Accueil L'Association Les nouvelles Les bulletins Nos pensionnaires Adoptions Bénévolat Nous aider Contacts

LES NOUVELLES, ANNEE 2012

 

6 janvier 2012

Bonjour ! Nous espérons que vous avez tous passé de très bonnes fêtes de fin d'année. Toute l'équipe de refuge se joint à moi pour vous présenter nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Voilà, 2012 commence, et qui sait ce qu'il nous réserve ! Nous verrons bien, mais malheureusement, ce sont avec de bien tristes nouvelles que nous allons entamer cette année...

C'est donc avec beaucoup de peine que nous avons du dire au revoir à notre brave et courageuse Cindy. Beaucoup d'entre vous la connaissaient, cette jument battante dont le combat pour la vie nous remplissait tous d'admiration.
Elle avait surmonté les pires épreuves physiques et s'était assez bien remise d'une grave intervention (voir les nouvelles du site de l'année 2008), mais sa fracture spontanée de la hanche était devenue un handicap de plus en plus traumatisant et, au moindre changement de pression atmosphérique, Cindy ne pouvait se relever et nous devions le faire au palan, ou au tracteur lorsqu'elle était dehors.

Nous lui avions installé un box clinique très bien équipé avec un tapis caoutchouc par-terre de 4 cm d'épaisseur et deux palans montés sur rails métalliques

Malheureusement, cette manutention était devenue de plus en plus fréquente et Cindy avait chaque fois, un peu plus de mal à tenir debout.
Les dernières fois, la souffrance était palpable et notre courageuse jument avait un mal fou à poser son postérieur droit par terre. Une sérieuse boiterie s'était installée et, l'arrivée du froid, bien que tardive, augmentait les douleurs et Cindy souffrait trop, au point de se déplacer avec grande difficulté.
Lorsqu'elle se couchait dans son box, la nuit, il fallait obligatoirement la lever au palan avec tout ce que ça engendre en matière de souffrance et il y a des jours où elle ne voulait même plus se lever, elle arrivait à se rejeter par terre alors qu'elle était suspendue par les sangles !
Si toutefois elle se couchait tôt le soir, nous la retrouvions au matin dans une marre de sang  car elle se débattait pour se mettre debout une partie de la nuit et forçait si fort que souvent ses mélanomes éclataient !
Enfin, c'était devenu insupportable pour elle et aussi pour nous, la voir souffrir durant tout l'hiver était au dessus de mes forces et on allait, en la gardant, vers un véritable acharnement thérapeutique.

J'ai donc pris la décision en concertation avec l'équipe et surtout notre vétérinaire d'arrêter Cindy, au plus tôt et ce fut chose faite le mardi 20 décembre, dans les larmes et la tristesse, mais elle est partie dignement, entourée d'affection.
Cindy est tombée très rapidement comme si elle était épuisée, à bout de force. Avec les températures très inférieures à zéro que nous avons eu la semaine d'après, c'eût été un véritable calvaire pour la belle et je ne regrette pas de lui avoir éviter le pire.

Belle et si attachante, notre Cindy. Ou plutôt "Doudouille", comme on la surnommait !

 

Petite mère courage, tu t'es battue jusqu'au bout et tu nous a tous émerveillé ! Ta vie avant le refuge n'a pas été bien rose, tu faisais un poulain par an sans jamais être vue par un vétérinaire, tu n'étais qu'un ventre productif et rentable et les caresses n'ont pas usé ton encolure ! Avec nous tu as appris ce qu'était la compassion, l'amour et tu nous as aussi apporté beaucoup !

Ta gentillesse, ta joie de vivre resteront gravées dans nos mémoires, tu fais partie de ceux qui ont marqué le refuge à jamais.

Juste après Noël...

Quelques jours passent. A l'heure où tout le monde se prépare joyeusement pour la soirée du nouvel an, au refuge l'ambiance est tout autre.

Le 29 décembre au matin, notre Sisco, à presque 11 ans, nous a définitivement quitté et depuis, je suis effondrée et il me manque, le matin quand je me lève, le soir quand je me couche, la nuit quand je me réveille...

Les bons souvenirs gravés dans la tête, mon Sisco magnifique et en pleine forme, il y a quelques temps.

 

 

J'avoue que j'ai du mal à imaginer ma vie sans mon Sisco, présent à chaque instant, me suivant comme mon ombre où que j'aille et ceci depuis plus de dix ans.

 

La photo ci-contre remonte à quelques années, lorsque nous étions tous un peu plus jeunes ! Mon Sisco me suit partout, là avec mon fidèle Valrico, ancien cheval de Corrida, qui passe une retraite plus que méritée au refuge.

Une photo de groupe lors d'un concert pour les jeunes. Mon Sisco, fidèle au poste, toujours présent !

 

Il était mon ami, mon fiston, celui qui ne m'a jamais déçu, capable d'amour et de fidélité inconditionnelle, sa façon de me regarder en disait long sur ses sentiments envers moi et c'était l'osmose totale.

Sisco et TooMuch Sisco veille sur Twiggy

 

Il était d'une grande gentillesse mais s'il me croyait en danger, il devenait redoutable.

Un Amour de chien !


Avec Tchango, ils s'entendaient comme deux frères, jamais un seul grognement ou coup de crocs, ils dormaient ensemble et quand on en voyait un, l'autre n'était pas loin !

TCHANGO & SISCO, les frères de coeur !

 

Son état s'est détérioré à grande vitesse ces derniers temps, il n'était plus concevable de le laisser se traîner un jour de plus. La fonte musculaire gagnait du terrain et mon beau Sisco était en train de devenir un spectre. Certes la cortisone, administrée en injection quotidiennement  lui a permis de passer quelques mois de plus avec nous sans souffrir, avec les inconvénients que ça comporte mais en tout cas, je le répète, sans souffrir, avec un certain moral et des battements de queue quotidiens reflétant encore un certain bien-être.
Avec ce genre de traitement, les sujets sont atteints de fringale incroyable et mon pauvre Sisco n'a pas dérogé à la règle. Il cherchait de la nourriture de partout, faisant même les poubelles, ramassant la moindre miette de pain sous la table et dévorant ses gamelles mais malgré tout, les muscles fondaient à vu d'oeil ! Sur la fin, la locomotion devenait un vrai problème.

Mon pauvre Sisco, mon brave garçon.

 

Il a accepté la piqûre sans mot dire puis s'est endormi dans le calme, ses yeux plein d'amour et confiants tournés vers moi, je n'ai pas eu l'impression de le trahir mais plutôt de l'aider à ne plus souffrir.

Des bons souvenirs de complicité et d'amour, nous en avons à revendre et il faudra que je m'en contente, que je pense à toutes ces années de bonheur pendant lesquelles nous n'avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre.

Mon chien, tu me manques, tu nous manques à tous, à Tchango qui a compris et qui me regarde tristement et à tous ceux qui t'ont connu et apprécier,  reposes en paix, peut-être qu'un jour nous serons à nouveau réunis.

 

 

Tchango est là pour me réconforter, lui aussi, je l'aime tellement et il y a Gucci nouvellement adoptée en septembre, jeune et dynamique, elle est aussi très attachante et tous deux m'aident à combler cet immense vide !

Une véritable résurrection !

Ce sont, malheureusement de bien tristes événements qui clôturent l'année 2011, et, malgré le grand chagrin qui me bouleverse actuellement, j'éprouve simultanément un véritable bonheur à vous donner des nouvelles de notre Bambinou, quasi-mourant il y a quelques semaines, qui reprend forme et joie de vivre à la vitesse grand V !

Bambino et sa "Maman" !

 

Il est vraiment étonnant ce petit bonhomme, il a changé du tout au tout en une vingtaine de jours, je l'ai vu presque mort et aujourd'hui il trottine !
Certes les soins quotidiens, les biberons magiques, l'affection et l'attention constante et peut-être aussi l'intérêt que vous lui avez porté de loin, tout ça lui a redonné confiance et d'un seul coup, il a décidé de nous aider et de se battre comme un lion pour survivre. Il s'est mis à avaler goulûment ses biberons qui ont apporté le calcium nécessaire à son petit squelette rachitique et nous avons vu sa colonne vertébrale se redresser chaque jour un peu plus, jusqu'à devenir bien droite, son encolure s'épaissir et ses fesses se remplir ! L'étincelle de son œil ne trompe personne et son caractère de petit « ânon-biberon », comme Bambou, s'affirme de jour en jour !
C'est un vrai bonheur de voir son dynamisme, ses sauts de mouton, ses petits départ au galop pour nous échapper quand on veut le rentrer, sa façon de nous appeler quand nous ne sommes plus dans son champs de vision, enfin je crois que je deviens plus que maman-gâteau, mais maman-gâteuse !
Les progrès sont palpables, fini la faiblesse de ses petites jambes, il arrive même à se gratter l'oreille avec un postérieur, sans tomber !

 

Certes, il y a encore bien à faire car si sa pneumopathie semble terminée, il reste encore bien essoufflé dès qu'il s'agite un peu trop. Sa tête et ses oreilles sont encore couvertes de croûtes et certaines sont si grosses qu'elles font penser plus à des coups de bâton qu'à une maladie de peau !
Il risque d'être un peu défiguré quand ces grosses croûtes vont tomber mais je crois pouvoir dire que nous tenons le bon bout, l'état général me satisfait, il reste à prendre encore quelques kilos mais déjà les personnes qui reviennent le voir trouvent qu'il a aussi grandi !

Ses petits boulets, au dessus des sabots qui étaient à vif, sont complètement cicatrisés et ne nécessitent plus de pansement, nous mettons juste une pommade pour faire repousser le poil.


La métamorphose de Bambinou est un bonheur qui compense un peu les chagrins, ici, c'est Jean qui pleure et Jean qui rit, je le dis souvent, une vie s'éteint une autre se rallume et c'est ce qui me fait tenir debout et qui motive l'équipe !

 

Il faut tout de même que je vous dise un mot de ma vie ces derniers mois ! Je confectionne entre 60 et 70 biberons par jour, j'en lave autant à l'écouvillon, je les donne à chaque tétée (avec tatie Zoé si elle est là !), les journées commencent vers 6h 30 et finissent à minuit, que ce soit dimanche, ou Noël, ou jour de l'an, avec les chagrins en plus !

Avec Tatie Zoé ! Heureusement que je n'ai pas 3 anons-biberons !

 

A la sortie la vieille dame que je commence à être, est bien fatiguée ! Heureusement que toute cette énergie déployée est gratifiante, car lorsque je vois mon magnifique Bambou plein de vie et la résurrection de Bambinou, alors, je ne regrette rien !
Il faut savoir aussi que ces sauvetages ont un coût et pas le moindre, il faut plus de 70 € par jour de lait et de miel pour les biberons seulement, c'est absolument effarant, nous commandons le lait par palette !
Dieu merci, mon équipe est fiable et s'organise au mieux pour que nos protégés ne manquent de rien mais c'est vrai que nous sommes vraiment trop peu nombreux pour pouvoir atteindre la perfection à laquelle je rêve !

En attendant, quel bonheur de voir galoper notre petit diablotin dont le caractère s'affirme un peu plus chaque jour, le voir nous suivre sur les chemins, jouer aussi avec Gucci avec un dynamisme et une joie de vivre étonnants quand on sait qu'il ne tenait pas debout, il y a seulement quelques semaines !

Séance de jeu avec Gucci. Bien téméraire, ce petit Bambinou !


J'espère que les prochaines nouvelles de nos ânons seront encore plus exaltantes et que vous ne pourrez plus vous passer de notre site ! Nous en profitons aussi pour remercier chaleureusement tous ceux qui nous ont fait parvenir leur soutien et leur encouragement pour sauver Bambino. Le petit bonhomme a même reçu un colis-cadeau ; il faudra néanmoins attendre encore un peu avant que la couverture lui aille ! C'est vraiment une crevette, ce petit ânon !

Nos abris avancent à grands pas !

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, nous vous annoncions l'excellente nouvelle : une bienfaitrice hors du commun nous permettait de construire plusieurs abris pour nos pensionnaires. Ce fut chose faite et nous recevions rapidement par camion les 6 premiers abris.

Nous avions même dû louer un véhicule pour décharger les palettes. Charly s'en est occupé avec brio !

 

Les abris n'attendaient plus qu'à être construits ! Le premier fut celui de Billy, Babacool, Flora et Léon. Puis c'est l'enchainement...

Eh oui, parce qu'incroyable mais vrai, nous en sommes à ce jour au quatrième abri, et pas le moindre puisque c'est le plus grand !

Jean-Claude et Jean-Pierre au boulot ! Un grand merci, vous êtes formidables !

 

Quel travail, Jean-Claude a même travaillé les jours de fêtes à ses chantiers pour que tout soit prêt quand ses collaborateurs arrivent et il a bien rempli son contrat puisqu'hier, ils ont pu, avec Charly et Alain, finir la couverture.

Il ne reste plus que la dalle à couler et je pense que ce sera fait d'ici la semaine prochaine.

 

Le deuxième abri est également terminé ...

Construction de l'abri de Black-Jack, Amour et Juana.

 

... et même habité par Black-Jack du côté box et Amour et Juana du côté ouvert. Ils apprécient bien malgré le temps printanier dont nous jouissons chaque jour. Soleil, températures douces, seulement 4 ou 5 jours de gros gel depuis le début de l'hiver.

Amour, Juana et Black semblent ravis de leur nouvelle demeure !

 

Nous avons une chance folle car nous pouvons être dehors, avancer les abris et les chevaux sont les rois ! Ilsfont la sieste au soleil et la boue a disparu très vite grâce à un peu de vent. Pour l'instant, on en profite, on a même mangé dehors pour Noël ! C'est vrai que notre région est formidable au niveau du climat car, même si nous n'avons pas beaucoup d'herbe, nos vieux chevaux sont plus heureux et vivent plus longtemps.

Black Jack vous salue !

 

Quelle satisfaction lorsque tous les abris seront finis, je dormirai certainement mieux d'en savoir une bonne vingtaine de plus manger au sec et ne pas prendre la pluie sur leur dos ! Car, même si nous avons la chance de jouir d'un ensoleillement exceptionnel, certains déluges sont quelquefois impressionnants et je préfère savoir mes petits à l'abri.


Quant au troisième abri, il est terminé mais pas encore occupé !

 

La dalle met un peu de temps à sécher et nous ne voulons pas prendre de risque, donc il faut attendre encore 3 ou 4 jours car la séparation a été faite après et les scellements doivent être secs.

 

Patience, Pipan et Diabo, ça vient !

Encore un immense merci à notre donatrice, nous ne la décevrons pas, chaque semaine ou presque voit un abri sortir de terre. Merci aussi aux gars courageux et en particulier à Jean-Claude qui ressent la fatigue !

C'est sur ces bonnes nouvelles que nous clotûrons cette longue mise à jour.

Un dernier mot ! Vous avez sans doute remarqué que le site a une fois de plus connu quelques modifications. Les anomalies d'affichage que certains d'entre vous avaient rencontré avec l'ancienne version devraient désormais être résolues. Et ce grâce à Camille qui n'hésite pas à passer de longues soirées à travailler sur l'arrangement du site, en plus du boulot effectué toute la journée sur le terrain avec les chevaux. Un grand merci à elle !

Je vous dis donc, mes fidèles lecteurs, à très bientôt.

Paula LOÏS.

1er mars 2012

C'est avec toutes nos excuses que nous réapparaissons après de longues semaines de silence sur ce site. C'est promis, nous vous donnerons de plus amples nouvelles bien prochainement, mais aujourd'hui la priorité est de vous annoncer le grand événement qui se prépare.

Parce que l'union fait la force et parce que 2012 sera l'année du renouveau (élections présidentielle et législatives), participez au rassemblement à Nîmes, le samedi 24 mars 2012.

L'objectif : mobiliser les citoyens et présenter un manifeste aux candidats à la présidentielle.

Pour les interpeller, un seul message : « En avril 2012, nous donnerons notre voix aux candidats qui prendront en compte la protection des animaux ! ».

La présence physique de chacun est indispensable. Ensemble, faisons de cette action une réussite pour faire entendre la voix de ceux qui n’en n’ont pas ! Tous les représentants de l'Association C.H.E.V.A.L. seront bien évidemment présents.

En tête du cortège, les représentants des organisations de défense animale porteront la banderole « Nos voix pour les animaux » pour un tour complet de la ville. L'événement se poursuivra par la communication des réponses des candidats au public et les interventions de spécialistes de la relation homme-animal.

Cette marche pré-électorale est très importante puisqu'elle va permettre d'interpeller les candidats. Le nombre de participants pèsera, ou non, dans la balance. C'est pourquoi nous comptons plus que jamais sur votre mobilisation !

 

On compte sur vous tous, rendez-vous à Nimes !

2 mars 2012

!!! RDV SAMEDI 24 MARS A NIMES !!!

Chose promise, chose due ! Nous voilà au rendez-vous pour vous donner (enfin) de nos nouvelles !

Suite à son formidable succès sur le site www.ActuAnimaux.com, il nous semble tout à faire normal et nécessaire de vous parler de notre vedette Bambou ! (pour ceux qui prennent le train en route, vous trouverez l'histoire de Bambou dans les archives 2011, au 27 septembre !)

Bambou, notre "adorable" ânon-biberon !

C'est fou le nombre de personnes qui me demandent des nouvelles de Bambou, j'ai même des propositions d'adoption, mais je m'empresse de dire qu'il n'est pas question pour l'instant que Bambou nous quitte et encore moins qu'il « me quitte » !

D'abord, il est toujours au biberon malgré son corps d'athlète et sa force de taureau ! Il n'aura 6 mois que le 9 mars, date à laquelle il est censé être sevré mais je crains le pire ! Où vais-je trouver le courage de supprimer les biberons si attendus, si réclamés et si appréciés de nos deux ânons ? Ça risque d'être une opération très compliquée pour laquelle je n'ai pas le moindre courage !
Et pourtant, Dieu sait si je rêve dans ma tête à ce sevrage programmé qui me libérerait un peu de temps pour faire autre chose car ces tétées sont très prenantes et demandent un temps fou, j'avoue que je ne fais plus grand chose d'autre et la situation devient critique !
Enfin, je ne tire pas de plans sur la comète, j'ai déjà, très difficilement, supprimé une tétée, on verra en temps voulu pour le reste !

Je vous disais donc que Bambou était devenu une véritable splendeur, bien plus grand que la moyenne et rond comme une bille ! Son poil épais et soyeux de petit nounours est magnifique, son port de tête, sa démarche. . . . en un mot, une bombe !


Je suis obligée de constater qu'il a été bien nourri et choyé tout au long de ses six premiers mois, démarrage très important de la vie d'un bébé et je m'en félicite. Je crois pouvoir dire que j'ai toujours été là pour lui, le jour, la nuit et que je n'ai compté ni l'argent, ni la fatigue, ni mes quelques moments de découragement devant l'ampleur de la tâche, mais quelle récompense de le voir si beau, si plein d'énergie !

Mais il y a une petite ombre au tableau, Bambou n'est pas du tout le petit ânon reconnaissant, affectueux, câlin ! Ces mots-là, il ne les connaît pas, mais alors pas du tout ! Il est devenu le véritable petit ânon-biberon, mordeur, capricieux, ne connaissant pas du tout la douceur, bousculant tout sur son passage et me faisant devenir chèvre !

 

Bien sûr, il y a une explication à son comportement presque violent, il ne fait pas exception à la majorité de ces petits, élevés par l'humain qui n'ont jamais été briffés par une mère de sang, l'ânesse, et qui à chaque instant cherchent à dominer ! Les mamans humaines, tellement préoccupées par la survie du bébé ne font pas suffisamment preuve d'autorité et ces petites choses dites fragiles, ont très vite compris qu'il leurs faudra peu de temps pour prendre le pouvoir, surtout quand ils n'ont jamais connu leur maman !
Voilà comment Bambou est devenu le pire chenapan que la terre n'ait jamais porté ! ! !
Alors nous faisons avec, j'ai maintenant décidé de gronder, de donner des tapes mais. . . je n'ai encore pas gagné !

N'ayez pas de souci, de toutes les façons, je l'adore, il reste mon bébé d'amour et je lui fais des bisous quand même, en le serrant de toutes mes forces et là, il n'ose plus bouger !
Je pense qu'une castration rapide, dès le printemps, sera bénéfique et que le caractère de ma petite terreur va s'adoucir !

Merci à vous tous et toutes qui avez cliqué sur Actuanimaux et qui avez suivi avec tant de gentillesse les péripéties du sauvetage de Bambou, merci pour l'intérêt que vous avez manifesté à son égard. On a même reçu un colis avec des pots de miel, quel geste délicat !

Bambinou lui a emboîté le pas, il s'est mis à téter à plus de six mois et lui aussi est en train de devenir un beau petit ânon tout rond, quel bonheur !
Je remercie aussi mon équipe qui n'est certes pas étrangère à toutes ces réussites et qui donne son temps sans trop compter non plus.

Il est quand même très beau mon petit diablotin !

 

PS : le pauvre Bambou n'a pas encore ni parrain ni marraine ! Contactez nous et devenez le/la premier(e) à parrainer l'adorable monstre !

Un grand MERCI à tous pour votre fidélité, et à très bientôt pour la suite des nouvelles !


5 mars 2012

!!! RDV SAMEDI 24 MARS A NIMES !!!

Bonjour à tous !

D'un seul coup, nous avons « balancé », sans préambule aucun, les nouvelles de notre petit Bambou pour lequel j'avais des demandes à l'infini !
Je comprends votre étonnement et vous dois quelques détails sur les événements qui ont ponctué ces dernières semaines dont certaines ont été une véritable galère !

Grand froid !

Oui, notre région, bien connue pour la douceur de son climat, n'a pas échappé à la vague de froid sibérien, et, si nous n'avons pas eu de neige, nous avons été gâtés pour le vent et les températures négatives jusqu'à moins quinze ! Eole s'est défoulé en soufflant à plus de 110 à l'heure et avec le froid glacial, je vous laisse imaginer la température « ressentie » ! Certaines barrières sont tombées mais le pire c'est notre beau portique « HAPPY HORSE RANCH » qui a été terrassé et nous avons remercié le ciel de nous avoir protégé d'un accident, incroyable !

Notre beau portique s'est effondré ! Fort heureusement, il n'y avait personne dessous à ce moment-là !


C'était insupportable mais le pire c'est, dans ces cas là, le gel qui obstrue toutes les conduites et tuyaux et plus aucun cheval ni autre animal ne pouvait se désaltérer.
Il a donc fallu commencer un difficile et pénible périple de distribution d'eau avec citerne et bidons pour donner l'eau à chacun au seau, sachant que le précieux breuvage gelait à mesure !

Des stalactites impressionnants se forment à mesure sous les voitures ! Inimaginable !

 

Le premier jour, il n'y avait de l'eau nulle part sauf dans ma salle de bain car nous avions laissé couler le robinet toute la nuit et ce fut le défilé de bidons dans ma baignoire une bonne partie de la journée !
Le lendemain, Jean-Claude a pu tirer un tuyau dans l'allée des box et pendant 14 jours, les véhicules chargés d'eau n'ont pas arrêté de sillonner les chemins pour que nos petits ne souffrent pas trop.

On remplit les bidons et la citerne pour pouvoir distribuer de l'eau à tout notre petit monde ! D'énormes blocs de glaces dans les bacs d'eau des chevaux !

 

Bien emmitouflés, Camille, Franck, Jean-Claude et Jean-Pierre se sont donnés à fond, mais à mesure que les jours passaient, je sentais bien le découragement s'installer car on ne savait pas quand tout cela allait s'arrêter.
C'était si pénible que l'on ne pouvait envisager de pouvoir tenir très longtemps, non seulement pour les humains mais aussi pour les animaux que nous étions obligés de rationner malgré notre bonne volonté et le service qui était assuré chaque jour jusqu'à la nuit.
Même dans les écuries, plus aucune goutte, les abreuvoirs étaient des blocs de glace et, avec Zoé nous essayions de ravitailler chaque box au maximum. Zoé a porté les bidons à la brouette dans les parcs autour des écuries, on se serait cru au 18ème siècle !

Enfin, au quinzième jour, le dégel s'est amorcé, certains tuyaux ont dégelé, nous avions de l'eau à quelques robinets mais c'est avec horreur que nous avons commencé à évaluer les dégâts ! 
On ne comptait plus les fuites, de véritables geysers fusaient de tous les côtés et Jean-Claude ne savait plus où donner de la tête ! Les vannes, les robinets, les tuyaux et aussi certains abreuvoirs avaient éclaté et il a fallu, d'un seul coup incorporer un budget « réparations » à nos finances déjà bien malades !
On s'en souviendra de février surtout que l'hiver avait été jusque là d'une douceur incroyable  dont nous ne nous plaignions pas !

Enfin, nous pouvons parler à l'imparfait et très vite, en quelques jours seulement, nous sommes passés de moins quinze à plus vingts degrés et recommencer à manger dehors ! C'est une histoire de fou !
L'important c'est que les animaux s'en soient sortis indemne, nous avons eu très peur pour Pilou qui nous a fait une grosse frayeur en ne pouvant plus du tout se lever. Il faut expliquer que c'est un cheval ataxique qui vit son ataxie depuis 19 ans et qui est encore debout et bien vivant malgré ses 26 ans. Bien que rentré au box, ses membres désarticulés paralysés par le froid avaient du mal à fonctionner malgré notre aide et les piqûres, j'avoue qu'au bout d'une quinzaine d'heures je me suis mise à craindre le pire. La véto, débordée n'a pu venir qu'à 21 heures juste quand Pilou décidait de se mettre debout, ouf !
Je précise que nous étions au dernier jour de gel et que le circuit d'eau donnait des signes de re-départ par des glou-glou de bon augure ! L'abreuvoir de Pilou s'est mis à déborder abondamment et, le temps de couper l'eau, a commencé à inonder le box. Notre Pilou n'a pas apprécié l'eau qui commençait à bien mouiller sa litière et s'est levé d'un bond, d'un seul, vacillant sur ses jambes mais bien debout ! Ouf !
Il faut quand même noter que ce cheval est en train de battre des records de longévité sachant que les chevaux ataxiques (ou wobler) ne vivent pas très longtemps, l'âge avancé étant déjà l'ennemi des articulations. Je précise que Pilou a atteint un degré maximum d'ataxie depuis de longues années, il marche en tricotant, mais il se tient bien même si on croit toujours qu'il va tomber, il est étonnant.

Quant à Bambinou, il va très bien, il a aussi fait un tabac sur Actuanimaux et a été parrainé en à peine trois jours ! Je vous donnerai plus de détails sur sa petite vie d'ânon gâté dans un prochain billet. Bambinou, on aurait pu l'appeler MIRACLE ! ! !

Bibinou et sa Maman ; petit câlin au soleil !

 

Voilà les quelques nouvelles fraîches, l'hiver n'est pas fini et peut encore nous réserver des surprises, il y a deux ans il était tombé 30 centimètres de neige en mars et nous avions eu de gros dégâts !
Je me permets de vous rappeler que nos finances sont précaires et que votre cotisation 2012 sera la bienvenue. Je remercie nos adhérents qui se sont déjà mis à jour et ceux qui vont bientôt le faire. Comme d'habitude, je suis en retard pour les courriers mais j'ai commencé malgré tout et vous recevrez vos reçus en temps et en heure, je sais que vous me pardonnez.

Nouveaux abris 2012, suite !

Pour les abris, vous comprenez que les intempéries nous ont sérieusement retardés mais Jean-Claude et ses aides mettent les bouchées doubles ces jours pour essayer d'en terminer encore quelques-uns avant les grosses pluies que nous attendons avec impatience. Il faut savoir que depuis quatre mois, nous n'avons pas eu une goutte d'eau et notre environnement souffre énormément. Des vents violents, beaucoup de soleil, un gel inhabituel, autant de facteurs qui n'ont pas ménagé dame nature !

Mais pour l'heure, il nous faut vous mettre au courant des derniers abris mis en place depuis notre dernière mise à jour (décembre 2011).

Il y a déjà plusieurs semaines, Pipan et Diabo ont pu s'installer dans leurs nouveaux appartements ! Ils s'y sont très rapidement habitués et semblent ravis de manger à l'abri du vent.

Diabo (le gris) et Pipan (le bai) se sentent bien chez eux !

 

Le quatrième abri monté (le plus grand) est également terminé, et habité ! Nos cinq juments, Kéréza, Rhéza, Quiara, Tagora et Mathilda, ne le quittent plus !

 

Sans prendre la peine de se reposer quelques jours, Jean-Claude (avec l'aide de son ami Charly) s'est alors lancé dans la construction du petit abri destiné à notre poney Pirlouit.

En quelques jours à peine, l'abri prend forme !

 

Et le petit Pirlouit est ravi d'avoir sa maison rien qu'à lui !

 

A la suite, c'est l'abri pour nos poneys Flam et Tarzan qui est construit en quelques jours seulement ! Un travail incroyable !

 

Les derniers blocs de glace sont à peine fondus et les nombreuses fuites sont réparées, et voilà que les construction reprennent de plus belle ! Ce nouvel abri est destiné à Merveilleux et Ribord. Il est à ce jour terminé, la dalle est coulée. D'ici quelques jours, elle sera sèche et les chevaux pourront s'installer !

 

De même pour le 8ème et dernier abri construit (pour l'instant, puisqu'il nous en reste encore !). Epice, Falcor et Loca pourront très bientôt profiter de leur nouveaux appartements !!!

 

 

Il nous reste encore bon nombre d'événements dont nous ne vous avons pas encore parlé, mais chaque chose en son temps ! Nous vous donnons donc rendez-vous très bientôt, et surtout à Nimes le 24 mars !

Un grand merci pour votre fidélité.

Paula LOÏS.

27 mars 2012

Un grand bonjour !

Comme nous vous en aviez parlé il y a quelques semaines, samedi avait lieu à Nimes une grande manifestation, dans le cadre de la campagne présidentielle, afin de "donner une voix à ceux qui n'en ont pas", c'est-à-dire nos amis les animaux.

En tête du cortège avait été disposée une banderole où l'on pouvait lire : "Nos voix pour les animaux". Les manifestants avaient été appelés à se vêtir de noir et nombre d'entre eux portaient un tee-shirt de cette couleur sur lequel était inscrit en blanc "ma voix pour les animaux".

 

 

Nous avons été ravis de constater que vous avez été nombreux à vous mobiliser, puisque près de 1 500 personnes, selon la préfecture, 3 000 selon les organisateurs ont formé le cortège.

Ce dernier s'est ébranlé de lagare avant de contourner le centre-ville par les boulevards, on pouvait également voir des comédiens déguisés en lapin ou en grenouille montés sur échasses ou encore ayant enfilé des masques, grandeur nature, de têtes de taureaux.

 

 

 

Bien entendu, l'association C.H.E.V.A.L. était présente en nombre, ainsi que plusieurs dizaines d'autres associations ( SPA, Alliance Anti-Corrida, Fondation Brigitte Bardot, O.A.B.A, Assistance aux animaux...etc).

L'association C.H.E.V.A.L.
Alain & Paula. Catherine, Paula, Sandra et Marie-Françoise. Pascale, Annick, Franck, Camille et Alain.

 

Un grand merci tout particulièrement à notre amie Catherine venue spécialement de Bretagne pour se joindre à la manif !

Notre but est de faire changer les mentalités, et faire en sorte que les politiques réagissent et s'engagent d'avantage dans la protection des animaux.

- Abolition de la corrida

- Interdiction du gavage des canards et des oies destinés au foie gras

- Interdiction de la fourrure et de l'élevage intensif

- Etourdissement préalable lors de l'abattage rituel

- Utilisation de méthode alternative afin de supprimer l'expérimentation animale

- Lutte contre les abandons d'animaux de compagnie

- Interdiction de la chasse-à-cour (et de la chasse tout court !!!)

- etc...etc !!!

 

Nous sommes bien conscients que nos combats sont multiples et qu'il faudra du temps, mais de plus en plus de gens se mobilisent alors continuons !

Un grand merci à vous tous !

A très bientôt pour des nouvelles du refuge.

15 avril 2012

Deux nouvelles pensionnaires !

Dans le courant du mois de mars, la SPA de Nîmes m'a demandé conseil pour une jument récupérée alors qu'elle était en divagation après avoir subi des maltraitances de la part d'un gitan chez qui elle était hébergée.

La jument, boiteuse de surcroît, était très amaigrie, elle ne mangeait visiblement pas à sa faim et s'échappait régulièrement. Le gitan, qui avait acheté l'animal avec un chèque sans provision, n'avait pas fait les démarches pour mettre les papiers à son nom (coût de l'opération 40 € !) et l'identification par la puce électronique était restée au nom de l'ancien propriétaire.
De ce fait, lorsque la SPA pensait pouvoir garder la jument c'est le propriétaire d'origine qui s'est manifesté en criant au vol !

Je me dois de vous préciser que la jument n'a aucune valeur marchande, sinon, malheureusement celle du couteau ! Elle est âgée, de bien plus de 20 ans et elle boite très fort d'un postérieur allant jusqu'à « harper » à chaque pas, c'est à dire lever très haut sa jambe pour éviter qu'elle ne se bloque.
Donc, il semble que l'important est de lui donner une retraite décente, sans essayer de faire du commerce jusqu'au dernier moment.
Mais à priori, ce n'était pas l'avis du propriétaire qui voulait à tout prix récupérer le pauvre animal.

 

En attendant, MAYA avait été mise en pension dans un centre équestre très provisoirement car la directrice n'était pas en mesure de la garder.

Finalement les choses ont l'air de vouloir se régler et la SPA est en pourparlers avec la fille du propriétaire qui devrait finir par leur céder.
Il fallait de toutes façons trouver un lieu d'accueil pour MAYA et il m'était très difficile de refuser à la SPA, la notion d'entraide primant sur le fait de notre surcharge.

Jolie Maya.

 

Voilà comment nous avons « hérité » de MAYA pour le meilleur et pour le pire ! Quand je dis « le pire » c'est que notre petite protégée est croisée avec un castor et que, dès le premier jour, elle s'est mise à ronger les écorces des arbres ! Les chevaux qui détruisent les arbres sont de véritables fléaux, ils peuvent en tuer un nombre considérable en quelques semaines ! Mais c'était sans compter sur la vigilance de Camille qui, dès le surlendemain, l'a changé de parc, privilégiant un enclos sans arbre (mais avec un abri ! La vilaine ne perd rien au change !!! )

Le grain, c'est quand même meilleur que les arbres, vilaine !!!


Depuis, la belle a pris ses repaires, montrant à qui de droit son caractère dominant ! Elle a bon appétit et coulent des jours paisibles au refuge.

 

Et puis il y a eu FLORETTE, adorable ânesse de petite taille de 20 ans dont la propriétaire, très âgée, ne savait plus quoi faire, n'étant plus en santé pour s'en occuper.


Déjà, l'an dernier, cette mamie m'avait sollicitée et je lui avais promis de l'accepter cette année 2012 alors chose promise chose due et c'est comme ça que FLORETTE est allée rejoindre Léon et Flora, arrivés l'an dernier.

Léon s'approche timidement de sa nouvelle compagne !


C'est une vraie petite puce, elle ne prend pas de place et compense sa petite taille par un caractère bien trempé lui permettant de se faire respecter !

Après seulement quelques jours ensemble, nos trois compères mangent tous ensemble sous l'abri !

 

Nous commençons à être très bien achalandés en matière d'ânes, nous en avons 8 à ce jour ! (sans oublier Bounty, le redoutable mulet ! )

 

" Il vous faut savoir que chaque jour, je reçois 2 à 3 coups de fils, parfois plus, de la part de gens me demandant d'accueillir leur animal au refuge (cheval, âne, poneys, chats, chiens...etc) car, pour une raison ou une autre, ils ne peuvent plus le garder. Notre situation financière et l'effectif réduit de personnel m'empêchent bien évidemment d'accepter toutes ces demandes, d'autant plus que notre domaine, si grand soit-il, ne peut pas accueillir un nombre infini d'animaux tout en assurant leur bien-être, leur confort et leur sécurité ! Il est en effet bien logique que si nous utilisions la totalité du domaine (80 hectares), nous ne pourrions pas avoir tous les chevaux sous les yeux à tout moment. Mais c'est à chaque fois un refus difficile et inquiétant car cela condamne parfois l'animal. Qui sait ce que le propriétaire va en faire, s'il ne peut pas le placer ?... " Paula LOIS.

Pauvre Jaja !

Jaja, c'est le petit nom de coeur de notre Jasmin, vous souvenez-vous ? Nous l'avions racheté aux Haras d'Aurillac pour le sauver de la boucherie ainsi que 2 autres lourds, Justin et Gigolo (voir les archives 2006), le 15 octobre 2006. Jasmin n'était pas en bon état, surtout au niveau deses pieds. Il avait un crapaud sous le pied, maladie presque impossible à guérir, mais à force de patience et de soins, j'étais très fière de pouvoir dire que ce crapaud avait disparu !
Le cheval a depuis, toujours gardé des pieds très fragiles, sujets aux abcès à répétition, avec une corne de mauvaise qualité.

Régulièrement, Jasmin faisait l'hiver des séjours au box pour cause de soins des pieds et cette année, ce fut le pompon ! Une boiterie s'est installée au niveau de l'antérieur gauche et le maréchal avait du mal à faire un diagnostic précis. Nous l'avons donc soigné pour un éventuel abcès, le rentrant au box à nouveau et attendant patiemment que l'abcès perce, mais en vain, la boiterie devenait de moins en moins supportable, Jaja ne posait plus le pied par-terre !

Lors d'une nouvelle séance, il a fallu à nouveau gratter, gratter, de plus en plus profond et le maréchal a finalement trouver une fourmilière, très loin, étant obligé de délabrer un maximum le sabot pour ne rien laisser de suspect qui pourrait repartir de plus belle.

Au final, il a fallu ferrer et la paroi s'est trouvée amoindrie laissant voir un trou béant.


Pauvre Jaja, on repartait pour des douches et soins quotidiens et malgré ce, Jaja boitait de plus en plus ! J'avoue que j'ai eu très peur, au vu de la boiterie, j'ai crains une ostéomyélite (infection de l'os) et j'ai préféré faire des radios pour me rassurer.

Jasmin très sage pendant la radio avec Paula et Cécile, notre vétérinaire.


La vétérinaire est donc venue faire quelques clichés et, dès le lendemain elle m'envoyait un message pour m'assurer que l'os était sain ! Ouf, soulagement général, nous repartions avec toutes les chances en main, surtout celle de voir notre Jaja guérir ! Il faut dire que ce gros, ce très gros, est un amour de cheval, il a tout pour lui, il est gentil, câlin, et ici tout le monde l'adore !

L'avantage d'être blessé et contraint à rester en box, c'est qu'on a le droit à certains privilèges ! Comme quelques heures par jour en liberté dans le refuge, à brouter l'herbe riche du printemps !
Léon, le paon, tente d'approcher le groooos Jasmin ! Gros mais tellement adorable !

 

Nous sommes sur la bonne voie, chaque jour c'est Camille qui s'en occupe et nous notons une amélioration très nette. Il faudra encore du temps pour que la paroi se reconstruise et qu'il puisse sortir à nouveau avec ses copains mais nous tenons le bon bout et tous les espoirs de guérison sont permis.

Un amour de cheval ! On les voudrait tous comme lui !

 

Vanda nous fait une grosse peur !

Le jeudi 29 mars au matin, Camille, en faisant la tournée générale, s'aperçoit que Vanda n'est pas bien du tout. Elle m'appelle et je lui demande de la ramener aux écuries pour pouvoir faire un examen clinique un peu approfondi.
Aussitôt dit, aussitôt fait, je vois arriver ma Vanda mouchant très fort des glaires mélangés à des substances alimentaires. En regardant de près, il m'a été facile de poser un diagnostic, je me suis tout de suite aperçue qu'elle faisait une obstruction oesophagienne, commencée certainement dès la veille au soir, après le repas. Donc, une grande partie de la nuit ma pauvre Vanda avait galéré pour se maintenir et l'examen clinique était assez alarmant : de vilaines muqueuses, un cardiaque très haut, un transit intestinal inexistant, autant de symptômes inquiétants qui me faisaient craindre pour sa vie. J'ai donc fait les premiers soins, premières injections, et massage de l'oesophage sans discontinuer essayant de diluer le bouchon, nous relayant les uns les autres dans cet exercice extrêmement fatiguant mais quelquefois, libérateur !

J'ai tout de suite appelé mon cabinet véto, tous étaient très occupés et je savais que nous allions devoir attendre.
Dans la matinée, je n'ai pas quitté Vanda et je sentais qu'à chaque auscultation, son état s'aggravait.
Je disais à l'équipe que, si les vétos ne venaient pas vite, je serai obligée de passer moi-même la sonde oesophagienne, sachant que je préfère toujours que ce soit fait par un praticien mais en l'absence, je me débrouille très bien, j'ai déjà sauvé plusieurs chevaux de cette façon !
Dieu merci, Cécile est arrivée sur le coup de midi et a tout de suite pratiqué cette intervention qui a été salvatrice malgré un temps d'attente qui m'a paru très long, les bons résultats se faisant attendre.
Puis une perfusion a été posée, et nous avons passé 2 outres de 5 litres de sérum glucosé. J'y ai ajouté les antalgiques et anti-inflammatoires et aussi un peu d'énergidex pour lui redonner un petit coup de fouet.

La surveillance a duré jusqu'au soir, je ne l'ai pas quittée sauf pour les biberons des ânons et le soir Vanda allait beaucoup mieux, plus rien ne sortait de son nez, le bouchon avait filé avec les litres d'eau envoyé dans l'oesophage mais il a quand même fallu attendre le lendemain pour que le transit se remette en route.

Tout est rentré dans l'ordre, Vanda a pu rejoindre les siens mais c'est moi qui étais au fond du lit, dans un sale état, avec un méchant virus qui ne m'a encore pas lâché complètement ! ! !
Vanda (à gauche) et sa soeur, Belle, partagent leur part de foin !

 

Vanda, Belle et Gentil-Prince à nouveau réunis profitent de leur immense pré d'herbe !

 

 

Et encore 4 abris supplémentaires !!!

Depuis décembre 2011, le refuge a connu de grands changements puisque ce sont à ce jour 10 abris qui ont été construits avec une rapidité remarquable ! Nous renouvelons d'ailleurs nos félicitations à nos hommes costauds et courageux qui ne se ménagent pas pour qu'un maximum de nos pensionnaires aient un toit sur la tête avant les pluies (urgentes et espérées !!!) du printemps. Sans oublier de remercier, une fois de plus, notre si généreuse donatrice sans qui rien n'aurait été possible. De la part de tous nos pensionnaires abrités désormais, un immense M.E.R.C.I. !!!!

Désormais, 13 chevaux supplémentaires ont un abri, c'est formidable !!

Epice d'un côté, Falcor et Loca de l'autre, se sont installés dans leurs appartements, et ne le quittent quasiment plus !
Epice Falcor & Loca

 

Merveilleux et Ribord semblent aussi beaucoup s'y plaire !

 

Les constructions s'enchaînent, les dalles sont coulées, les parois fixées, les toits installés. Quelques jours de séchage, et les chevaux s'installent ! Rapide et efficace !

L'abri est fini, nous devons attendre quelques jours que la dalle sèche.

 

Cet abri est destiné à Nyassa et Bishara (à gauche) et Saphir, Virago et Jumper (à droite).

 

Puis les hommes se lancent dans la construction de l'abri d'Hidalgo, Bonanza et Ecusson.

On coule la dalle ! Hidalgo fait le curieux !
Le chantier !
Hidalgo, Bonanza et Ecusson dans leur abri.

 

Nous sommes d'autant plus ravis de voir se construire autant d'abris puisqu'il y a quelques jours, nous avons essuyé de violentes pluies (salvatrices et tant attendues après les longs mois de sécheresse !! ). Nous étions si heureux de voir presque tous nos pensionnaires à l'abri ! Il reste encore du travail mais nous espérons que d'ici l'hiver prochain, tous les chevaux du refuge aient un toit sur la tête.

 

Néanmoins, nous n'avons quand même pas à se plaindre de la météo, le soleil est souvent au rendez-vous et les températures se font printanières.

Armelle et Coco !

C'est donc la période idéale pour venir préter main forte au refuge. La semaine dernière, nous avons eu le plaisir d'accueillir Armelle, une parisienne amoureuse des animaux, venue passer quelques jours avec nous. Elle repart aujourd'hui, ravie d'avoir gouté aux joies du travail avec les chevaux, un monde qu'elle connaissait peu. Nos pensionnaires se souviendront bien d'elle, qui a passé beaucoup de temps avec eux, les bras chargés de bonbons aux pommes et carottes ! Tous hénissent lorsqu'ils la voient !

 

Et depuis hier, ce sont Patricia et son amie, parisiennes elles aussi ! , qui se sont jointes à nous, pleines d'entrain et de motivation ! Un grand merci à vous toutes !

Ce sont sur ces bonnes nouvelles que nous clotûrons cette mise à jour bien fournie ! Nous reviendrons très rapidement puisqu'il nous faut vous raconter l'arrivée d'un nouveau pensionnaire (encore !), l'adorable CHOCO. Ce sera pour la prochaine fois !

Merci, encore et encore, de votre fidélité.

A bientôt.

Paula LOÏS.

12 mai 2012

Le temps file à vitesse grand V ! Nous voilà déjà au mois de mai, alors qu'il nous semble qu'hier encore, c'était l'hiver et le froid ! Désormais, place au soleil et aux températures plus qu'agréables. Heureusement, un peu de pluie ces derniers jours ; la terre en a grandement besoin !

Quelques nouvelles de nous ...

Un nouveau pensionnaire !

Depuis quelques temps, chaque semaine ou presque, le refuge s'agrandit puisque nous accueillons de nouveaux pensionnaires ! Si cela représente à chaque fois une surcharge de travail pour l'équipe, c'est aussi une grande satisfaction et un véritable bonheur que d'avoir sorti d'affaire un nouvel équidé souvent en souffrance. Surtout lorsque le cheval en question est un véritable amour qui semble nous remercier à chaque instant de l'avoir libéré de son enfer ! C'est ainsi que j'en viens à vous parler de notre adorable CHOCO.

Le vendredi 6 avril, je me suis rendue sur la commune de Junas (à environ 60 km du refuge) pour voir des chevaux que plusieurs personnes m'avaient signalé.
Après avoir marché une quinzaine de minutes dans la garrigue, je suis arrivée devant un enclos où étaient parqué 4 chevaux, 3 gris de type camarguais et un alezan de type demi-lourd.
Immédiatement, mon regard s'est attardé sur le cheval alezan en grande misère physiologique, maigre jusqu'à la cachexie, le cheval se déplace avec grande difficulté.

 

Son antérieur gauche avec un énorme genou est complètement déformé ne permettant que peu d'appui. Son postérieur gauche présente aussi une grosse déformation et, en regardant de plus près on distingue que le fémur sort de la cavité de la hanche lorsqu'il se déplace, spectacle insupportable !

 

Ce gentil cheval, en demande d'affection est venu, comme il a pu, vers nous et au même instant s'est fait chasséviolemment par deux autres en meilleure santé. Ils l'ont bousculé, mordu à plusieurs reprises et le pauvre animal a été poussé contre le grillage sans aucun ménagement.
Il m'a été facile de comprendre que les deux dominants lui menaient la vie dure et que, aux rares moments de nourrissage il n'avait aucune possibilité de s'alimenter, étant constamment repoussé et malmené par les deux autres.


Je ne comprends pas du tout l'intérêt d'avoir un cheval dans un tel état que l'on laisse sur un terrain sans aucun soin, dans une souffrance palpable, mourant à petit feu. Je doute fort qu'il soit suivi par un cabinet vétérinaire et qu'une nourriture appropriée lui soit apportée. Ce cheval va mourir dans peu de temps et dans des conditions inacceptables, il est absolument au bout et sa vie ne tient qu'à un fil.
Ensuite, son propriétaire l'enterrera, sans avoir recours à l'équarrisseur et, ni vu ni connu, plus personne ne parlera du cheval !

Il m’était insupportable de savoir ce malheureux cheval vivre dans ces conditions une minute de plus !

J'estimais qu'il était indispensable d'intervenir au plus vite ; il ne survivra plus longtemps. Il faut le sortir d'urgence de l'enfer dans lequel il vit depuis déjà beaucoup trop longtemps et je me propose de le prendre en charge, au refuge, pour le soigner et le nourrir correctement pour lui faire profiter d'un peu de douceur pendant les quelques mois, ou nous l'espérons les quelques années, qui lui restent à vivre.

J’ai immédiatement pris contact avec le maire de Junas, qui m’a assurée que j’avais son soutien et qu’il ferait le nécessaire pour une action rapide et déterminante, favorable au sauvetage du cheval. La préfecture elle-même a apputé ma demande et les gendarmes ont aussi été nos partenaires dans l'enlèvement du cheval.

Chose promise, chose due (et je remercie d'ailleurs M. le Maire pour son implication et sa rapidité), et le jeudi 12 avril ce fut la délivrance ; CHOCO est enfin sorti de son enfer et arrive au refuge en fin d'après-midi. Il faut avouer que pour moi c'est un grand soulagement car, depuis ce vendredi 6, date à laquelle je me suis rendue à cette enquête, je ne pensais plus qu'à lui.

CHOCO est enfin au refuge.

 

Il a merveilleusement voyagé, passant son temps à manger le foin dans le filet, il a été incroyablement sage et n'a même pas henni lorsqu'il a quitté ses congénères.

 

CHOCO est installé dans un box confortable ; il est nourri et abreuvé, et déjà son regard a changé. Il comprend que désormais, tout ira mieux pour lui.

 

Voilà maintenant près d'un mois que CHOCO vit avec nous au refuge. Malgré ses jambes déformés, il se déplace plutôt bien et sans souffrance, il a le moral au plus haut et nous avons tous craqué pour lui tellement il est doux et gentil ! Nous le laissons chaque jour libre dans le refuge pour qu'il profite de l'herbe riche du printemps. A l'heure de la distribution de nourriture, il rentre tout seul dans son box et attend ! Il aime qu'on s'occupe de lui, qu'on le brosse et le câline pendant des heures ! Nous voulons lui offrir la vie la plus confortable possible, ce qu'il n'a jamais connu jusque-là !

 

Il nous faut préciser que l'âge avancé de CHOCO (environ 30 ans) n'est en rien une excuse ou une explication à son état. Un cheval peut sans aucun problème atteindre 35 ans et plus tout en restant rond, s'il reçoit la nourriture et les soins dont il a besoin.

CHOCO vient d'arriver au refuge ; il découvre l'herbe avec plaisir ! Maigre jusqu'à la cachexie, notre pauvre garçon.

 

L'histoire ne s'arrête pas là puisqu'un troisième cheval gris, âgé lui aussi, commence à être en mauvais état dans le groupe de Junas. Le temps de la visite, il n'a pas levé la tête, mangeant les crottins secs qui jonchaient le sol. Il est maigre, très ensellé et il souffre aussi de malnutrition. A priori, le propriétaire de ces chevaux ne fait plus aucun cas de ses animaux lorsqu'ils sont vieillissants et qu'ils demandent des soins appropriés à leur âge. Affaire à suivre...

Maigre, très ensellé, les pieds ne sont pas entretenus, ce pauvre cheval fait peine à voir. Sans parler de son environnement ; c'est une décharge !

 

 

Notre arche reconstruite !

Au début du mois de mars, nous vous annoncions que notre beau portique s'était effondré suite à de très violentes rafales de vent ! Fort heureusement, il n'y a eu aucune conséquence dramatique à cet accident, mais nous étions quand même bien déçus de ne plus avoir notre belle arche " HAPPY HORSE RANCH ". C'était un vide à l'entrée du refuge !

C'est pourquoi, quelques semaines plus tard, nous décidons de la reconstruire plus solidement. De très gros poteaux de bois sont achetés, puis c'est un difficile travail d'assemblage puisque chaque morceau est considérablement lourd ! Notre tractopelle et la dextérité de Jean-Claude nous est alors indispensable !

En quelques jours, l'arche est prête à être installée. Merci les garçons !

 

L'ensemble est maintenu à la verticale par plusieurs poteaux de bois, les plots de bétons sont coulés. Il ne reste plus qu'à attendre une dizaine de jours de séchage, et nous aurons à nouveau notre superbe portique, qui ne risque plus de s'effondrer !

Bienvenue au Happy Horse Ranch !!!

 

C'est en vous remerciant une fois de plus pour votre fidélité et votre soutien que nous vous disons à très bientôt.

14 mai 2012

" Mes chers adhérents, je ne sais pas si vous êtes de mon avis, mais pour ma part, je considère que payer ses impôts en temps et en heure est un acte civique tout à fait normal et, mon mari et moi, nous en acquittons chaque année sans empressement !

Par contre, chez bon nombre de mes adhérents, je note une véritable course pour s'acquitter de leurs impôt avec tant d'avance qu'il m'est de plus en plus difficile d'arriver à temps avec le reçu, sachant que ce dernier vous permettra de déduire de vos impôts, 66 % du montant du don.

Alors mes amis, ne vous précipitez pas pour envoyer votre déclaration, vous avez jusqu'au 31 mai, le cachet de la poste faisant foi, et fin juin pour les internautes !

Je sais que je suis en retard et vous en demande pardon, mais tout arrivera à temps, la plupart des reçus sont prêts, il me reste à ajouter les lettres. Je poste, en ce moment des dizaines de courriers chaque jour malgré les occupations inhérentes au refuge.

Merci de votre patience, le facteur va bientôt arriver ! "

Paula LOÏS

17 mai 2012

MANIFESTATION ANTI-CORRIDA,

DIMANCHE 20 MAI - 10H00 A ALES

Dans notre région, le grand week-end de l'Ascension est une période douloureuse pour tous les défenseurs des animaux. En effet, la Feria d'Alès battra son plein du 17 au 20 mai, et malheureusement qui dit Feria dit corrida... Cette année encore, une quinzaine de taureaux vont être combattus et massacrés dans les arènes, sous les applaudissements d'un public euphorique. Et on ose encore appeler ça de l'Art !

Cette année, notre révolte face à ce "spectacle" est d'autant plus exacerbée du fait de la présence du rejoneador (toréador à cheval sans protection) Rui Fernandez, programmé pour une corrida équestre le dimanche 20 mai à 11h. Or ce dernier fait depuis quelques temps beaucoup parler de lui (et pas en bien ! ) dans les rangs des anti-corridas.

Le 29 avril à Séville, Xelim, un cheval de Rui Fernandez, a dû être euthanasié après avoir été éventré par les cornes d'un taureau.

 

Rui Fernandez est un rejoneador, un cavalier qui combat le taureau avec un javelot de bois. Leurs chevaux, qui ne sont pas protégés, frôlent bien souvent les cornes du taureau. Dimanche 29 avril, sa monture Xelim a chuté avant d'être chargé par le taureau qui l'a éventré.

Peut-on vraiment, humainement parlant, appeler ça un Art ?!

 

Le cheval s'est relevé avant de partir au galop avec ses viscères qu'il trainait derrière lui. Sans montrer une quelconque marque d'émotion, Fernandez a réclamé un autre cheval afin de pouvoir finir son oeuvre de mort face au taureau.

Ces accidents ne sont pas rares mais ils ne sont que la partie visible de l'iceberg. De nombreux chevaux sont accidentés pendant les 4 ans que dure leur formation, loin des yeux du public.

Afin d'évoquer publiquement notre indignation, j'ai écrit un article paru dans le journal LE MIDI LIBRE le 6 mai dernier, mettant en exergue notre désaprobation à la venue de Rui Fernandez à Alès. Cet article a défrayé la chronique pendant plusieurs jours ; plus de 300 commentaires sur le site du journal en question ! A sa suite, le maire d'Alès, M. ROUSTAN, a demandé au délégataire des arènes, détenant les pleins pouvoirs, d'annuler la corrida équestre de Fernandez ; il est allé jusqu'à annoncer, lors d'une interview sur France3 quelques jours plus tard, qu'en cas de refus, il romperait le contrat avec le prestataire des arènes pour les trois années à venir !

Quoi qu'il en soit, en hommage à Xelim, mobilisons-nous contre la venue de Rui Fernandez à Alès. Ce sera une manifestation silencieuse et pacifique ; nos affiches exprimeront notre révolte mieux que les mots et les injures. Si vous avez des t-shirt Anti-Corrida, surtout mettez-les, ils parlent aussi pour nous !

Le rendez-vous est fixé sur le petit espace vert du monument de La Chadenède, avenue Carnot au bord du Gardon, à 300 m des arènes du Tempéras à 10h00, puis nous nous dirigerons vers les Arènes, si autorisation nous est donnée. Dans le cas contraire, nous ferons un tour de ville en pleine féria.

Plan d'accès

Lieu de rendez-vous

 

En tant qu'organisateurs, l'Association C.H.E.V.A.L. sera bien évidemment présente en nombre, ainsi que l'Alliance Anti-Corrida présidée par Mme Claire STAROZINSKI et d'autres associations de protection animale et anti-corrida. Nous comptons sur vous tous pour dire notre rejet de ces traditions d'un autre âge qui ne sont pas les nôtres. Il ne faut pas oublier qu'Alès (ayant pour nom complet Alès-en-Cévennes, est plutôt le berceau du protestantisme plutôt que de la corrida ! ), ce n'est absolument pas une ville de tradition taurine (contrairement à Nîmes) et il est incompréhensible que cet ignoble "spectacle" soit maintenu ici ! Agissons pour l'arrêt des tortures infligées aux chevaux et aux taureaux dans l'arène dans le seul but de distraire une minorité sanguinaire. Nous espérons y être le plus nombreux possible pour exprimer notre révolte. Il est primordial que tous les manifestants s'engagent à ne pas répondre aux éventuelles provocations des "afficionados" afin d'éviter tout conflits physiques ; ces derniers ayant en retour prévu une contre-manifestation.

A dimanche ! Nous comptons sur vous !

27 mai 2012

Chronique d'une mort annoncée...

La semaine dernière, nous vous avions donné rendez-vous à Alès pour une manifestation pacifique contre la corrida et plus particulièrement en hommage à Xelim, l'une des montures du rejoneador Rui Fernandez, mort à Séville le 29 avril dernier, éventré par un taureau. C'est sous une pluie battante que quelques 200 manifestants se sont retrouvés, arborant les t-shirt de l'Anti-Corrida et des pancartes à la main. Etant donné l'impressionnant cordon de police et les barrières municipales barrant un bon nombres de rues, nous n'avons pas pu accéder à l'endroit de notre rendez-vous. Certes nous n'étions pas très nombreux, mais néanmoins très motivés, nous avons beaucoup dérangé les quelques afficionados venus assister au massacre malgré la pluie ! Ces derniers ne se gênaient pas pour nous provoquer, mais nous avons fait le maximum pour ne pas y répondre ni violemment ni vulgairement (c'est parfois bien difficile !!!).

Plusieurs associations de protection animale et de lutte contre la corrida étaient représentées.

 

Le plus choquant a été de voir des parents emmenés leur jeunes enfants (moins de 10 ans) dans les arènes, et même une jeune femme portant dans ses bras un nourrisson de quelques mois ! Comment peut-on concevoir de montrer ce "spectacle" à de si jeunes enfants ?!

Finalement, les éléments déchainés nous ont porté chance puisque la corrida équestre du dimanche matin a été annulée, pour notre plus grand bonheur, sachant que c'était notre but premier !

Trempés mais heureux, l'équipe de l'Association C.H.E.V.A.L, bien évidemment présente en nombre, a pu rentrer au refuge.

 

Très dure journée de stress, d'émotion et aussi de déception. Dans la fin d'après-midi, la pluie s'est calmée, la corrida a été remise à l'affiche, ainsi que le sordide concours de picadors, et encore quelques taureaux ont été torturés à mort, quelle angoisse tout au long du jour !
Je suis aussi persuadée que nous aurions pu être plus nombreux, j'avoue avoir espérer plus de monde, merci à ceux qui ont fait le déplacement, de loin quelquefois.

Toutefois, j'estime qu'à pas en avant a été fait car, sous la pression et craignant pour l'ordre public, M. ROUSTAN, Maire d'Alès, a demandé au délégataire des arènes de déprogrammer le fameux torrero, c'est une grande première ! Ce dernier, farouchement pro-corrida et souverain dans la programmation, a refusé catégoriquement. Le Maire d'Alès lui a rétorqué que son refus lui coûterait la rupture du contrat dans les mois suivants. Je précise, connaissant personnellement M. ROUSTAN, que ce dernier n'aime pas du tout la corrida mais qu'il se plie bon gré mal gré à la demande de Maître Gilles, avocat au barreau d'Alès et 3ème adjoint au maire qui est à l'origine de la remise de route de la corrida à Alès alors que la ville était tombée sous la coup de l'interruption. A mon avis, je pense que nous pouvons remercier M. ROUSTAN d'avoir eu le courage de monter au créneau dans une ville où la pression taurine est importante.

Ces derniers temps, c'est avec une grande joie que nous constatons que les journaux tels que " 20 MINUTES", "LIBERATION " (pro-corrida jusqu'alors) et "LE POINT" titrent " l'avenir des corridas menaçé en France comme en Espagne ". Je ne regrette qu'une seule chose est que dans ces articles, la corrida ne soit pas attaquée en tant que spectacle cruel mais sur les déficits financiers.

De toute façon, l'important, c'est que ça s'arrête un jour !

 

Nyassa, rescapée !

Nous vous avions présenté Nyassa et sa moitié, la jolie Bishara, lorsque nous les avions accueillis au refuge en juillet 2011. Les deux juments très typées pur-sang égyptienne ne nous avaient jusqu'alors posé aucun problème, au contraire elles sont adorables et très agréables à vivre.

Nyassa et Bishara cet hiver, rondes et en pleine forme !

 

Nous sommes le lundi 13 mai. Lors de la distribution de nourriture du soir, nous découvrons Nyassa extrêmement énervée, elle galope dans son parc, se laisse tomber violemment, se roule, se relève et repart violemment. Son comportement n'est absolument pas normal ; il y a un problème ! Dès qu'elle voit le licol, elle trotte immédiatement vers Camille, comme si elle nous disait "aidez-moi" ! Nous l'emmenons aux écuries pour l'examiner. Il faut que quelqu'un reste avec Bishara, très stressée par la séparation avec sa copine et qui menace de casser la cloture au risque de se blesser. Depuis des années, les deux juments ne se sont jamais quittées ! Au bout de plusieurs minutes de galopades effrénés (malgré son ataxie !) et d'hennissements de panique, elle finit par se calmer et va manger sa ration.

Pour Nyassa, le verdict est clair : il n'y a aucun transit instestinal ; la jument est en colique. Piqûres et marche en longe, mais Nyassa est également très agitée. Nous la mettons en box, mais nous devons fermer le volet car elle menace de sauter la porte ! Le lendemain matin, nous trouvons avec plaisir un petit crottin dans son box, mais au stétoscope, le transit n'est pas vraiment reparti. Nous continuons les soins et la marchons le plus possible. Le vétérinaire vient en début d'après-midi, il ne découvre rien d'alarmant, le transit repart. Nous pouvons lui donner à manger en fin d'après-midi.

La belle a bien maigri après quelques jours à jeûn, mais elle grossira vite !

 

Pendant les 3 jours suivants, elle reste en box et sous surveillance, chaque crottin nous rassure ! Dès que tout est revenu à la normal, Nyassa peut enfin retourner dans son parc.

Ravie de retrouver sa liberté et surtout sa copine !

 

Quick s'en est allée...

Le samedi 26 mai, notre Quick, jument de 36 ans, s'en est allée sur l'autre rive, après 5 jours de galère pour elle et pour nous et des soins intensifs. Son grand âge ne nous a pas permis de la sauver, son courage nous a ému, nous sommes consternés.

Jeudi dernier, lors de la tournée quotidienne du matin, Camille découvre Quick couchée dans son parc, la mine triste, très abattue. La belle se regarde sans cesse les flancs ; aucun doute, elle est en colique. Depuis quelques jours, les pluies s'abattent sur le refuge, la température a bien baissé et nos vieux chevaux ont du mal à s'accomoder à ces changements si brutaux. Il faut savoir que les coliques chez les chevaux ne sont pas forcément dû à l'alimentation ; les changements de temps, le stress, l'humidité peuvent également en être la cause.

Immédiatement, les premiers soins sont administrés à Quick ; piqures d'anti-spasmodique et anti-douleur. Au premier abord, ça ne semble pas très grave, déjà le transit intestinal repart très fort. Nous gardons Quick a jeûn et la surveillons pendant la journée. Le soir, elle va bien, ses muqueuses sont bien rosées, nous lui donnons une toute petite ration avec beaucoup de son (idéal pour le transit), elle mange, son oeil pétille, elle a retrouvé son fameux caractère que nous lui connaissons bien ! Nous sommes rassuré.

Le lendemain matin, elle est à nouveau couchée. Elle se roule, se regarde les flancs, elle est très agitée et semble en souffrance. Nous l'emmenons aux écuries bon gré mal gré, elle ne veut pas quitter son parc ! Une fois en box, de nouveau quelques piqures. Le cardiaque est très rapide, et il n'y a plus aucun transit. Elle est sous surveillance constante, on guette et espère un crottin, je lui fais un examen clinique très régulièrement et nous la marchons à tour de rôle. Le soir, il n'y a toujours aucune amélioration, nous appelons la véto. Le lendemain, notre vétérinaire est là. La jument reçoit 5 litres d'huile de parafine par sonde oesophagienne, mais la fouille rectale est impossible ; l'intestin est descendu jusque dans le bassin. Ce n'est pas bon signe, mais la jument ne souffre pas d'avantage.

La perfusion est mise en place, deux poches de ringer dans l'après-midi, et encore 2 poches le soir. Quick est très sage, elle ne bouge pas une oreille !

 

Nous observons malheureusement que très peu d'amélioration, Quick nous impressionne par son courage, elle ne se couche jamais, et hennit dès que nous sommes loin d'elle.

Très câline, nous restons avec elle le plus souvent possible malgré le travail quotidien obligatoire.

 

Nous sommes samedi matin, il n'y a aucun changement pour notre Quick, le cardiaque reste au plus haut et toujours aucun crottin. En dernier espoir, nous la chargeons dans le van et partons faire quelques kilomètres. Les secousses du transport sont parfois efficaces pour relancer le transit intestinal ; plus d'un cheval a été sauvé de cette manière ! Mais les mouvements n'y font rien, Quick semble à bout de force, elle peine à tenir debout et se sert contre Camille, restée avec elle dans le van. Inutile d'insister, nous rentrons au refuge, terriblement déçus.

Quick tousse beaucoup, de la mousse blanchâtre coule abondamment de ses naseaux, l'oedeme pulmonaire était à craindre.

 

Il nous faut prendre une décision ; Quick est une très vieille jument, nous lui avons offert de nombreuses années supplémentaires au refuge et il est absolument inutile et inconcevable de la laisser souffrir d'avantage. Nous appelons votre vétérinaire qui ne s'oppose pas à notre décision de l'endormir ; cela semble le plus raisonnable.

En attendant sa venue, nous laissons alors notre courageuse Mamie brouter quelques brins d'herbe ; elle n'a pas grand appétit mais semble profiter des rayons du soleil. Nous sommes très présents autour d'elle, elle a l'air résignée. Quelques minutes plus tard, notre Quick s'est endormie calmement ; elle n'a pas lutté contre l'injection, preuve que son coeur et tout son organisme était bien fatigué.

La dernière photo de notre Quick, toujours jolie malgré ses 36 ans !

Elle était arrivée au refuge à 20 ans avec la peau sur les os, accompagnée de 2 autres chevaux. Il faut savoir que lorsque je suis partie chercher ces chevaux, il y a 15 ans, j'avais prévu de faire deux voyages pour les ramener. Mais ils étaient tous les trois si maigres qu'ils ont pu rentrer ensemble dans un van prévu pour deux chevaux !!

Depuis son arrivée au refuge, il y a plus de 15 ans, Quick vivait avec Béthiar, grand trotteur hongrois usé dans des concours d'attelage à très haut niveau. Très arthrosé et en grande souffrance, notre géant s'est endormi l'année dernière. Depuis la perte de son compagnon, Quick n'était plus la même, sa joie de vivre s'éteignait peu à peu. Mais si courageuse, notre jolie Mamie s'est battue jusqu'au bout. Nous garderons un excellent souvenir d'elle, petite bouille très caractérielle avec les autres chevaux, mais adorable avec nous ! Je crois pouvoir dire qu'elle a été heureuse avec nous, notre affection t'accompagne, petite Quick, si câline

Notre Quick l'hiver dernier, avec son copain Béthiar.


Nous vous disons à très vite puisque d'autres nouvelles ( plus heureuses ) vont suivre très prochainement !

16 juin 2012

C'est une intervention peu habituelle et très désagréable que je fais sur le site, aujourd'hui, et ceux qui me connaissent bien savent à quel point je déteste quémander ou faire des appels au don, ce n'est vraiment pas mon style.
Mais il y a des fois où il faut savoir sortir de sa réserve, bousculer les habitudes et dire les choses telles qu'elles sont sans avoir à en rougir.

Vous savez tous que la période actuelle n'est propice pour personne, que, si notre pays a un peu plus de chance que les autres pays d'Europe, ça risque de ne pas durer et l'inquiétude a tendance à envahir les esprits. Dans ce cas, vous comprenez bien que les plus touchés, ceux qui sont en première ligne, sont bien sûr les associations qui prennent la crise de plein fouet.
Pour nous, qui vivons en majeure partie de dons (pas moi, mais le refuge, bien sûr !) cette période est douloureuse, depuis le mois de novembre 2011, je n'ai pas réussi à mettre notre compte bancaire en crédit et nous continuons à tourner sur un très gros découvert, pour lequel nous sommes cautions solidaires mon mari et moi. C'est une situation pénible pour nous mais en plus elle agace terriblement mon banquier, qui, bien que très compréhensif, me menace de temps en temps de refuser des chèques !

Tout ça ne serait pas si grave mais il ne faut pas oublier que les factures s'empilent et que les fournisseurs, qui me connaissent depuis 20 ans commencent aussi à se poser des questions au moment des commandes et encore plus à la livraison !
Nos rentrées d'argent diminuent d'année en année alors que le train de vie du refuge ne cesse d'augmenter, nous avons perdu l'an dernier deux de nos bienfaitrices très âgées, paix à leur âme, qui nous aidaient à un niveau élevé, beaucoup de nos adhérents ne sont pas à jour de leur cotisation et le prix de la nourriture des chevaux a explosé ! D'ailleurs plus rien n'est abordable, on ne parle plus que de milliers d'€ pour la moindre livraison, un camion-remorque de foin c'est 8 500 € et ça ne dure que peu de temps ! Et puis il y a tout le reste. . . Par exemple 3 000€ d'eau qui devrait avoir déjà été payée, je fais traîner la facture etc. . . .

 

Alors je sais, vous pourrez me dire que la crise c'est pour tout le monde et c'est en partie vrai mais si chacun pouvait faire un effort, on arriverait peut-être à combler ce trou financier qui me ronge le cerveau lentement, m'empêche de dormir et risque de finir moins bien que ce que nous pourrions l'espérer.

Dernièrement la Belgique, par la voix de ses associations, criait haut et fort que tous les refuges pour chevaux étaient saturés et que la situation était très grave ! Et bien chez nous, c'est exactement pareil, il se trouve que je refuse plusieurs chevaux chaque jour, les propriétaires disant qu'ils ne peuvent plus les assumer mais bizarrement, ce sont souvent des vieux ou des boiteux, la crise étant bien souvent un prétexte. Toutefois, certaines situations sont vraiment dramatiques et j'ai beaucoup de mal à dire non et, vous le savez, il m'arrive de craquer malgré les difficultés.
Nous avons en permanence des frais vétérinaires importants et il faudrait, avant la grosse chaleur faire castrer nos jeunes ânes qui sont particulièrement « chauds » !
Comble de malheur, l'ordinateur est à bout de souffle, près de dix ans d'âge, pour ce genre de matériel, c'est beaucoup et, à ce jour il est complètement obsolète et il rame, il rame ! Ce que je devrais faire en 5 minutes me prend un quart d'heure ou plus, il m'est de plus en plus difficile de travailler et je ne vois pas comment je pourrais m'en passer, désormais !

Le travail au bureau est considérable, si bien que j'y passe la quasi totalité de mes journées ! Alors si en plus mon ordinateur me lâche, c'est la cata' !!!

 

Malgré tout, je me dois de vous rassurer un peu, nos protégés n'ont manqué de rien, je me suis toujours employée à faire le maximum pour leur bien être et je ne voudrais pas que ça change, c'est la raison pour laquelle je fais, ce jour, appel à votre sensibilité et votre générosité, je sais que beaucoup d'entre vous répondront à notre appel et je vous en remercie par avance.

Dès la semaine prochaine, nous donnerons les dernières nouvelles qui sont assez chargées, car, vous l'avez compris, nous ne sommes pas prêts de baisser les bras !

Paula LOÏS.

23 juin 2012

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

 

Bonjour à tous et toutes,

Notre appel au secours de ce mois commence à fonctionner et je tiens à remercier ceux qui ont fait preuve de générosité et nous ont apporté de ce fait un bol d'air bienfaisant. Ne crions surtout pas victoire, depuis le début de la semaine j'ai réglé des livraisons, payé des factures importantes pour l'entretien des nombreux animaux et le trou financier ne diminue pas vraiment, nous sommes encore très loin de la stabilité et du compte créditeur !
Tout ça pour vous dire que nous avons encore besoin de vous, nous avons eu de nombreux soucis et des frais vétérinaires importants et les stocks de nourriture doivent être renouvelés sans arrêt.
Ici, c'est une véritable entreprise dont la gestion est un casse-tête quotidien, n'oubliez pas que vous en êtes les partenaires ! Encore merci à tous.

 

Plus d'un mois s'est écoulé depuis notre dernière mise à jour, il est grand temps de commencer à rattraper le retard accumulé ; et nous en avons, des choses à vous raconter ! Toutes nos excuses pour ce long silence, même si nous savons que vous comprenez bien ! Nous sommes tous débordés, les journées sont de plus en plus chargées, commencent tôt le matin et finissent dans la soirée afin de profiter de la fraîcheur au maximum.

Que de bonnes nouvelles à vous apporter aujourd'hui ! L'été s'est s'installé depuis plusieurs semaines, les journées se suivent et se ressemblent, grand soleil et grosse chaleur ! Tous nos chevaux sont magnifiques, le poil brillant et en pleine forme ; même nos très vieux sont en bien meilleure santé qu'au coeur de l'hiver ! Malgré les mouches, moustiques et autres insectes insupportables, tous profitent de ces belles journées estivales.

Tous à l'herbe !

Certes, l'hiver a été un peu trop sec et pourtant nos prés d'été sont bien verts ! Comme chaque année à partir de la fin mai, environ 25 chevaux peuvent en profiter pleinement et vivent en relative autonomie pendant plusieurs semaines. Bien sûr, nous allons les voir deux à trois fois par jour afin de remplir les baignoires d'eau et de vérifier que tout va bien !

Le gros avantage de ces grands parcs (plusieurs hectares) est qu'ils sont très ombragés, des petites forêts de chênes et d'épineux, l'idéal pour supporter les grosses chaleurs d'un été dans le Sud. Du coup, plusieurs parcs dans le coeur du refuge sont libres et nous pouvons changer les autres chevaux de place afin que tous aient de l'ombre (arbres ou abri).

Quelques photos de nos 6 groupes à l'herbe !

Sama, Samira, Sofiane, Solana, Oussama et enfin Paprika !

Alors les filles, elle est pas belle, la vie ?!

 

Issanka, Oufira, Paona et Patchanka sont elles aussi en vacances ! Très contentes nos filles !

 

Hidalgo, Ecusson et Bonanza profitent pleinement de leur grand parc d'herbe !

 

 

De l'ombre, de l'herbe, de l'eau fraîche. La belle vie pour Kéréza, Rhéza, Tagora, Quiara et Mathilda !!! Bien rondes, le poil brillant, nos filles se régalent !

 

Qualida, Rachida et Remake. Comme elles sont belles, nos jeunes pur-sang arabes !

 

Boule et Dugrillon, jamais bien loin l'un de l'autre !

Garry & Mirka, Boule & Dugrillon forment un groupe particulier. Ou plutôt deux duos qui se côtoient bon gré mal gré !

Garry et Mirka, absolument inséparables ! Garry, très protecteur, refuse qu'un autre cheval approche "sa jument" ! Ils vont jusqu'à partager la même touffe d'herbe !

 

Notre jolie Sama est adoptée !!!

Au début de ces nouvelles, nous vous exprimions le bonheur de voir une partie de nos chevaux dans nos grands prés d'herbes vertes pour y passer les mois d'été. Pour Sama, les "vacances" (comme on se plait à le dire ! ) furent de courte durée, mais pour la bonne cause !

S A M A Eté 2011

 

En effet, le vendredi 1er juin, nous devons la séparer de son groupe de 6 copines pour l'embarquer dans le van et l'emmener chez Justine, qui sera désormais sa nouvelle famille ! Bien qu'un peu anxieuse et se demandant sans doute ce que nous lui voulions, la belle est montée sans problème dans le van. A peine quelques hennissements avec Samira, son inséparable depuis qu'elles sont arrivées pouliches au refuge en mai 2006, lors de la saisie en Corrèze.

Puis c'est le grand départ !

Q U O R U M
Je connais bien Justine, une jeune fille très sérieuse qui avait déjà adopté un de nos pur-sang il y a trois ans, le très beau Quorum, lui aussi rescapé du sordide élevage de Corrèze. Quorum est magnifique et en pleine forme ; lui et Justine partagent une jolie complicité.

Absolument convaincue qu'elle s'occupe à merveille de son cheval, je ne pouvais lui refuser d'adopter Sama, son deuxième coup de coeur ! Il se trouve d'ailleurs que Sama est la soeur de Quorum, tous deux poulains de notre belle Carita. C'est donc en toute confiance que nous lui confions notre belle pouliche. Justine se chargera du débourrage avec l'aide d'un professionnel, tout comme elle l'a fait avec Quorum, en ayant de très bons résultats.

Le voyage se passe très bien, Sama transpire un peu à cause de l'inquiétude, mais elle reste très sage !

La rencontre avec Quorum se passe à merveille, je suis persuadée que tous les deux s'entendront très bien !

 

Longue vie à toi, jolie Sama ! On compte sur toi, Justine, pour nous donner des nouvelles régulièrement !

 

Puis, c'est Virago qui rejoint sa famille !

La semaine suivante, et plus précisément le 6 juin, c'est à son tour le jeune Virago que nous emmenons dans sa nouvelle famille.

Dernière photos de Virago au refuge, avant le départ !

 

Ce dernier est arrivé au refuge fin mai 2011, après qu'on l'ait récupéré en divagation sur la commune de Junas, accompagnée de Tamaris (adopté l'an dernier) et Lavina (encore au refuge). Virago a été castré peu de temps après, puis il s'est révélé être un adorable petit camargue, au caractère taquin et joueur, mais surtout très attachant.

L'embarquement dans le van se passe à merveille. Toute l'équipe est là pour lui dire au revoir !

 

Nous voilà partis ; Camille m'accompagne et nous roulons en direction de Gagnières à une trentaine de kilomètres du refuge. Une petite heure plus tard, nous arrivons à bon port. Virago descend du van, il est en sueur et un peu stressé, mais quelques caresses, des paroles rassurantes et de l'herbe verte, et tout va beaucoup mieux !

Virago découvre son nouvel environnement et fait connaissance avec son nouveau compagnon humain...
... puis équin ! La jolie ponette Vanille sera désormais sa copine de pré !

 

Nous laissons donc Virago entre de bonnes mains, nous sommes rassurés pour son avenir, tout devrait se passer au mieux pour lui ! Il n'a d'ailleurs pas l'air d'être très perturbé par son déménagement !!! Ici l'herbe est bien verte, le terrain est divisé en trois grands parcs afin d'établir un roulement et qu'il y ait toujours de quoi brouter, les clotûres sont fiables et solides (notre coquin est un peu fugueur !) et Vanille semble super sympa ! Il n'y a pas d'abris mais les grands arbres qui occupent une partie de chaque parc protègent parfaitement des intempéries. Et l'abreuvoir est en fait une source naturelle ; l'eau coule en permanence, bien fraîche et translucide !

Le voilà chez lui ! Virago prend rapidement ses marques, il semble se sentir très bien ici !

 

Nous sommes ravis de cette adoption ; Virago est jeune (3 ans) et nous souhaitions qu'il ne passe pas trop de temps au refuge afin que son éducation ne soit pas trop tardive. Vous êtes en effet tous bien conscients qu'étant donné notre très important cheptel, nous ne pouvons malheureusement pas passer plusieurs heures par jour avec chaque cheval individuellement ! Ils ne manquent bien sûr de rien, sont nourris en quantité et en qualité deux fois par jour ; nous passons le plus de temps possible avec chacun, tous sont manipulés lors des pansages, de la maréchalerie, de la visite du dentiste ou éventuellement pour les soins vétérinaires, mais nous ne pouvons pas toujours leur accorder tout le temps qu'ils nous réclament ! D'autant plus pour les jeunes chevaux (la plupart, bien que très souvent au contact de l'homme, ne sont pas débourrés) qui ont besoin d'éducation et d'apprentissage.

Désormais Virago sera l'objet de toutes les attentions dans sa nouvelle famille, il sera beaucoup manipulé, choyé et chouchouté ! Son débourrage devrait commencer prochainement. Bonne route petit gars ! Régulièrement, nous recevrons avec plaisir de ses nouvelles et il est déjà prévu de lui rendre visite d'ici 2 ou 3 mois.

Certains partent, d'autres arrivent...

Le dimanche 3 juin, nous attelons le van et partons tous ensemble à Aigaliers ( 30 km du refuge) afin de récupérer deux de nos anciens pensionnaires, Boston et Randal.

Boston et Randal, c'est une vieille histoire de coeur, avec les chevaux et aussi les humains !

En effet, j'ai fait la connaissance d'un couple charmant en 1993, c'est à dire un an après la création du refuge qui se trouvait à l'époque au Domaine du Marican à Saint jean de Valériscle.
Ils avaient tous les deux la bonne soixantaine et souhaitaient, pour leur retraite, faire de grandes randonnées à cheval et profiter pleinement de leurs compagnons, les emmenant partout, même sur leur lieu de vacances à Ibiza où ils possédaient une propriété.

Aussitôt dit, aussitôt fait, Francy tombe amoureuse de Boston, un petit mérens très fripon qui n'avait que 4 ans et qui me semblait un peu turbulent pour une dame qui passait la soixantaine ! Mais qu'à cela ne tienne, le coup de foudre fut le plus fort et Boston devint le compagnon de Francy, dans la foulée. Quant à Michel, grand gaillard, il lui fallait un cheval costaud, porteur et j'avais dans l'idée de sortir un cheval de chez un maquignon car je n'avais pas le modèle approprié.
En quelques jours j'ai trouvé Randal, bon cheval de selle, porteur et qui a tout de suite plu à Michel.
Les deux chevaux ont été achetés sous le contrat d'adoption-vente et parole a été donnée de les rendre heureux et de faire en sorte qu'ils finissent bien leur vie.

 

Ils ont tous deux été formidables et ont fait d'extraordinaires voyages, y compris le « Chemin de Saint Jacques de Compostelle » et des dizaines de randonnées en osmose avec leurs cavaliers. Il faut tout de même ouvrir une parenthèse pour dire que Boston n'a pas toujours été très doux avec Francy qui a pris quelques gamelles mémorables et à qui je tire mon chapeau pour sa persévérance, elle adorait son poney et, dans les moments de grands câlins, il le lui rendait bien. « Tu as vite oublié, petit garnement, ta vie en Lozère où tu étais moins brillant quand je t'ai découvert ! Tu ne mangeais que quand on y pensait et tes côtes étaient bien saillantes ! »

Ils ont aussi connu le bateau pour aller à Ibiza, une fois par an où ils passaient de très bonnes vacances, profitant de la mer et du soleil, le grand luxe pour des chevaux !
Nos deux compères avaient une vie active mais agréable et jouissaient d'un traitement royal et de beaucoup d'affection. Je les voyais relativement souvent car nous étions, leurs propriétaires et nous, devenus de très bons amis et ça dure toujours !

 

Boston

Puis les années ont passé, Francy et Michel ont pris de « la bouteille » et leur condition physique a baissé, comme tout le monde et, voyant arriver à grands pas leurs 80 ans, ils désiraient se rapprocher un peu de leurs enfants et m'ont demandé si je voulais bien reprendre les chevaux au refuge, mais en pension, bien sûr.
Les chevaux avaient eux aussi vieilli mais ils gardaient la forme olympique que nous leur connaissions.
Quelques temps après, avec l'autorisation de leurs « papa et maman » je trouvais des adoptants suisses qui me paraissaient très sérieux et qui possédaient une belle propriété à 25 kilomètres de chez nous.
L'endroit idyllique était bien aménagé, il y avait des écuries avec box, des prairies et le jeune couple de gardiens qui vivaient là à demeure était charmant et adorait les animaux.
Toutes les conditions semblaient réunies et nos amis nous donnaient le feu vert. Les chevaux ont donc été adoptés sous contrat, nous avions des nouvelles et je pensais qu'ils avaient une belle vie.
Mais dernièrement, le propriétaire m'adressait un mail m'annonçant le décès de son épouse et la mise en vente du domaine, me demandant de reprendre les chevaux dès que possible.

Ce fut chose faite et je n'en suis pas fâchée car, entre temps, le jeune couple est parti et a été remplacé par des gens âgés dont les manières avec les animaux m'ont un peu choqué.
On en revient toujours à la même réflexion : « Les adoptions sont souvent bien aléatoires ! »

Boston et Randal, nos deux compères ne se quittent jamais !

 

Aujourd'hui, Boston (25 ans) et Randal (27 ans) sont ici et je pense que cette fois, ils le resteront jusqu'à la fin. Ils sont passés au maréchal, au dentiste et ont été vermifugés car le besoin s'en faisait sentir et ils vont bien, ils représentent beaucoup de souvenirs lointains mais ils prouvent à quel point nous sommes toujours là pour eux, même après presque 20 ans !

Le soleil se couche, Boston broute paisiblement, profitant de la fraîcheur du début de soirée.

 

C'est sur ces mots que nos nouvelles du jour s'achèvent. Nous avons encore beaucoup à vous raconter, la prochaine mise à jour sera encore bien garnie avec notamment des nouvelles de notre adorable CHOCO. Nous vous disons donc à très vite, et vous remercions une fois encore pour votre fidélité !

4 juillet 2012

Bonjour à tous ! Petit à petit, nous rattrapons notre retard ! Les nouvelles sont encore un peu en décalage, mais je sais que vous tous êtes très indulgents, et que vous ne nous en voulez pas trop !!!

Nos brebis tondues ! Bêêêh !

Le vendredi 15 juin, nous attendions avec impatience la venue de notre tondeur ! Il commence en effet à faire très chaud depuis plusieurs jours et nos quatre brebis supportent difficilement leur épaisse laine. En une heure, ce fut réglé ! Ongles coupés, laine tondue, nos filles sont comme neuves !

Bien sages, Shamka et Noirmouth' se laissent faire sans broncher ! Quant à Aglaée et Sidonie, aucune photos ! Nous n'avons pas eu le temps d'aller chercher l'appareil que c'était déjà terminé ! Très efficace, notre tondeur !

 

Dès le lendemain, nous attelons le van et embarquons... Aglaée et Sidonie ! Nos deux rescapées de l'abattoir (voir les archives au 15 novembre 2011) partent pour quelques semaines chez des amis qui possèdent un terrain plein d'herbe ! Au lieu de tondre, ils nous ont proposés d'y mettre les brebis ; très bonne idée !

Si elles semblent un peu perdues en arrivant et ne voulaient pas s'éloigner de nous, nos filles se sont finalement bien acclimatées à leur nouvelle résidence temporaire ! La dame qui s'occupe d'elles aime beaucoup les animaux ; elle est très gentille, très présente et attentionnée. Elle s'est d'ailleurs beaucoup attachée à elles et je pense qu'il lui sera difficile de nous les rendre lorsqu'il n'y aura plus d'herbe sur le terrain !

Fraîchement tondues, Aglaée et Sidonie découvre avec plaisir leur lieux de vacances !

 

Quant à Shamka et Noirmouth', elles ont simplement rejoint leur parc avec la ponette Nanou. Un peu trop grassouillettes toutes les deux, elles sont au contraire de leurs copines, privées d'herbe et mises au régime ! Désolée les filles !

 

Malheureusement, toutes les journées au refuge C.H.E.V.A.L. ne se passent pas aussi sereinement ! La preuve avec cette interminable journée du 19 juin !

Une journée presque ordinaire !

Après une nuit moyennement reposante, j'essayais de me lever de bonne heure, ce mardi 19 juin sachant que la journée était très chargée et je me sentais déjà un peu angoissée dès le premier pied par terre ! Une sorte d'intuition m'oppressait et j'étais encore loin de me douter de ce qui allait nous arriver.
Prête à sortir de chez moi, je vois arriver Annick l'air catastrophée qui me dit : « Paula, il y a eu un carnage au poulailler, il y a des plumes de partout et toutes les poules ont disparu ! »
Je m'attendais à tout sauf à ça car les jours précédents nous avions eu quelques soucis avec les chevaux dans les parcs. Mais là, c'était plus grave, 8 poules et 2 coqs manquaient à l'appel et les oies et canards étaient regroupés dans un coin de la marre où il restait un peu d'eau, complètement terrorisés ! Aucun doute, nos proches voisins les renards avaient sévi et avaient tout emporté.
Depuis des années nous vivions en bon voisinage et je pensais que nos poules ne risquaient rien avec un fil électrique au dessus du grillage et du béton sur le bas. Mais les rusés goupils ont creusé très profond et ont réussi leur carnage !
J'ai toujours protégé les animaux sauvages même ceux dits nuisibles, j'en ai même élevé au biberon car ils étaient abandonnés.

Xena et Lucky, deux renardeaux que j'ai élevés au biberon, avant qu'ils retrouvent leur vie d'animaux sauvages.

 

Et aujourd'hui je suis effondrée de voir cette tuerie en nombre et aussi déçue, nous aimions bien nos poules, certaines avaient près de 20 ans et ne faisaient plus d'oeufs depuis longtemps !

Nos pauvres poules. Nous sommes tous très attristés...


J'admets que c'est la loi de la jungle et que ces renards avaient besoin de se nourrir et aussi leurs bébés, mais pourquoi autant de volaille à la fois, il semble qu'ils ont tué pour le plaisir !
Enfin, nous nous en remettrons et en attendant, nous avons bouché et mis l'électricité en bas aussi, Jean-Claude, Robert et Charly ont passé des heures à faire de notre poulailler une véritable forteresse ! D'ici quelques temps, nous reprendrons très certainement d'autres poules ; le poulailler est bien trop vide et silencieux désormais...

Nous attendions aussi notre livraison de foin pour 8 h 30 (camion et remorque !) ; Franck s'occupe du déchargement et il était temps pour moi d'aller au bureau préparer le paiement de la dernière facture, c'est à dire faire un échéancier de chèques importants sur plusieurs semaines et ça, j'avoue que c'est un exercice qui me donne des mots d'estomac !

J'ai vite été interrompue par un appel dans l'encoignure de la porte du bureau : «  Paula, venez vite voir ! » A nouveau mon sang s'est glacé et c'est presque rassurée que j'ai pu admiré Belline en liberté à côté des paddocks des chevaux ! Hé oui, notre vache avait tout cassé et se balladait dans le refuge ! Vous me direz, rien d'affolant, sauf que Belline n'a aucune éducation et n'a jamais été promenée en longe depuis qu'elle est là ! Alors, il a fallu la pousser, la stimuler, la siffler mais regardez bien son œil, je trouve qu'il n'inspire pas la confiance et quand on voit la taille de l'animal et de ses cornes, on a tendance à se poser des questions ! Fort heureusement, son copain Corentin ne l'avait pas suivi dans sa fugue et l'attendait dans son parc, un peu paniqué et meuglant de plus belle ! Les deux compères en liberté auraient été bien difficiles à gérer !

Belline profite de sa liberté volée ! Elle ne semblait pas un brin stressée, et nous a même fait une démonstration de quelques sauts de mouton, de joie !

 

Mais c'était sans compter sur Camille, qui a du être gardeuse de vaches dans une autre vie (!), et qui, en deux coups de cuillères à pot, a reconduit la fugueuse dans ce qui reste de son parc. Autant dire que Jean-Claude et Robert ont eu de l'occupation pour tout l'après-midi ! Quand je pense qu'il y en a qui s'ennuient pendant leur retraite !!!!!! Pour la défense de notre Belline, il est vrai que la clôture en grillage est bien abîmée et que l’herbe juste derrière est très tentante !!! Très souvent, nous sommes contraint de rafistoler chaque trou avec du fil de fer, mais ce n’est que du bricolage ; rien de bien sérieux face à nos deux énormes bovins et leurs cornes !!! A ce jour, nos finances ne nous le permettent absolument pas mais il est dans nos projets d’investir d’ici quelques mois pour une nouvelle clôture plus solide.

En fin de matinée le camion-remorque était déchargé, quel plaisir de voir le hangar bien plein.

Pas le temps de s'asseoir ; nous devons maintenant faire les soins à nos quatre blessés ! Dugrillon, Nifty, Pocantha et Phoebus se sont donnés le mot pour se faire mal à quelques jours d'intervalle !! De toute façon, avec nos 155 pensionnaires actuellement, nous sommes bien conscients que les petits ou gros bobos font partie du quotidien ! Rien de bien grave pour chacun mais néanmoins la nécessité de pratiquer des soins et de s'assurer que tout cicatrise au mieux (l'été, les mouches viennent pondre dans les plaies et sont un véritable fléau, d'où l'obligation de faire des pansements ). Douche, nettoyage des plaies, changement des pansements, piqûres d'antibiotiques... Ils nous faut plus d'une heure et demie pour s'occuper de nos quatre loustics !

Ensuite il a fallu se dépêcher de déjeuner puis atteler la grosse remorque et partir chercher le copeau à la scierie pour les litières des box, pas le temps de flâner, j'emmène les deux filles, Camille et Zoé !

Hop, on installe la grande bâche sur la remorque !

 

Au retour, il n'y avait plus qu'à dételer et échanger la remorque contre le van car il est déjà l'heure d'emmener nos deux ânons, Bambou et Bambinou à la clinique, ils doivent être castrés demain matin et je me fais accompagner par Zoé, nos deux lascars n'étant pas des plus simples et Camille est déjà partie pour la tournée du soir ! Il est plus de 18 heures et nous rentrerons certainement tard.
Si l'embarquement n'a pas été spécialement facile, c'était peu de chose à côté de l'entrée au box de la clinique ! Ni l'un, ni l'autre n'était d'accord et, une fois de plus, il a fallu prendre une suée pour les « incarcérer dans leur nouvelle boite » car vous imaginez bien que cette journée s'est déroulée par  32 ou 33°C !

Puis nous sommes rentrée, moi un peu stressée de laisser mes bébés, mais il est impératif de le faire cette semaine, la météo annonce une baisse des températures prochainement.
Je suis épuisée, mon équipe est aussi bien fatiguée et, comme je vous l'ai dit, nous venons de vivre une journée presque ordinaire ! Nous repartirons dès demain pour de nouvelles aventures !

Nos trois jeunes ânes sont castrés !

Jeudi 21 juin, nous attelons à nouveau le van pour emmener notre grand Boston qui doit également être castré, et récupérer nos deux petits bouts. Profitant de la place libre dans le van, nous passons chercher Eclypse, l'âne d'une amie, un entier de 5 ans qui lui en fait voir de toutes les couleurs ! La castration le calmera sans aucun doute ! Si l'embarquement de Boston s'est passé à merveille, Eclypse nous donne un peu de fil à retordre mais finit par monter ! Hop, tout le monde est embarqué, on file à la clinique. Boston est très sage, Camille et moi sommes stupéfaites, lui qui avait tendance à être un peu turbulent ! Nous échangeons donc nos deux ânes contre Bambou et Bambino qui ne semblent pas mécontents de rentrer à la maison et nous accueillent avec de puissants braiements ! Leur opération s'est très bien passée, ils sont tous les deux en forme bien qu'un peu fatigués.

Bambou et Bambino se remettent de leurs émotions et retrouve avec plaisir leur maison !

 

Le retour au refuge se passe très bien, et nos bébés sont ravis de retrouver leur box ! Le samedi suivant, nous repartons chercher Boston et Eclypse (que nous rendons à sa propriétaire !). Tout va bien pour eux également, Boston a séduit tout le monde à la clinique tant il a été adorable !

Pendant toute une semaine, ils seront douchés tous les jours, les plaies sont nettoyées et désinfectées, ce qui n'est pas forcément une mince affaire ! Bambou ne se laisse pas trop faire les premiers jours, puis il comprend que nous lui voulons aucun mal ! Bambino et Boston sont plus sages mais restent un peu coquins !

En grandissant, il devient très beau notre Boston. Boston à la douche, sage comme une image !

 

Durant cette longue semaine, nous avons donc eu 7 équidés au soin chaque jour ; autant dire un surplus de travail dont l'équipe et moi-même se seraient bien passé ! Mais tout le monde fut récompensé puisque tout nos blessés / castrés sont désormais en pleine forme et ont retrouvé leur petite vie tranquille ! Depuis la castration, le comportement de nos trois jeunes ânes a déjà bien changé. Ils sont beaucoup moins turbulents, ouf !

Bambou prit en flagrant délit de ... surveillance des papillons !!!

 

Ce sont sur ces bonnes nouvelles que nous achevons cette mise à jour. Malheureusement la suivante sera bien triste puisque nous avons du prendre la décision d'endormir l'une de nos vieilles juments, lourdement handicapée... Mais également d'autres nouvelles, bien meilleures.

Bref, il ne nous reste qu'à vous dire à très bientôt !

17 juillet 2012

Bonjour ! Comme promis nous revoilà avec à nouveau beaucoup de choses à vous raconter. La journée du 3 juillet fut difficile puisque nous avons du prendre la décision d'endormir Doushka, une jument de 27 ans lourdement handicapée. Sa souffrance n'était plus tolérable, il était bien inutile de s'acharner...

Doushka, un au revoir difficile...

Doushka est arrivée au refuge début mai 2006 lors de la saisie du sordide élevage de Corrèze. La pauvre n'avait que la peau sur les os, et pour ne rien arranger, elle attendait un poulain.

L'état de Doushka à son arrivée au refuge, en mai 2006.

 

Peu de temps après est donc née la très jolie Sofiane. Grâce aux soins et à la bonne nourriture que nous lui avons apporté, la mère et la pouliche se portaient bien.

Doushka et Sofiane, son adorable pouliche née au refuge.

 

A ce jour, Sofiane est une grande pouliche de 6 ans, en pleine forme et pleine de vie. Et surtout aussi gentille que sa maman ! Cette dernière nous laisse en Sofiane un très joli souvenir d'elle.

 

Quant à Doushka, elle a passé de belles années au refuge en compagnie de Roller, une jument que nous avons perdu en janvier 2011, atteinte d'un cancer.

Doushka & Roller, il y a deux ans. Ronde à souhait, Doushka était encore en pleine forme.

 

Depuis la disparition de Roller, Doushka n'était plus vraiment la même, mais elle s'est pourtant beaucoup attachée à son nouveau compagnon, Danceur. Ils resteront ensemble jusqu'à la fin.

Mais depuis plus d'un an, l'état de Doushka empirait. Au fil des mois, nous voyons ses postérieurs se déformer jusqu'à être quasiment à la verticale, l'articulation des jarrets ne fonctionne plus. Tout le membre se déforme, les boulets sont bas-jointés et très engorgés. La démarche et les positions qu'adoptent la jument pour se soulager sont on ne peut plus explicites : elle souffre ! Malgré tout, elle garde très bon appétit. Son compagnon Danceur la motive beaucoup ; ils sont inséparables ! D'ailleurs, l'hiver dernier, nous avions voulu rentrer Doushka en box de façon à ce qu'elle profite d'un meilleur confort, au sec et sur une épaisse litière de copeau. Mais la belle ne s'y plaisait pas, elle ne mangeait plus rien et rongeait les parois en bois du box ! Rien n'y faisait, elle voulait retrouver son Danceur !!! Nous la laissons donc dehors, dans un parc très plat avec un abri. Toutes les 6 semaines, nous lui faisions une cure d'anti-inflammatoires puissants qui la soulageaient beaucoup.

 

Jusqu'à son dernier repas, Douhska dévorait ses rations, elle était très gourmande et hénissait gaiement lorsqu'elle apercevait le 4 x 4 utilisé pour distribuer les rations, son oeil pétillait ! Elle ne refusait jamais une pomme ou une carotte ! C'est d'ailleurs parce qu'elle avait si bon appétit que nous ne parvenions pas à prendre LA décision... Elle s'accrochait si courageusement à la vie.

Mais malgré des repas très riches, elle maigrissait à vu d'oeil, jusqu'à devenir très maigre.

 

De plus, depuis quelques temps, les anti-inflammatoires n'avaient quasiment plus aucun effet, l'état de ses membres était devenu bien trop grave et désormais tout son squelette était déformé. Le problème supplémentaire qui se posait est que depuis 2 ou 3 mois, Doushka était devenue incapable de soulever ses pieds afin que le maréchal-ferrant puisse la parrer, c'était trop douloureux pour elle de s'appuyer uniquement sur les trois autres membres. Du coup, ses pieds poussaient de façon anarchique et commençaient à se déformer, ce qui accentuait encore son inconfort. Elle ne savait plus dans quelle position se mettre pour ne pas avoir mal !

L'état dramatique de notre pauvre Doushka, ses postérieurs sont complètement déformés.

 

Dimanche 1er juillet, ce que l'on appelle ici un " épisode cévenol " s'est abattu sur le refuge. En quelques minutes, des pluies diluviennes ont détrempé les terrains et tout est devenu très glissant. Le lendemain matin, lors de la tournée habituelle, Camille a découvert Doushka couchée au milieu de son parc. La belle avait sans doute glissé, ou avait simplement voulu se reposer, et ne parvenait plus à se relever. Elle se débattait, en vain ; elle ne pouvait plus forcer sur ses postérieurs. Et pourtant, lorsqu'elle a vu le seau de nourriture, dans un ultime effort, Doushka s'est levée !!! (très gourmande, vous disais-je !!!) Mais elle tremblait sur tous ses membres et chaque pas était un supplice. La vision de son squelette ravagé est insupportable. Très péniblement et soutenue par Camille, elle a atteint l'abri où Danceur l'attendait. Ils ont mangé tous les deux et elle a repris quelques forces. Mais pour nous, la décision était prise. Il était hors de question de prendre le risque de trouver Doushka par terre un matin, épuisée après une nuit de lutte pour se relever. Les violents orages ne sont pas rares en été et les terrains glissants sont catastrophiques pour nos vieux chevaux.

Nous contactons notre vétérinaire qui connait bien la jument, et soutient notre décision. Il n'est inutile de s'acharner, Doushka est au bout. Le triste rendez-vous est fixé pour le lendemain. En attendant, je lui fais une injection d'anti-douleur. Ce produit est très puissant et, à haute dose, il constitue un risque pour les reins, ce qui ne nous permet pas d'en abuser. Mais à ce jour, pour Doushka, ceci n'a plus aucune importance. Le principal est qu'elle souffre moins et qu'elle puisse profiter de sa dernière journée. Nous la gâtons encore plus que d'habitude ; elle se régale de pommes et de carottes !

Derniers câlins et quelques gourmandises avec Camille

 

Mardi 3 juillet, en fin de matinée, Doushka s'est finalement endormie pour toujours. Elle ne souffre plus du tout désormais ; elle a retrouvé sa fidèle Roller. A 27 ans, Doushka n'était pas si vieille, mais Dieu sait ce qu'elle a vécu avant d'arriver au refuge et qui l'a tant usé. Dans notre peine, nous sommes néanmoins heureux de lui avoir offert quelques années de bien-être et d'affection, ce qu'elle n'a sans doute jamais du connaitre avant ! En Corrèze, elle faisait un poulain par an, sans soin ni nourriture, anémiée en permanence, en proie aux hivers longs et humides.

Ciao, ma jolie fille. Ton courage et ta détermination nous a ému jusqu'au bout. Tu étais un amour de jument, une battante, si gentille et facile à vivre. Tu nous manques beaucoup.

 

Nos loulous vieillissent...

Notre Doushka s'en est allée ; à 27 ans, elle ne faisait pas parti de nos très vieux chevaux, mais sa souffrance n'était plus tolérable. Si la perte d'un pensionnaire est toujours difficile, il faut savoir que cela fait parti de la vie du refuge et il faut l'accepter. Bon nombre de nos pensonnaires ont passé les 30 ans, parfois de beaucoup !, et avec l'âge, les pathologies se multiplient... Même en leur offrant les meilleurs soins, nous ne pouvons pas les rendre éternels, et il est inutile et immoral de s'acharner à garder en vie un animal qui souffre et pour lequel nous ne pouvons rien faire. Nous sommes bien conscients que les mois / années à venir vont être difficiles car nous risquons de devoir prendre des décisions douloureuses pour certains d'entre eux... Il faut se rendre à l'évidence, notre cheptel vieillit !

CHEYENNE (31 ans). Adorable cheval, opéré d'une tendinite et d'une fracture lorsqu'il est arrivé au refuge, il y a près de 20 ans. Ses postérieurs sont de plus en plus déformés et certains jours, il a du mal à se lever et il marche très difficilement.

 

ROMEO (35 ans). Petit gaillard courageux, il s'accroche à la vie mais nous montre des signes de faiblesse. Atteint du syndrome de Küshing (tumeur de l'hypophyse), il ne régule pas sa température interne. Du coup, il supporte très mal les températures extrêmes et il a tendance à être très fatigué et à maigrir chaque été.

 

PHOEBUS (37 ans). Epileptique, notre pauvre garçon fait de plus en plus de crises, à chaque fois très violentes. A son âge, le coeur en prend un coup, et le cerveau subit des séquelles irréversibles... Nous devons ensuite le soigner ; incontrolable pendant la crise, il se jette contre les murs du box, tombe, se débat, se blesse... Il y aura certainement un jour "la crise de trop", avec l'énorme risque qu'il s'empale sur une cloture. Il est sous surveillance constante, il a déjà perdu un oeil dans une crise, les chocs étant des plus violents.

 

VALRICO (31 ans). Ancien cheval de corrida, il souffre d'arthrose très développée. Chaque matin, ses articulations craquent en sortant du box, et il marche difficilement. Il y a des hauts et des bas, des périodes où il maigrit beaucoup, puis reprend du poil de la bête. Mais toujours le moral, et très gourmand ! Il fait partie de mes chouchous, et l'idée de le perdre un jour me rend malade !

 

PILOU (23 ans). Ataxique suite à un accident, Pilou était promis au couteau. Arrivé chez nous en titubant tous les quatre pas, il a fallu faire des injections de Candilat en intra-veineuse pendant plusieurs semaines. Depuis 1995, il vit au refuge ; il se débrouille très bien malgré son handicap et mène une vraie vie de cheval. Mais les hivers sont difficiles, le sol est glissant et Pilou risque de tomber. Nous ne pouvons pas le garder enfermé en box tout le temps !

 

QUIMPER (30 ans). Ancien cheval de saut d'obstacle, Quimper a été usé sur les barres, connaissant d'avantage les coups plutôt que les caresses. Ses postérieurs sont très arthrosés et douloureux. Si l'été, les terrains sont secs ; l'hiver, la boue est glissante et il ne parvient pas toujours à se relever. A plusieurs reprises, nous avons du l'aider avec les sangles fixées sur le tracteur. En box, il est ingérable !

 

DJANO (27 ans). Ancien reproducteur des Haras Nationaux, l'avenir de Djano était de finir à la boucherie lorsque nous l'avons racheté. Il souffre d'une tumeur placée sous la gorge qui grossit chaque mois. A ce jour, elle ne parait pas trop douloureuse mais commence à le géner un peu pour manger. Un jour, il ne pourra plus du tout déglutir...

 

MARIE (26 ans). Atteinte d'une arthrose très développée sur son genou gauche, jusqu'à le déformer. A ce jour, Marie n'en souffre pas tellement malgré sa boiterie, elle se déplace correctement, garde le moral et un appétit féroce ! Mais l'évolution est rapide et diminue son espérance de vie. Un jour, elle ne pourra plus marcher.

 

GUAPA (13 ans). Jument espagnole réformée pour handicap, elle était vouée au couteau. Tout comme Marie, son genou est gravement déformé par l'arthrose. Très boiteuse, elle s'accomode pourtant bien à son handicap et ça ne l'empêche pas de garder la pêche ! Mais chaque année, son genou est de plus en plus gros et douloureux, et les cures d'anti-inflammatoires de plus en plus fréquentes. Les hivers sont difficiles ; les terrains deviennent glissants (gelés ou boueux), donc dangereux pour elle.

 

GRINGO (40 ans). Seul rescapé d'un incendie où 12 chevaux ont brûlé vifs, il a quand même atteint un âge incroyable par rapport à son histoire et ses blessures qui persistent malgré les soins depuis des années. Brûlé au 3ème degré sur une grande partie du corps, il ne semble pas tellement en souffrir, ou du moins s'en accomode bien. L'arthrose, par contre, lui rend la vie difficile.

 

LA MISS (23 ans). Pas si vieille, elle n'est pourtant pas promise à de longues années encore. Handicapée de naissance, ses membres sont complètement déformés et au fil du temps, ça empire. A chaque pas, ses boulets postérieurs tapent le sol ; un jour, ce sera la fracture. Nous ne pouvons rien y faire, à part faire en sorte qu'elle ne soit pas trop grosse, donc trop lourde sur ses membres fragiles. Elle est particulièrement en souffrance l'hiver mais chaque été elle est en meilleure forme.

 

Et puis nous avons tous nos trentenaires (ou ceux frôlant la trentaine), qui à ce jour sont encore en bonne forme et ne souffrent pas trop d'arthrose ni d'aucune autre pathologie particulière. Nous espérons les garder encore plusieurs années avec nous, mais à ces âges-là, ils deviennent très fragiles. Un changement brutal de température, la canicule de l'été, les pluies diluviennes, le froid et la boue...etc, sont autant de facteurs difficiles à gérer pour nos très vieux loulous.

( Ne possédant pas évidemment les papiers de tous les chevaux, les âges sont, pour certains, des estimations, à une ou deux année(s) près )

CHRISTELLE

(40 ans)

CALINE

(plus de 30 ans)

PIPAN

( 28 ans)

PEPITO

(30 ans)

PAMPERA

(32 ans )

 

NIFTY

(32 ans)

PALOMA

(31 ans)

BALTHAZAR

(33 ans)

BILLY

(31 ans)

CHOCO

(plus de 30 ans)

 

KENTUCKY

(36 ans)

CRIN-BLANC

(45 ans, le doyen)

PORTOS

(36 ans)

COQUIN

(32 ans)

 

Sans compter que nous ne sommes jamais à l'abri d'un malheureux événement ; un AVC, un arrêt cardiaque ou une colique (première cause de mortalité chez le cheval), peuvent être fatals, et ce quelque soit l'âge du cheval. Avec un tel cheptel, et malgré une très bonne alimentation et une surveillance quotidienne, nous y sommes confrontés au même titre que les particuliers, les centres équestres ou n'importe quelle structure équine.

Des bonnes nouvelles de notre Choco !

Vous souvenez-vous de notre pauvre Choco, le squelette ambulant que nous avons récupéré en mai dernier ? Il a aujourd'hui bien changé, complètement méconnaissable notre brave garçon !

AVANT APRES

 

Choco est vraiment un amour de cheval. Depuis son arrivée au refuge, il nous comble par sa gentillesse et son côté "facile à vivre". Il a ses habitudes comme s'il était là depuis des années ! Il vit en pseudo-liberté : nous le rentrons dans son box la nuit et le reste du temps, nous laissons sa porte ouverte et il va et vient à son gré dans le refuge. Il nous faut quand même le surveiller ; le gaillard a vite fait de grignoter les belles fleurs du jardin !

Choco fait sa petite vie au refuge, comme s'il avait toujours été là !

 

Que de bonnes nouvelles donc pour notre Choco. C'est un sauvetage qui nous fait tellement plaisir ; Choco ne serait probablement plus en vie, ou alors en bien triste état, si nous n'étions pas intervenu pour le récupérer. A 30 ans environ, nous espérons pouvoir le garder encore longtemps avec nous, malgré une arthrose avérée d'une hanche et d'un genou complètement déformé.

Unik à l'abri !

Je disais dernièrement que pour nous, la fidélité de nos adhérents est très importante car les temps changent, les mentalités aussi et en plus, la conjoncture s'en mêle !
Malgré cela, nous pouvons dire que certains de nos adhérents restent des inconditionnels et je pourrai même dire des acharnés dans la fidélité et, mon Dieu, que c'est rassurant !
Aujourd'hui j'aimerai remercier en particulier une famille du 78 qui habite à Clayes sous Bois.
Bien sûr, il y a d'autres familles merveilleuses et je les remercie de tout mon coeur et si je mets aujourd'hui celle-ci en lumière, c'est parce qu'elle a un rapport direct avec les derniers travaux que nous avons réalisé et qui profitent directement à notre petit Unik.
Vous qui nous suivez, vous savez qu'Unik est un jeune cheval comtois de 4 ans qui souffre de cécité et que nous avons recueilli alors qu'il n'avait que six mois.
L'hébergement de ce cheval n'est pas facilement gérable, car, si ses yeux ne sont plus opérationnels, son entrain de poulain, sa force du à sa race de cheval de trait et son envie de remuer rendent le quotidien imprévisible !

Turbulent, notre grand garçon !

 

Nous avions pris l'habitude de le rentrer au box le soir et quand il pleuvait, pour plus de tranquillité et le sortir dans son paddock en bois, la journée.

Joli portrait d'Unik dans son box Unik cet hiver, gros nounours !

 

Seulement le garçon n'aime pas être enfermé et, à force de taper dans les portes, ces dernières n'ont pas résisté, pas plus, d'ailleurs que les barrières en bois qui constituaient son parc et dont les planches volaient une à une !
La meilleure solution était donc de lui construire un abri à sa taille, un peu isolé à cause du soleil, et une nouvelle barrière très solide doublée de fil électrique entre les planches, de façon à ce qu'il puisse vivre sa vie, rentrant et sortant à sa guise, sans contrainte.

Après plusieurs jours de travail pour construire ce joli mur de pierre, la dalle est coulée. Puis on monte les murs. Jean-Claude fait un travail formidable !

 

C'est donc grâce à cette famille que nous avons pu réaliser nos projets concernant Unik.
La maman, la fille et aussi le fils se sont cotisés pour le financement d'une construction et, depuis juin, le bel Unik jouit d'un abri et d'un parc tout neuf !

Le toit est installé, il ne manque que les tuiles ; Unik surveille avec attention l'avancée des travaux !!!

 

Dès que Jean-Claude a eu terminé et qu'il a  ouvert la barrière, notre poulain turbulent a tout de suite compris que cette petite maison était faite pour lui et depuis, il y séjourne le plus clair de son temps, sortant d'avantage la nuit à la fraîcheur.

 

Son parc est tout neuf, absolument impeccable et Unik le respecte. Quel soulagement !

 

Merci à vous, mes amis et aussi à Jean-Claude qui a fait un travail formidable, d'abord de terrassement pour asseoir « l'édifice » et, de construction avec d'épais madriers de bois. Bien que tout à fait opérationnel, l'abri n'est pas tout à fait terminé car le toit doit encore recevoir de vraies tuiles pour améliorer l'isolation mais il a fait très chaud ces dernières semaines et couvrir une toiture par 35°, en plein soleil n'est pas des plus facile !
Si ça continue, le prochain hiver, il y aura presque autant d'abris que de chevaux, enfin, j'ai dit presque ! ! !

Au refuge, tous les animaux sont les bienvenus ! ... Enfin, presque tous !

Depuis quelques semaines, nous faisons des découvertes ... bizarres au refuge !!! Au début de l'été, notre Zoé s'est installée dans la petite pièce construite par Jean-Claude l'année dernière, située juste derrière son atelier. Chaque nuit, elle était réveillée par des bruits "d'un animal qui mange des croquettes plutôt bruyamment " ! Ce n'était ni Mistic, ni Chat-Roux ni Grominet (nos trois derniers chats arrivés au refuge ; la relation est difficile avec les autres chats donc ils ont eux aussi investis la chambre de Zoé ! )... Au bout de quelques nuits, Zoé a donc découvert les coupables : il s'agit d'une famille de hérisson, et plus précisément une mère et ses trois petits ! Elle a même réussi à faire quelques photos avant qu'ils se sauvent.

Trop mignon nos petits voleurs !

 

Restons en avec Zoé, et sa chambre qui accueille bon nombre d'animaux ! Après les chats et les hérissons, c'est également Petit-Dodu, un hamster russe qui a élu domicile ici. Zoé l'a trouvé sur le site du BonCoin ; l'annonce, disant qu'il aurait certainement besoin de frais vétérinaires, l'a interpellée et elle a donc décidé de le récupéré. Pauvre petit père, il avait un énorme abcès très infecté qui purulait sur sa tête, sans aucun soin. A cela s'ajoutait une gale violente ; il n'avait quasiment plus de poil !

Son abcès est presque guéri, sa gale est traitée... Petit-Dodu est en pleine forme !

A ce jour, il a été bien soigné, antibiotiques pour l'abcès et pipettes contre la gale et il reprend la forme et le moral. C'est un adorable petit rongeur d'un an, câlin et coquin, pas du tout mordeur (la mauvaise réputation des hamsters !). Encore un pauvre animal victime d'un caprice d'un enfant, qui au bout de quelques mois, se désintéressait complètement de son compagnon... L'espérance de vie d'un hamster est relativement courte, mais s'il lui reste qu'un an ou deux à vivre, au moins il les passera en toute sécurité.

 

 

De surprises en surprises... La semaine dernière, lors du repas de midi, on découvre avec surprise sous une des chaises... une miniscule chauve-souris ! Face à ce petit animal que l'on voit peu souvent, nous étions tous bien intrigués ! D'où venait-elle ? Quelques minutes plus tard, nous en trouvons même une deuxième ! Après quelques recherches sur le net pour se renseigner, on apprend qu'il faut les mettre dans un endroit en hauteur, à l'abri du soleil. Nous les installons donc dans un arbre, et très vite elles s'accrochent la tête en bas ! Nous avons finalement trouvé le "nid" des chauve-souris, 5 autres bébés étaient agrippés au toit, juste au dessus de notre tête. Nous espérons qu'elles survivront.

 

Beaucoup moins sympathiques... Il y a quelques jours, Vivien (un bénévole), nous annonce qu'il y a un nid de frelons sous le toit du paonnier, la maison de notre Léon !

Même de loin, et en utilisant le zoom au maximum, ces énormes insectes restent très impressionnants !!!

 

Nous appelons immédiatement les pompiers, qui nous renvoient sur une entreprise privée qui s'occupe de ça. Quelques heures plus tard, nous accueillons donc un "technicien sanitaire" qui s'occupe de la destruction du nid !

Ouf, nous voilà débarrassés ! Léon, nos chevaux, tous nos animaux et nous-même sommes en sécurité !

 

Au refuge, aucune journée ne se ressemble, il y a toujours un imprévu, une surprise ! Ce sont donc des nouvelles bien variées que nous vous avons proposé aujourd'hui. Nous reviendrons très vite, il nous faut vous présenter nos deux nouveaux pensionnaires !

Quant à nos difficultés financières, ça risque d'être un peu long à combler mais chaque jour nous nous rendons compte que notre appel est entendu. Merci à tous, nous y arriverons ensemble !

Pour clore enfin cette mise à jour, nous tenons à remercier chaleureusement l'une de nos fidèles adhérentes qui nous a envoyé un ordinateur en bon état de fonctionnement, ça me change la vie ! Le mien devenait franchement obsolète ! Après plusieurs heures de travail dessus, en plus de son boulot quotidien au refuge, Camille a pu transférer tous mes documents, photos, mails et autres logiciels importants.

Un grand merci !

Paula LOÏS.

11 août 2012

Bonjour à tous ! Voilà enfin un peu de nos nouvelles, avec un peu de retard, je m'en excuse !

JOURNEE PORTE-OUVERTE !

Vous pouvez d'ors et déjà réserver votre journée du DIMANCHE 2 SEPTEMBRE pour venir à la journée porte-ouverte annuelle du refuge C.H.E.V.A.L. ! Nous croisons déjà les doigts pour que le soleil soit avec nous et que nous passions une excellente journée !

Vous retrouverez les stands habituels. La tombola, la brocante et le stand de protection animale ; pour le plus grand plaisir des enfants, les balades à poney et en calèche reprendront du service. Egalement une petite nouveauté avec le stand de maquillage pour les enfants.

Et bien entendu, buvette, frites, grillades, sandwichs et paninis, gourmandises sucrées (crèpes, gateaux, bonbons, friandises...), seront présents comme chaque année

Le duo BACCARA viendra animer bénévolement la journée et la soirée. Nous remercions d'ailleurs par avance nos amis Carnie et Jean-Pierre, un couple formidable, très talentueux, possédant un répertoire musical on ne peut plus varié, bien mis en valeur par des voix magnifiques !

Nous comptons sur vous tous pour votre présence ; nous vous attendons très nombreux pour cette belle journée !!!

A dimanche !

Deux nouveaux pensionnaires !

Depuis le 15 juillet dernier, nous avons récupéré nos deux vieux poneys, Apache et Roxane. Ces derniers ont été adoptés au refuge il y a 5 ans par une bonne famille. Ils s'en sont très bien occupés pendant ces années, choyés comme leurs propres enfants ! En adoptant des poneys déjà bien âgés, ils avaient prévus de les garder jusqu'au bout, mais malheureusement des problèmes financiers sont venus entachés cette belle histoire, et c'est donc avec regret qu'ils se sont résolus à nous les ramener. Tous les deux sont inséparables et ils finiront leurs jours ici.

Apache (poney pie) a 34 ans, c'est un adorable petit bout très attachant. Roxane (ponette noire) a 30 ans, et ne les fait pas ! Une pêche d'enfer, un vrai caractère de poney, une petite chipie !

 

En premier lieu, nous les avons installé dans le parc de Jumper, espérant que tout se passe bien. Malheureusement, la cohabitation était un peu difficile, Apache et Roxane sont bien plus vieux que Jumper, qui avait un peu tendance à les exciter !

 

Ils s'entendaient plutôt bien, mais à leur âge, il n'est pas vraiment bon qu'ils se lancent dans des galops effrénés ! Egalement, la distribution de nourriture posait problème puisqu'ils ont chacun une alimentation particulière, foin d'un côté et fourrage compacté avec céréales spéciales séniors de l'autre.

 

Bref, ce n'était plus possible ! Du coup, nous avons déplacé nos deux loulous dans un petit parc, où ils sont plus tranquilles. Le problème est qu'ils n'ont pas d'abri dans ce parc, ce qui n'est pas envisageable pour l'hiver. A leur âge, il est impératif qu'ils puissent se mettre à l'abri lorsqu'il déluge ! Nous espérons pouvoir leur en construire un avant les mauvais jours ; dans le cas contraire nous les changerons une fois de plus de place, dans un parc possédant un abri !

Les voilà installés dans un autre parc, ils peuvent manger tranquillement sans être embêtés par le vilain Jumper !!! Tout va bien pour eux !

 

D'autres nouvelles arriveront très vite, alors nous vous disons à bientôt, et merci à tous !

15 septembre 2012

Bonjour à tous !

Une fois de plus, nous sommes très en retard pour vous apporter de nos nouvelles ! Mais je sais bien que vous saurez vous montrer très compréhensifs ! Les dernières semaines furent très chargées, entre les préparatifs pour notre Journée Porte-Ouverte, et aussi les événements imprévus qui se sont produits au refuge.

Une belle journée Porte-Ouverte !

Comme prévu, dimanche 2 septembre fut une grande journée ! Nous étions ravis, il faisait un temps superbe et vous êtes nombreux à être venus passer la journée avec nous.

Un très grand merci à Catherine pour cette magnifique affiche !

 

Les balades à poney et en calèche ont très bien fonctionné, plusieurs enfants étaient très joliment maquillé et j'espère que vous vous êtes régalés à nos stands de restauration !

 

Je tiens aussi à remercier une fois de plus le duo BACCARA ; Jean-Pierre et Carnie, deux formidables chanteurs, nous offrent cette année encore leur présence et leur talent, et ce bénévolement. Merci pour votre générosité et votre gentillesse.

Un grand merci également à tous les bénévoles qui sont venus nous prêter main forte ; sans eux rien n'aurait été possible !

Un grand merci à tous pour votre participation ; vous savez que cette journée est importante pour nous et nous permet de renflouer un peu nos comptes !

 

Il ne nous reste plus qu'à vous dire : à l'année prochaine !!!

On s'occupe de Belline !

Belline, c'est une magnifique vache croisée holstein d'environ 7 ans. Elle et son copain Corentin faisaient parti d'un lot de tout petits veaux mourants lors de la canicule, qui avaient été rachetés par une petite association de très bonne volonté à un éleveur peu scrupuleux. Mais voilà les 8 minuscules veaux rachitiques se sont bien remis et nos amis dévoués se sont vite trouvés débordés par des veaux de bonne taille qu'ils n pouvaient pas garder. J'ai donc accepté d'en prendre 2, Belline et Corentin, que je suis allée chercher dans le Tarn ; ce fut d'ailleurs une véritable épopée ! Ils sont, depuis, devenus monstrueux, approchant la tonne ! Il faut dire que la nourriture ne manque pas ! Jusqu'à il y a peu, tout allait bien. Mais depuis quelques mois, nous remarquons que l'une des cornes de Belline pousse droit sur son oeil. Nous surveillons cela de très près, et je reconnais que nous avons pris du temps avant de prendre une décision ; ne sachant pas trop quoi faire. Mais constatant la pousse très rapide de la corne, nous devions agir. Quelques millimètres encore, et la corne allait toucher l'oeil et à terme, le crever. Nous étions très inquiêts. Par téléphone, nous expliquons la situation à Cécile, notre vétérinaire (équin mais très polyvalente !). Le rendez-vous est pris quelques jours plus tard. Elle nous confirme qu'il ne faut pas attendre d'avantage.

La pointe de la corne est à quelques millimètres de ses yeux, et touche les paupières à chaque battement de cils. A cela s'ajoute une conjonctivite chronique dont souffre Belline.

 

Mais la démarche est délicate ; Belline n'est pas méchante mais absolument pas manipulée et ne se laisse pas approcher. Il s'agit quand même d'une vache pesant plus de 700 kg ; un coup de tête peut faire très mal !!!! Ne sachant pas vraiment comment procéder, nous utilisons une astuce : la gourmandise ! Nous donnons du foin à Corentin, un peu plus loin, afin qu'il nous laisse tranquille !

Puis nous réussissons à attirer Belline avec du pain sec, tandis que Cécile lui fait une injection de calmant puissant. Un peu traitre, mais efficace !
Quelques minutes après, elle semble déjà bien endormie, et devient un peu plus coopérante ! Nous pouvons alors l'approcher et lui immobiliser la tête à l'aide d'une corde.

 

Nous lui installons aussi une serviette sur les yeux pour les protéger de la poussière de corne. Tandis que Cécile et Germain (un bénévole) maintiennent fortement la tête, c'est Jean-Claude qui s'occupe de couper les cornes. La disqueuse est nécessaire ! Jean-Claude travaille avec une minutie remarquable, allant même jusqu'à arrondir la coupe des cornes ! En quelques minutes, tout est fini.

 

Nous avons coupé les deux cornes ; déjà pour une question d'esthétisme, et puis pour éviter que l'autre corne nous pose le même problème dans quelques mois ! Nous relâchons gentiment Belline, toujours bien endormie.

Une fois libre, elle vacille un moment. Paula en profite pour la câliner !

 

C'est tellement rare de pouvoir l'approcher ainsi ! Puis Belline finit par se coucher, épuisée !

Du coup, nous en profitons pour lui couper également un peu les sabots !

 

La voir couchée ainsi, complètement inerte, est très impressionnant. On l'aurait cru morte !!! Mais pas d'inquiétude, tout s'est très bien passé et Corentin, un peu inquiet pendant la manipulation, est aussi très content de retrouver sa copine !!!

Corentin vient vérifier que sa copine va bien ! Et Paula profite de l'anesthésie pour lui faire un câlin ! Exceptionnel !

 

Puis c'est une Belline toute neuve qui se réveille une petite heure après ; nous sommes rassurés de la voir se relever tranquillement. Elle s'est vite remise de ses émotions !

 

Ciao, gentille Peggy...

Après Belline, nous allons voir Peggy, notre laie (femelle sanglier). La belle ne va pas bien, et nous en parlons à notre vétérinaire. Âgée de plus de 20 ans (un âge exceptionnel pour un sanglier), elle est arrivée au refuge en juin 2000 suite à la fermeture d'une ferme pédagogique. Elle a connu jusqu'alors une vie tranquille au refuge. Mais depuis quelques temps, nous la voyons dépérir petit à petit. Elle souffre très probablement d'arthrose due à son âge, et se déplace de moins en moins. Du coup, ses sabots ne s'usent plus et poussent de façon anarchique, ce qui accentue la gêne et la douleur dans la marche. Il ne faut pas oublier que c'est un animal sauvage, et bien que Peggy soit plutôt gentille, nous ne pouvons pas la manipuler facilement ! Néanmoins, malgré sa gêne en se déplaçant, elle ne semblait pas souffrir plus que ça. Elle mangeait, se promenait dans son parc, profitait de ses bains de boue bien agréables ! Mais en quelques semaines, son état a gravement empiré. Peggy ne se nourrissait ni ne buvait, elle restait constamment couchée dans son abri, inerte. A plusieurs reprises, nous l'avons même cru morte. De plus, le plus gros sanglier mâle qui vit avec elle ne lui laisse aucun répit ; plus jeune et très vif, il la traque et la bouscule dès qu'elle veut sortir de l'abri.

Le diagnostic de notre vétérinaire confirme nos craintes ; il faut endormir Peggy, nous ne pouvons rien faire pour elle et la laisser souffrir ainsi est inenvisageable. Sauf qu'encore une fois, elle reste un animal sauvage ; la manipulation est difficile. Nous devons entrer dans l'enclos en se méfiant des deux mâles (dont l'un est agressif), faire sortir Peggy de son abri, puis du parc. L'affaire semble compliquée, notre brave laie ne comprend pas ce que nous lui voulons, et ne coopère pas vraiment. Elle se montre presque agressive. Cécile, notre véto, réussit à lui faire une première injection de calmant. Puis nous réussissons bon gré mal gré à la tirer hors de son abri, puis du parc. Nous essayons d'agir le plus en douceur possible ; chaque déplacement est devenu très douloureux pour elle. Une fois dehors, nous sommes déjà plus tranquille, isolés des mâles ! Une deuxième injection calme pour de bon notre Peggy un peu stressée. Elle se couche gentiment, plus sereine. Nous en profitons pour lui faire une dernière caresse, et nous nous rendons compte qu'elle a beaucoup maigri... La dernière injection doit être faite en intracardiaque ; il n'y a aucune veine accessible chez les porcins. Le calmant injecté précédemment empêche une quelconque souffrance pour l'animal. Peggy s'est tranquillement endormie quelques minutes après.

Tu as eu une très belle vie, gentille Peggy. Dans la nature, les sangliers sont bien trop souvent abattus par les chasseurs et 20 ans est un âge jamais atteint ! Sans parler des souffrances intolérables que bon nombre de ses congénères subissent lorsque les chasseurs "les ratent" et qu'ils mettent plusieurs jours à mourir, se vidant de leur sang. C'est bien malheureux, mais la captivité leur permet d'être en sécurité. Nous lui avons apporté tous les soins qu'un animal sauvage puisse recevoir, et la nourriture n'a jamais manqué !

Cécile, notre vétérinaire, s'est montrée au cours de cette matinée vraiment exceptionnelle ! Elle n'a peur de rien et nous étonne à chaque fois d'avantage !

L'histoire de Tic-Tac...

L'histoire de Tic-Tac, c'est l'histoire d'un adorable poney qui se bat pour vivre ; il est arrivé 25 août au soir ; Paula nous raconte :

“ J’ai découvert Tic-Tac, il y a déjà plusieurs mois, à la mi-mars, plus exactement par l’intermédiaire d’une dame qui m’avait appelée pour me le signaler. Elle semblait si bouleversée que j’ai accepté de prendre rendez-vous avec elle immédiatement et nous nous sommes rendues, de ce pas, sur les lieux.

En effet, j’ai constaté que le poney était très maigre mais je pensais que, si je pouvais rencontrer les détenteurs, nous trouverions ensemble une solution pour qu’il puisse reprendre de l’état, c’est toujours ma première démarche si les gens sont compréhensifs et surtout de bonne volonté.
Nous avons pu avoir un échange avec la propriétaire à qui j’ai conseillé de faire venir un vétérinaire pour, d’une part, regarder les dents et peut-être faire des analyses car elle nous assurait bien nourrir l’animal.
Le terrain était tout à fait correct, plutôt propre, avec un joli petit abri et de bonnes clôtures, au niveau des structures, absolument rien à dire.
Dès le lendemain j’en avertissais le cabinet local des vétérinaires équins, demandant à ce qu’ils prennent le relais.
Le processus était lancé, très vite les vétos ont détecté des surdents blessantes dans la bouche et les ont enlevées, un protocole d’alimentation était mis en place et je me sentais rassurée.
Mais bizarrement, au fil des semaines, les appels téléphoniques redoublaient et je suis retournée voir le petit animal. J’avoue que je l’ai trouvé encore amaigri et je suis rentrée catastrophée.
J’ai donc pris l’initiative d’appeler la propriétaire qui m’a assurée faire tout ce qui était en son pouvoir et m’a bien fait comprendre que ce coup de fil était un de trop ! Je lui ai, une fois de plus proposé mon aide et l’hébergement du poney au refuge mais elle a coupé court.
Alors, j’ai attendu, attendu, pendant ce temps Tic-Tac continuait à maigrir !
Les vétos sont revenus, faisant des analyses de sang qui ne nous ont rien appris puisque, à part une grande anémie, aucune autre pathologie n’apparaissait, mais ils ont donné un ultimatum à la propriétaire et il y eu 2 mois d’attente pendant lesquels le poney n’a cessé de maigrir, jusqu’à ressembler à un spectre, n’étant plus que l’ombre de lui-même !
C’est à ce moment que j’ai pu intervenir et c’est un animal en grande misère physiologique que nous avons accueilli au refuge !

Mon Dieu, c’est le pire que j’ai pu voir, même Iseult semblait moins décharnée ! En deux mois, il a complètement fondu.

 

Je pense qu’il ne faut pas s’acharner sur les propriétaires qui ont suivi les divers protocoles installés, ils ne sont pas des tortionnaires ! Ce que l’on peut reprocher, c’est une certaine incompétence au départ et cette obstination à refuser de nous le confier alors qu’ici de véritables miracles ont eu lieu, même sur des animaux qui semblaient condamnés, nous avons attendu trop longtemps.
Aujourd’hui, le problème c’est que Tic-Tac est au bout du rouleau, qu’il n’a plus aucun goût à manger, que son estomac s’est rétréci comme une peau de chagrin et que la tache me semble insurmontable me laissant particulièrement pessimiste mais avec une petite lueur d’espoir, toujours !

 

Tout le monde est aux petits soins pour lui, je lui coupe des carottes et des pommes en tout petits morceaux et il les mange dans ma main, comme pour me faire plaisir, il grignote un peu du reste sachant que le meilleur est mis à disposition dans un box confortable et bien paillé où il peut se coucher sans trop cogner ses pauvres os !

Bats-toi, petit Tic-Tac, tout sera fait pour toi, si tu t’en sors, ce sera pour nous la plus belle des récompenses !

J’ose espérer que derrière cette cachexie ne se cache pas une maladie neurovégétative dont le diagnostic reste improbable, l’avenir nous le dira, croisons les doigts !

Tic-Tac, moi je l’appelle Ticou, c’est plus doux, reprend du moral, mais mange peu, son estomac est rétréci ! Il a 24 ans, pour chez nous, c’est jeune, certains chevaux ont quasi le double de son âge !
Si, en gâtant l’animal comme je le fais en ce moment, il n’a pas pris un gramme dans un mois, les choses seront claires, malheureusement. Là-bas, on lui donnait du foin qu’il n’aimait pas vraiment (odeur de moisi), des flocons qu’il détestait. Il faut dire qu'il est extrêmement difficile, ceci pour la décharge des propriétaires ! Ici, il mange un peu de très bon foin rentré exprès pour lui, 5 kilos de carottes et autant de pommes coupés en tout petits morceaux et mélangés aux céréales. Il broute un peu, 2 heures par jour, une petite herbe trouvée aux endroits restés à l’ombre. Cela veut dire que le poney se nourrit, certes à petite dose mais il mange assez pour pouvoir grossir un peu. Là-bas, il ne mangeait pratiquement plus. Je pense que ça vaut la peine d’essayer sans de suite tomber dans l’euthanasie facile. Il ne souffre pas, il est de plus en plus gai car il aime qu’on s’occupe de lui et s’il doit mourir, ça se fera dans la douceur et l’affection après avoir tout tenter. Il est certain que notre Ticou est mieux avec nous, il a été brossé et n’a plus ce paillasson de poil mort sur le dos, on va le voir souvent et je lui porte à manger toutes les 3 heures ses fruits et légumes qu’il finit à chaque fois. Pour lui, la vie n’est pas horrible ! ”

Voilà maintenant près de 3 semaines que Tic-Tac est avec nous. Nous n'avons pas l'impression qu'il ait prit un seul gramme, c'est assez désespérant et chaque jour l'inquiétude nous gagne un peu plus. L'hypothèse d'une maladie neurovégétative semble malheureusement se confirmer. D'ailleurs, notre vétérinaire le soupçonne également. Mais nous ne baissons pas encore les bras, on se bat avec lui, notre Ticou, on l'aime déjà tellement ! En tout cas, il est très vif et part facilement au trot, j'avoue que c'est impressionnant !

Nous vous reparlerons très vite de lui, en espérant que les nouvelles soient un peu meilleures et que nous n'ayons pas à vous annoncer une bien triste décision...

Et un abri de plus, un !!!

Depuis maintenant près d'un an, le refuge s'est transformé grâce à la construction d'une douzaine de nouveaux abris pour nos chevaux, et ce grâce à la générosité de nos donateurs. Nous sommes vraiment très heureux d'améliorer ainsi le confort et le bien-être de nos protégés ; cet hiver, ils seront presque tous protéger des pluies glacées et ils pourront surtout manger au sec. Nos travaux se poursuivent avec un abri de plus que nos hommes courageux ont construits la semaine dernière, en quelques jours à peine !

En une matinée, Jean-Claude et Jean-Pierre se sont occupés de couler la dalle de béton.

 

Une petite semaine de séchage, et on passe aux choses sérieuses !!! Charlie vient mettre la main à la pâte, et grâce à nos trois compères, l'abri est incroyablement vite monté ! Un grand Bravo !

Boule et Dugrillon s'assurent du bon déroulement des travaux ! Il ne manque que le toit !
Pour la touche finale, les mangeoires sont fixées. Une belle maison pour nos 4 loulous !

 

D'un côté, c'est Câline (30 ans) et Portos (36 ans) qui y sont installés. Dès que nous avons ouvert les clotûres et qu'ils ont eu accès à leur nouvelle demeure, nos petits vieux s'y sont précipités et ne le quittent plus ! Ils le méritaient bien, l'hiver sera plus doux pour eux cette année. De l'autre, Boule (24 ans) et Dugrillon (21 ans) ne semblent pas non plus se plaindre !

De gauche à droite : Câline, Portos, Dugrillon et Boule

 

Bientôt, un autre abri verra le jour, nous espérons pouvoir en monter encore 2 avant l'hiver si le temps nous le permet.

Merci les bénévoles !!!

Un dernier mot pour remercier les bénévoles venus nous prêter main forte pendant une ou plusieurs semaines cet été. Certains viennent même de loin pour passer des "vacances" sportives avec nous et nos nombreux pensionnaires ! Grâce à vous, le travail de l'équipe permanente s'allège un peu, ce qui n'est pas désagréable ! D'autant plus que nous sommes ravis de faire de très jolies rencontres ! Alors, un grand MERCI à Claire, Alice, Emilie, Marjorie, Sylvianne et Germain ! Et nous espérons vous revoir très bientôt !

Nous tenons d'ailleurs à préciser pour nos futurs bénévoles qui souhaiteraient venir l'été prochain qu'il ne faut pas trop craindre la chaleur ! En effet, le Sud de la France est réputé pour ses grosses chaleurs. Le mois dernier n'a pas fait exception avec quelques semaines de canicule qui peuvent vite devenir un calvaire pour ceux et celles qui n'y sont pas habitués. Préférez alors l'automne ou le printemps, plus doux et agréables.

A bientôt, pour d'autres nouvelles !

Les calendriers 2013 du refuge sont disponibles !

Grand format (A3) avec de magnifiques photos de nos pensionnaires. Acheter un calendrier, c'est participer à la vie du refuge, et c'est aussi le meilleur moyen de penser à nous tous les jours !

15 € (+ 3€ de port)

A noter : pour l'achat de 5 calendriers et plus, le port est offert !

Commandez-le dès maintenant (les stocks sont limités !), en envoyant un courrier contenant un chèque à l'ordre de CAMILLE ALVAN, à l'adresse suivante :

Camille ALVAN
Domaine du Valat de Ramel / Route de Servas
30340 SALINDRES

Explication : Non, pas d'inquiétude, je ne me mets pas l'argent dans la poche !!! En réalité, nous préférons constituer une cagnotte qui sera ensuite entièrement remise à l'Association. En effet, un chèque de 2500 € (somme finale de la vente de tous les calendriers ) a plus d'impact que des chèques de 15 € par-ci par-là !

11 octobre 2012

Un grand bonjour ! Préparez-vous à beaucoup de lecture et de belles photos ; il est grand temps que nous rattrapions le retard accumulé !

Une bien triste nouvelle... D'autres heureusement plus gaies !

Des nouveaux venus, des adoptions ... Le quotidien du refuge, en somme !

 

RENDEZ-VOUS A NIMES !

L'Alliance Anticorrida et de nombreuses associations dont la nôtre, vous proposent de participer à une marche contre la corrida à Nîmes, le samedi 20 octobre, derrière une banderole unitaire représentant un taureau blessé.

Le rendez-vous est fixé avenue Feuchères, près la gare à 14 heures.



Il s'agira d'un rassemblement dans la capitale de la tauromachie, avec un symbole fort qui fera appel à la participation de tous...

Venez nombreux, pour ma part, je compte sur vous, vous n'avez pas le droit de vous défiler, vous n'habitez pas loin, il est de votre devoir de nous rejoindre, pas d'excuse, ce jour là nous serons tous à Nîmes, forts de notre détermination

Tic-Tac s'est endormi...

Il y a seulement quelques jours, nous pensions pouvoir vous apporter des nouvelles rassurantes de Tic-Tac tant il progressait ! Il se maintenait plutôt bien, mangeait de mieux en mieux et surtout de plus en plus et finissait ses seaux de grains avec fruits et légumes ainsi que ses parts de foin.
Certes, il n'avait pas pris un gramme mais ne nous montrait aucun signe de souffrance, au contraire il semblait guilleret et son regard vif et coquin ne laissait rien présager de dramatique.
Il vivait depuis quelques temps en semie-liberté dans le refuge, broutinant avec plaisir et appétit l'herbe bien verte de fin d'été, rentrant dans son box à sa guise, pour boire ou se reposer.
Sa nouvelle vie au refuge ne semblait pas lui déplaire, il paraissait s'y sentir bien et de ce fait une lueur d'espoir scintillait à l'horizon malgré cette maigreur persistante.

Tic-Tac profitait de sa liberté, il était tout content de pouvoir se promener comme bon lui semblait !

Puis vint le premier signe de faiblesse, un après-midi, alors que je venais de répondre au téléphone que Ticou allait plutôt pas mal, nous le retrouvons couché dans l'herbe, incapable de se relever .
Son petit corps si léger fut vite remis sur pieds par 3 de nos bénévoles mais déjà l'inquiétude nous envahissait  et mon optimisme se réduisait à sa plus simple expression.
C'était clair le message disait que notre Ticou n'avait plus un brin de force et qu'il risquait de retomber et retomber encore.
Le soir, ramené au box, il a mangé de bon appétit mais sur le tard un léger tremblement agitait ses membres. La nuit, je l'ai vu à 3 heures (biberons de Cactus obligent ) il était debout, les yeux fermés et le matin, nous l'avons trouvé couché en décubitus latéral, sans force mais encore déterminé à se battre, attrapant à pleines dents le foin que nous lui présentions, les yeux sont toujours aussi vifs mais la machine locomotrice s'est arrêtée et le petit corps inerte ne trompe pas, il ne se relèvera plus malgré les quelques essais de chacun pour l'aider.
Nous comprenons que s'est la fin, celle que nous redoutions tant mais que j'avais déjà accepté au fond de moi depuis le premier jour. Quelques heures après la vétérinaire viendra faire les derniers soins, essayant de nous rassurer, nous avons fait tout ce qui était possible.

Nous pensions tous être prêts à le voir partir mais l'adieu est toujours un moment déchirant et j'ai préféré laisser aux plus jeunes le soin de l'accompagner, je me sens fragile en ce moment parce que très fatiguée, mon dos ne me permet pas de me pencher sur lui, mais il reste dans mon cœur, pardonnes-moi mon garçon.
En un mois, tous ici s'étaient habitués à lui et il nous manque.

Petit garçon courageux, tu nous a quitté le 25 septembre, un mois après ton arrivée et tu laisses un grand vide.
Alors que tu nous quittes, Cactus, le petit ânon sans maman arrive et nous allons tout faire pour le sauver, c'est l'interminable roue de la vie !

Tipiak, petit poney perdu !

Vous vous souvenez de Pirlouit, petit poney trouvé errant dans le parc du CHU de Nimes en mai 2011 ? (voir les archives en mai 2011)... Et bien cette année, rebelotte !

Le 24 août dernier, nous recevons un coup de téléphone de la fourrière de Nimes, nous annonçant qu'un poney a été trouvé errant en ville, et qu'il nous faut venir le chercher ! N'étant pas identifié, il est impossible de retrouver l'éventuel propriétaire. C'est donc tout naturellement que nous l'avons accueilli au refuge.

 

Après plus d'un mois, personne n'a jamais réclamé ce petit bout... Mais il nous faut attendre 1 an pour pouvoir dire qu'il est à nous ! Nous l'avons appelé Tipiak, et ça lui va à merveille ! Entier, il avait un sacré caractère et malgré sa petite taille, il nous a donné du fil à retordre !!! Ne respectant aucune clotûre (même électrique) et obsédé par les femelles, nous étions obligés de le garder en box et de le sortir uniquement en main. Et il fallait être costaud pour le tenir !!

Un tempérament de feu, et une bouille d'enfer !

 

Il était donc primordial de le faire castrer, et début septembre ce fut chose faite ! En quelques jours, son caractère s'est transformé, et même s'il reste une vraie crapule, il est nettement plus doux et gentil ! Nous l'adorons !

Tout naturellement, nous avons essayé de le mettre dans le parc de Pirlouit ! Les deux compères ont rapidement fait connaissance, et semblaient s'entendre à merveille ! Pirlouit est ravi, il s'ennuit un peu tout seul... Jeux, galopades et ruades, un plaisir de les voir ainsi ! C'est comme s'ils avaient toujours été ensemble ! D'ailleurs, nous nous demandons vraiment d'où viennent ces poneys, perdus à Nimes et jamais réclamés...?

 

Sauf que nous avions oublié la facheuse tendance de Tipiak à passer sous les fils de clotûres, même électriques ! Et au bout de quelques minutes à peine, il était dehors ! Du coup, retour au box, et sorties uniquement en main le temps que nous construisions une clotûre plus adéquate ainsi qu'un abri pour eux. Patience, petit coquin !

CACTUS, un goût de déjà vu !

Chacun d'entre-vous se souvient de la belle histoire de Bambou, ce petit âne dont la maman n'était pas en mesure de l'allaiter et que nous avions pris en charge au refuge dans un état critique. (voir les archives en septembre 2011)
A ce jour, c'est la même histoire avec la même maman âne et le petit frère de Bambou agé de deux jours à peine que nous sommes allées chercher en urgence lundi 17 septembre avec Camille.
Le téléphone a sonné dans la matinée et il fallait que tout soit réglé d'ici 15 heures !

Adorable petit amour ! On craque !

 

Nous savons bien qu'il est périlleux de tirer des plans sur la comète quand on a un refuge, mais de temps en temps, mon mari et moi, essayons de projeter sur la toile de nos nombreuses occupations, une journée ou deux pour nous personnellement (très rare!) et nous avions décidé de partir ce fameux lundi soir. Un ami s'était libéré pour venir nous donner un coup de main sur notre petit terrain à la montagne et Jean-Claude se faisait une joie d'avoir un aide pour ces 2 jours. Chacun avait les consignes et je partais assez tranquille faisant confiance à l'équipe. Mais voilà que tout bascule et il me faut lui annoncer que nous allons avoir un « nouveau bébé » ! Bien sûr il n'est pas d'accord, le souvenir des 7 premiers mois avec Bambou est encore frais dans notre mémoire ainsi que les sacrifices sur notre vie personnelle qu'ils ont engendré.
Me connaissant, il était conscient que je n'abandonnerais pas ce tout petit mais de là à aller le chercher le jourmême, ça, il ne l'imaginait pas !

 

Et pourtant, le soir, chose inimaginable, nous partions avec deux voitures, une avec Jean-Claude et les chiens et l'autre que je conduisais, avec le petit Cactus, c'était une aventure mais la seule façon d'allier nos projets et mon engagement.

Ce serait trop long de tout vous expliquer mais quelques photos vous donneront une idée du branle-bas de combat ! Cactus a dormi 2 nuits avec nous dans notre yourte, il a englouti tous ses biberons sans paraître perturbé, a prit l'air la journée dans un petit parc improvisé et, à part quelques petites bêtises, s'est conduit comme un grand, montant et descendant les escaliers du perron tout seul !

 

CACTUS dans la YOURTE !!

 

La seule chose qu'il n'a pas bien compris c'est que la nuit je puisse vouloir dormir un peu alors qu'il préférait jouer ou se promener ! Le mercredi, avant de partir, j'ai du faire un ménage impressionnant, n'ayant pu gérer la totalité des pipis, d'ange bien sûr ! Le soir, nous rentrions au refuge et j'étais un peu soulagée de le mettre dans son box que l'équipe avait préparé avec amour !

Me voilà repartie mais j'avoue que je suis épuisée, déjà 3 nuits pratiquement blanches et je me demande si je vais tenir le coup, je suis bien consciente de ne pas rajeunir.

Premières sorties de Cactus ! Il est en pleine forme et affirme déjà un caractère bien trempé !

 

BAMBOU, TOUAREG & BAMBINO observent les cavalcades de Cactus avec une grande attention !

 

En tous cas, une chose est certaine, la maman de Bambou et Cactus ne refera plus de bébé, les 2 mâles qui sont avec elle ont été castrés et l'ânesse opérée de sa mammite. Bien sûr, après la naissance de Bambou, il aurait fallu séparer les mâles car les chaleurs reviennent très vite après la mise-bas. La propriétaire n'a pas su gérer, une fois de plus ce problème et bien qu'elle ait essayé de trouver une maman de substitution, elle s'est rendue compte qu'une fois de plus, j'étais la seule à répondre présente, pas vraiment de bousculade au portillon pour donner 6 ou 7 mois de sa vie à ce petit innocent.

Il faut savoir, que comme Bambou, Cactus n'a pas eu de colostrum et que, privé d'anti-corps, il reste un ânon très fragile. Je l'aime déjà très fort et prie le ciel pour que tout se passe pour le mieux, j'espère aussi tenir le coup physiquement appréhendant à l'avance les nuits froides de l'hiver en sortant d'un lit bien chaud ! Jean-Claude l'appelle mon biquet, les filles en sont gaga et moi, il me faut lui apprendre les sourires, comme son grand frère !

Quelques photos/souvenirs de Bambou au même âge ! Un air de famille, non ?!

 

Boston nous quitte !

Boston est arrivé au refuge début décembre 2011, dans un bien triste état. Racheté au même maquignon que Bambino, nos deux jeunes ânons étaient destinés à finir... en saucisson ! Boston n'avait que 8 mois, et n'avait certainement connu que les coups de batôns des marchands et les bousculades dans les camions. Le squelette très fragile, le dos douloureux, des blessures ça et là, maigre, malheureux et très timide, le moindre geste brusque le terrifiait... Tel était Boston en arrivant ici.

Boston et Touareg jouent !

Boston en février 2012, déjà en bonne forme !

 

Puis les mois ont passé, et une excellente alimentation et des cures de vitamines et minéraux ont été très bénéfiques pour notre jeune âne chetif qui est alors devenu un grand gaillard plein d'énergie ! Nous le faisons castré au début juillet, et il est en pleine forme ! Si bien qu'il nous a donné un peu de fil à retordre en se révêlant tétu et obstiné ! Un vrai âne donc !

Boston est devenu magnifique !

 

 

Cela n'a pas arrêté un couple charmant et leurs enfants qui ont littéralement craqué sur notre grand Noir du Berry ! Le 23 septembre, nous chargeons donc (difficilement !) Boston dans le van, et c'est parti ! Le voyage futplutôt chaotique (Boston se couche dans le van !), mais tout le monde arriva finalement à bon port.

 

Boston est donc désormais en compagnie d'un petit âne adorable, nommé Archimède, qui s'ennuyait un peu tout seul !

BOSTON et ARCHIMEDE, devenus copains très rapidement !

 

Nous souhaitons que tout se passe pour le mieux pour notre Boston, nous irons sans doute le voir d'ici la fin de l'année. Bonne route, grand garçon !

Au refuge, Boston était en parc avec Bounty, notre mulet turbulent, et tous les deux s'entendaient très bien ! Un peu triste donc d'avoir du les séparer, mais nous espérons désormais trouver au plus vite une bonne famille pour Bounty ! A bon entendeur !

Bounty & Boston, grands copains !

 

Oussama et Samira, adoptées ensemble !

Un semaine à peine après le départ de Boston, il nous faut à nouveau atteler le van pour emmener OUSSAMA (10 ans) et SAMIRA (6 ans), deux jeunes pur-sang arabes qui vont rejoindre leur nouvelle famille ! Il est bien rare que deux de nos pensionnaires soient adoptées ensemble, alors nous sommes ravis ! Les deux juments se connaissent très bien puisqu'elles étaient dans le même parc depuis des années. Toutes les deux sorties de l'enfer de l'élevage Perrier, elles sont arrivées toutes jeunes au refuge et ont grandi ensemble. Au moins, aucune inquiétude pour ce qui est de savoir si elles vont s'entendre !

SAMIRA

OUSSAMA

 

C'est sous un pluie battante qu'elles ont rejoint leur nouvelle demeure, mais comme on dit "Adoption pluvieuse, adoption heureuse " !!! Elles vivent désormais à une trentaine de minutes du refuge, sur une belle propriété avec un grand parc, de l'herbe, un bel abri... Tout ce qu'il faut pour leur bien-être !

Trempées mais néanmoins contentes ! Nos filles ne semblent pas du tout perturbées par le changement !

 

Les deux adoptants, un couple sympatique, ont littéralement craqué sur nos adorabes pouliches. Ils ont prévu de les débourrer rapidement afin de profiter de belles balades en forêt. Nous leur souhaitons beaucoup de plaisir tous les quatre ! Une visite est d'ors-et-déjà programmée pour la fin de l'année 2012.

C'est avec toutes ses bonnes nouvelles que nous cette mise à jour et vous disons à très bientôt. Nous serons de retour au plus vite ; encore beaucoup de choses à vous raconter !

A très vite, et merci encore de votre fidélité.

15 octobre 2012

Bonjour à tous !

Une mise à jour un peu particulière car elle ne concerne pas la vie du refuge et le quotidien de nos pensionnaires. Mais chaque jour, nous recevons plusieurs appels de particuliers qui ne peuvent plus garder leur cheval, pour une raison ou une autre. Nous ne pouvons bien évidemment pas accueillir tous ces équidés au refuge !

Voici donc quelques annonces pour des chevaux à placer / vendre. Si l'un deux vous intéresse, merci de nous envoyer un message via la page CONTACT du site ; nous vous mettrons en relation avec le propriétaire.

Uter du Rei d'ouzy

 

ANGLO ARABE HONGRE 4 ANS

Uter est un magnifique Anglo-arabe né dans un élevage familial. Très sociabilisé, proche de l'homme et aimant le contact. Très doux et gentil, une enfant de 5 ans peut sans problème le brosser !

Il souffre d'un problème aux boulets postérieurs, ce qui l'empêche d'être monté. Mais il se révêle être un merveilleux cheval de compagnie.

UTER se trouve dans le département du Puy-de-Dome (63)

Uter est en vente simple (pas de contrat)

 

 

Onycroit, dit Onyx

SELLE FRANCAIS HONGRE 10 ANS

C'est un cheval très gentil mais assez peureux, un cheval "gros bébé" ! . Il a besoin d'un cavalier proche de lui, d'avoir peu de personnes qui s'occupent de lui, afin de pouvoir donner sa confiance. Pour ce qui est de la vie en groupe, il n'y a aucun souci : il est très gentil, c'est un dominé ! Il est un peu pot de colle avec les autres, rassuré (car peureux) par leur présence.

A la monte, c'est un cheval très agréable, assez sensible aux aides et qui sait sauter. En extérieur, il est un peu sur l'oeil car plutôt anxieux mais il n'a pas plus de réactions de peur que n'importe quel cheval.

 

Il n'est pas du tout vicieux mais son côté peureux et le manque de travail le rendent imprévisible, il faut donc un cavalier au moins galop 4 pouvant le maintenir l'esprit au travail et gérer s'il décide de dévier de son chemin.

Onyx se trouve dans le département du Gard (30)

Onyx est à placer sous contrat d'adoption.

 

 

La Rebelle

ANGLO / DEMI-SANG JUMENT 13 ANS

 

Jolie jument qui cherche une famille d'accueil. Elle ne peut plus être montée à cause d'une tendinite chronique ; elle boite toujours.

La Rebelle se trouve dans le département du Gard (30)

La Rebelle est à placer sous contrat d'adoption.

 

14 novembre 2012

Un grand bonjour !

Depuis quelques semaines, l'hiver montre son nez avec soudain des températures très basses, et même quelques gelées matinales ! Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, nous avions encore 20 degrés l'après-midi ! La transition est difficile, pour nous comme pour nos chevaux ; de ce fait nous avons déjà du ressortir les couvertures pour protéger nos pensionnaires les plus fragiles (un mois plus tôt que l'année dernière !). Mais cette année, nous sommes un peu plus confiants face à l'hiver, aussi rude soit-il, car avec 14 nouveaux abris construits depuis l'an dernier, beaucoup plus de nos pensionnaires passeront la mauvaise saison au sec. Nous en sommes vraiment ravis, et rassurés. Il manque encore quelques abris à construire mais d'ici 1 an j'espère, l'intégralité des parcs en disposeront. C'est formidable !

Manifestation ANTI-CORRIDA

Le 20 octobre dernier, tout semblait se liguer contre nous. D'un côté, Météo-France ne cessait d'annoncer depuis 4 jours des trombes d'eau et même des épisodes cévenols et de l'autre des personnes mal intentionnées s'évertuaient à faire courir le bruit que la manif de Nîmes était annulée au profit de celle de Paris ! Voilà de quoi décourager un régiment mais le vent a très vite tourné en notre faveur et, dès notre arrivée le soleil a commencé à percer, faisant monter la température à plus de 25° ce qui nous a permis d'arborer fièrement nos beaux tee-shirt à manches courtes de l'Alliance sans avoir le moindre frisson.

 

Puis le cortège s'est ébranlé jusqu'aux arènes, certains brandissant des pancartes très parlantes et et scandant des slogans contre la corrida, dans une ambiance festive et colorée très significative de cette région du sud !
Devant les arènes, nous avons formé "CORRIDA STOP" en lettres humaines et c'était très émouvant. Quelle bonne idée, c'était vraiment génial !

 

Certes nous n'étions pas tout à fait 500 (comptage fait sur place) mais cette manif était de qualité, avec des gens sincères et déterminés et pour ma part, je n'ai pas été déçue, sachant que c'était la deuxième de cette année 2012 à Nîmes et qu'il y avait deux autres manifs.

Peu nombreux mais néanmoins présents !

 

Alors bravo à Claire et ses bénévoles pour cete organisation sans faille et sachez que nous serons toujours là pour dire non à la torture dans les arènes.

 

Un nouvel abri pour nos poneys !

Le mois dernier, nous vous présentions Tipiak, petit poney perdu à Nîmes. Nous vous avions annoncé notre projet de construire un abri et de nouvelles clotûres afin de pouvoir mettre Tipiak dans le même parc que Pirlouit. Choses promises, choses dues !

Construction de l'abri.

 

Le nouvel abri est construit, ainsi que des clotûres adéquates pour maitriser Tipiak, vilain fugueur ! Nous sommes un peu déçus car nos deux crapules ne s'entendent pas comme nous l'aurions souhaité ; ils n'ont aucune agressivité l'un envers l'autre mais ont plutôt tendance à faire "bande à part", chacun dans un coin du parc. Le temps fera sans doute son oeuvre et ils finiront très copains, c'est sûr ! Déjà, nous les avons surpris tous les deux sous l'abri, un jour de pluie ! Pour le moment ils ne veulent pas manger ensemble, mais ça viendra vite !

Bien installés, nos deux compères sont ravis !

 

Merci Jean-Claude, Jean-Pierre et Chacha pour leur formidable travail !!!

Bienvenue URGEL !

Remontons un peu le temps ! Le 30 septembre dernier, nous accueillons au refuge le beau URGEL, un anglo-arabe de 5 ans, entier ! Ce petit cheval entier, mis en fourrière par la mairie de Perthuis dans le Vaucluse, appartenait à des gitans qui, coutumiers du fait, le laissait divaguer à droite, à gauche.
Beaucoup de campements de gitans sont établis dans ce coin du département, faisant plus ou moins du trafic avec toutes sortes d'animaux et les habitants en ont assez.
La petite association de Perthuis en la personne d'Anita, sa présidente, a donc fait le nécessaire pour que le cheval soit mis en lieux sûr, ses côtes étaient bien saillantes et il n'aurait pas fallu longtemps pour qu'il devienne vraiment maigre.
Par chance pour lui, Urgel n'était ni pucé, ni identifié et de ce fait, personne n'était en mesure de le réclamer, seule une association de protection animale pouvait prétendre le récupérer mais il n'y avait pas grand monde qui se bousculait au portillon.

C'est comme cela que nous sommes partis, Jean-Claude et moi, le dimanche 30 septembre en direction de la Provence et c'est vrai que Perthuis, ce n'est pas vraiment la porte à côté !
Après 3h et demie de route avec le van, nous sommes arrivés dans un centre équestre où Urgel était très sommairement installé.
Nous avons donc embarqué l'animal qui, au demeurant semblait bien calme pour un petit entier. La mairie m'a remis les papiers de cession en bonne et due forme et nous voilà en possession d'un joli petit chou qui a eu bien de la chance d'échapper à une destinée à laquelle je préfère ne pas penser !

J'en ai profité pour aller voir un cheval en danger dans une pension très proche et là, j'ai cru cauchemarder. C'était l'horreur ! Je me suis demandé comment on pouvait payer 250€ pour mettre un cheval en pension dans un tel endroit. Les paddocks exigus étaient d'une saleté repoussante, comme tout le reste et les pauvres chevaux avaient un air profondément triste, prostré dans 10 ou 15 cm de boue et de crottin, en plein terrain vague sans un arbre, juste un minuscule abri fait de bric et de broc, enfin, un genre de prison sordide où la nourriture ne semblait pas être très abondante.
Mais que dire ? Que faire ? Pas de maltraitance avéré mais une succession de négligences et un appât du gain, de la part des propriétaires, bien évident. Me voilà encore repartie angoissé, Jean-Claude était outré et c'est encore un coup de plus à notre moral !

Revenons à notre petit nouveau, le voyage s'est bien passé, j'avais délégué les biberons de la journée et Cactus n'a manqué de rien, je suis arrivée juste pour l'avant dernier du soir !

Depuis, Urgel a été castré, identifié, c'est un gentil petit cheval, agréable à regarder et parait-il, débourré. Rapidement inquiêt (et aussi un peu comédien !), il faut souvent l'apaiser et le rassurer, mais il n'a aucun vice et peut aussi se montrer très câlin. Il sera très vite à l'adoption et pourra faire le bonheur d'une famille.

Au revoir, mon beau Cheyenne...

Le samedi 27 octobre fut une bien triste journée pour toute l'équipe... Durant la nuit, un orage terrible a grondé, la foudre est tombée à plusieurs reprises plongeant le refuge dans le noir complet, le vent s'est mis à souffler très fort, certains chevaux ont henni mais en principe ils n'ont pas peur de l'orage. Au petit matin, lors de la distribution habituelle de nourriture, Camille se rend compte que notre Cheyenne manque à l'appel. C'est très inhabituel ; Cheyenne est un grand gourmand et il est toujours le premier dans son abri pour réclamer sa ration ! Il n'est que 7h20 du matin, il fait encore nuit noire et c'est donc à la faible lumière de la frontale que Camille cherche le disparu... Rapidement, elle distingue une masse sombre au milieu de parc, au sol. Très inquiète, elle s'en approche mais réalise rapidement que le corps de Cheyenne est complètement inerte. Il n'y a aucune trace de lutte, Cheyenne ne s'est pas débattu, il n'a pas souffert, et l'hypothèse d'une crise cardiaque est immédiatement avancée. On ne s'y attendait pas du tout car, bien que sa boiterie ait pris des proportions ces derniers temps,  notre chouchou était en bonne santé, son moral et sa joie de vivre était évidente ; lui et sa compagne Sarah aimaient se réfugier dans leur confortable abri à la moindre alerte du temps et y prenaient leurs repas faisant preuve d'une parfaite entente.

Des photos souvenirs ; Cheyenne il y a quelques années.

 

Cheyenne arrive au refuge En 1995. Un coup de téléphone en provenance de la Suisse m'avait beaucoup émue, Cheyenne, âgé d'à peine 15 ans était devenu boiteux à cause d'une importante tendinite et voué à la boucherie car inutile.
Son ancienne propriétaire essayait par tous les moyens de trouver une chute heureuse à ce cheval qui lui avait appartenu auparavant et pour lequel elle avait gardé une certaine affection.

C'était les débuts de notre association, sur le premier lieu de vie du refuge. A l'époque nous n'avions qu'une trentaine de chevaux et il était certes plus facile de dire oui quand un cheval était en détresse.
J'ai donc accepté d'accueillir le beau  Cheyenne pour le meilleur et pour le pire et j'avoue que le temps qu'il a passé avec nous fut « le meilleur » !
Après un après-midi de camion, il est arrivé, un peu avant minuit, très fatigué et surtout très boiteux
Sa boiterie était sérieuse et handicapante et il posait à peine son postérieur gauche.
Ce beau cheval noir, chaussé de 4 balzanes blanches qui fut d'abord un émerveillement pour les yeux, se révélait en grande souffrance et très vite la décision de le faire opéré fut prise car le vétérinaire nous assurait 10 ans de tranquillité minimum et ça valait vraiment la peine pour lui.
Ce fut un succès total, au bout de 2 mois Cheyenne marchait pratiquement normalement et son statut de retraité au repos lui a autorisé une convalescence plus que prolongée !

Voilà notre Cheyenne le 12 août 1995, bien que sa robe soit plus claire, on reconnaît bien sa liste blanche et ses balzanes haut-chaussées. Il adorait que je lui gratte le front, c'était pour lui un tel plaisir qu'il en fermait les yeux !

 

Puis il a passé allègrement la trentaine malgré une arthrose installée de son postérieur, qui le faisait boitiller occasionnellement aux changements de temps, comme beaucoup de vieux chevaux.
Adorable avec les humains et aussi avec ses congénères, il n'a jamais posé quelque problème que ce soit et tout le monde aimait Cheyenne !

Pour toute l'équipe, ici, la disparition de notre "Chéché" est d'une grande tristesse mais pour moi c'est un vrai chagrin. Il représentait les débuts de l'asso et du refuge, il était un pionnier, et quel pionnier ! Toujours beau (jusqu'au bout d'ailleurs), avec un port altier, il était souvent remarqué pour sa belle allure, son poil noir brillant (plus clair les premières années) et aussi pour sa grande gentillesse. Il avait gardé longtemps sa belle musculature de cheval de sport avec un poitrail impressionnant, sans oublier ses quatre balzanes blanches, haut-chaussées, c'était vraiment la grande classe !

Des photos récentes de notre garçon.

On y voit bien ses postérieurs déformés, mais il est toujours resté si beau !

 

Encore un qui restera à tout jamais gravé dans nos cœurs et nos esprits, je crois pouvoir dire qu'il a été comblé avec nous et je suis heureuse de lui avoir donné presque 20 ans de plus, 20 ans de douce retraite sans une seule ombre au tableau.
Merci Chéché d'avoir été aussi extraordinaire, repose en paix.

J'aimerai que tous ces chevaux que nous aimons puissent partir un jour, comme Cheyenne, sans souffrance, d'un arrêt cardiaque, c'est la mort la plus douce !
Cet hiver en cours risque d'être très dur pour certains de nos vétérans très avancés en âge et nous risquons malheureusement, d'en voir partir certains, c'est horriblement triste mais c'est la roue de la vie !

Au revoir, mon brave garçon. Nous t'aimions tous beaucoup, adorable et attachant, vraiment tu étais un cheval idéal, et tu nous manqueras beaucoup.

Cactus grandit !

Tout le monde a bien sûr eu connaissance de l'arrivée de Cactus au refuge, petit ânon orphelin, le 17 septembre dernier. Si les débuts ont été difficiles, les doutes et l'inquiétude toujours présents, désormais nous sommes bien soulagés !

Mais oui, il est sauvé, mais oui, il va très bien, mais oui je suis très fatigué mais qu'importe le but semble atteint, notre petit dernier est en pleine santé, il a triplé de volume, c'est maintenant un grand garçon de 2 mois !
Nous commençons à avoir quelques différents, pas bien graves mais je dois un peu sévir car nous rentrons bientôt dans l'adolescence, et, comme tous les ânons-biberon, il commence à faire son petit dominant, à mordre un peu plus fort, à vouloir sortir quand il faut manger et nous sommes quelquefois en conflit mais notre amour mutuel reste le plus fort, comme les grands moments de câlins ! Je remarque d'ailleurs qu'il est beaucoup plus affectueux que son frère, j'espère que ça va durer.
Son papa, Jean-Claude en est gaga, au point de me remplacer quelquefois la nuit lorsque je suis trop fatiguée et j'avoue que c'est une bonne chose.

Jolie photo de famille !!!

 

Bébé passe du temps en liberté dans le refuge, il est plus facile que son frère Bambou et fait moins de bêtises. Il a une passion pour les voitures contre lesquelles il se frotte avec un plaisir incroyable, il faut d'ailleurs faire très attention lorsque l'on arrive car il n'hésite pas à se jeter sur les véhicules, ça, c'est particulier, nous découvrons !

Malgré quelques pluies violentes qui nous ont plongés dans la boue, nous avons la chance d'avoir encore des journées ensoleillées avec une température très douce ce qui permet à notre ânon de s'ébattre dans de bonnes conditions, c'est important pour son transit, le mode box étant, pour ces bébés, facteur de constipation !

Question nourriture, je pense qu'il sera plus en avance que Bambou car déjà, il machouille quelques brins de foin ou de petites herbes vertes, ça me donne l'espoir d'un sevrage peut-être plus facile et aussi plus rapide, on verra bien. Je précise que Bambou a téter jusqu'à 7 mois, je n'en pouvais plus !

Nous sommes presque à la mi-novembre, Cactus a deux mois, ses dents poussent à vue d’œil et sont de plus en plus mordantes, il faut garer les mollets et les fesses, il adore ça !

A bientôt pour d'autres nouvelles de notre petit chenapan.

Cactus rencontre Bambou, son grand frère !

 

Voilà encore une mise à jour bien fournie ! D'autres nouvelles suivront dans les prochaines semaines.

Un grand merci, une nouvelle fois, pour votre fidélité.

A très bientôt,

Paula, et toute l'équipe.

 

15 décembre 2012

Bonjour à tous,

Quelques nouvelles diverses du refuge et de ses pensionnaires ! L'hiver est bel et bien là, durant les dernières semaines nous avons eu des nuits glaciales avec des premières gelées, mais finalement on ne se plaint pas trop. Les deux derniers jours ont été très pluvieux, la boue est malheureusement de retour mais dès aujourd'hui c'est le soleil qui est de retour et les températures sont plus clémentes pour cette mi-décembre ! Pourvu que ça dure !

Des nouvelles de nos adoptés !

Fin mars 2006, la saisie en Corrèze de l'élevage de M. Perrier voit débarquer au refuge une quarantaine de pur-sang arabes, dont plusieurs juments pleines, et/ou suitées de jeunes poulains. Ces derniers ont bien grandis, et au fil des années, un bon nombre ont été adoptés et font le plaisir de leur nouvelle famille. Ils sont tous en pleine forme et ont presque tous été débourrés, très rapidement et sans problème, preuve que ce sont des chevaux bien dans leur tête et en confiance avec l'homme. Voici des bonnes nouvelles de quelques-un d'entre eux !

 

GOFRANE (adoptée en décembre 2009) & la famille PLAZANET

 

RHANA (adoptée en février 2010) & EMMA

 

TARASS (adopté en juin 2011) & CLARA

 

QUORUM (adopté en avril 2009) & JUSTINE
SAMA (adoptée en juin 2012) & JUSTINE

 

OUSSAMA et SAMIRA (adoptées ensemble en septembre 2012) & MANON et PIERRE

 

Toutes ses nouvelles ont aussi pour but de rassurer nos futurs adoptants. En effet, il est fréquent que les personnes intéressées par nos chevaux soient inquiètes du fait qu'il faille faire le débourrage, parfois avec des chevaux qui ont déjà 8 ou 9 ans. Certains vous diront que c'est trop tard, mais c'est tout à fait faux ! Certes, il est recommander de commencer le plus tôt possible, mais il n'y a cependant aucune limite d'âge ! Tous nos chevaux adoptés ont été débourrés facilement, quelque soit leur âge. Le débourrage est parfois fait par un professionnel et parfois par les adoptants eux-même, toujours avec une franche réussite. Et puis, quoi de mieux que de commencer "à zéro" avec son cheval, tout découvrir avec lui ? C'est une expérience formidable !

Alors pour ceux et celles qui recherchent la monture idéale pour le loisir, n'hésitez pas à consulter notre page d'adoption pour découvrir Remake, Rachida, Qualida, Patchanka et nos autres adorables purs-sang !

Shivas attend toujours sa famille !

Il y a quelques semaines, nous recevions au refuge un couple très sympathique, à la recherche d'un chien "type Rottweiler". Nous leur présentons évidemment SHIVAS, notre magnifique croisé Beauceron / Rottweiler de 5 ans. Ce dernier vit au refuge depuis 3 ans déjà, et pourtant c'est un chien merveilleux qui mérite la meilleure des familles ! Adorable, très calin, joueur, "gros nounours", il a tout de suite été un grand coup de coeur pour ce couple. Ils nous proposent alors de "faire un essai" en emmenant Shivas chez eux quelques jours, pour voir comment tout se passe. En effet, Shivas a toujours vécu à l'extérieur ; nous n'avions aucune idée de la façon dont il se comporterait dans un appartement. Ce fut donc chose fait, et notre grand garçon part avec ceux qui aurait pu devenir sa nouvelle famille. J'avoue qu'au refuge, tout le monde croise les doigts, nous espérons vraiment que tout se passe au mieux et que ça aboutisse sur une adoption, ce serait une chance formidable pour notre amour de toutou !

Mais c'est très déçus que dès le lendemain, ils ont du ramener Shivas au refuge. En effet, s'il s'est très bien comporté autant en promenade (obéissant et intelligent, Shivas apprend vite) que dans l'appartement (propre et sage, il n'a fait absolument aucun dégât...), le problème s'est posé avec le chat de la maison. Nous savions déjà que Shivas avait tendance à être très intéressé par les chats, nous espérions qu'une éducation était possible. Mais Shivas se révèle être absolument ingérable face à cet "ennemi héréditaire", et il serait inconcient de prendre le risque de les laisser ensemble.

Vous êtes conquis par la bouille de Shivas et vous souhaitez lui offrir enfin tout le bonheur qu'il mérite ? Vous habitez dans le Gard ou ses environs, dans un pavillon avec dans l'idéal un jardin cloturé, et surtout vous n'avez pas de chat ?! Alors n'hésitez plus, Shivas vous attend au refuge. Pour en savoir d'avantage sur lui, consulter sa fiche descriptive ICI.

Un abri supplémentaire !

Au refuge, 14 nouveaux abris ont été construits en moins d'un an, c'est formidable ! Cela signifie qu'une quarantaine de chevaux supplémentaires passeront désormais la mauvaise saison avec les sabots au sec, et un toit au-dessus de la tête ! L'été, les abris sont tout autant utiles puisqu'ils apportent une zone d'ombre bien appréciée ! Nous en sommes absolument ravis, mais nous ne perdons pas de vue qu'il reste encore un peu de travail à nos hommes pour que la totalité des parcs possèdent un abri ! D'ailleurs, ils ne chaument pas puisqu'un abri de plus a été construit dernièrement. Il est destiné à Garry et Mirka d'un côté, et Nifty et Paloma de l'autre.

En deux jours seulement, l'abri est bien avancé ! Il reste à monter le toit, puis à couler la dalle, et ce sera terminé !

 

Nous en avons désormais l'habitude, la construction se fait de façon rapide et efficace ; Jean-Claude, Jean-Pierre et Charly font, une fois de plus, un travail remarquable ! Chapeau, les hommes !

La moitié de la dalle est coulée, l'abri prend forme !

 

Quelques jours de pluie, puis des gelées, ont un peu ralentit les travaux, mais l'abri est finalement terminé ! Pour Garry et Mirka, l'adaptation est un peu difficile ! Ni l'un ni l'autre n'ont déjà connu un abri, et, terrorisés, ils refusent carrément d'y entrer ! Mais nous ne nous inquiétons pas, cette réaction est fréquente et ne dure en général que quelques jours, ils finiront par s'y habituer et bientôt ils ne le quitteront plus ! Pour Nifty et Paloma tout sera plus simple, elles ont l'habitude ; il nous faut encore attendre quelques jours que la dalle soit bien sèche, puis elles seront ravies de pouvoir s'abriter.

5 nouveaux pensionnaires !!!

Non, rassurez-vous, ce ne sont pas de chevaux ! Mais c'est en réalité 5 adorables cochons-d'Inde de 3 mois que nous avons accueilli fin novembre, leur propriétaire ne pouvant pas les garder. Malgré le froid, ils vivent sans problème à l'extérieur dans un enclos isolé du vent et protégés par une épaisse couche de paille ! Tout ce petit monde se porte à merveille, ils sont trop mignons et nous pourrions passer des heures à les regarder !

 

Après s'être rapidement renseigné, nous réalisons que la reproduction est possible chez ces rongeurs à partir de 3/4 mois ! Nous devons impérativement séparer les mâles des femelles (nous ne souhaitons pas franchement monter un élevage !!!) ; de ce fait, les 3 mâles ont vite été placés en famille d'accueil chez Zoé à l'Association AU PRE DE MON ARCHE (Lozère), tandis que nous gardons pour le moment les 2 femelles.

 

I M P O R T A N T

 

En période de Noël, ce sont des centaines de rongeurs, de chatons, de chiots ou même de poneys/chevaux, qui sont offerts aux enfants, parfois très jeunes et peu responsables.

Il est primordial que les familles réalisent qu'UN ANIMAL N'EST PAS UN CADEAU mais une longue et couteuse responsabilité. Qu'il s'agisse d'un hamster ou d'un cheval, il y a une vie en jeu et l'achat ne doit pas se faire à la légère.

Dans quelques mois, ce seront des dizaines et des dizaines d'animaux qui seront oubliés au fond de leur cage, délaissés ou même abandonnés, parce qu'ils n'amusent plus les enfants !

Alors s'il-vous-plait, Parents, réfléchissez bien ! Nous comptons sur vous !