis, nous revoilà pour vous raconter l'histoire d'Etoile et Ouragan, nos deux derniers arrivés.

Mais avant ça, une bien triste nouvelle. Notre jolie et gentille Roxane nous a quitté hier, samedi 28 mai, à l'âge de 28 ans. Arrivée au refuge il y a 14 ans, la belle souffrait d'un début d'ostéomyélite dû à un abcès au pied mal soigné, qui a dégénéré. Elle semblait condamnée, mais c'était sans compter sur la tenacité et la volonté de Paula ! Au refuge, elle a reçu des soins très particuliers avec le pied mêché et entouré d'un gros pansement changé au quotidien pendant plusieurs mois. Cliquez ICI pour son histoire plus détaillée. Une fois rétablit, Roxane a vécu de longues et douces années avec nous, en compagnie de sa fidèle copine Mona (repartit depuis l'année dernière chez sa propriétaire).

 

Jusqu'à il y a quelques semaines, elle était encore dans une forme olympique, ronde à souhait, gourmande et pleine de vie. Récemment, elle avait d'ailleurs cassé les clotûres de son parc pour aller brouter un peu plus loin ! Et mademoiselle ne voulant pas être rattraper, elle nous avait offert une grande galopade effrénée, elle qui aurait dû être définitivement boiteuse ! Quel plaisir de la voir ainsi !

Roxane, il y a 5 semaines. Ronde et en pleine forme !

 

Mais en début de semaine dernière, lors de la distribution de nourriture, Camille l'a trouvée couchée dans son parc, elle qui d'habitude est la première à réclamer sa ration ! Elle s'est relevée avec difficulté, mais nous ne nous sommes pas inquiétés d'avantage, mettant sa légère raideur des membres sur le compte de son âge et son histoire. Néanmoins, le soir-même, nous avons dû nous rendre à l'évidence, le problème était bien plus sérieux que nous le pensions.

 

Son arrière-main ne la soutenait quasiment plus, les postérieurs n'étaient plus "sous la masse" mais complètement de travers, elle tournait sur elle-même pour garder l'équilibre mais risquait de tomber à tout instant. Très inquièts, nous appelons immédiatement la vétérinaire qui ne pourra venir que le lendemain.

En attendant, nous lui faisons une piqure d'anti-flammatoire pour qu'elle puisse passer une nuit la plus agréable possible.

 

Il nous est impossible de la ramener dans un box, elle est très habituée à son parc et à Mary et Squaw, ses voisines ! La déplacer provoquerait un état de panique qui ne lui ferait aucun bien. Le lendemain, l'état de la jument est identique sauf qu'elle est légérement blessée à la hanche et au genou ; elle a du tombée pendant la nuit. Néanmoins l'avis de Cécile, notre vétérinaire, nous rassure quelque peu ; la démarche penchée de la jument fait fortement penser à une hémiplégie , l'hypothèse de l'AVC est avancée mais non confirmée (la jument semble tout a fait consciente et réactive, bien dans sa tête), la hanche n'est ni cassée ni déplacée, peut-être seulement fissurée.

 

Cécile pense que Roxane peut se remettre doucement et retrouver une démarche normale, sans souffrance aucune. Les jours passent, nous surveillons Roxane de très près mais l'état de la jument, loin de s'améliorer, empire. Malgré une cure d'Equipalazon et une piqure de Finadyne (deux anti-inflammatoires puissants), elle ne tient plus debout, tombe souvent et se blesse. Elle ne mange presque plus (à part les carottes !), maigrit à vu d'oeil, perdant plusieurs dizaines de kilos... La souffrance de la jument n'est plus supportable, nous rappelons la vétérinaire qui, cette fois, nous propose d'endormir Roxane. La décision est prise, et notre belle fermera les yeux pour toujours, non sans avoir croquer une dernière carotte. Elle laisse un grand vide.

 

Catherine était sa seule marraine, elle tenait beaucoup à sa belle Roxane, nous lui enverrons un mot pour lui annoncer la triste nouvelle...

Repose en paix, Belle Roxane...

Une qui s'en va, deux autres qui arrivent...

Voilà enfin l'histoire d'Ouragan et Etoile :

Depuis plus d'une semaine, 2 horribles photos circulaient sur le net, mettant en lumière deux poneys paraissant dans un état d'abandon inquiétant et présentant des pieds avec des sabots en babouche comme on n'en a pas vu souvent ! La tête en bas, les yeux tristes à demi clos, les deux petits semblaient résignés.


Après avoir eu des renseignements sur le lieu où ils étaient détenus, quelques coups de fil après, je réussi à avoir les coordonnées de la mairie et celles du propriétaire.
Il ne m'a pas fallu très longtemps pour me rendre compte que « la bonne volonté du maire et son amour pour les animaux » manquaient un peu de sincérité et, lorsque j'ai appris la disparition des deux pauvrets de leur enclos, j'ai compris qu'il y avait anguille sous roche et que le propriétaire avait été averti.
Il faut préciser que 30 Millions d'Amis et La Ligue de Protection du Cheval avaient été mis au courant et que les services vétérinaires étaient avertis, malgré tout, les choses stagnaient et j'apprenais soudain qu'il fallait attendre le 8 juin pour pouvoir intervenir, la technicienne étant en congé !
Pour ma part, j'ai du mal à dormir, et je crois que je ne suis pas seule et pour finir, le vendredi 20 mai au soir, je décide d'appeler le propriétaire pour lui proposer un deal, il me laisse prendre les poneys et j'abandonne les poursuites judiciaires ! Je sais, ça a beaucoup déplu, mais la souffrance des deux petits, leur disparition du devant de la scène, l'absence totale d'information et la mauvaise volonté du maire qui nous mène en bateau, il n'en fallait pas plus pour que je prenne le taureau par les cornes !
Dieu merci, il a accepté et, comme promis, je ne déposerai pas la plainte qui était déjà prête sur mon ordinateur ! Quand il m'a dit qu'il avait commandé « le pareur » pour les pieds, je me suis empressée de lui dire de le décommander, au vu des dégâts, il fallait procéder avec grand soin et des précautions particulières.
Le lundi matin, 23 mai, nous partions, Mady et moi, pour une véritable épopée sans savoir vraiment ce qui nous attendait, et le le voyage fut épique !
En plus de l'angoisse qui nous étreignait et la grosse chaleur, je me rends compte, d'un coup que l'aiguille de l'eau à mon compteur est tout à fait sur le rouge ! Au secours ! Nous sommes pas encore à Montélimar et je sens que je vais laisser le moteur de mon pick-up sur la route, mais pas question d'abandonner tant que les petits ne sont pas dans le van !
La suite serait trop longue à vous raconter, les arrêts fréquents pour refroidir le moteur, la peur de tout casser, mais encore plus fort, la volonté d'arriver et de charger nos protégés. Le voyage a duré plus de onze heures !
Nous sommes enfin arrivées près du but, la voiture brûlante, le coeur battant et Patrice, notre informateur, nous attendait. Quelques kilomètres nous séparait de la ferme et je priai le ciel d'arriver vite, vite.
Nous avons été reçu par le propriétaire qui, bien sûr n'était pas très aimable et qui a commencé à me demander un mandat ou autre papier officiel que je n'avais pas puisque je me déplaçais au nom de l'association dont je suis présidente. D'un seul coup, nous avons vu le moment où nous repartions sans les poneys. Alors, j'ai décidé de ne pas répondre et laisser dire, que les poneys étaient en bon état, que ceux qu'on avait n'étaient pas aussi beaux et qu'ils manquaient juste un peu de parage, qu'ils étaient bien traités et qu'il veillerait à ce que je m'en occupe correctement, enfin. . . . etc.....
J'ai du reculer le van jusqu'à l'entrée d'une espèce de petite d'étable où étaient remisés les petits , couverts de mouches sur une couche de fumier, je ne vais pas m'éterniser sur les détails, mais quand ils sont sortis, se déplaçant avec grande difficulté, je me suis dit que jamais, ô grand jamais, ils ne monteraient dans le van et là, ils m'ont fait mentir tous les deux ! Quand ils ont vu l'épaisse litière bien propre, le van sans mouche, ils ont carrément sauté, l'un après l'autre, en quelques secondes, ouf ! Merci mon Dieu !


Nous n'avons pas demandé notre reste et sommes partis illico presto, trop heureux de pouvoir sortir nos protégés de cet endroit et de savoir qu'ils allaient être en lieu sûr. Pour le voyage de retour, il faudra faire court pour ne pas vous lasser. De multiples arrêts, la clim' en panne car le moteur brûlant, la peur qu'ils tombent avec leurs pieds à bascule et l'angoisse de laisser le moteur sur la route  ! J'avais tout de même pu joindre mon mari qui m'avait rassurée en me disant qu'il viendrait nous chercher où que nous soyons et qu'il suffirait d'atteler le van à sa voiture pour rentrer ! Tout simple, n'est-ce pas ?
Moi je vous dis que le ciel nous est vraiment venu en aide car vers 21h 30, nous passions le portail du refuge avec un soulagement indescriptible ! Tous nous attendaient !
Nos petits bouts sont descendus sans trop mal, nous les avons installés dans leur box particulièrement garni et nous les avons senti apaisés ! Pauvres petits loups, ils n'étaient pas au bout de leurs peine, avant le bonheur, il faudrait encore souffrir beaucoup et réapprendre à marcher par la suite ! D'ailleurs, dès le lendemain notre véto était là et la séance radio était déjà un supplice, il a fallu injecter de la xilocaïne (anesthésiant ) dans les tendons, sinon ça n'aurait pas pu être possible !
C'est le petit Ouragan le plus atteint et le plus douloureux, ses jambes étant cagneuses, la déformation est particulièrement dramatique, la boite cornée s'est refermée, les boulets sont déformés et les phalanges ont basculé suite à une fourbure devenue chronique.

 

Pour Etoile, la fourbure est la même, les phalanges aussi mais la déformation des boulets et de la boite cornée est bien moins grave.


Le jeudi, nous avions la visite du dentiste équin et, ayant remarqué une petite gène dans la façon de mastiquer d'Ouragan, nous décidons de les montrer tous les deux. Bien nous en a pris, d'énormes sur-dents lui entamaient les joues et l'empêchait de mastiquer correctement. Une petite séance a suffit à lui remettre la bouche d'aplomb, c'est un début en attendant les pieds. Il a très bien accepté, sentant l'amélioration par lui-même, il venait s'appuyer sur la râpe sans qu'on l'y oblige !


Le vendredi, les maréchaux ferrant étaient au rendez-vous, les petits étaient sous anti-inflammatoire puissant depuis le matin 10 heures, en plus, petit tranquillisant pour Ouragan dont on n'aurait jamais pu toucher les pieds sans cela, trop mal le garçon !
Pour Etoile, le parage, bien que très long, par paliers, s'est relativement bien passé. Certes elle a eu quelques moments de souffrance, mais j'étais à côté avec le distributeur automatique de carottes et ça lui occupait bien la tête.

 

C'est Ouragan qui a eu très mal et qui malgré un bon shoot, avait beaucoup de mal à donner un pied, l'appui sur le deuxième étant infernal ! Nous avions tous mal pour lui, mais on était obligé de tout enlever ou rien, le juste milieu n'étant pas possible au vu de la déformation.

 

Dans notre malheur, nous avons eu la chance que les sabots en babouches ne soient pas irrigués, j'ai eu ce cas souvent et les pansements sont alors de rigueur et on a du mal à voir le bout du tunnel !
Toujours est-il qu'au bout de plus de deux heures de travail à deux maréchaux, nos poneys avaient repris « forme équine », ils n'étaient plus les petits chevaux à bascule arrivés le lundi !

Depuis, Etoile va plutôt pas mal, elle se déplace bien dans son box et ses tendons sont moyennement engorgés, j'ai bon espoir qu'elle se remette sans avoir besoin de fers orthopédiques.


Pour Ouragan, c'est différent, il est en souffrance et, malgré le traitement, reste beaucoup couché. Ses jambes et ses pieds sont déformés et l'appui est pour lui infernal pour l'instant, la pose de fers se profile à l'horizon, il faut attendre une quinzaine pour voir comment ça évolue.


En attendant, ils ne peuvent quitter le box, l'épais tapis de copeaux leur est indispensable, la marche est proscrite, repos des tendons oblige !
J'envisage de mettre un tapis de sol très épais dans leur box pour un confort maximum comme celui de Cindy qui est vraiment efficace quand elle tombe, elle ne se fait jamais de blessure.

Je vous avoue que je suis très heureuse de les avoir ici, de les savoir en sécurité et, je pense, avec un avenir un peu plus rose. Certes, ils ne sont pas prêts de goûter à un brin d'herbe, la fourbure est avérée, les phalanges basculées et le régime jockey risque d'être au menu pendant un certain temps, peu importe s'ils maigrissent, l'objectif est d'abord l'amélioration des pieds pour une locomotion quasi normale.

Ouragan et Unik, bisou !

 

Merci à tous les acteurs de ce sauvetage, ceux qui ont fait l'enquête sur le terrain, ceux qui m'ont renseignée par téléphone, ceux qui participent sur place au refuge, je sais que toute seule je ne pourrai faire autant pour tous les déshérités qui trouvent ici un havre de paix. Merci aussi à vous qui nous aidez financièrement et qui nous faites confiance, vous savez bien que chaque centime est utilisé pour le bien être de nos protégés.


Vous pourrez compter sur des nouvelles un peu plus tard, qui,j'espère vont nous rassurer tous.

 

Pour clore cette mise à jour, une jolie nouvelle. Souvenez-vous de notre petite chèvre récemment arrivée... Elle se porte comme un charme ! Notre amie Patricia a craqué pour elle et a décidé de la parrainer. Nous l'avons appelé CANELLE.

 

A très bientôt !

 

9 juin 2011

Bonjour à tous, nous voilà une fois de plus au rendez-vous ! Des tas de choses à vous raconter, des bonnes nouvelles, comme des mauvaises...

Il y a 15 jours, nous vous annoncions tristement la mort de notre belle Roxane. Le soir même de son euthanasie, samedi 28 mai, nous découvrons Squaw, une jument de 35 ans, voisine de Roxane, dans un bien triste état. Elle se couche, se relève, gratte le sol de son antérieur, se recouche, se roule avec violence, regarde son ventre... Tous les signes sont évidents : elle est en colique. Immédiatement, nous la ramenons en box et les premières piqures lui sont faites pour apaiser la douleur et les spasmes. Nous sommes très inquiets, étant donné l'âge de la jument, une colique est souvent dramatique mais nous gardons espoir... Grâce aux anti-inflammatoire, Squaw passe une nuit calme, je viens la voir très souvent, mais le matin, il n'y a aucune trace de crottin dans son box. Elle semble néanmmoins en relative bonne forme et bien décidée à se battre. Deux jours passent, peu d'amélioration, peu de transit dans le système digestif mais toujours une jument éveillée, vive et bien consciente. Lorsque nous la sortons en licol, la belle a une pêche d'enfer, trotte sans problème malgré son genou très arthrosé. La douleur reste gérable grâce aux piqures quotidiennes. Lundi 31, nous rappelons notre vétérinaire pour qu'elle se déplace ; la situation ne s'améliorant pas. Cette dernière sonde la jument à la parafine, puis décide de la mettre sous perfusion (deux poches, soit 10 L). Je passe la moitié de la nuit avec la jument pour la surveiller ; Camille est avec moi, nous espérons de tout coeur avoir une amélioration. Rien de nouveau.

 

Le lendemain matin, encore deux poches de perfusion. Le soir, 10 L de plus, une nuit encore passée à son chevet. Sans résultats probants... Nous y croyons de moins en moins mais refusons de lâcher ; la jument est fatiguée mais elle continue à se battre avec toutes les forces qu'il lui reste. Vendredi, toujours au même point, nous l'emmenons à la clinique vétérinaire de Sauzet où le Dr. Pelissier s'occupe d'elle, il la sonde à nouveau . Les secousses du trajet dans le van semble lui avoir fait du bien puisqu'en arrivant, elle nous fait une boulette de crottin. Nous recommençons à y croire. De retour au refuge, encore des piqures et un nouveau traitement. Le week-end passe, avec des hauts et des bas pour notre brave louloute. Mardi matin, 7 juin, Squaw est au fond de son box, tremble et respire très vite. La fréquence cardiaque est bien au-dessus de 100, les muqueuses se teintent de bleu... Tout semble montrer que nous sommes devant une nécrose, le poul est filant, la jument respire de plus en plus mal... Nous appelons à nouveau notre vétérinaire, qui arrive rapidement et confirme le très mauvais état de la jument. Malgré les injections d'anti-douleur et anti-spasmodique, Squaw souffre toujours et il est hors de question de la laisser dans un tel état. Avec accord de la vétérinaire, nous prenons la décision, et notre si courageuse Mamie fermera les yeux quelques minutes après. Désormais, elle est là où la douleur n'existe plus... La perdre nous fait énormément de peine, nous nous étions tant battu pendant près de deux semaines, dépensant sans compter et gardant l'espoir jusqu'au dernier jour. Nous étions très attachée à elle... Elle avait été saisi chez un homme bien connu pour les mauvais traitements qu'il infligeait aux animaux ; la pauvre Squaw vivait dans das conditions épouvantables, sur une épaisseur considérable de fumier (plus d'un mètre), peu nourrie et peu abreuvée, dans un "cabane" qui menaçait à chaque seconde de s'écrouler. Voilà plus de 15 ans qu'elle vivait tranquillement au refuge et que nous la tenions à bout de bras à cause de ce vilain genou très déformé par l'arthrose.

 

C'était une jument formidable, un caractère tout doux, gentille, calme. Malgré sa souffrance, malgré toutes les piqures que nous lui avons fait, les sondes, les fouilles rectales peu agréables et les multiples soins parfois très douloureux, la belle n'a jamais bronché. Elle a été admirable jusqu'au bout...

En une semaine, Squaw a perdu plusieurs dizaines de kg, elle qui a toujours été toute ronde...

 

Au revoir, ma Squaw. Tu nous manques déjà tellement...

Et tu laisses derrière toi ta fidèle amie Marie avec qui tu t'entendais si bien et qui s'ennuie déjà de sa copine.

Notre jolie Squaw, quelques semaines auparavant...

 

Bien sûr, Squaw était particulièrement âgée, c'est déjà miraculeux d'avoir pu la garder aussi longtemps avec son handicap. Je suis obligée de rappeler à tous que nous avons ici des chevaux hors d'âge et que malheureusement nous sommes trop souvent confrontés à leur départ pour l'au-delà... J'essaye toujours de regarder le bonheur et le bien-être que nous avons pu leur apporter et, si c'est une maigre consolation, elle nous permet de rester debout et de continuer.

D'ailleurs, oui, ça continue...

Vendredi dernier, alors que nous étions sur la route pour emmener Squaw à la clinique, nous recevons un coup de fil nous demandant de récupérer un jeune chiot trouvé dans les rues d'Alès, un soir de la Feria. Tous nos chenils sont pleins à craquer, néanmoins nous acceptons et le soir même, nous nous retrouvons avec une adorable boule de poil ! Ce croisé Fox, agé de quelques mois, est une boule d'énergie qui saute et court partout ! Il nous a tous fait craquer !
Il sera prochainement dans la rubrique ADOPTIONS et nous voulons lui trouver au plus vite une famille formidable !

 

Comme si nos quelques 150 chevaux ne nous suffisaient pas, en une dizaine de jours, nous avons récupérer 5 pensionnaires ! Pour deux d'entre eux, ce sont des "visages" connus puisqu'il s'agit de Justin et Jasmin, deux Traits Bretons de 14 ans que j'avais racheter en octobre 2006. Etalons des Haras Nationaux devenus "hors-service", ils étaient alors menacés de finir à la boucherie. Ici, ils ont été castrés, soignés et ils profitaient pleinement de leur retraite.

Il y a deux ans, Mme Claire Vicente, présidente d'une Association à la Chaise-Dieu (bien connu en ces temps présents !), m'annonçait connaitre un jeune agriculteur habitant à quelques dizaines de kilomètres de son refuge et possédant au bas mot 20 hectares de terrains. Etant donné la distance ( plus de 400 km du refuge !), j'avoue que cette proposition m'avait tracassé et mon hésitation était légitime. J'ai en effet pour habitude de faire adopter mes chevaux dans un rayon de 70 km autour du refuge, afin d'assurer un suivi sérieux et des visites régulières. Néanmoins, Mme Vicente m'assurait à l'époque que je pouvais lui faire confiance et qu'elle irait les voir souvent, me promettant de m'envoyer fréquemment des nouvelles et des photos. Je rentrais donc en contact avec ce jeune agriculteur, qui me paraissait en effet être quelqu'un de bien aimant sincèrement les animaux. Nous avons parlé de Justin et Jasmin, nos deux lourds, et après avoir visionné les photos il semblait conquis par leur stature et leur beauté.

Le 8 octobre 2009, nous partions donc avec mon ami Jack, transporteur, pour emmener les deux loulous dans leur nouvelle demeure. Après un voyage qui m'a paru excessivement long, nous installons nos deux gros dans des hectares d'herbe verte chez des personnes qui semblaient sincères et dignes de confiance. Puis le temps a passé, les seules nouvelles que je recevais venaient d'entretiens téléphoniques avec l'adoptant. Contrairement à sa promesse et à ses engagements, Mme Vicente ne s'était pas déplacée une seule fois pour aller les voir !!! Mon inquiétude grandissant, j'ai commencé à parler de cette histoire autour de moi et l'heureux hasard a fait que mon amie Véro se rend régulièrement (deux fois par an), dans sa belle famille, à une vingtaine de kilomètres de la ferme où sont Justin et Jasmin. C'est donc par elle que nous avons eu les nouvelles avec des photos prises sur place. Nous sommes rassurés, les chevaux vont très bien !

Cependant, il y a quelques semaines, l'adoptant me contacte et m'annonce qu'il ne lui est plus possible de garder les chevaux. Suite à la terrible sécheresse qui sévit sur notre pays, les terres qu'il louait à des agriculteurs voisins lui ont été enlevées et celles dont il était propriétaire suffisaient à peine pour ses troupeaux d'ovins. Le jeune homme et son père m'expliquent être très attachés aux deux chevaux et m'assurent que de les voir partir sera un véritable déchirement. Respectant les termes du contract d'adoption, les chevaux doivent donc revenir au refuge et, vu la taille impressionnante des deux loulous, il m'était impossible de les embarquer dans mon van. Je m'arrange donc avec mon ami Jack qui, une fois de plus, a pris sur son temps pour assurer ce transport imprévu. Le mercredi 8 juin, nous partons donc tout deux pour une interminable journée de camion au fin fond de l'Auvergne, plus près de Montluçon que de la Chaise-Dieu ! Partis à 7 heures du matin, nous arrivons au refuge vers 22h avec Justin et Jasmin qui ont été très bien voyagés et sont en pleine forme. Seuls les pieds ne sont pas en état et le maréchal-ferrant aura bien à faire !

Donc re-bienvenue à tout deux, l'aventure auvergnate se termine dans les prés du refuge !

 

Ci-dessus, le beau JUSTIN.

 

Et à droite, son copain JASMIN !

 

Lundi 30 mai, je reçois un coup de fil m'annonçant que 4 chevaux sont en divagation sur la commune de Junas depuis plusieurs mois. La mairie est très embarassée et après avoir pris contact avec la gendarmerie et la DDPP, le maire décide de me contacter, je parais être la seule qui puisse prendre en charge ces animaux ! Renseignements pris, on me signale que des particuliers ont réussi à parquer ces chevaux dans un enclos mais ne savent désormais pas quoi en faire, ces derniers n'étant pas identifiés (ce qui va à l'encontre de la loi). Le propriétaire présumé serait parait-il un jeune SDF addict à certaines drogues qui, pour ne pas se mettre en porte-à-faux, nie le fait que ces chevaux lui appartienne. Donc, dès le lendemain, nous attelons le van et nous partons, Camille et moi, en direction de Junas, à une bonne heure de route du refuge. Il était important de réagir vite car ces chevaux, habitués à divaguer, risquaient de sortir de l'enclos et de ce fait, de provoquer un accident sur la voie publique, ce qui pourrait être dramatique pour eux comme pour les occupants de la voiture.

Une fois sur place, c'est la surprise ! Deux juments croisées camargues, maigres mais avec un ventre important cotoient deux chevaux entiers, l'un étalon de race Camargue, l'autre un jeune poulain d'une vingtaine de moi, entier, doux et gentil. Livrés à eux-même depuis des semaines, les chevaux se sont nourris d'herbe au bord des chemins, ce qui expliquent qu'ils ne soient pas absolument squelettiques, mais où ont-ils pu trouver de l'eau, en ces temps de sécheresse ? Les pieds des mâles font ressortir une absence de soins et d'entretien ; ceux des juments sont carrément en très mauvais état.

Très sociable, proche de l'humain et à la recherche de câlins, le jeune poulain est rapidement attrapé. A l'aide d'un appétissant seau de grain, il en va de même pour l'étalon. Nous décidons de faire un premier voyage pour les ramener au refuge, puis de revenir chercher les juments, qui sont bien plus sauvages et risquent de nous donner du fil à retordre... Au moment d'embarquer les mâles dans le van, tout se complique ! Si l'étalon grimpe sans problème, le poulain, lui, panique et refuse catégoriquement de monter ! Il se cabre et se défend, notre gentil poulain ! Après plus d'une heure et avec beaucoup de patience et d'encouragement, il finit par céder, et les voilà tout deux prêts pour la route ! Nous partons illico, mais nous avons perdu beaucoup de temps, il est bientôt l'heure de nourrir nos chevaux ; c'est pourquoi nous repoussons le transport des juments au lendemain. Pas d'inquiétude pour elles, l'électricité a été mise dans les fils de la clotûre pour s'assurer qu'elles ne sortent pas, et les gens les ayant récupérées possèdent eux-même une jolie jument et ont donc de quoi nourrir les fugueuses pour cette nuit.

Nous arrivons sans problème au refuge et installons les deux entiers en box. Ils sont sympas comme tout !

L'étalon, un peu maigrichon ! Le jeune poulain.

 

Le lendemain, mercredi 1er juin, rebelotte, nous voilà repartit Camille et moi pour récupérer les poulinières. Notre ami Jean-Pierre nous accompagne également, les juments étant plutôt sauvages, nous savons que nous allions avoir du mal à les attraper. D'ailleurs, pour garantir notre réussite, nous avions demandé aux propriétaires du terrain de donner, le matin, une ration de Calmivet (calmant) à chacune. Armés de carottes, nous attrapons la première très facilement ! Pour ce qui est de la seconde, ça se corse ! Malgré le Calmivet, elle reste inaprochable (elle n'a sans doute jamais été manipulée) et n'hésite pas à nous foncer dessus si elle se sent coincée... Les carottes et le seau de grain n'y changent rien. Au bout d'une heure, nous baissons les bras et décidons de partir avec une seule jument. Le couple est d'accord pour garder et nourrir l'autre pendant quelques jours, le temps de trouver une solution pour l'attraper.

Nous revenons donc au refuge avec une jument sur deux !

Jument poulinière en triste état. Côtes, dos et hanches saillantes, cette jument est très maigre. Les pieds ne sont pas du tout entretenus.

 

Vendredi 10, je repars une fois de plus à Junas pour récupérer la dernière jument. J'avais auparavant pris la précaution d'appeler le maire pour lui demander de me trouver des personnes compétentes pouvant m'aider à attraper et à charger dans le van cet animal sauvage. J'y vais donc seule, Camille ayant beaucoup à faire, et sur place, trois employés municipaux m'attendent pour attraper la sauvageonne. Là aussi, les propriétaires du terrain avait à nouveau donné du calmant mais la jument semble en pleine capacité de ses moyens malgré quelques petits clignements d'yeux ! Au bout de deux heures, malgré la patience, les carottes et tous les efforts possibles, elle reste définitivement inattrapable. Elle se révêle même dangereuse puisqu'elle n'hésite pas à charger violemment dès qu'elle se sent prise. Le seul contact de la corde la rend folle. Inutile de prendre d'avantage de risques ; je rentre au refuge bredouille. Désormais, le maire de Junas reste seul devant sa responsabilité ; il doit trouver une solution pour la jument car je ne peux faire prendre de risques aux personnes qui me secondent, étant donné son caractère violent.

Ce sont sur ces mots que nous vous quittons et vous disons à très bientôt !

 

15 juin 2011

Un petit clin d'oeil pour vous rappeler de cliquer quotidiennement sur ACTU ANIMAUX, pour aider à financer le sauvetage et les soins de multiples animaux.

D'autant plus que depuis quelques jours, Ouragan et Etoile, les poneys que nous avons sauvé il y a quelques semaines (nouvelles du 29 mai), sont mis en vedette ! Alors on compte sur vous, cliquez ICI !! N'hésitez pas à en parler à vos amis, famille, collègues...

Il nous faut un Ouragan de clics !!! (ça ne prend que quelques secondes ! )

 

15 juin 2011

Oh, encore un nouveau !

Ce jour, mercredi 15 juin, vers midi, j'arrivais avec Pépito dans le van sous un soleil de plomb, n'étant pas un fana de voyage, il a beaucoup bougé et il est descendu absolument en nage ! Nous le rassurons et une bonne douche lui fait le plus grand bien mais il reste agité et pour cause.

Effectivement, ce magnifique cheval de type lusitanien arrive tout droit de l'abattoir de Nîmes où je suis allée le chercher ce matin. Quelle aventure, quel stress pour lui et pour moi qui ai laissé quelques larmes sur place en caressant les autres, ceux qui ont eu moins de chance que lui ! Je vous passe les détails, j'en suis vraiment retournée !

 

 

C'est une histoire peu ordinaire qui serait trop longue à raconter en détail, toujours est-il que Pépito est définitivement sauvé !
Il a été vendu au boucher par son dernier propriétaire, mais le premier l'ayant appris m'a appelée et j'ai été émue par son histoire. Il voulait sauver son cheval qui n'était plus à lui car il l'avait vendu !

 

Mais à l'abattoir, le maquignon s'est aperçu, après avoir compulsé son carnet, que le cheval ne pouvait pas être tué car il était mentionné sur ses papiers que sa consommation était interdite, mention que nous devrions, bien sûr, tous préciser sur les papiers de nos chevaux pour être certains qu'il ne leur arrive rien !
Donc, vous avez bien compris, Pépito est sauvé deux fois, d'abord par son ex-propriétaire et ensuite par la phrase magique contenue dans le carnet et il y a même une troisième, c'est moi qui décide de l'accueillir ! Ça c'est de la chance où je ne m'y connais pas !
Le drame tourne carrément au bonheur et notre beau cheval boiteux est lâché dans un parc ombragé à côté de notre tout aussi beau Soleil, après être passé au maréchal ferrant.

Premier contact avec Soleil, notre percheron de 4 ans, sauvé lui aussi de la boucherie ; le courant semble bien passer entre eux !

 

Quel beau loulou, il est beaucoup plus grand que Soleil, qui est déjà imposant, c'est un monument de beauté et j'espère que le repos complet apaisera sa boiterie et que sa vie sera douce, il n'a que 8 ans et de très belles années devant lui !

Définitivement sauvé, notre magnifique Pépito semble apprécier son nouvel environnement !

 

Bienvenue dans notre grande famille Pépito, tu es très impressionnant mais d'une grande gentillesse ! J'avoue que la première minute où je t'ai eu en main, je n'en menais pas large !

Encore une fois un beau sauvetage !

 

6 juillet 2011

Nos bonnes résolutions de tenir le site parfaitement à jour commencent déjà à s'étioler ! La faute aux magnifiques journées que nous offre ce début d'été ! Du coup, nous commençons le travail tôt le matin pour éviter les grosses chaleurs, et finissons tard le soir, pour la même raison ! Inutile donc de vous préciser que nous passons de longues journées bien remplies, et le soir la fatigue se fait sentir ! Et puis, j'avoue aussi qu'il m'est difficile de m'enfermer dans le bureau, passer des heures sur l'ordinateur, alors que dehors il fait un temps merveilleux !

Enfin bref, cette fois nous nous y mettons avec Camille pour vous raconter les nombreux événéments de ces dernières semaines !

Commençons par de bonnes nouvelles pour nos deux poneys Etoile et Ouragan. Bien que toujours un peu douloureux, leurs pieds vont beaucoup mieux, ils se déplacent presque correctement et sont beaucoup moins couchés. Les maréchaux ferrants sont d'ailleurs revenus les voir et ils sont très satisfaits de l'amélioration ! Nous avons arrêté le traitement d'anti-inflammatoire pour passer à l'Equisouple, uniquement à base de plante ; leur rétablissement complet demandera encore du temps mais nous sommes tout à fait confiants ! D'ailleurs, il y a quelques semaines, nous leur avons offert une petite heure au soleil. Nos loulous avaient le moral au beau fixe, ravis de pouvoir brouter quelques brins d'herbes !

Notre jolie Etoile...
... et son fiston, Ouragan.

 

Sans transition, parlons un peu de ... moutons ! Jeudi 23 juin, notre amie Patricia, marraine de Chamka, a organisé la venue d'un tondeur de mouton ! Eh oui, nos deux brebis commençaient à avoir bien chaud sous leur laine épaisse.

C H A M K A

 

Tout s'est très bien passé, nos filles ont été bien sages !

N O I R M O U T H

 

Les voilà débarrassées de leur chaude laine, elles sont jolies comme tout ! Durant les premières minutes après la tonte, elles ne se reconnaissaient même pas et se donnaient de violents coups de tête ! Mais rassurez-vous, elles sont très vite redevenues de supers copines !

 

Notre dernière mise à jour date du 15 juin avec l'arrivée de Pépito. Vous serez sans doute bien surpris, mais depuis cette date, ce n'est pas un, ni deux... mais 5 nouveaux pensionnaires que nous avons vu arriver au refuge !!! Oui oui, sans rire !

 

NYASSA et BISHARA

 

J'ai appris, il y a 2 mois, l'existence de ces 2 juments pur-sang arabe par l'association des Crins de Liberté.

Elles avaient été toutes deux, enlevées à leur propriétaire qui, à priori les maltraitaient, ayant fait d'elles des poulinières dont la rentabilité était remise en question à cause de certains problèmes de santé.
Elles vivaient en total abandon et une plainte a été déposée contre l'éleveuse qui avait cessé de s'en occuper. Il me semble, si j'ai bien compris, que le chef d'accusation contre la propriétaire qui a été retenu, est d'avantage l'escroquerie que les mauvais traitements, mais l'important étaient qu'elles soient mises en lieu sûr.

N'ayant pas trouvé acquéreurs en tout cas pour l'adoption, les 2 filles ont été mises en pension.
L'association de l'Oeuvre de Pech Petit en a pris en charge le règlement jusqu'à la fin avril (un grand merci !), laps de temps qui paraissait suffisant pour trouver une solution.

Malheureusement, aucun débouché pour les 2 pauvrettes qui devenaient dans la foulée de véritables SDF et c'est mon amie Iris qui a pris contact avec moi pour m'expliquer cette histoire émouvante !
C'est toujours très difficile pour moi de dire non surtout lorsque je sais que la galère sera inéluctable, les pensions sont chères et les asso pas très riches pour ne pas dire pauvres !

Mon dernier mot a donc été OUI et les Crins se sont débrouillés pour réunir la somme correspondant au transport car les belles sont venues du Tarn ! Elles sont arrivées le 23 juin au soir, bien fatiguées du voyage, une était tombée mais heureusement, plus de peur que de mal !

Bishara est atteinte d'un wobler (ataxie) et voilà pourquoi elle ne peut pouliner malgré ses 13 ans, c'est encore une jeune jument mais le handicap est irréversible. Quant à Nyassa elle a du faire une importante mammite qui lui a laissé les pis dans un triste état, alors, plus de bébé pour elle non plus ! D'un côté, ça n'est pas plus mal car beaucoup de poulinières finissent leur vie épuisées par les gestations dans des états épouvantables.
Ici, elles ont pris leurs marques et reprennent le moral, elles ont compris que la vie sera douce, je leur souhaite une bonne vie.

Si quelqu'un craque pour ces jolies petites arabes sachez qu'elles seraient heureuses d'avoir un parrain ou une marraine, le refuge se remplit un peu trop ces jours et je pense que nous allons devoir faire des abris supplémentaires d'ici l'hiver, il faudra prévoir un nouveau miracle ! ! !

 

Deux jours plus tard, soit le 25 juin, c'est la jument Mathilda qui arrive.

Mathilda avait été mise en pension dans une petite écurie près de chez nous et son propriétaire ne payait pas la pension depuis presque un an, ayant toujours une bonne excuse pour échapper à ses engagements. La petite entreprise d'hébergement, débutante ne pouvant se permettre de telles fantaisies a décidé de faire une action à l'encontre du mauvais payeur mais la partie semblait difficile à gagner.

Il se trouve que le « monsieur » en question a déjà un gros dossier en gendarmerie, qu'il est poursuivi pour escroquerie et autre et que l'affaire est bien loin de pouvoir se régler.
Alors, quoi faire, il faudrait placer la jument dans un refuge mais surtout pas la lui rendre car il ne s'en est jamais inquiété et son comportement n'est en aucun cas celui d'un propriétaire aimant et consciencieux. Les papiers de Mathilda seraient consignés à la gendarmerie pour l'instant.
Elle est donc arrivée le samedi 25 juin et nous avons découvert une douce et gentille jument que nous mettrons peut-être un jour en famille d'accueil.
Cette histoire pourrait paraître banale et le débiteur n'être qu'un mauvais payeur, mais pas du tout !
Cette personne est venue chaque semaine voir des chevaux au refuge pour en adopter deux, se disant écuyer chez Gruss, ayant tout fait et tout connu ! On aurait pu penser avoir trouver l'adoptant idéal, mais son comportement m'a paru bizarre et après quelques échanges, je n'ai pas voulu donner suite. Quoi qu'il en soit, les adoptions restent on ne peut plus, délicates.

 

Heureusement, me direz-vous, escroc, menteur, nous l'avons échappé belle et surtout les deux chevaux sur lesquels il avait jeter son dévolu.
Par contre, je loue la générosité du jeune couple hébergeur qui, malgré le manque à gagner, a gardé la jument et en plus nous a réglé un parrainage pour un an, au bénéfice du refuge disant qu'ils ne voulaient pas la perdre de vue, s'y étant quand même attachés !
Conclusion, il y a vraiment des gens plus que tordus et d'autres qui ont encore le sens du devoir.

 

Nous l'avons présenté à notre Portos, un très gentil hongre de 35 ans. Très vite, ils se sont parfaitement entendus, si bien que le soir-même ils partageaient leur dose de grain sans broncher !

 

Pour en finir sur cette série de "nouveaux" arrivants, je suis allée avec Annick, chercher Léon et Flora, le vendredi 1er juillet pour la triste raison qu'ils sont, depuis quelques semaines devenus des petits orphelins. Leur maman humaine, notre sympathique amie, s'en est allée sur l'autre rive et laisse un grand vide.
Suzy, dame d'un certain âge, d'un dynamisme hors du commun égal à sa gentillesse et son amour pour les animaux, avait adopté Léon, petit âne provençal pour tenir compagnie à Flora, une ânesse un peu plus âgée.
Elle les a aimé très fort tous les deux, les choyant, leur laissant faire un peu ce qu'ils voulaient et leur vie, à travers cette propriété boisée, a été synonyme de bonheur, d'amour et de liberté.
Aussi, nos deux « gâtés-pourris » ont pris quelques mauvaises habitudes et nous ont démontré, lors de l'embarquement dans le van, qu'ils ne supportaient pas vraiment les contraintes ! Il a donc fallu faire preuve de subterfuge et aussi d'une grande force car ils avaient bien décidé qu'ils resteraient chez eux et qu'ils n'en partiraient que contraints et forcés ! Ce n'était non plus pas évident pour les filles de Suzy de tourner la page et de voir partir les souvenirs vivants de leur mère bien aimée.

Après une petite heure de bataille organisée, nos deux petits loups prenaient la route et, une heure après, intégraient le refuge après un très bon voyage.

 

Flora, plus toute jeune, a des problèmes de peau et de poils qui ne tombent pas, j'espère que ça n'est pas un Cushing ! Nous l'avons un peu rafraîchie à la tondeuse mais elle n'apprécie pas plus que ça, alors on n'a pas vraiment fignolé ! Quelques bourrelets de gras seraient aussi à faire disparaître ainsi qu'un chignon conséquent mais je pense que ça ne va pas être facile !

Léon et Flora bien installé dans un parc très ombragé.

 

Je remercie la famille de notre regrettée Suzy qui a pris l'engagement de payer une petite pension pour les deux ânes et qui a promis de financer un abri pour eux, avant l'hiver.
Annick et moi, qui avons bien connu et apprécié Suzy, sommes de tout cœur avec vous.

Il y a ceux qui arrivent...

Et puis ceux qui s'en vont !

Notre magnifique Taras, pur-sang arabe de 4 ans, a été un véritable coup de foudre pour un couple formidable et de leur petite fille. Après avoir longuemment discuté avec eux afin de s'assurer que notre grand poulain soit entre de bonnes mains et que tous les termes du contrat soient respectés, nous avons finalement concrétisé l'adoption. C'est donc le mardi 28 juin que nous l'avons emmené, Camille et moi, vers sa nouvelle famille. Le voyage s'est très bien passé malgré la chaleur, Taras est descendu du van en pleine forme et très curieux de ce nouvel environnement. Tout le monde l'attendait impatiemment, ses adoptants ainsi que le propriétaire de sa compagne de parc, la jolie jument Sarah.

 

Sarah, la copine de pré de Taras. Un peu réticents au début, ils sont finalement devenus, en quelques jours, de bons copains !

 

Taras est né au refuge suite à l'arrivée de sa maman Gofrane, une des juments poulinières sauvées lors de la saisie de l'élevage Perrier (voir news 2006). Nous l'avons vu grandir et s'épanouir, pour devenir un cheval exceptionnel, en pleine forme et en excellente santé.

 

Taras avec sa jeune propriétaire, aux anges ! Soyez rassurés, elle n'est jamais seule pour s'occuper de son cheval, qui malgré sa gentillesse reste un tout jeune pur-sang, vif et réactif. Ses parents, compétents avec les chevaux, sont constamment avec elle. Tout se passe à merveille.
D'ici quelques mois, Taras sera débourré par un professionnel.

 

En parlant d'adoption, le 30 juin nous sommes allés à Euzet voir notre Prince Omar. Sauvé lui aussi de l'élevage Perrier en 2006, Omar avait été adopté l'année dernière. N'étant pas débourré et peu manipulé, c'était un cheval un peu timide, voire sauvageon, ayant tendance à fuir l'humain. Nous avons vivement conseillé à son nouveau propriétaire de le confier à Alexis, un professionnel pour ce qui est du débourrage et du travail des chevaux. Nous lui avons d'ailleurs déjà confier par le passé certains de nos jeunes chevaux difficiles, et faisons régulièrement appel à lui au refuge lorsque nous rencontrons de grandes difficultés avec nos chevaux. En quelques séances il obtient de très bons résultats ! Nous avons donc été accueilli dans le tout récent centre équestre d'Alexis, dominé par un manège couvert somptueux, où nous avons eu droit à une démonstration d'Omar au travail ! Désormais débourré et bien aux ordres, il est devenu un magnifique cheval calme et posé, bien dans sa tête et cherchant le contact de l'homme.

 

Son propriétaire nous a même offert une coupe de champagne pour nous remercier une fois de plus de lui avoir permis d'acquérir le formidable Prince Omar ! Tout le monde est comblé !

Quelques jours après notre visite, Omar a quitté les écuries d'Alexis pour rejoindre sa nouvelle famille. Il est installé comme un roi, nous ne sommes vraiment pas inquiets pour lui, tout va pour le mieux !

 

Ce sont sur ces bonnes nouvelles que nous clôturons cette longue mise à jour !

 

8 août 2011

Déjà un long mois de passer depuis notre dernière mise à jour. Incroyable comme le temps défile !

Avant toute chose, nous vous invitons à vous rendre sur le lien suivant : PETITION. Vous y trouverez donc une pétiton visant à ce que le refuge C.H.E.V.A.L soit reconnu d'utilité publique. Il faut préciser que nous devons cette initiative à notre adhérente et non moins amie, Catherine Lasvènes, qui en permanence cherche des idées pour faire avancer le "schmilblick" !!! Nous la remercions de tout coeur !

Certe, comme vous l'avez remarqué, nous ne faisons que très rarement d'appels aux dons. Il n'en reste pas moins que notre situation financière est toujours précaire et qu'une gymnastique comptable est chaque jour au programme. Il est un fait qu'encore cette année, beaucoup de chevaux sont rentrés et que l'hiver sera arrivera plus vite qu'on ne l'espère. Il va nous falloir construire un certain nombre d'abris et nous espérons pouvoir compter sur votre aide.

La signature ne prend que quelques instants, et on compte sur vous tous ! N'hésitez pas à prévenir votre entourage (collègues, famille, amis, voisins...), chaque signature compte !

 

Parlons un peu chevaux ! Il est alors temps de vous annoncer l'arrivée, ou plutôt le retour, de Tilt et Rebel, accompagnés de leur copine, la gentille Tosca.

Voici leur histoire : Résidant au refuge pour une retraite bien méritée après des années de centre équestre, Tilt et Rebel sont deux double-poneys qui ont été adoptés par un centre d'hébergement pour des personnes en difficulté. Ni l'un, ni l'autre ne sont jeunes mais ça tombait bien car ils devaient n'être que des animaux de compagnie, à gâter ! J'avais à l'époque, en novembre 2009, été conquise par la monitrice et sa gentillesse, son amour pour les chevaux et aussi pour ses connaissances, possédant elle-même un cheval sur le terrain.
L'animateur qui travaillait avec elle était aussi très motivé et quel plaisir de trouver sur place des résidents enthousiastes à l'arrivée des 2 poneys.
Plus tard, les visites ont été effectuées, chaque année d'ailleurs, par notre amie Véro qui travaille en milieu hospitalier d'Alès en collaboration avec ce centre, qui n'a rien trouvé à redire. Donc, tout allait bien !

Puis les résidents ont changé, la monitrice est partie suivie plus tard par l'animateur et une nouvelle équipe s'est installée. Les poneys n'ont, bien sûr pas été abandonnés, ils étaient chaque jour nourris et abreuvés normalement mais le contact avec les humains s'était réduit à sa plus simple expression, les petits n'intéressaient plus grand monde et en plus le Conseil Général diminuant ses subventions, il nous fallait rapatrier nos poneys au plus vite !

t

Malgré son âge avancé, notre Tilt s'en donne encore à coeur joie !

 

Le beau Rebel, également en pleine forme !


Mais une ponette très handicapée avait aussi trouvé refuge dans ce lieu de vie et qu'allait donc devenir Tosca, qui, avec ses 22 ans et sa hanche bien cassée n'avait pratiquement aucune chance de trouver acquéreur ?  Elle boite fort et pose à peine le bout du sabot par terre, on ne pouvait l'abandonner à son triste sort et elle était en plus très attachée à nos deux lascars et il était impensable qu'elle puisse rester seule !

Douce Tosca, tu es bien courageuse avec ton lourd handicap.

 

Alors j'ai du faire 2 voyages avec le van sous une chaleur épouvantable, de 170 kilomètres aller-retour chacun, échelonnés sur 48 heures avec le trafic que l'on peut imaginer dans nos régions en période de vacances !
Tosca a eu de la chance mais elle m'inquiète, son handicap est terrible et de plus irréversible ! La regarder marcher nous arrache le cœur mais elle à l'air d'avoir envie de vivre malgré tout alors croisons les doigts pour une retraite au mieux pour cette gentille puce.

Voilà déjà un certain nombre d'équidés adoptés qui reviennent au refuge, c'est là que j'apprécie toute l'importance du fameux contrat d'adoption.

 

Trois pensionnaires de plus chez nous ! Mais aussi une triste nouvelle. Notre Béthiar a été euthanasié le samedi 30 juillet, plus rien ne suivait et surtout pas ses jarrets fracassés par les entrainements et compétitions d'attelage intensifs. Arrivé boiteux il y a déjà 14 ans, nous l'avons porté à bout de bras depuis, sans penser qu'il pourrait tenir aussi longtemps. Mais s'était sans compter son acharnement à vouloir rester debout à tout prix.

Béthiar cet hiver, encore rond à souhait et en bonne forme.

 

Il n'a jamais capitulé, malgré la souffrance au quotidien avec plus de bas que de hauts. Respect, mon Béthiar, tu as été un battant toute ta vie et nous avons fait notre possible pour te donner une retraite heureuse jusqu'à tes 31 ans.

Béthiar a beaucoup maigri durant ses derniers mois, perdant des dizaines de kg. Aucun problèmes de dents ni de mauvaise alimentation, simplement la conséquence de la douleur.
Au fond ce n'était pas vraiment une mauvaise chose puisque, alléger d'un certain poids, les jarrets de notre grand Champion le faisaient un peu moins souffrir. Jusque récemment, il lui arrivait encore de nous offrir quelques foulées de trot !

 

La page est tounée, c'est l'histoire d'un champion que l'on n'oubliera pas !

Pour ne pas finir sur cette triste note, nous tenons à vous donner des nouvelles de notre Câline, devenue très jolie, ronde à souhait et en pleine forme !

Souvenez-vous, la belle est arrivée au refuge le 22 mai dernier, dans un état de maigreur extrême.

Câline à son arrivée au refuge, il y a 2 mois et demi.

 

Et voilà la belle à ce jour, toute ronde ! D'autre part, elle porte particulièrement bien son nom puisque c'est vraiment une jument adorable, gentille, douce et très coopérative (maréchale, vermifuge...). Nous sommes ravis de l'avoir parmis nous, c'est une Perle !

Belle et ronde, notre Câline. Une santé de fer et un appétit d'enfer ! Câline avec Martine (sa marraine), et Paula.

 

Voilà de bonnes nouvelles ! Mettons pour un temps les chevaux de côté, pour vous parler un peu de chiens !

Avant tout des bonnes nouvelles, puisque deux de nos chiens ont été adoptés et accueillis dans leur nouvelle et formidable famille !

Nous vous avions déjà présenté Guismo il y a quelques semaines. Trouvé errant dans les rues d'Alès, ce jeune chiot croisé Yorkshire a désormais conquis le coeur de notre amie Pascale et son mari Gilbert. Ils en sont fous, de ce petit bout ! Il s'est parfaitement intégré au groupe de 4 chiens et, malgré sa petite taille, il s'impose, le bougre ! Il dort dans le lit, monte la garde et profite du transat au bord de la piscine ! Que rêver de mieux ?!
G U I S M O

 

E L L I O T ( bichon X Jack Russel )

Nous n'avons même pas eu le temps de parler de lui sur le net que ce tout jeune chiot a été adopté ! Nous sommes ravis pour lui, bonne route petit bout !

 

Certains n'ont pas encore eu cette chance. C'est le cas de Cali. Si cette adorable chienne vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter ou à nous rendre visite au refuge ! Elle compte sur vous !

Petite chienne de type setter Anglais, 3 ans, ravissante et très affectueuse, elle a besoin d'un jardin bien clôturé et de maîtres aimant à qui elle n'apportera que du bonheur.

Elle n'est pas stérilisée, mais au pire nous pouvons le faire faire

C A L I

 

Les chiens sont des compagnons merveilleux, oh oui ! Sauf que parfois, ils nous causent aussi quelques désagréables soucis ! C'est le cas de notre Jack.

Récit d'une nuit particulière :

Dans la nuit du 2 au 3 août , nous avons vécu quelque chose de vraiment pas ordinaire,  que je vous donne en mille !
Avez-vous trouvé ? A part les personnes habitant la région immédiate, personne ne peut penser que nous avons été réveillés par un petit tremblement de terre !
Hé oui, vers 4 heures du matin, j'ai sursauté en entendant plusieurs chevaux hennir et tous les chiens aboyer en cœur. Dans la foulée, à peine quelques instants après, notre petite maison de bois s'est mise à bouger et a craqué de toutes ses planches et j'ai tout de suite appelé mon mari en lui disant qu'il y avait un tremblement de terre. Il dormait si profondément qu'il m'a pris pour une folle et m'a répondu d'une voix d'outre-tombe que ça devait être le mur du son ! Puis il a réalisé et nous nous sommes levés pour vérifier que rien n'avait bougé.
Jean-Claude a pris la voiture pour voir plus loin sur le refuge et moi, jeté un œil aux chevaux dans les box, occultant les chenils puisque le calme était revenu. Dommage, car notre cher petit Jack, notre bien aimé 3 pattes avait profité de l'affaire pour passer dans le poulailler où la basse-cour dormait à ailes fermées.
La découverte du matin fut bien triste, il y avait des plumes de partout mais pas de cadavre. Une poule était blessée légèrement et un peu déplumée et notre petite oie Fidji plus sérieusement atteinte ! Deux marques de croc dont l'une très profonde la clouait au sol, elle ne pouvait plus mettre une patte devant l'autre. Je la soigne chaque jour sans problème, depuis hier elle recommence à marcher et j'ose espérer la guérir.

L'oie aux soins ! Gentille et coopérative, tout se passe bien.


Plus drôle, le lendemain, lorsque j'ai raconté l'histoire, tous ceux qui dorment au refuge et qui ont le sommeil très lourd se sont dit que je commençais à devenir sénile ! Un tremblement de terre ! Franchement, la pauvre Paula ne va pas très bien !
Dieu merci, le lendemain au village on ne parlait que de ça et par chance, j'étais réhabilitée !
Toujours est-il que l'on a parlé de 4,5 sur l'échelle de Richter à Barjac qui n'est qu'à 15 km de chez nous !


Tout ça pour dire que Jack a vraiment besoin de trouver une famille avec un jardin très bien clôturé car il s'ennuie terriblement au chenil et commence à avoir des tocs. Certes c'est un chasseur, mais aussi un amour de chien, très affectueux qui a besoin d'avoir une famille qui lui fait oublier son douloureux passé.

 

Je compte sur vous qui voulez adopter pour vraiment faire une bonne action envers les animaux, c'est le moment ou jamais ! Merci pour lui, il m'arrache le coeur ! 

 

Pour finir, nous nous permettons de vous rappeler la date du 4 septembre prochain (c'est très bientôt) ; jour de notre Portes-Ouvertes au refuge ! L'affiche est en cours d'installation ! On compte sur votre présence, en nombre !

 

10 août 2011

URGENCE ADOPTION !!!

EURASIE, jeune Lhassa Apso mâle de 3 ans, non castré (mais il serait préférable de le faire, pris en charge par l'Association), pucé et vacciné. Plein papiers, particulièrement joli. Très affectueux mais avec un certain caractère.

 

Il est très urgent de lui trouver une nouvelle famille. Parlez-en autour de vous, amis, familles, collègues, voisins !

Il compte sur vous ; n'hésitez pas à nous contacter au plus vite, ou nous rendre visite à l'Association.

 

24 août 2011

JOURNEE PORTE-OUVERTE AU REFUGE

DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2011

VENEZ NOMBREUX, on compte sur vous !!!

 

6 septembre 2011

Mais non, nous ne sommes pas en retard pour les nouvelles !!! Chaque jour, nous nous disons "il faut mettre le site à jour" !!!, mais chaque jour, nous sommes bien occupés ça et là ! Le temps passe décidément trop vite ! Enfin, cette fois nous voilà ! Mais il s'est passé tant de choses depuis notre dernière mise à jour que, pour vous épargner de trop longs textes, nous ne vous raconterons pas tout d'un coup ! Commençons d'abord par l'arrivée au refuge de 4 nouveaux pensionnaires !

Il s'agit tout d'abord de Quel-Star. Selle français de 7 ans, destiné à la compétition de saut d'obstacle. Excellente origine, plein papier, il a été le coup de coeur d'une jeune fille. Mais cette dernière s'est vite rendue compte que son merveilleux cheval souffre d'une micro-fracture au niveau du jarret... S'il sera encore capable d'assurer de tranquilles ballades, la compétition pour lui est définitivement terminée. Etudiante, elle ne parvient plus à assurer la pension de son cheval. Néanmoins, elle tient beaucoup à son Quel-Star et voulait à tout prix lui assurer un bon avenir. C'est donc tout naturellement que nous lui avons ouvert les portes du refuge le 20 août dernier, où il passera désormais une "retraite" anticipée !

Q U E L - S T A R

 

Le 23 août, c'est Clio, une jolie et gentille jument Selle-Français de 21 ans que nous confie, à nos bons soins, sa propriétaire. Elle est en pleine forme malgré quelques kilos manquants (qui ne tarderont pas à être repris, n'ayez crainte !).

 

C L I O

 

En ce qui concerne ces deux premiers chevaux, ce ne sont pas réellement des sauvetages puisque Quel-Star et Clio n'ont jamais été ni maltraité ni mal-entretenu.

Mais si l'on évoque l'histoire d'Iseult et Bounty, il nous est impossible de ne pas avoir la larme à l'oeil...

Voici leur histoire : " Le 19 août je suis informée de l'existence d'une jument absolument squelettique, comme on en a peu vu. Les photos, de mauvaises qualité sont parlante mais mon amie m'explique que la réalité est bien plus dure et que cette pauvrette est passée de maquignon en maquignon depuis des mois et, cerise sur le gâteau, qu'elle est suitée d'un petit bébé mulet.

Tous deux sont au bout, ils vivent dans le fumier et le purin jusqu'au ventre et il faut faire vite si on ne veut pas les voir mourir !

J'avais dit, qu'après Clio je ne prendrai plus un seul cheval avant l'hiver car nous manquons d'abris, de personnel et que la nourriture devenait de plus en plus inabordable. Les aides de plusieurs de nos adhérents ont aussi bien diminué et mon mari ayant pris sa retraite, nos revenus ne nous permettent plus de financer certains gros frais inhérents au refuge.

Alors, chaque jour, à contre coeur, je refuse des chevaux pour ne pas mettre les nôtres en péril !

Mais aujourd'hui, mon discours a changé, j'ai vu la photo d'Iseult et je suis vraiment retournée. Je prends donc contact avec le maquignon sur les conseils de mon amie Irène qui avait déjà négocié au mieux le rachat de nos deux déshérités et nous convenons d'un rendez-vous à la sortie de l'autoroute à Montpellier.

Le samedi 27 août au matin, je me lève avant 5 heures et, accompagnée de Sandra, je pars très angoissée à la rencontre de la pauvre maman et de son bébé.

Après quelques péripéties sans gravité concernant le transport et le rendez-vous nous retrouvons finalement le camion dont les portes se sont ouvertes sur les pires horreurs ! L'état de la jument est indescriptible, même les photos ne peuvent pas traduire une telle cachexie. Elle n'a qu'un peu de peau sur les os, son squelette est si proéminent que l'on peut compter chacun de ses os ! Ses pieds antérieurs sont coupés au carré et ses crins, queue et crinière, sont taillés comme à la serpette. Mais nous remarquons, Sandra et moi, un regard doux malgré le stress occasionné par ces transports qui se sont succédés sans jamais aboutir à un semblant de bien-être.

Il a fallu, le plus précautionneusement possible et la peur au ventre, transférer les animaux dans mon van, les véhicules cul à cul car le mûleton n'était pas attaché et risquait de sauter à côté.

Finalement, tout s'est bien passé malgré quelques frayeurs et nous voilà partis vers des cieux plus cléments. Le voyage se passe bien et nous arrivons au refuge où un box garni très confortablement d'une épaisse couche de copeaux les attends ainsi qu'un abreuvoir où l'eau coule à volonté.

Iseult & son bébé Bounty, dans le van. Ils font tout deux bien peine à voir...

 

Le petit Bounty est licolé, il est adorablement sage, les deux semblent comprendre que cette fois, ils ne craignent plus rien ! Tout le monde est attéré par l'état des animaux.

Nous sommes tous révoltés face à l'état de ces animaux. Comment peut-on en arriver à une telle maigreur ?

Ma pauvre Iseult, promis, désormais ton calvaire est bien fini...

 

Nous les laissons se reposer avec une excellente nourriture bien dosée, l'heure est au réconfort et chacun profite de l'ambiance affectueuse dans laquelle ils se trouvent enfin. La jument vient contre la main, elle cherche les câlins et le petit bonhomme n'est pas aussi farouche qu'on le disait.

Dès le lendemain, Iseult et son petit bout passent à la douche et au traitement contre les pouls, ils sont merveilleusement sages et ont bien compris qu'on ne leur voulait plus que du bien. Le maréchal ferrant viendra quelques jours après pour remettre en état les pieds de la jument et enlever le fer qui lui restait au postérieur droit.

 

Il y a encore les clous des fers dans les antérieurs d'Iseult. Les pieds sont longs et absolument pas entretenus.

Il reste un fer au postérieur droit ! On n'ose imaginer que si la jument était ferré, cela signifie qu'elle était montée...

 

Notez la crasse incrustée sur les jambes de la jument. Trois shampooing en viendront à bout !

 

Pour ma part, je garderai le ventre noué jusqu'au soir, le point d'interrogation subsiste, allons-nous arriver à sauver cette jument à bout de force !

Les crins d'Iseult ont été taillés comme à la machette !!!

Tout le squelette de la jument est saillant, elle n'a plus que la peau et les os. Elle est d'une maigreur extrême, on peut parler de cachexie ! Comment peut-on en arriver là ?...

 

Pauvre petit Bounty. Des plaques de purin séché recouvre son corps et sous le ventre. Il s'arrache les poils par plaque à force de se gratter ; il est clafi de poux !

 

Je puis vous assurer que tout sera tenté pour que tous deux trouvent santé et amour au sein du refuge. J'espère un jour vous faire passer des photos d'Iseult toute ronde comme bien d'autres qui ont ici retrouvé la forme, quelquefois miraculeusement !

Bounty apprécie son petit confort !

 

10 jours après leur arrivée au refuge, nos deux rescapés ont déjà repris du poils de la bête et sont en bonne forme ! Nous avons été contraints de les séparer puisque Bounty cherchait en permanence à téter sa mère qui, étant donné son état, n'est pas en mesure de produire du lait et à de plus besoin de reprendre des forces. Mais rassurez-vous, seule la grille entre les box les sépare, ils peuvent se voir et supportent plutôt bien l'éloignement. Le caractère d'Iseult se confirme, c'est une jument très douce, calme et câline. Elle cherche le contact ... et la nourriture ! Elle a en effet très bon appétit et nous avons de grand espoir qu'elle reprenne des rondeurs d'ici les semaines à venir. Quant à Bounty, c'est un adorable petit bougre qui fait craquer tout le monde ! Très docile pour son jeune âge, il apprend déjà à marcher en main et à donner les pieds !

Première sortie au parc pour nos deux loulous, qui semblent apprécier de se dégourdir les pattes ! On vous promet des nouvelles d'eux très prochainement !

 

 

Après ces multiples accueils, nous avons également un départ puisque notre beau Tamaris a été adopté et a rejoint sa nouvelle famille le 24 août. Il est comme un coq en pâte, s'entend très bien avec sa compagne de pré et ravit toute la famille !

 

Pour clore ces nouvelles, nous devons tout de même vous parler de notre journée Porte-Ouverte, le 4 septembre dernier. Malheureusement, il a fait un temps pourri après une nuit de véritable déluge ! Sol détrempé, chevaux couverts de boue pour quelques uns et pluie sans discontinuer toute la matinée ! Pas de chance, c'est le moins que l'on puisse dire !

Toutefois, de nombreux petits rayons de soleil sous la forme d'appel téléphoniques me disant : "Paula, nous ne te laisserons pas tomber, nous viendrons manger avec les impers et les bottes !" Vraiment des amis courageux ceux-là, ils ont bravé les intempéries et notre "coin brasserie" a très bien fonctionné ! Par chance, la pluie s'est gentiment retirée tout l'après-midi pour ne refaire une apparition que vers le soir. Si nous n'avons pas eu foule, un petit va et vient régulier nous a bercé, les gens qui étaient là étaient motivés et pour finir, le bilan me parait positif, merci à vous qui n'avez craint ni la pluie, ni la boue et qui nous avez soutenu.

Merci aussi au groupe BACCARA qui a fait l'animation musicale, très apprécié par tous. Leur prestation bénévole a été un sympathique cadeau au refuge.

 

27 septembre 2011

Nous revoilà, fidèles au poste, pour vous raconter, enfin, le sauvetage de notre adorable Bambou !

" Le vendredi 9 septembre dernier était considéré comme un jour particulier puisque nous devions dîner au restaurant pour fêter l'anniversaire d'Annick, notre bénévole. Ce genre d'événement étant plutôt rare, j'avais prévu de rentrer de bonne heure pour me doucher et faire un semblant de « remise en état » ou de « ravalement de façade », comme vous préférez !

Mais comme on ne peut "prévoir les imprévus", on sait bien qu'ici, tirer des plans sur la comète n'est pas évident et que nos prévisions sont bien souvent déjouées par les urgences auxquelles je ne peux faillir, en mon âme et conscience. C'est comme ça, qu'à 15 heures 30, je reçois un appel m'expliquant qu'il fallait que je vienne en urgence chercher un ânon né la nuit précédente, qui risquait de mourir car sa mère ne s'en occupait pas et qu'il n'avait pas tété ! La personne m'explique que la vétérinaire lui avait assuré que je pourrai sans problème le prendre en charge sur un simple coup de fil , sachant que l'année d'avant l'ânesse avait déjà refusé son autre bébé.

Certes, ma véto avait raison, j'en ai élevé pas mal de ces petits bouts et toujours avec succès et je décide sans réfléchir de partir au plus tôt chercher le petit abandonné ! Mady me propose de m'accompagner, Camille me demande si on annule le resto, je lui dit non, nous allons faire vite. . . et bien, si possible !

Je me pose la question d'atteler le van ou non car le petit vient de naître et il n'est pas bien gros et je crains qu'il ne soit bringuebalé, alors j'opte pour le mettre dans la voiture de mon mari, sur les genoux de Mady ! Pas un mot à Jean-Claude, nous mettons en cachette des couvertures dans l'auto et nous voilà parties en direction de l'Uzège, le village en question est à plus de 60 kilomètres de chez nous, avec le toyota de Jean-Claude, seule voiture correcte de la famille !

Quand nous sommes arrivés, nous avons découvert notre petit bout, droit sur ses petites jambes, sous un soleil de plomb par une température de 32° et j'avoue que j'ai eu mal pour lui et que mon inquiétude est monté d'un cran ! J'ai d'abord dit qu'il fallait le charger au plus tôt et dès que le propriétaire l'a posé dans la voiture, j'ai vu qu'il était gravement déshydraté. Un petit corps avec la peau collé sur les os, les yeux mi-clos, sans réaction.

Pas le temps de palabrer, il nous faut filer le plus vite possible, le bébé se couche et reste endormi sous les caresses rassurantes de Mady ! Moi, je râle, j'aurai bien aimé être à sa place au lieu de conduire , il est si craquant et si doux !

A part quelques embouteillages à la hauteur d'Uzès, nous avons filé dare dare, le bébé ne peut survivre longtemps, il faut le nourrir et l'hydrater au plus tôt.

Nous arrivons enfin, et, comme d'habitude, tout le monde est là à attendre la petite merveille ! Vite, vite, j'ai du lait de chèvre et du miel en réserve, je prépare vite un biberon et, avant de le sortir, il goûte enfin le breuvage qu'il a attendu tout un long jour en plein cagnard !

 

Vite, un deuxième biberon et on installe notre Bambou dans un mini box avec une super litière de copeaux dépoussiérés. Il revit, les biberons l'ont requinqué et déjà son regard a changé !

Nous pouvons partir au restaurant, je serai vite de retour pour lui, c'est promis, sachant qu'il y a toujours quelqu'un de garde au refuge.

Nous passons une très bonne soirée, le repas est délicieux, l'ambiance festive, mais je ne serai pas fâchée de vite rentrer voir mon nouveau bébé.

Une nouvelle vie commence pour lui, et pour moi aussi, nous passons notre première nuit ensemble, une vrai nuit d'amour car on ne peut que l'aimer.

 

La suite nous prouvera à tous qu'on ne peut laisser un animal qui vient de naître en plein soleil toute une journée sans qu'il en subisse de graves conséquences !

Après cette douce nuit où nous avons appris à nous connaître, Bambou avait décidé que j'étais sa maman et moi qu'il serait mon bébé. C'était bien parti et nous étions tous deux très optimistes pour l'avenir !

Certes, mais c'était sans compter le très jeune âge de Bambou et sa souffrance tout au long de son premier jour sur cette terre. Nous attaquions le deuxième jour et bien que fatiguée, j'étais satisfaite des tétés avalées goulûment pendant la nuit.

Mais au matin, le biberon ne passe pas, Bambou recrache, ses grandes oreilles sont très chaudes et je sens son petit coeur taper bien fort. Vite, thermomètre, stéthoscope, ma panoplie pour un premier examen clinique et d'un seul coup, tout bascule; la fréquence cardiaque est à son maximum, la température monte à 40, Bambou se meurt, il faut faire très vite. Au téléphone ma véto me dit qu'il fait probablement une septicémie, pas d'anti-corps et une trop longue exposition au soleil le premier jour, Bambou est perdu et tout s'écroule pour moi.

Il est certes trop petit pour survivre à une telle maladie et nos efforts conjugués risquent d'être vain malgré notre détermination.

La vétérinaire arrive, l'encolure de mon bébé est rasé pour la pose du cathéter, mais les choses se compliquent, les veines minuscules roulent et passent plus ou moins derrière un petit muscle et c'est la galère, les perf passent à côté aussi bien à droite qu'à gauche et il nous est impossible de passer la poche en entier. Toutefois, une très forte couverture antibiotique est mise en place, les anti-inflammatoires sont passés et notre véto trouve malgré tout notre Bambou plutôt battant !

La journée est partagée entre les larmes, les biberons inachevés et les prises de température.

J'arrive par miracle à trouver cette vilaine petite veine et je peux injecter les 2 produits restants.

La nuit suivante, il est assez calme, dort la tête sur mes genoux et à chaque instant son petit corps est parcouru de spasmes, a vrai dire je ne suis pas rassurée et prie le ciel de lui venir en aide. Le matin, je suis complètement lessivé, Bambou est debout devant le ventilateur (installé en hâte la veille par 32 °) et je me dis qu'il est trop beau pour mourir !

Le combat pour la vie a commencé, Bambou se bat bien, il commence à bien avaler ses biberons pleins de bon lait et de miel et dès le 3 ème jour la fièvre diminue considérablement.

C'est la course au lait de chèvre, dans une région cévenole je n'aurai jamais cru qu'on aurait tant de mal à trouver ce sacré breuvage ! Ne sommes-nous pas au pays du pélardon ?

C'est justement pour ça et les éleveurs ne veulent en aucun cas vendre leur lait, il le garde pour les fromages même si on leur dit qu'on est prêt à payer très cher !

Enfin, on s'est débrouillé et Bambou a du lait tous les jours, il en boit maintenant 3 litres et demi par jour, nuit et jours toutes les 3 heures et je crois pouvoir dire qu'il est sauvé ! J'oublie les 7 pots de miel qui ont déjà coulé dans sa gorge !

Toute la panoplie pour les (nombreux !) repas de Bambou !

 

Aujourd'hui, il a près de 20 jours, il est devenu très turbulent, m'écrase régulièrement les pieds, me saute dessus brutalement pour jouer, en une phrase, il m'use jusqu'à la corde ! Nous jouons beaucoup, surtout la nuit car j'ai d'avantage le temps et en plus, il a décidé que personne d'autre que sa maman ne pourrait lui donner son biberon, il refuse de boire avec les autres et j'ai bien compris que, quoi que je fasse, il fallait le faire entre deux biberons ! ! !

 

J'essaie de partager mon temps avec mon vieux chien Sisco qui est au bout de sa vie et que je me dois d'entourer un maximum. Nous vivons probablement nos dernières semaines. . . . . .

Ma grand-mère disait que nos animaux étaient des bêtes à chagrin et c'est vrai que je pleure bien trop souvent mais les joies sont immenses et celle de voir Bambou revivre alors qu'il était condamné me permet, comme à chaque fois, de continuer mon chemin un peu plus loin.

Moralité de l'histoire, un ânon qui vient de naître ne peut rester en plein soleil et sans hydratation, sans risquer de mourir, tout simplement. Ne pas lui porter assistance est un acte criminel !

La mère de Bambou a été en chaleur à nouveau 4 jours après la naissance, elle fera à nouveau un petit l'année prochaine qui risquera aussi sa vie comme les autres, c'est incompréhensible !

Il y a quelques jours, une petite ombre au tableau, mon Bambou boite un peu de l'antérieur droit. Je pense que ça n'est pas grave, petit traitement pendant un jour ou deux, Bambou a toute la vie devant lui !!!!!!!!!

Hier, 26 septembre, visite de notre vétérinaire qui trouve Bambou en pleine forme ! Plus de boiterie, le gaillard galope désormais comme un grand, il révèle chaque jour un caractère de plus en plus affirmé, et je suis parfois obligé de le remettre gentiment à sa place ! Mais sa bouille fait craquer tout le monde, et il est difficile d'être réellement sévère avec lui !

 

Nous vous laissons admirer notre Bambou, et vous disons à très bientôt !

 

 

29 septembre 2011

Avez-vous entendu parler de HUMANITIC ?

Ce nouveau site a vu le jour récemment et a pour but d'aider multiples associations. Bien évidemment, l'Association C.H.E.V.A.L a proposé un projet, qui d'ailleurs a été classé en tête des meilleurs projets sur le site ! ; récolter des fonds pour la construction de plusieurs nouveaux abris pour l'hiver. En effet, depuis quelques mois, vous avez sans doute remarqué que le nombre de nos protégés a fortement augmenté, et malheureusement si nous n'agissons pas, certains de nos loulous n'auront pas d'abris pour les mauvais jours.

Le montant minimum d'un don est de 10 €, et comme je le répète bien souvent, les petits ruisseaux font les grandes rivières ! Alors si tout le monde fait un petit geste, nous espérons que bon nombre de nos chevaux auront un toit sur la tête d'ici quelques mois ! ( le premier abri est d'ailleurs déjà en construction à ce jour ).

Rendez-vous donc sur le site d'HUMANITIC ! On compte sur vous !

 

 

 

D'autre part, pour fêter le lancement de son site internet, Humanitic fait un don exceptionnel à une association !

Un vote sera organisé du VENDREDI 30 septembre dès la première heure au DIMANCHE 2 octobre à MINUIT, et l’association qui aura récolté le plus de « j’aime » au bout de ces 3 jours recevra 5 000 € !

Nous nous adressons donc à tous ceux et celles qui détiennent un compte Facebook (puisque le vote a lieu via Facebook !) et vous invitons à vous rendre sur la page suivante ICI pour plus d'informations ! Encore une fois, nous comptons vraiment sur vous ! N'hésitez pas à en parler autour de vous, un vote ne prend que quelques secondes !

 

11 novembre 2011

Lorsque je vois la date de la dernière mise à jour du site, je m'affole ! Près d'un mois et demi que nous ne vous avons pas donné signe de vie, mais rassurez-vous, nous sommes toujours là ! Depuis le passage à l'heure d'hiver à la fin octobre, les journées se sont considérablement raccourcies. Il fait nuit à 17h30 ! Nous nous efforçons alors de faire le maximum du travail pendant la journée, mais il n'est pas rare que la distribution de nourriture se termine alors qu'il fait déjà nuit noire. Heureusement que les lampes frontales existent !!! Malgré tout, octobre s'est déroulé sans encombre ; nous avons profité d'un très agréable été indien, des températures printanières et le soleil est resté omniprésent !

Mais cela ne pouvait pas durer, et au début de ce mois de novembre, ça se gate ! ... Il est vrai que la Toussaint est un jour toujours plutôt gris comme le veut la tradition et celui de 2011 ne déroge pas à la règle mais la journée se passe sans problèmes particuliers !

Le 2 novembre,  il fait particulièrement doux et la pluie, qui dure déjà depuis deux jours est encore au rendez-vous.
Il est assez tôt et je dois me lever, bon gré, mal gré pour nourrir mon Bambou qui commence à braire comme s'il était affamé, malgré les milliards de douleurs qui me rappelle que je suis bien vivante !
Aussitôt dit, aussitôt fait, le temps de préparer les biberons, les chauffer et Bambou se régale. Mes douleurs d'arthrose ne me laisse rien présager de bon, quand j'ai très mal, ils ont très mal ! Nous vivons en osmose, mes vieux chevaux et moi et, les matins de douleurs pour moi sont les mêmes pour eux !
Les 5 biberons terminés, il me faut aller voir, au moins aux écuries, si tout va bien et déjà j'angoisse, Cindy est en décubitus latéral, elle a dû essayer de se lever mais en vain. Elle souffle, ses grandes dents de vieille jument sont découvertes, je sais qu'elle ne se lèvera pas sans notre aide et. . . . . si elle se lève car voilà plusieurs jours qu'elle n'est plus du tout autonome. Plusieurs jours, que dis-je ?
Plusieurs années que nous maintenons notre Cindy à bout de bras, la relevant inexorablement au tracteur ou au palan avec sa hanche cassée et son grand âge. Vite une intra-veineuse de puissant anti-inflammatoire pour stopper les douleurs et lui redonner un certain confort afin qu'elle ait envie de se lever, d'ici une demie heure, elle sera prête !
Les autres ont l'air d'aller, Iseult est couchée, elle paraît douloureuse mais elle se lèvera au moment du repas. Quant à Valrico, il est allongé d'une drôle de façon, mais je ne m'inquiète pas, mon Coco s'est toujours relevé tout seul malgré les micro fractures découvertes dans ses jarrets. C'est un battant, un roc et je garde bon espoir !
Puis déjà, le téléphone sonne, le temps a passé, il est déjà 7 heures et le numéro de mon négociant en foin s'affiche sur l'écran. Zut, c'est vrai, du coup j'ai complètement oublié la livraison de foin et je cours réveiller mon pauvre mari qui doit descendre avec le tracteur pour décharger.
Nous sommes très peu nombreux pour autant de travail et chacun doit faire sa part, surtout quand il fait mauvais et que tous les box sont pleins nuit et jour.
Jean-Claude est donc descendu en quatrième vitesse, sans déjeuner pour porter main forte au transporteur. C'est un camion-remorque, environ 35 tonnes de cette précieuse nourriture, avec la pluie qui n'arrête pas, ça ne va pas être une partie de plaisir !

Moi, encore en pyjama, j'observe mon Coco qui tournicote, soulève son avant main puis retombe et se coince contre la paroi du box. Cette fois, c'est différent, mon Valrico est en difficulté et la souffrance est palpable, sa respiration est forte et rapide, et je subodore que Coco ne se lèvera pas !
J'ai déjà des larmes pleins les yeux, mon Coco, c'est l'amour de ma vie, chaque année j'imagine qu'il ne se lèvera pas un jour de mauvais temps et ce jour est arrivé. Il n'a que 31 ans mais son passé aux arènes a fait de lui un handicapé avant l'âge et malgré toute l'attention que nous lui portons,  le mal a fait son chemin et aujourd'hui j'en mesure spécialement les conséquences !
Certes, je connais ses jarrets bloqués, aussi ses difficultés à se mouvoir en sortant, souvent sous piqûre, je connais aussi sa façon de soulager un postérieur après l'autre, les craquements insupportables de ses 4 membres, mais jamais mon Coco n'est resté au sol.
Je suis affolée, il n'est pas du genre patient et il veut absolument se lever et commence à se blesser malgré mes suppliques ! Je dois lui faire aussi une piqûre intraveineuse et rien n'est simple, il bouge, son poil est déjà très long comme certains vieux chevaux qui se protègent,  la veine ne gonfle pas car sa tête est pliée, mais c'est bon j'y arrive malgré tout et j'ose espérer. . .
Mais rien, Valrico n'a qu'une chose en tête, se lever coûte que coûte au prix de coups, d'échecs et de renoncement !
Alors vite, il faut arriver à relever Cindy qui elle, est dans un box clinique équipé de palans et démonter les structures et les transporter chez Coco, nous allons trouver une solution, il le faut à tout prix !

Nous passons donc les sangles à Cindy et mettons en place le levage. Elle n'est pas coopérative, elle connaît tout ça pour l'avoir vécu au moins 40 fois, mais elle refuse de se positionner.

 

Alors il faut la mettre  «en vache », la pousser, la tenir, la booster et commencer à lever avant qu'elle ne soit positionnée ! Je crois qu'elle en a vraiment marre et à chaque fois, je dis que c'est la dernière et puis, elle repart, comme une jeunette et j'oublie mes pensées négatives.. . . . . .


. . . . . Comme aujourd'hui, où Cindy a été levée, une fois de plus et, comme d'habitude, elle est partie se promener en longe, presque comme si rien n'était ! Chaque fois, c'est incroyable !

On enlève les sangles, Cindy tient debout !

 

La belle est très pressée de se dégourdir les jambes ; il nous faut presque la retenir pour qu'elle ne parte pas au trot !!! Cette jument est incroyable !

 

Maintenant, il faut s'affairer, transporter tout le matériel chez mon Coco et trouver un moyen de fixer les palans aux poutres de son box, grande première, et c'est vrai il nous manque du matériel !
Je trouve enfin des bouts de chaînes, puis arrivent les jeunes du centre d'accueil du Vigan qui viennent régulièrement s'aérer l'esprit et essayer de se rendre utiles. C'est le moment ou jamais je leur explique, les motive et les voilà prêts à aider car Coco est un gros cheval et il faudra du monde derrière au niveau de l'arrière main pour l'aider. Pour ma part, je reste aux chaînes qu'il faut tirer énergiquement et, déjà, c'est pour moi un effort surhumain, l'arthrose n'aidant pas.

Ça y est, les sangles sont passées, nous sommes 6 prêts à donner le maxi mais je sens mon Coco bien fatigué et l'angoisse m'étreint !


C'est partie, tout est en place, on tire sur les chaînes au plus vite, on stimule Coco, vas-y, allez , tu y arrives ! Je pleure, l'arrière main est si lourde, ses jarrets ne répondent pas, ils sont ankylosés mais il ne faut pas faiblir et dans un dernier effort, mon beau Coco est debout, un postérieur en l'air, mais bien debout. Il ne faut pas défaire les sangles, ni les palans, Valrico est bien chancelant et nous nous mettons à plusieurs pour masser ses membres et faire circuler le sang.


Il n'a qu'une idée, manger, manger ! Alors nous le tournons vers le râtelier plein de foin et il se régale pour oublier !


Moi, je n'oublierai pas, chaque matin de grisaille,  j'aurai une hantise de plus, celle que Valrico ne se lève pas ! Oui, c'est mon quotidien, ou plutôt le nôtre, mais je ne m'y habitue pas, l'hiver a un goût amer, certains de nos compagnons ne s'en relèveront pas et pour ça, nous n'aimons pas l'hiver !

Valrico va déjà bien mieux.

 

Je remercie le ciel, il est 15 heures nos deux arthrosés sont debout et mangent après avoir fait un tour en longe pour dégourdir leurs jambes. Nous sommes très en retard, il reste tout à faire mais tant pis, il faudra mettre les bouchées doubles !

Au moment de manger, surprise, la bouteille de gaz est vide, zut ! Ensuite la voiture n'a pas démarré, la pédale d'embrayage est dans le vide, faudra en prendre une autre pour aller à la poste !!!

Il y a des jours, comme ça, où l'on serait mieux au lit et . . . la pluie qui ne s'arrête pas !
En tout cas nous avons un plein hangar de foin et c'est très important !

Après ce douloureux deuxième jour de novembre, les alertes rouges vont suivrent avec les trombes d'eau..... Bientôt la suite !

 

15 novembre 2011

Suite des événements au fil des alertes...

Après cette dure journée du 2 novembre, la pluie a redoublé mettant notre région en alerte météo et nous plongeant dans l'inquiétude.
Des trombes d'eau sont tombées sur le refuge, caractérisant les « épisodes cévenols » bien connus du début d'automne, presque chaque année, avec de fréquents impacts de foudre, tout ça accompagné d'un vent du sud très violent.
C'est à chaque fois beaucoup de stress, peur pour les animaux et aussi pour les structures qui sont assez légères chez nous.

Quelques arbres sont tombés écrasant les clôtures, mais aucun cheval n'a été blessé et c'est le principal.


Toutefois, le lendemain le vieux poney Tilt se faisait une entorse du boulet postérieur droit et j'ai du l'immobiliser avec un pansement de ouate compressif, à ce jour, il va mieux et pose son pied, les anti-inflammatoires aidant. Il faudra un certain temps pour qu'il retrouve son agilité d'antan, les entorses, c'est toujours très long, surtout à 29 ans !

L'eau a déferlé,  ravinant copieusement les chemins déjà restaurés dans  l'été, les drains ont débordé se trouvant bouchés par une multitude de branches et de saletés apportées par l'eau, qui, de ce fait s'est déversée dans certains parcs.

 


Les toits ont été soumis à rude épreuve, l'un d'entre eux s'est retourné et celui du hangar a commencé à partir aussi.
Quant à ma cabane, elle a prit l'eau de tous les côtés et nous avons rempli quelques bassines posées à cet effet !
L'électricité a aussi sauté sur une phase et EDF a mis près de 20 heures pour réparer tant ils étaient débordés, nous voilà revenus à l'ancien temps avec les bougies et pas d'appareils électriques, ça fait drôle, surtout quand on se lève tôt et que le café est un élément motivant !
Après la tempête, j'ai été étonnée de voir à quel point la terre avait absorbé, les 5 mois de sécheresse précédents y étaient pour quelque chose mais les plus heureux ont quand même été les canards et les oies qui ont retrouvé leur mare qui était complètement asséchée depuis juin.

C'est vrai que ces jours d'alerte nous ont bien perturbé et nous coûterons travail et argent mais j'estime que nous n'avons pas le droit de trop nous plaindre quand on sait les problèmes dramatiques vécus par les refuges de la côte et par ses habitants. Nous pensons à eux et aux animaux qui ont aussi payé un lourd tribu.
Une fois de plus, je suis confortée dans mon refus de cours d'eau à proximité. Nombreux sont les gens qui me disent qu'un cours d'eau traversant la propriété serait un bienfait, mais je ne suis pas d'accord ! Quand on a une concentration d'animaux, il faut penser aux risques d'inondation et s'installer le plus loin possible des rivières ou autres cours d'eau, car ça monte si vite que bien souvent on n'a rien le temps de faire et c'est la catastrophe. Sur nos contrats d'adoption, nous demandons une attestation de la mairie comme quoi les terres recevant les chevaux ne sont pas en terrain inondable car en 2002 et 2003 il y a eu un grand nombres de chevaux et autres animaux noyés dans notre région.

Notre troupeau de 18 juments sauvages, les pieds dans l'eau !

 

A ce jour, nous avons déjà effectué beaucoup de réparations mais le temps continue à nous mener la vie dure avec des entrées maritimes tous les jours et une humidité persistante entretenue par des averses ponctuelles. Valrico et Cindy sont sous haute surveillance et les premiers visités le matin.
Je pense que nous voyons le bout du tunnel, je remercie notre équipe qui a été efficace, comme d'habitude et il nous reste à espérer que le temps se mette au sec, que les sols sèchent et que l'hiver ne soit pas trop rude pour nos vieux loulous. Le point positif, c'est qu'il fait très très doux.

Malgré la pluie et le travail supplémentaire lié aux dégâts causés, la vie au refuge continue et cette semaine, deux nouveaux compagnons nous ont rejoint.

UN SAUVETAGE IMPREVU.

Le 9 novembre, je reçois un coup de fil venant du commissariat et j'ai la surprise d'entendre un officier de police plaider le sort de deux moutons.

En effet, cette personne (une dame), m'explique que deux jeunes moutons ont été volés puis récupérés et qu'ils sont à ce jour à l'abattoir avec l'épée de Damoclès sur la tête !
J'avoue mon étonnement car il est peu courant que la fonction publique s'émeuvent pour des agneaux et je demande quelques renseignements sur cette histoire pas vraiment banale.
En définitive, les fameux agneaux avaient été volés aux abattoir d'Alès pour « fêter » l'Aïd El Kebir.
Dans cette attente, les deux pauvres bêtes avaient été cachées et attachées dans la forêt pour quelques jours, sans qu'aucun soin ne leur soit apportés, ni aucune nourriture. Les boucles d'identification ont été sauvagement arrachées, déchirant les oreilles du plus petit et les animaux sont restés à l'abandon sous une pluie battante durant toute l'alerte rouge !

Je comprends mieux, à présent, la démarche de cet officier de police, dont la sensibilité ne fait aucun doute, qui s'est émue du triste parcours de ces pauvres innocents.

L'enquête de police menée pour les retrouver ayant abouti, les animaux en souffrance ont été ramenés à l'abattoir dans un très mauvais état et sont restés quelques jours comme pièces à conviction, faisant l'objet d'une instruction judiciaire.
Mais à peine un peu retapés, leur sort initial était à nouveau à l'ordre du jour et la policière bienfaitrice a tout fait pour convaincre Procureur, services vétérinaire et Directeur d'abattoir de bien vouloir accepter leur placement dans une association pour qu'ils puissent enfin connaître un peu de bien être et voilà pourquoi j'étais contactée ce matin là !
Bravo, Madame pour vos investigations qui se sont montrées efficaces puisque dès le lendemain nous filions, Zoé et moi-même, aux abattoirs d'Alès, récupérant les deux pauvres malheureux dont un était dans un très mauvais état, boiteux, les oreilles déchirées et la laine arrachée par endroit avec la peau à vif.

 

Il souffrait aussi d'une diarrhée profuse, sans parler de la couche de crasse qui les recouvre encore ! Nous pensons les shampouiner dès qu'ils auront pris leurs repères et que leur santé nous le permettra.

 

Nous avons remarqué que chacun était marqué d'un trait rouge sur le dos, c'est à dire qu'il étaient partant pour le voyage dont on ne revient pas !

En tout cas, ils sont très gentils, très doux et bêlent lorsque nous rentrons dans le box où ils reprennent goût à la vie, comme pour nous remercier.

 

Comme la plupart des protecteurs d'animaux, je suis tout à fait contre l' égorgement des animaux, donc, contre la viande allhal qui génère souffrance et mort lente et que j'estime hors la loi dans notre pays.
Ce genre de sacrifice pour plaire à un Dieu, ne peut en aucun cas excuser le vol tel qu'il a été commis dans cette affaire, le Coran, bien que je ne l'ai pas lu, doit en principe le condamner, comprendra qui voudra ! Fêtez donc l'Aïd avec de bonnes pâtisseries orientales messieurs et dames et laissez nos moutons tranquilles ! Le partage sera plus doux, puisque de partage il s'agit !

Ce sont sur ces paroles que nous vous disons à très bientôt. Lors de notre prochaine mise à jour, j'aurai le plaisir de vous annoncer une bonne nouvelle mais en attendant ne nous oubliez pas, la fin d'année risque d'être difficile, la conjoncture aidant.

 

13 décembre 2011

Je suis très bousculée et particulièrement occupée ces jours et j'avoue ne pas avoir le temps d'écrire les papiers nécessaires à la mise à jour du site. Certes, c'est Camille qui fait le plus gros du travail sur le site malgré ses occupations diverses et variées sur le terrain, mais je me dois de lui dégrossir le travail en préparant la plus grande partie des textes qu'elle met en forme avec brio, rajoutant toujours sa petite touche personnelle bien appréciable !

Lors de notre dernier passage, je vous avais parlé d'une éventuelle bonne nouvelle et à ce jour elle est devenue certitude et je dirai même qu'elle s'est merveilleusement concrétisée !
En effet, il y a quelques semaines, j'ai été contactée par mail par une internaute consultante de notre site qui me posait un nombre de questions inhabituelles auxquelles j'ai répondu de mon mieux.

J'avoue que le retour a été une vraie surprise de Noël, cette charmante dame s'est proposée de nous offrir les abris les plus urgents pour cet hiver et, aussitôt dit, aussitôt fait !
Dans la foulée j'ai passé commande et déjà, une partie de ces précieux abris a été livrée par un énorme camion et les paquets de bois étaient si lourds qu'il a fallu louer un engin pour le déchargement, Charly s'est mis aux commandes et tout s'est passé pour le mieux !

Nous avions déjà mis en chantier une dalle et du coup, nous avons accélérer le mouvement.

 

Au jour d'aujourd'hui, la dalle est finie et quatre de nos protégés ont un toit sur la tête. Jean-Claude, Charly et Jean-Pierre ont travaillé d'arrache- pied, même sous la pluie et, deux jours après, Billy, Baba-Cool, Flora et Léon étaient très heureux de manger au sec et de sortir de cette boue qui commence à nous peser depuis « l'épisode cévenol » et qui a détrempé nos terres.

 

Un immense merci à vous, chère Madame qui avez contribué si généreusement au bien être de nos chers petits ! Que le ciel vous bénisse.

Déjà, on prépare le coffrage et la mise à niveau du terrain pour la prochaine dalle et nous pensons pouvoir avancer à nouveau dès la semaine prochaine, si le temps le permet, pour abriter Jack, Juana et Amour.

Merci aussi aux exécutants qui ne sont pas les plus jeunes mais qui font abstraction de leur fatigue pour faire avancer les travaux et qui ont fait un boulot formidable !

Je suis heureuse de commencer par cette bonne nouvelle car le martyre des animaux est malheureusement toujours d'actualité et l'arrivée de notre petit Bambino en est un triste reflet.

 

L'HISTOIRE DE BAMBINO, PETIT ANON SANS MAMAN ET SANS DEFENSE...


" Il est arrivé le 28 novembre au matin, nous l'attendions tous avec l'appréhension qui nous étreint à chaque sauvetage. Tout s'étant passé par téléphone, nous n'avions qu'une vague idée de ce qui allait nous tomber dessus, sachant que le petit ânon en question avait perdu sa mère à l'âge de deux mois et que, depuis, peu de monde ou pas, d'ailleurs, s'était intéressé à son triste cas.

 

 

Quand nous avons vu arriver sur le chemin une petite camionnette, nous n'avions pas idée qu'il s'agissait des maquignions nous emmenant notre petit malheureux. Mais lorsque les portes arrières ont été ouvertes, nous avons compris ; il était si faible et sans vie qu'il était simplement couché dans le coffre, sans mouvements. Sachant qu'il avait cinq mois et demi, nous avons tout d'abord été étonnés par sa petite taille mais lorsque nous l'avons vu de près, nous avons compris que sa vie ne tenait qu'à un fil !


Le fait de passer ma main sur son dos m'a donné des frissons d'horreur ! Ce petit être n'a que la peau sur les os, sa colonne est saillante comme une lame, je distingue des bosses dues probablement à des coups dans les camions successifs. Son pelage particulièrement long (jusqu'à 10 cm !) masque la maigreur, il est sale, collé et très malodorant, ses petites jambes sont couvertes de vieux fumier de vache, il boite d'un postérieur et pose à peine l'antérieur gauche, il a des croûtes de partout, autour du nez, sur le dos, au poitrail et sur les jambes, il est dans un état de misère physiologique impressionnant jusqu'à tenir à peine debout et j'avoue que mon espoir de le sauver s'amenuise à mesure que nous découvrons ce petit corps meurtri !

Il est facile de constater la souffrance de l'animal en observant les stries des petits sabots !

 

Nous sommes tous sous le choc, le bébé est prostré, il nous voit à peine, il n'a ni faim, ni soif, il donne l'impression de ne pas vouloir se battre et j'en suis malade !
Ses dents reflètent bien l'âge indiqué, c'est à dire entre 5 et 6 mois et depuis plus de 3 mois, il a subsisté avec un minimum vital, c'est à dire presque rien et surtout sans le lait indispensable à la vie des ânons. Je décide donc d'essayer de le faire téter, car avec notre Bambou, nous avons une panoplie de biberons absolument complète ! Mais en vain, il ne connaît pas et il est si fatigué qu'il ne fait aucun effort, notre rescapé ne se bat pas et, malgré mon insistance, il y a plus de lait dans les serviettes en papier et le long de mes bras que dans sa bouche.

Le contraste entre notre Bambou (3 mois, beau, fort et plein de vie) et Bambino (6 mois, frêle et atone) est frappant !!!

 

C'est un peu la désespérance, le foin ne le séduit pas, il prend quelques grains de céréales, très peu et reste prostré comme si nous n'étions pas là, je comprends que ses contacts avec l'humain ne lui  ont pas laissé de bons souvenirs !

Nous l'emmenons dehors et je demande aux filles de lui laver les jambes pour les débarrasser de cette croûte de fumier, mais la surprise est de taille, les poils viennent avec et en quelques minutes le dessus des sabots est au sang, notre bébé était en train de pourrir sur pied, il était vraiment temps pour lui de sortir de cet enfer ! Il broute un peu d'herbe, sans entrain mais je sais bien que cette herbe d'hiver n'est absolument pas nourrissante et je comprends mieux son état, il n'a du avoir que ça pour toute nourriture car ça ne coûte rien !

Vers minuit, lors du biberon de Bambou, je tente un dernier essai et, surprise, après un quart d'heure de patience, je sens qu'il déglutit et, en une petite heure, il a quand même fini le biberon !
C'est un petit succès mais un petit plaisir aussi car les jours à venir m'angoissent, vais-je le trouver vivant demain matin ?
Je crois pouvoir dire qu'il est aussi maigre que la jument Iseult que nous avons sauvé cet été ! Si on serre un peu les doigts sur son encolure, celle-ci fait à peine 3 centimètres d'épaisseur, c'est vraiment du jamais vu, comment peut-il vivre dans un tel état ? En plus, il a un problème pulmonaire et il mouche.
Enfin, la nuit ne sera pas vraiment reposante pour moi, comment s'endormir en laissant ce petit être si fragile ?

Demain sera un autre jour !

Ce matin, nous sommes le 30, Bambinou est couché, le regard vide en direction du sol, il semble qu'il ne peut se lever, il s'est fait pipi sous lui, je dois le porter pour le mettre debout ! Il n'y a pas très longtemps que je suis levée et j'ai déjà des larmes dans les yeux comme très souvent.

La journée est d'une grande tristesse, notre vétérinaire est venue, elle a bien sûr confirmé la grande misère physiologique et diagnostiqué une gourme. Nous commençons les antibiotiques en sachet car l'encolure est si mince qu'il serait impossible de faire une piqûre, pas le moindre muscle n'est apparent c'est la cachexie, c'est à dire la maigreur jusqu'à la fonte musculaire. Nous partons sur des vitamines au quotidien et une excellente nourriture !
Sa colonne vertébrale est courbée, c'est à dire que les épaules ne sont pas en face des hanches, il va falloir des examens plus approfondis.
Tout ceci ne me rassure pas car Bambinou n'a pas faim, la nourriture ne l'intéresse pas et il paraît difficile de le mettre en perfusion, j'ai le souvenir de Bambou avec lequel nous avions eu de vrais problèmes, minuscule veine qui roule et qui se cache derrière un tout petit muscle, et surtout une perf qui passe à côté 3 fois de suite ! Enfin, une vraie galère !
En tout, il a du manger 3 biberons et encore, même pas complets ! Il a grignoté très peu de foin, croquer 50 grammes de céréales et manger quelques brins d'herbe sans entrain, je suis atterrée, je le sens en souffrance sans un petit brin de moral ! Les humains ne l'intéressent toujours pas, notre présence est loin d'être un réconfort pour lui, gardons espoir pour demain. . . . .

Valrico semble curieux face à ce petit être fragile, mais pour Bambino, même les chevaux ne l'intéressent pas...


. . . . Courte nuit pour moi, sommeil entrecoupé d'angoisse et encore la même requête « mon Dieu, fais que notre petit coeur soit encore vivant ! ». Il est bien là, couché, à gigoter pour essayer de se lever mais en vain, il est si faible ! Vite un peu d'aide, il est tellement léger que j'y arrive seule et dans la foulée je lui donne son biberon, miracle, il le boit plutôt bien mais s'arrête avant la fin !
La journée se passe, il est l'objet de toutes les attentions, mais, malgré les soins, je ne vois aucune amélioration. Je reste jusqu'à 1 heure du matin avec lui, pour le dernier biberon.
Le lendemain, je vois par la fenêtre que notre petite stagiaire, Zoé est déjà devant le box et j'apprends qu'elle a du, une fois de plus le relever, mais bon, il est quand même là, juste un peu vivant. J'ai préparé son biberon et Zoé le lui donne pendant que Bambou boit les siens avec moi.
Bambino parait de plus en plus faible et pourtant il a l'air de vouloir boire ses biberons avec plus d'entrain, c'est ce qui nous fait encore espérer.
Dans la journée, il est encore tombé 2 fois, un point positif, il s'est mis à braire très fort quand je suis arrivée avec le biberon, enfin, il a l'air de reconnaître sa nouvelle maman et aussi sa tatie Zoé !
Difficile de vous narrer chaque instant de sa vie, c'est d'une infinie tristesse et je préfère vous donner un rendez-vous plus tard avec l'espoir d'un récit plus rassurant et plus optimiste !
J'espère tenir le coup physiquement car mon dos et mes articulations sont mis à rude épreuve ainsi que le moral. Le manque de sommeil n'est pas fait pour arranger les choses, mais je dois pouvoir aller jusqu'au bout pour mes 2 petits orphelins que la vie n'a pas gâté et qui ne méritent pas tant de misère à peine venus au monde.

Le lundi 5, je pars avec Sandra et notre Bambino couché dans la voiture de Jean-Claude, j'ai pris rendez-vous à la clinique vétérinaire pour faire des radios car l'état de Bambino se dégrade, la souffrance est palpable et je crains qu'une côte ou deux soient abîmées, on en profitera pour regarder de près les poumons et peaufiner les analyses de sang. J'ai une grande appréhension et la peur de ne pas le ramener, mais les radios seront rassurantes en partie. Toutefois les poumons sont atteints et le véto diagnostique une broncho-pneumonie. Sur un animal aussi fragile, sans défense immunitaire et hyper-anémié, c'est plutôt grave, mais il nous reste des chances. Sa colonne vertébrale est arquée et la cage thoracique déplacées, croisons les doigts et prions le ciel !

Nous sommes désormais le 12 décembre. Nous avons l'impression que notre bébé progresse, il faut dire qu'il doit se sentir mieux depuis que Zoé lui a fait, hier, un bain pour les poux ! C'est vrai qu'il en était couvert et que je n'osais pas lui faire prendre de risque à cause de sa broncho-pneumonie.

Mais ça devenait de plus en plus difficile pour lui de vivre avec ces parasites, il passait son temps à se gratter et ça commençait à atteindre son moral. Il n'avait même plus envie de grignoter et traînait sur ses biberons. Alors, par ce beau et doux matin d'automne, je prenais la décision de préparer le mélange salvateur pour éradiquer ces horribles parasites.

C'est notre petite Zoé qui s'y est collée et tout s'est bien passé. Dès le bain fini, Bambinou a revêtu le manteau de mon chien Sisco (à peine trop petit !) et s'est un peu promené au soleil, puis je l'ai séché au sèche-cheveux pour ne pas prendre plus de risque !


Ensuite il fallait enlever les croûtes de ses jambes et encore désinfecter mais l'endroit est sensible et ça nous fait vraiment mal au coeur de le torturer de la sorte, même si c'est pour son bien ! Il n'était pas possible de tout faire les premiers jours, la faiblesse de notre bébé ne le permettant pas !

Les petits pieds meurtris de notre petit bout. . .

 

Aujourd'hui, il nous semble plus serein et il recommence à grignoter pour de bon, ses petites jambes sont dans des pansements, il finit bien ses biberons et j'avoue que l'espoir commence à renaître même si son aspect est toujours le même ! En plus, sa respiration s'améliore grâce aux antibiotiques en injection, encore une corvée pour moi dans cette encolure si frêle !

 

Pas un gramme de pris ou si peu mais il nous semble que sa colonne vertébrale est moins arquée, est-ce un effet d'optique ou un excès d'optimisme ? L'avenir nous le dira mais sachez que nous sommes aux petits soins avec lui et qu'il fait, avec Bambou, l'objet de toute notre attention aussi bien le jour que la nuit.

A ce propos, c'est l'occasion de vous dire que nous avons accueilli Zoé en stage pour 3 semaines et que, consciente du travail énorme qui m'incombait avec mes 2 ânons, elle est revenue nous aider bénévolement, très touchée aussi par ce petit être miséreux et très attachant qu'est notre Bambinou.
C'est une jeune-fille épatante, investie elle-même dans sa propre association qui s'appelle « Au pré de mon arche » et qui fait un travail de sauvetage formidable !

Notre Camille est très occupée par ses tournées de nourriture deux fois par jour et elle participe aussi aux soins avec moi et je peux dire qu'elle est très polyvalente et donne de sa personne sans compter. Les bénévoles sont aussi très utiles pour tout le reste, et le reste est bien sûr énorme !

Il nous reste à croiser les doigts en espérant de très bonnes nouvelles de notre petit bout lors de notre prochain passage ! Nous mettons tous les atouts de son côté, soyez-en certains !

Pour ma part, je suis épuisée et tenaillée par un affreux mal de dos qui semble s'être installé pour l'hiver, mais pas d'inquiétude, je ne reste jamais couchée et assume mon engagement au mieux, depuis 20 ans, je fais passer les animaux avant moi et j'ai bien l'intention de continuer encore, tant que j'en aurai la force ! ! !

Ce sont sur ces belles paroles que nous vous disons à très vite, puisque dès demain, nous vous donnerons des nouvelles d'Iseult et Bounty, qui sont en pleine forme !

 

14 décembre 2011

ISEULT est transformée !

C'est un plaisir pour nous de vous présenter notre nouvelle Iseult qui n'a plus rien à voir avec le squelette ambulant que nous avons vu débarquer au refuge à la fin du mois d'août !
Notre fifille a bien repris et la voilà plutôt ronde et en bonne santé.

 

Toutefois, elle garde des séquelles de sa vie antérieure qui n'a pas du être rose tous les jours.
A-t-elle été carencée dès son plus jeune âge ? C'est la question que je me pose car ses boulets sont très affaissés et ses antérieurs sont en angle obtus au niveau des boulets. Ses jarrets sont aussi très abîmés et on les entend craquer quand elle se déplace.
Tous ces maux ont dégénéré en arthrose et, alors qu'elle est donnée pour 12 ans (?), elle est en souffrance et a du mal à se lever dès que la pression atmosphérique change, en particulier les jours de pluie, comme le font nos très vieux chevaux. Merci au soleil d'être assez présent ces derniers jours d'automne !

 

Il ne faudra donc pas qu'elle grossisse trop, le sur-poids pourrait l'handicaper et je trouve qu'elle est très bien comme ça. Certes elle est très ensellée mais nous n'y pouvons rien, elle a du passer son temps à faire des poulains !
Toutefois, vous pouvez remarquer qu'elle a de l'énergie et qu'elle a retrouvé la joie de vivre et j'adore sa très belle tête, elle a du être magnifique !
C'est fou ce que l'être humain arrive à faire dans sa folie destructive, et des Iseult, il y en a des dizaines et des dizaines sur les horribles foires aux chevaux !

La belle Iseult se défoule ! Elle est en pleine forme et fait tellement plaisir à voir.

 

En tout cas, pour elle, le martyr est terminé, elle est rentrée au box tous les soirs, profite du soleil la journée et se régale chaque jour d'une abondante nourriture de qualité. Elle a aussi droit à plein de câlins et a reprit pas mal de caractère, presque un peu dominant, d'ailleurs, c'est plutôt bon signe !

Longue et bonne vie à toi, ma jolie, tu mérites encore plus que ce que l'on peut t'apporter !

 

Voilà donc de très bonnes nouvelles pour tous nos fidèles" clikeurs" de ActuAnimaux qui semblaient inquiets du devenir de cette jolie jument.

22 décembre 2011

Bonjour à tous !!!

Un petit mot rapide pour vous annoncer que les calendriers 2012 du refuge sont encore disponibles.

 

Des jolies photos de quelques-un de nos pensionnaires, et ainsi vous pourrez penser à nous chaque jour !

12 € seulement, un geste de plus pour participer à la vie du refuge.

N'hésitez pas à en parler autour de vous, amis, collègues, familles, enfants...

 

Encore une fois, on compte sur votre générosité !

A très bientôt, avec des nouvelles supplémentaires.

 

24 décembre 2011

Toute l'équipe du refuge ainsi que nos très nombreux pensionnaires vous souhaitent à tous un merveilleux Noël et de bonnes fêtes de fin d'année !

 

Même notre Bambou s'est déguisé pour l'occasion !

 

Il ne manque que la neige !!!