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LES NOUVELLES, ANNEE 2013

 

31 janvier 2013

Bonjour à tous !!!

Toutes nos excuses pour notre silence depuis quelques temps, mais nous voilà !

Mieux vaut tard que jamais !

Il y a un vieil adage qui dit que l'on peut présenter ses vœux pour la nouvelle année jusqu'à la fin du mois de janvier et je pense que le moment est venu, nous sommes à la limite !
Mes amis, toute l'équipe du refuge se joint à moi pour vous souhaiter le meilleur pour 2013, nous espérons toujours que la maltraitance animale finira par diminuer mais déjà beaucoup d'enquêtes se profilent à l'horizon et je crains que ce ne soit pas pour tout de suite.
Nous vous remercions pour votre présence fidèle sur le site et aussi pour votre générosité.
L'année 2012 a été difficile et je pense que la crise actuelle n'y est pas étrangère, à part les grosses fondations, toutes les associations de protection animale sont mal à l'aise financièrement et nous ne dérogeons pas à la règle. Le train de vie de notre refuge est très élevé et sa gestion est loin d'être facile. Le bilan 2012 est bien négatif, bien que les comptes ne soient pas terminés, je sais déjà qu'il va falloir jongler.
Vous me direz que nous avons l'habitude . . . et, vous aurez raison, sauf que cette année s'annonce bien pire ! Malgré une partie de nos adhérents qui nous est restée fidèle, beaucoup ont du revoir leur don à la baisse et certains n'ont certainement pas pu s’acquitter de leur cotisation. C'est une chose que je comprends et je n'en veux à personne mais c'est vrai qu'ici notre petit monde animal mange tous les jours et demande des soins, crise ou pas, sans parler de toute la gestion monstrueuse des frais inhérents au refuge. Tout cela est dit mais je sais que chacun ne peut faire que selon ses moyens, alors je prie le ciel de nous aider à rester debout.
Personne ne manque de quoi que ce soit, rassurez-vous, les fournisseurs me font confiance et attendent, depuis 20 ans ils savent qu'ils ont toujours été payés, notre cabinet vétérinaire est très compréhensif et nous devrions pouvoir gérer cette année qui commence, avec votre aide, bien sûr, vous êtes un peu le cœur du refuge !
J'ai commencé à envoyer les reçus, nous ne vous oublions pas, vous aurez le votre dans les temps, n'oubliez pas de déduire votre don à raison de 66,66 %  dans votre déclaration d'impôts.
Nous ferons une assemblée générale en avril ou mai, la date n'est encore pas fixée, je le ferai dès que nous serons tous d'accord.
Très fatiguée et contrariée par pas mal de choses, un peu handicapée par une arthrose devenue chronique, j'ai l'impression de ne pas être très opérationnelle en ce moment, ça ira mieux un peu plus tard, je l'espère ! Et puis nous avons un certain nombre de chevaux d'un âge canonique qui nous quittent et nous quitterons peut-être cet hiver, saison difficile pour nos vétérans, et c'est vrai que c'est stressant et attristant.
Grâce à Camille, vous aurez tout de même les nouvelles, même si elles ne sont pas toujours très bonnes, elle fait un travail formidable avec ce site qu'elle a, elle-même, entièrement repensé et qui remporte un certain succès !
Merci à tous, pour tout, à très bientôt.
Paula LOÏS  

Mon Tchango est en sursis !

Avec sa soeur de coeur, Gucci

 

L'an dernier, j'avais perdu mon chien bien aimé Sisco entre Noël et le jour de l'an et les fêtes s'étaient transformées en enfer.

En 2012 c'est son frère de cœur, Tchango, mon chien de race cane corso, qui est en fin de vie.

 

 

Tous bienheureux ! Du temps où la vie était rose.

 

Après une visite chez le vétérinaire le 3 décembre alors qu'il urinait du sang, la décision de l'opérer a été prise dans la foulée, l'échographie révélant une tumeur de la prostate infectée et probablement cancéreuse. En cours d'intervention, le véto m'a appelé pour me dire qu'il venait de découvrir une deuxième tumeur énorme au niveau de la vessie et que la masse était trop importante pour en faire l'ablation. « je referme après nettoyage »me dit-il, « vous pourrez le garder quelques jours, le temps de lui dire ADIEU ! » 
J'ai eu l'impression que le sol se dérobait sous mes pieds, cette fin d'année allait être un second cauchemar !
J'ai prié Dieu, j 'avoue que seul un miracle pouvait redonner un peu devie à mon petit ange et je l'ai soigné nuit et jour, couchée la nuit sur le plancher pour ne pas le quitter !

Le lendemain de l'intervention Ma table de cuisine transformée !!!

 

Dès le premier jour après l'opération, des trous de nécrose, genre fistules sont apparus autour de la cicatrice évacuant des quantités incroyables de pus, c'était très impressionnant au point perdre tout espoir, mais ce n'est pas mon genre.
Il a fallu faire preuve de ténacité et de soins minutieux avec une asepsie de chaque instant, changeant les alèses jetables X fois par jour, tenant les plaies impeccables sans discontinuer, administrant une quantité de cachetsimpressionnante, Tchango était très mal, sans réflexe et je le voyais partir . . .

Pas du tout la forme notre grand garçon ...

 

Dès le 4ème jour, j'ai doublé les antibiotiques avec de la pénicilline en plus et continué les soins, il fallait tout tenter et enrayer l'infection. Les jours passaient et j'ai commencé à voir une véritable amélioration !
C'était incroyable, les plaies profondes commençaient à bourgeonner et diminuaient, le processus de cicatrisation était engagé et Tchango avait repris de l'appétit. Il recommençait à remuer son petit bout de queue et une petite étincelle éclairait son regard, c'était celle de Noël, qui approchait d'ailleurs à grand pas !

Le 2 janvier, je lui ai enlevé les points (26, quand même!), après un mois et ce n'était pas simple car ils étaient très enfermés dans la chair mais il a été si adorable que tout s'est très bien passé, sans le moindre incident !
Au 7 janvier, mon Tchango paraît en pleine forme, parfaitement heureux et sans aucune souffrance. Je sais qu'il est condamné à très court terme mais je profite de chaque instant de cette rémission. Plus d'un mois est passé depuis l'intervention et nous sommes toujours ensemble !

Une de ses premières vraies sorties avec le chat Wazick Dodo près du poêle avec Chippie !

 

Merci à Jean-Claude, mon époux qui m'a terriblement aidée en prenant en charge notre Cactus et ses biberons, à 80 %, qui m'a assistée pour les soins plusieurs fois par jour et qui m'a bien soutenue. Je remercie aussi le ciel car cet épisode ressemble un peu à un miracle que je n'osais plus espérer et, si le pire reste à venir, le moment présent est merveilleux !
Notre Tchango a plus de 11 ans et, comme tous les molosses c'est un âge déjà bien avancé mais il semblait très en forme et je me plaisais à imaginer qu'il pourrait battre tous les recors de longévité.
Mais c'était sans compter ces deux cancers qui rongent sa vessie et sa prostate, tout à fait insidieusement puisqu'il ne montrait aucun signe de fatigue particulier.

En attendant, nous profitons pleinement de cette rémission qui nous enchante et essayons de ne pas penser au pire !

Pas de Noël pour notre vieux Quimper...

Triste surprise au matin du 24 décembre. Zoé, qui est chargée de la tournée ce jour là, découvre Quimper couché dans son parc, des traces de luttes autour de lui. Il est 7 heures du matin, il a sans doute passer une partie de la nuit couché, et notre vieux garçon ne parvient plus à se lever... Si ce n'est pas la première fois que cela arrive, ce jour-là nous le trouvons particulièrement affaibli, à bout de forces.

Au cours des derniers mois, et à plusieurs reprises, nous avons trouvé Quimper dans cette situation. Souffrant d'une arthrose très avancée aux hanches et aux jarrets, ce grand Selle Français de 30 ans faisait parti des vieux chevaux qui se couchent fréquemment pour se reposer, mais ne parviennent pas toujours à se relever. Parfois, une piqure d'anti-inflammatoire était suffisante pour apaiser la douleur et lui redonner de la force. Quelques fois par contre, nous devions l'aider en utilisant des sangles fixées au tracteur afin de le soulever. Depuis un an, nous avions du avoir recours à ce système une dizaine de fois. Il faut savoir que, si c'est souvent très efficace, c'est aussi une technique stressante pour l'animal tout comme pour nous (utiliser un tracteur en étant tout proche d'un cheval comporte évidemment des risques, nous ne sommes jamais certains de la réaction de l'animal...), et épuisante physiquement pour lui. A chaque fois, nous pensions que c'était le bout du chemin, nous étions prêts à prendre l'ultime décision pour lui, mais il nous surprenait toujours par sa rage de vivre et son courage. Il s'accrochait à la vie, et il pouvait se passer de longues semaines sans que nous ayons le moindre problème ; il ne semblait pas souffrir particulièrement et gardait un bon moral. Dans ces conditions, il nous était difficile de décider quoi que ce soit.

Ces photos datent de l'été dernier, Quimper était encore tout rond !

 

Mais depuis quelques temps, nous constatons que malgré des rations de nourritures riches et abondantes, Quimper maigrit à vue d'oeil. Il se déplace de plus en plus difficilement, son arthrose devenait insupportable. L'hiver est une saison difficile pour nos très vieux pensionnaires. Nous ne pouvons pas tous les installer dans des box, d'autant que certains ne le supportent pas ! Quimper en faisait parti ; il a vécu quasiment toute sa vie enfermé dans un box, ne sortant que pour sauter des obstacles sur une carrière. Seules les performances comptaient, et il a reçu de l'être humain d'avantage de coups et de violence que de caresses et paroles apaisantes, si bien qu'il est devenu très agressif. Une victime de plus de la bêtise humaine ! Lorsque nous l'avons recueilli au refuge, c'était un cheval haineux et violent ; il nous a posé bien des soucis ! Il avait une facheuse tendance à charger quiconque entrait dans son parc ! Il avait développé une telle colère envers l'homme, mais peut-on réellement lui en vouloir ?! Peu de personne pouvait l'approcher et s'occuper de lui ; disons qu'il avait "ses têtes". Durant ces dernières années, il s'était enfin (et heureusement !!!) un peu calmé et était d'avantage commode ! Il vivait une petite vie tranquille dans un parc avec abri, qu'il partageait avec Christelle, une vieille jument de 42 ans, très caractérielle ! Ils s'entendaient plutôt bien, nos deux compères !

Ce lundi 24, pour la première fois, nous constatons qu'il ne veut plus rien savoir, lui si battant, il ne fait plus aucun effort pour se lever, s'abandonne. Il est couché depuis sans doute plusieurs heures, son corps ne suit plus, il est inutile de s'acharner. Nous le couvrons d'une couverture et lui faisons néanmoins une piqure d'anti-inflammatoire ; au moins il ne souffre pas. Nous appelons notre vétérinaire qui ne contredit pas notre décision ; elle connait bien le cas de Quimper. En fin de matinée, notre vieux loulou pousse son dernier soupir ; Zoé l'a accompagnée jusqu'au bout. Il est désormais là où il ne souffre plus, et c'est un réel soulagement pour tous.

Au revoir, Grand Garçon...

 

Une affaire sordide de plus !

Pénible journée, ce 18 janvier 2013 !

Il a fallu partir très tôt ce matin car la convocation pour le tribunal était programmée pour 10 heures et Privas (Ardèche), ce n'est pas la porte à côté !
Il ne faisait pas chaud du tout chez nous mais là-bas, c'était du moins 4, à peine passé 10 heures. Je suis arrivée un peu en retard car les routes sont très tortueuses, il faut passer 2 cols et le macadam était par endroit plutôt glissant !
De toutes façons, c'est un coup de poker, la convocation n'a souvent rien à voir avec l'heure de l'audience et c'est exactement ce qui s'est passé.

J'ai vu défiler quelques affaires typiques de la correctionnelle comme les agressions à l'arme blanche, un chasseur alcoolisé faisant usage de son arme en plein village, un père irresponsable ne payant pas ses pensions alimentaires et, finalement notre affaire est passée seulement l'après-midi, suite aux quelques décisions concernant des délibérés en attente, comme d'habitude !
J'avoue que je bouillais un peu et, la crêpe mangée à la hâte dans la brasserie d'en face m'est un peu restée sur l'estomac. L'affaire en question me tient très à cœur car elle représente le type de maltraitance qui, malheureusement prend de plus en plus d'ampleur, celui des personnes qui vivent sur le dos des animaux en créant une association dite « plus ou moins, de protection animale » !

Étant donné que nos finances ne sont pas très reluisantes en ce début d'année, je me suis présentée sans avocat et c'est vrai que devant un tribunal, on a plus de chance de gagner accompagné d'une « robe noire » que seul devant des tortionnaires qui eux, ont toujours droit à l'assistance juridictionnelle.
Mais qu'à cela ne tienne, j'étais très déterminée et, comble de la chance, j'avais comme allié, la D.D.P.P de l'Ardèche (services vétérinaires) en la personne du technicien avec lequel nous avions monté le dossier. Cerise sur le gâteau, un monsieur très distingué et sympathique représentait le groupe des voisins plus ou moins mitoyens avec la prévenue se trouvant aux premières loge pour attester des horreurs qu'ils pouvaient voir au quotidien. La SPA de l'Ardèche a aussi été nommée mais n'était ce jour, pas représentée.
Ouf, d'un seul coup, je me sentais moins seule et remerciait le ciel d'être si bien assistée .
Juste quelques mots pour donner un aperçu de la situation, la prévenu faisait l'objet de 9 chefs d'inculpation (et encore je pense qu'on aurait pu en rajouter !) allant du non respect de la réglementation aux maltraitances les plus caractérisées.

J'ai eu l'impression dès le début de l'audience que le tribunal était ému par tant de cruauté et, Madame le Président a été des plus objectives ; les témoins de la partie civile ont été entendus, le technicien DDPP en premier, droit dans ses bottes et tout à fait décidé à aller jusqu'au bout et ne faisant aucun cadeau, puis moi-même et j'avoue que je n'ai pas donné dans la dentelle, expliquant que depuis 10 ans, la prévenue jouait la comédie en pleurant dans le gilet de tous les observateurs, allant même jusqu'à menacer de se suicider mais qu'il ne fallait plus tomber dans ce piège et considérer que depuis tant d'années, les animaux avaient payer un trop lourd tribu !
A la question « Que demandez-vous comme dommages et intérêts ? » j'ai répondu que mon intention n'était pas d'essayer de gagner de l'argent avec les animaux (ces gens là étant insolvables, pas la peine d'en rajouter!) mais que ma demande se limitait à ce que les animaux restant soient enlevés de ce mouroir et que la prévenue n'ait plus le droit d'en posséder, au moins pour cinq ans, puisque maintenant on ne peut plus le demander à vie considérant que l'humain est « perfectible », ça, je n'en suis pas si sûre !

Quand au collectif des voisins, son représentant a été non moins déterminé, allant à l'essentiel mais dépeignant la réalité avec la plus grande clairvoyance et donnant des précisions jusque là inconnues.
La prévenue s'est embrouillée dans des explications à dormir debout, s'enfonçant un peu plus à chaque instant et brandissant son spray de ventoline pour se faire plaindre ! Pour ma part je sentais mon palpitant battre la chamade et ma tension monter, sans bien sûr en faire état !
Le moment le plus stressant a été l'audition de la plaidoirie de l'avocate défendant la prévenue.
C'était insupportable, elle enchaînait les mensonges et faisaient des descriptions imaginaires de l'endroit, c'était facile de s'apercevoir qu'elle n'y avait jamais mis les pieds. Enfin, c'est son boulot et c'est au tribunal de juger.

Le moment béni a été le réquisitoire du procureur ; nous, parties civiles, nous avons bu ses paroles, il a décrit la situation d'une manière parfaite, a fait preuve d'une grande empathie pour les animaux martyrisés et, emporté dans son élan, a fustigé la prévenue sans ménagement, énumérant tous les points litigieux qu'elle contestait en démontant sans difficulté les excuses qu'elle pouvait se trouver.
Pour finir, il a demandé, à ce que tous les animaux restant lui soient enlevés et qu'elle n'ait plus le droit d'en reprendre, ceci assorti de trois mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve pendant 5 ans ! L'affaire a bien sûr été mise en délibéré, au 8 février à 13 h.

Si Monsieur le Procureur est suivi par le parquet, nous pourront parler d'une victoire supplémentaire pour la protection animale, alors croisons les doigts, pour ma part je prie Dieu en espérant qu'il m'entende !

Ce n'est pas toujours le cas, mais à Privat nous nous sommes trouvés devant un tribunal sensible à la maltraitance et conscient des abus commis dans un but lucratif, sous couvert d'association.

Je suis rentrée en fin d'après-midi plutôt lessivée par le stress mais aussi par presque 4 heures de route de montagne aller-retour, mais ça ne m'a pas empêchée de venir au bureau quelques heures pour taper ce rapport que je trouve bien intéressant et pour le moins satisfaisant bien qu'il ne faille pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, expression consacrée que je trouve particulièrement horrible.

Nous avons déjà gagné plus de 30 procès et je souhaite que ce dernier vienne s'ajouter à tous nos autres succès. Alors. . . au 8 février !!!!!!!!!

Dépôt de plainte du 21/02/2012

Au début du mois de février 2012, je me suis rendue sur le site de l'association « Les Chevaux du ?????» sur la commune de Vallon Pont d'Arc dans le département de l'Ardèche.
J'ai été sollicitée par plusieurs personnes qui ont été très choquées par les maltraitances exercées sur les animaux de Madame ?????????? qui gère cette association dite de « protection animale ».
J'ai tout de suite été interpellée par ce nom qui ne m'était pas inconnu.

En effet, certains souvenirs sont remontés à ma mémoire et j'ai très vite pu faire la relation avec des enquêtes que j'avais effectué en 2005, à Alès dans la nouvelle zone industrielle de Larnac où Madame ?????? et son compagnon détenaient des animaux dans des conditions inacceptables. Il y avait de nombreux chiens dans un état lamentable, les chiennes très maigres avaient toutes des chiots, eux aussi carencés avec le gros ventre plein de vers. Tous présentaient des maladies de peau, aucune structure n'était mise à leur disposition et ils vivaient tous dans la boue, sous la pluie froide. Un nombre important de chats étaient enfermés dans une espèce de poulailler grillagé, ils étaient trempés et n'avaient pas d'abri, il servaient eux aussi à la reproduction.
J'avais été à l'époque très choquée par une ânesse qui était couchée dans l'écurie à même le béton, sans aucune litière. Elle était couverte d'escarres profonds et ne pouvait plus se lever, l'euthanasie eut été une délivrance pour elle. Un jeune étalon de type arabe était détenu dans un camion en épave qui lui servait d'habitation, il s'enfonçait dans 80 centimètres de fumier et ne sortait jamais.
Quelques chevaux en état très moyen (côtes saillantes) attendaient dans des petits parcs boueux, j'ai appris, plus tard qu'ils servaient à donner des cours à des enfants, en toute illégalité.

C'est le seul cheval que j'ai pu photographier car elle ne me lâchait pas ! C'était un grand cheval ibérique avec la peau sur les os et un poil d'hiver énorme ! Très osseux le pauvre animal, il s'était protégé avec un poil d'hiver impressionnant, il faisait -15 ce jour là, en février l'an dernier.

L'endroit était sordide, d'une saleté repoussante et ressemblait à un dépotoir tant il y avait d'objets hétéroclites et de déchets.

Les lamas qui n'ont rien à manger ont détruit complètement le terrain, plus un seul arbre n'est vivant ! En partant, furtivement, j'ai pu prendre 2 autres photos dont celle-ci où on aperçoit la petite vache gestante, d'une extrême maigreur avec un yack tellement garni de poils épais qu'on ne voit pas grand chose !

 

Le discours de Madame ?????, inchangé à ce jour, se limitait à des jérémiades entrecoupées de larmes, faites pour attendrir et tromper l'interlocuteur, quel qu'il soit.
J'avais été alarmée, à l'époque par un voisin, qui, aux premières loges, constatait lors de sa venue chaque week-end, de nouvelles horreurs concernant la mort de plusieurs animaux, des chevaux en particulier dont le corps n'était pas toujours évacué en temps et en heure. Il racontait qu'il avait vu une jument s'empaler et mourir avec les tripes dehors, entre autre.
A l'époque je m'étais à nouveau rendue dans cet endroit avec le Directeur des Services Vétérinaires qui avait pu constaté la misère de tous les animaux. Aucune saisie n'avait été programmée car Madame ????? pleurait sur son sort en disant qu'elle n'avait pas d'argent mais que bientôt elle déménagerait et serait copieusement rémunérée par la mairie d'Alès. Qu'avec cet argent, elle remonterait des structures confortables pour les animaux sur un joli terrain.
L'expulsion étant imminente nous avons voulu laisser cette chance à la famille ????? bien que, personnellement je n'étais pas vraiment convaincue. Monsieur Blanc, Directeur DDSV de l'époque m'avait demandé de surveiller leur départ pour ne pas lâcher totalement l'affaire.
Puis tout est allé très vite, j'y suis retournée quelques fois mais mes occupations prenantes au refuge ne m'ont pas laissé le loisir de suivre de près les agissements de ces personnes. J'ai appris plus tard qu'ils avaient été indemnisés et, qu'après avoir dépensé beaucoup d'argent dans les bistrots et restaurants d'Alès, ils étaient partis en Ardèche, personne n'a pu me donner de renseignement sur la commune.

J'ai donc perdu de vue ces personnes en espérant qu'elles s'étaient installées au mieux et que les animaux avaient gagné au change, jusqu'à ces dernières semaines où j'ai été sollicitée pour enquêter sur « les chevaux du ????? » !
La dénomination de cette association ne m'étais pas inconnue, en effet, une personne m'avait demandé un exemplaire vierge de contrat d'adoption pour une pouliche comtoise qu'elle ne voulait pas garder et qu'elle allait confier dans l'Ardèche sachant que j'étais un peu surchargée. Elle s'était laissée embobiner par Madame ????? qui lui assurait faire de la protection animale.
J'avais donc fourni un contrat d'adoption vierge avec des conditions qui semblaient mettre la pouliche à l'abri !
Le contrat d'adoption m'était donc revenu, griffonné salement avec un feutre et des taches partout mais avec une signature illisible et sans mentionner le nom de la responsable, ceci ne me permettant pas de faire quelque rapprochement que ce soit. Ce n'est qu'après la dénonciation pour maltraitance que j'ai appris que les chevaux du ????? et ????? ????? ne faisait qu'un et mon inquiétude a grandi.

Lors de ma visite, le 7 février dernier, j'ai d'abord été horrifié par l'état des lieux mais j'ai voulu garder mon calme pour pouvoir demander des nouvelles de la pouliche comtoise adoptée sous contrat. Ce fut chose faite et j'avoue ne pas avoir été très étonnée d'apprendre que Ubaye n'était plus de ce monde ! J'ose à peine imaginer dans quelles souffrances cette petite pouliche avait pu mourir, connaissant les individus depuis longtemps, la petite n'avait que 15 mois lors de l'adoption. Son numéro de transpondeur était 250259700253434, elle était de race comtoise et avait une robe alezan crins lavés (copie du contrat en pièce jointe).
Lorsque j'ai demandé pourquoi nous n'avions pas été mis au courant de ce triste événement, elle m'a répondu qu'elle n'y avait pas pensé, alors qu'il est précisé qu'un certificat vétérinaire était exigé en cas de décès de l'animal. Je demande à ce jour la date du décès de la pouliche ainsi qu'un récépissé d'équarrissage.
J'ai aussi demandé des nouvelles de son étalon de race Frison, joli cheval que j'ai connu alors qu'elle venait d'en faire l'acquisition qui était rond et fier reproducteur. Elle m'a dit qu'il allait très bien mais n'a pas voulu me le montrer ! Et pour cause car j'ai appris qu'il était mort le 10 mai 2011 dans des conditions épouvantables. Squelettique, atteint de fourbure chronique, l'animal en très grande souffrance était sollicité sans arrêt pour saillir toutes les juments. Tout le monde sait qu'un cheval étalon excité par une jument en chaleur peut aller jusqu'à l'épuisement pour saillir malgré un état de délabrement notoire.
Ce fut sa dernière saillie, il est mort d'épuisement. Je suis horrifiée par le comportement de cette femme sans coeur dont la perversité va jusqu'à prendre plaisir à voir un cheval mourir par sa faute.
Je joins le témoignage fourni par la personne ayant assisté à cette scène insupportable. Cet étalon a immédiatement été remplacé par un autre de type Gipsy Cob, qui a repris le flambeau du pauvre ????? qui repose en paix et qui, si nous laissons faire, finira comme son prédécesseur et tous les autres.
Bien tristes histoires, mais ce ne sont que quelques reflets des horreurs perpétrées sur le site de cette association dite de protection animale !
Bien sûr, nous avons tous compris que les juments sont saillies chaque année mais, à priori, personne ne voit de poulain ! C'est curieux, pour le moins mais je reste persuadée que la malnutrition et les mauvais traitements ne permettent pas aux poulinières de mener à bien leur gestation. Je note une incompétence totale en matière d'équidés et d'élevage en général. Je précise que dans la protection animale, la reproduction n'est pas de mise et ne se pratique pas du tout sauf si la jument est accueillie gestante, bien sûr.
J'avoue avoir eu de nombreuses pensées pour ces animaux qui ont essayé de survivre pendant cette période sibérienne que nous venons de traverser où chez nous 200 animaux ont été abreuvés au seau et aux bidons presque 24 heures sur 24, je ne pense pas que ceux de Vallon aient eu le même traitement ! Je ne suis pas certaine que tous aient survécu !

Je n'ai pu faire le comptage des animaux lors de ma venue, Madame ???? ne m'ayant pas autorisé à voir tous ses animaux dont une grande partie serait en mauvais état. J'ai constaté, en passant la main sur leur dos que les chiennes allaitantes étaient d'une grande maigreur, la propriétaire dit que c'est normal ! Plusieurs portées sont nées ces dernières semaines, les petits sont dans le froid sans soins, je suis révoltée. Les mères de race berger allemand sont toutes dysplasiques, maladie congénitale transmise à tous les chiots. Dans ces cas, la reproduction est interdite.
Plusieurs personnes s'étaient plaintes sur Alès à propos de chiots achetés chez Giraud, morts pour la plupart quelques temps après. L'argent reste bien sûr la seule motivation de ces gens peu scrupuleux. Difficile aussi de prendre des photos, elle me suit partout.

Quelques chèvres vont et viennent à l'extérieur de la propriété, elles sont en bon état vu qu'elles divaguent, j'ai aperçu 2 lamas dans un état moyen mais avec un pelage très fourni et trompeur, j'en possède et de ce fait peux comparer.

Dirigée par la Police Municipale, j'ai pu voir 2 de leurs chevaux dans un parc squatté (où à ce jour se trouvent aussi des chèvres au piquet), j'ai pu constater que l'un d'entre eux, de type ibérique, est squelettique malgré un énorme poil d'hiver.
Il y a d'autres chevaux sur leur parc que j'ai aperçu de loin, aussi des ânes, peut-être une vingtaine d'équidés, une vache naine dans un état de misère physiologique et aussi un jeune yack. Aucune trace de nourriture n'est visible près de ces animaux, je n'ai pas vu d'eau de boisson.

A la question : « Avez-vous des abris pour tous ces animaux ? » Madame ????? a répondu qu'elle commencerait les travaux sous peu en me montrant une bétonnière qu'elle venait d'acquérir !

Je n'ai pas les mots pour décrire le site, déchetterie, décharge, mouroir, un lieu inadapté pour les animaux mais aussi pour les gens bien que ces derniers soient en mesure de choisir !
Madame ????? n'a aucune compétence, elle est dangereuse pour les animaux mais aussi pour les gens (photos du blog jointes) qu'elle instruit au niveau équitation et à qui elle fait prendre des risques.

En 2009, elle a organisé une randonnée à cheval, lors de son arrivée à Collias dans le Gard, les pauvres chevaux avaient les sabots rognés jusqu'au sang, ils ont du être rapatriés à Vallon en camion ne pouvant plus poser les pieds par-terre, encore un effet de l'incompétence de ?????????? qui ne sait même pas qu'un cheval qui randonne doit être ferré !

Impossible de raconter toutes les anecdotes épouvantables, les escroqueries à la vente d'animaux, il faudrait une rame entière de papier et de longues heures mais je pense que Monsieur le Maire et aussi la Police Municipale peuvent en rajouter. L'audition des voisins me paraît judicieuse, celui que j'ai rencontré est très remonté !
Je voudrai juste parler encore de l'équarrisseur qu'elle ne fait pas venir se débarrassant des cadavres très nombreux on ne sait comment, des voisins racontent sur le net qu'elle en aurait jeter dans l'Ardèche (ceci sous toute réserve), pollution visuelle et olfactive pour le voisinage proche, mais pour ma part, le pire reste le martyre des animaux. Monsieur Le Campion de la D.D.P.P m'a lui même demandé mon aide en me priant de déposer plainte.

Madame ?????? vit dans son monde, totalement au dessus des lois, même celles régissant les associations, je suppose que rien n'est en ordre de ce côté là.
La plupart des équidés ne sont pas identifiés, les autres animaux probablement pas non plus, a-t-elle seulement le diplôme ATE pour emmener les touristes en ballade ? Il me semble que non, c'est très grave !

Je me permets d'insister sur l'urgence de la situation et me présente à vos bureaux pour déposer plainte contre Madame ????????????? demeurant à « ??????? 07350. Vallon Pont d'Arc , pour mauvais traitements à animaux et cruauté dans certains cas, défaut de recours à l'équarrissage, non respect de la réglementation régissant les animaux, l'urbanisme, l'environnement.
Je demande le retrait de ces animaux dans leur totalité et l'interdiction d'en posséder pour une durée de 5 ans minimum.
Je m'engage, au nom de l'association C.H.V.A.L dont je suis la présidente fondatrice à accueillir une partie de ces animaux et trouver des familles d'accueil sérieuses pour les autres, ceci dans le cadre d'une éventuelle saisie conservatoire pour arrêter le martyre des animaux.

Je vous prie de prendre en considération ma constitution de partie civile dans cette affaire.

Paula LOÏS

Nos nouvelles adoptions !

Julie, une grande ponette au caractère bien trempé, rejoint sa nouvelle famille dans le courant du mois de décembre. Elle y est très bien installée au côté d'une belle jument anglo-arabe. Pour le moment, elles vivent chacune dans un parc, mais à l'avenir, si elles s'entendent, elles seront ensemble. Nous souhaitons à Julie et ses adoptants, un bel avenir ensemble !

Julie bien installée !

 

Puis à la mi-janvier, c'est la belle Mélis qui nous quitte. Elle fut un véritable coup de coeur pour une famille très sympatique. Elle est installée sur un terrain magnifique, bien vert malgré la saison, ce qui n'est pas pour déplaire à notre grande gourmande ! Beaucoup de bonheur et une longue et belle vie pour toi, jolie fille !

Très bien montée, elle fait le bonheur de la jeune fille !
Mélis avec deux autres juments, elles s'entendent déjà très bien !

 

Et enfin, la semaine dernière, nous emmenions Cannelle et Julie, nos deux chèvres. Les voilà dans un groupe de copines, chez une dame passionnée par ces biquettes ! Elles y seront comme des coqs en pâte : 2 hectares bien clôturés, un grand abri et des sorties en troupeau dans la garrigue plusieurs fois par semaine ! Une vraie vie de chèvres, nous sommes ravis !

Cannelle (la plus petite) et Julie (la grande !) avec toutes les copines !

 

21 février 2013

Un grand bonjour ! Un chat, un chien, des cochons d'Inde, des chevaux...

Des nouvelles diverses et variées pour cette fin de février !

Joli chat cherche maison !

Ce beau chat roux à poil long a été jeté dans la rue à Alès (30) il y a quelques semaines. Il a environ 1 an et demi et il est castré. Il avait l'habitude de vivre dans un appartement, avant que ses propriétaires s'en débarassent... Un peu timide au premier abord, c'est un gros matou très gentil et affectueux.

Ne pouvant pas l'accueillir au refuge, nous cherchons à lui trouver au plus vite une famille digne de ce nom ! Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à nous contacter. Merci pour lui !

 

Christelle nous quitte à 42 ans...

Christelle vivait au refuge depuis 2009. Arrivée squelettique à plus de 38 ans, nous pensions ne jamais pouvoir la sauver ! Cette jument vivait dans un groupe de 7 chevaux, tous bien plus jeunes qu'elle. De ce fait, ils ne la laissaient pas manger et de toute façon, elle avait besoin d'une alimentation adaptée à son âge.

Squelettique et à bout de forces, les yeux tristes et l'air abattu, Christelle semble ne plus vouloir se battre pour la vie...

 

Pourtant, quelques mois plus tard, nous découvrons une belle espagnole toute ronde ! Son caractère bien trempé a fait d'elle une battante. Elle partageait son parc avec Quimper depuis plusieurs années. S'ils se chamaillaient parfois, ils étaient inséparables ! Lorsque notre vieux Quimper étaient couché et que nous devions l'aider à se relever en utilisant le tracteur, nous étions obligés de tenir Christelle à l'écart car très inquiète pour son copain elle devenait imprévisible !

Cette jument ne nous a jamais posé de problèmes particuliers et, malgré son âge canonique, nous ne nous inquiétions pas vraiment pour elle ! Elle avait un moral d'enfer, un grand appétit et jusqu'à récemment, elle restait toute ronde. Elle semblait épargnée par l'arthrose et nous la surprenions à s'offrir quelques foulées de galop ! ; bref, tout allait bien pour elle !

Très jolie, notre vieille Christelle de 42 ans !

 

Mais depuis la mort de Quimper à la fin décembre 2012, la belle a montré ses premiers signes de fatigue. La mort de son compagnon a été un véritable choc. Refusant de se nourrir et de s'abreuver, nous avons tout tenter pour lui redonner le moral. Installée dans le parc de Danseur, un adorable hongre de 27 ans, nous espérions qu'elle pourrait s'attacher à lui comme elle l'était à Quimper. Mais rien n'y faisait, et nous la voyions maigrir et s'affaiblir jour après jour. Elle qui avait toujours eu une forme incroyable n'était plus que l'ombre d'elle-même. Le dimanche 20 janvier, lors de la distribution de nourriture, Camille découvre Christelle couchée dans son parc, elle semble à bout de forces. Dans un immense effort, la belle relève la tête puis se met debout, mais le coeur n'y est plus. Elle tremble de froid malgré l'épaisse couverture que nous lui mettons chaque hiver, elle est fortement déshydratée et épuisée. La décision est rapidement prise, il est inutile de faire de l'acharnement thérapeutique, et nous appelons notre vétérinaire. A son arrivée, elle examine la jument et rejoint notre avis ; nous avons tout tenter pour elle mais notre vieille louloute est au bout du rouleau, elle n'a plus envie de se battre et il est bien plus sage et respectueux pour elle de l'aider à s'endormir. Quelques minutes plus tard, Christelle rejoint son compagnon Quimper, là où ils ne souffrent plus.

Ciao, ma Jolie Fille. Toi qui était sans doute destinée à une mort certaine avant d'arriver au refuge, tu as pu bénéficier d'un agréable sursis !

Jour de neige au refuge !!!

Il faut l'avouer, le Sud de la France est réellement une région priviligiée ! Malgré des températures bien "frisquettes" le matin et quelques gelées, cet hiver 2012/2013 est quand même bien agréable ! Humains et équidés sont ravis, la plupart de nos vieux loulous le vivent plutôt bien. Tous nos chevaux ou presque ont désormais un abri, les plus fragiles bénéficient d'une couverture et la nourriture riche et abondante leur permet de supporter sans problèmes les nuits bien froides. Quelques journées de pluie évidement, de la boue dans les parcs mais bien moins que certaines années, et surtout des journées magnifiques, soleil souvent présent, température incroyable en journée (jusqu'à 17°C !).

Souvenez-vous, l'an dernier à la même période, toute la France subissait une vague de froid incroyable ; nous avons passé 12 jours sans qu'une seule goutte d'eau ne coule dans le refuge ! Nous devions remplir les bidons dans la maison de Paula et abreuver nos 150 chevaux plusieurs fois dans la journée. Un travail colossal et épuisant, rendu encore plus difficile par des températures de -6°C au meilleur de la journée et un vent fort et glacial ! Le degel a été également catastrophique ; la pompe de notre cuve à eau a du être changé, et bon nombre de nos tuyaux ont explosés. Les fuites se comptaient par dizaine, Jean-Claude n'en finissait plus tout réparer ! D'ailleurs, le budget pour les réparations a évidemment été conséquent... Bref, que de mauvais souvenirs et cette année, nous somme ravis de pouvoir pour le moment y échapper !

Bref, nous en profitons bien !

Dans ces conditions, quelle surprise le 11 février au matin de découvrir quelques centimètres de neige au sol ! Le refuge se transforme alors en une immensité blanche !

C'est très beau... pendant quelques heures !!

 

Effectivement, la neige a rapidement commencé à fondre, et le piétement des chevaux a fini de transformer ce beau manteau blanc en une bouillasse bien désagréable !!!

Rassurez-vous, à ce jour la neige a complètement fondu et le vent permet de sécher un peu les parcs. Le soleil est revenu et les températures bien douces pour la saison nous permettent à nouveau de manger dehors tous les midis ! L'hiver n'est pas fini et nous ne crions pas victoire trop tôt, mais nous croisons les doigts pour que la météo reste ça jusqu'au printemps !!!

Notre gros Jasmin est en pleine forme !

En avril dernier, nous vous parlions de notre beau JASMIN, trait breton de 16 ans, contraint à rester en box pour une durée indéterminée, suite à de gros problèmes à un pied (abcès, fourmilière, grave affaiblissement du sabot...etc). Les mois ont passé et Jasmin a fait preuve d'une patience incroyable ! Ce titan au grand coeur a attendu la guérison de son pied sans trop râler ! ; les premiers temps nous ne pouvions le sortir que quelques minutes par jour, en longe.

A ce jour, son pied est quasiment réparé. Les ferrures et les soins réguliers de notre maréchal ont eu raison de sa pathologie ! Afin de ne rien précipiter et risquer de nouveaux problèmes, nous préférons le garder encore en box jusqu'au printemps (et en parc pendant la journée) ; il retrouvera sa liberté complète dès que la mauvaise saison sera terminée et que la boue ne sera plus qu'un mauvais souvenir !

Fragile, Jasmin aura sans doute besoin de porter des fers aux antérieurs toute sa vie, et par sécurité, il passera peut-être l'hiver prochain en box, mais il n'a désormais plus aucune souffrance ni boiterie et son plaisir d'être enfin dehors plusieurs heures par jour nous procure tant de joie ! C'est un cheval merveilleux, gentil et calme, très respectueux de l'homme et surtout très attachant... Un gros nounours que tout le monde adore !

La neige du 11 février a beaucoup excité notre Jasmin, qui s'en donne à coeur joie !!!

 

Zoé, une nouvelle arrivée !

Zoé, jeune chienne âgée d'à peine un an, a rejoint le refuge il y a quelques jours.

 

Cette jolie croisée berger a été confisquée à un propriétaire alcoolique et violent, qui frappait ses chiens et en avait déjà tué 2 à coup de planches !!! Zoé est une chienne un peu timide, mais extrêmement attachante. Elle vit désormais en chenil avec Shivas, notre croisé Rottweiler, un nounours adorable !, et ils s'entendent à merveille ! Ils partagent leurs jeux, leurs paniers et même leurs gamelles ! Zoé et Shivas sont promenés plusieurs fois par semaine par un de nos bénévoles ; ils sont tous les deux obéissants et disciplinés, des chiens formidables qui feraient le plaisir de leur adoptant !

 

Après avoir été saisie à son tortionnaire et avant d'arriver au refuge, Zoé a passé quelques semaines dans une famille d'accueil provisoire. Elle s'est révélée un brin coquine ! N'ayant jamais été éduquée, et ayant sans aucun doute souffert de la faim, elle est voleuse et un peu destructrice avec les meubles ! Elle a besoin qu'on lui explique les règles et les limites de façon ferme mais calme (les cris ou les gestes brusques la terrorisent), elle est intelligente et apprend vite. Son jeune âge facilitera son éducation, c'est pourquoi nous souhaitons pouvoir la faire adopter rapidement dans une famille patiente qui aura des tonnes d'amour à lui donner ! Elle n'a jamais connu la tendresse et l'affection, et elle n'attend que ça !

Zoé vous intéresse, et vous pensez être la personne idéale pour elle ? N'hésitez pas à nous contacter, et à venir faire sa connaissance au refuge. Sans oublier Shivas, Jack et Lola qui attendent eux aussi de trouver leur nouvelle famille...

CONSULTER LEURS FICHES DESCRIPTIVES ICI !!!

Naissance au refuge !

En fin d'année, nous accueillions au refuge des nouveaux pensionnaires peu encombrants, une portée de 5 cochons-d'Inde !! Nous avons rapidement séparés les 3 mâles (placés à l'Association AU PRE DE MON ARCHE, en Lozère, où ils sont choyés comme des rois !!! ) et les 2 femelles que nous gardons au refuge. Mais il y a quelques semaines, nous nous rendons compte qu'une de nos femelles a beaucoup grossi, et nous comprenons que nous les avons séparer trop tard !!!

La gestation se passe très bien, nous donnons des compléments alimentaires à la maman pour que les petits se développent au mieux, et c'est comme ça que le 5 février, nous voyions pointé le bout du nez de deux adorables bébés !! Malgré son jeune âge (à peine 6 mois), la mère s'en occupe très bien et ils sont en pleine forme ! Ils vivent dehors dans un enclos isolés du vent, et l'épaisse couche de paille et de foin les protège du froid. Maman et Tatie font le reste !

 

Ne voulant pas nous lancer dans un élevage (!!!), les petits (s'il y a des mâles) seront séparés dès le sevrage et sans doute proposer à l'adoption. Pour le moment, ce sont des boules de poils absolument craquantes ! Très vifs et débrouillards dès leur premières heures, ce sont des bébés incroyables !

Âgés d'à peine 15 jours, les bébés sont presque aussi gros que les adultes !!!

 

Nous espérons que ces quelques nouvelles vous ferons plaisir. Nous reviendrons très rapidement pour vous raconter la suite de l'histoire sordide en Ardèche, dans laquelle nous nous battons depuis plusieurs semaines pour que les animaux soient saisis à leur tortionnaire (voir les nouvelles de janvier)

A très bientôt, et une fois de plus, un grand merci pour votre fidélité !

 

15 mars 2013

Vous les attendiez, les voilà ! Des nouvelles toutes fraîches du refuge : des drames, des adoptions, des nouveaux arrivants et des informations importantes, tout un programme !

Manifestation très importante !

Grande manifestation nationale et européenne contre l'abattage sans étourdissement et le premier projet européen d'abattoir exclusivement rituel, à Guéret.

RDV le samedi 13 avril 2013, à 13h, Place Bonnyaud, à Guéret (23000).

L'abattage sans étourdissement, c'est un animal que l'on force à entrer dans une machine de torture qui va l'empêcher de se débattre lorsqu'il voit arriver un énorme couteau, qui lui tranche la gorge, en s'y reprenant à plusieurs fois (dans la plupart des cas). Il va ensuite agoniser pendant de longues minutes, la gorge tranchée, pédalant de douleur et de détresse sur un sol souillé d'excréments et de sang.

Le projet d’abattoir rituel de Guéret est un symbole fort, celui du détournement de la dérogation européenne à l'étourdissement et de l'acceptation de la souffrance animale et de risques sanitaires, financés par des fonds publics. Premier projet d'Europe de ce type (tous les autres abattoirs pratiquant l'abattage sans étourdissement étant mixtes).

Sera présente, la sénatrice de l'Ain, Mme Goy-Chavent, qui a déposé deux propositions de loi : l'une pour l'étiquetage des viandes issues de l'abattage rituel, l'autre pour que l'étourdissement soit rendu obligatoire pour tout abattage, y compris rituel. D'autres intervenants seront annoncés à mesure de leurs confirmations.

Marche pacifique, happening, intervenants. Nous allons hurler plus fort que jamais notre opposition à ce projet et à l'abattage à vif. L'abattage conventionnel est une horreur, mais en attendant une prise de conscience générale, interdire l'abattage sans étourdissement serait déjà un progrès.

Nous vous demandons de vous munir de "boites à meuh", il s'agit de ces petites boites qui font "meuh" quand on les retourne, d'une rose et de visuels "parlant" sur panneaux. Pour les personnes d'autres pays, n'hésitez pas à amener un drapeau: Manifestation européenne !

Soleil et Prince sont adoptés !

Depuis quelques mois, nous avions tout mis en oeuvre afin de trouver une bonne famille à Soleil. En effet, il était grand temps de s'occuper à temps plein de notre gros percheron, qui aura 7 ans cette année. Sauvé de la foire de Maurs alors qu'il n'avait que 8 mois (voir son histoire ICI ), ce titan au grand coeur est curieux de tout, très proche de l'homme, un véritable nounours ! Nous avons reçu beaucoup de propositions d'adoption pour lui ; mais nous nous sommes montrés très difficiles ; nous voulions le meilleur pour lui !

Et c'est comme cela que nous avons rencontré Mélanie et Arnaud, qui ont littéralement craqué pour notre "Soso" ! Le contrat fut rapidement signé, et le 24 février dernier, Soleil embarquait dans le camion qui l'emmenait dans sa nouvelle vie. La séparation avec Justin, son compagnon de pré, est un peu difficile, si bien que nous avons du faire monter Justin dans le camion afin que Soleil accepte d'y aller à son tour ! Après quelques hennissements inquiêts, nous avons pu remettre Justin dans son parc, et Soleil s'est gentiment calmé.

Embarquement un peu laborieux, mais finalement notre Soleil est bien sage dans le camion !

 

A son arrivée, Soleil était très attendu ; les flashs crépitaient de partout, on aurait dit une star !!! Il a un peu transpiré pendant le trajet, du coup Arnaud lui a mis une couverture séchante sur le dos. C'était une grande première pour Soleil, mais cela ne semble absolument pas le perturber ! Très rapidement à l'aise, c'est comme s'il avait toujours vécu là !

 

Les heureux adoptants ont même créé un compte Facebook spécial pour Soleil ! Ainsi, nous avons des nouvelles et des photos quasiment tous les jours, c'est un grand bonheur pour nous ! Ici au refuge, nous étions tous très attachés à notre Soso ! Il partagera désormais sa vie avec Anaïs, une jument pur-sang, dans un parc avec abri. Très sociable comme à son habitude, il s'est rapidement attaché à elle, et panique dès qu'il se retrouve seul !

Soleil heureux !

 

Soleil est le plus choyé, le plus aimé, le plus chouchouté des chevaux ! Le débourrage est prévu pour les mois à venir ; malgré sa grande gentillesse, Soleil a beaucoup à apprendre !

 

Bonne route mon Grand Garçon, nous te souhaitons une très longue et belle vie !

 

Début mars, c'est au tour de Prince de rejoindre sa nouvelle famille. Prince avait été accueilli au refuge il y a plusieurs mois ; son ancien propriétaire ne pouvant plus l'assumer. C'est un cheval formidable, il nous a tout de suite beaucoup plu !

Très beau le Prince, l'été dernier.

 

Son adoptant, nous le connaissons très bien puisqu'il s'agit de notre grand ami Jean-Pierre ! Nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années, et depuis, J-P vient quelques jours chaque semaine au refuge, où il y fait un travail formidable. Il a littéralement craqué pour notre adorable garçon, et c'est donc en toute sérénité que nous lui confions notre Prince.

Notre grand Prince très bien installé !

 

Déjà propriétaire de 2 chevaux, Jean-Pierre veut faire de lui son nouveau complice pour de longues randonnées dans la région. A 18 ans, Prince a encore une pêche d'enfer et de l'énergie à revendre ! La retraite, ce n'est pas pour tout de suite ! C'est un excellent cheval de loisir, très bien dans sa tête, il n'a peur de rien et est très polyvalent.

Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur à tous les deux !

 

Gringo nous quitte...

En janvier dernier, notre grand brûlé Gringo était mis en avant dans la rubrique "LE CHEVAL DU MOIS". (Vous pouvez consulter son histoire ICI.) Nous disions de lui que, malgré ses brûlures sur une grande partie du corps, il vivait plutôt bien. Mais depuis quelques semaines, tout s'est empiré. Une infection généralisée s'est déclarée, du pus sortait de ses blessures et pour la première fois, Gringo nous a vraiment montré sa souffrance. Malgré des soins et un lourd traitement antibiotique, la guérison semble impossible.

Ces derniers jours, la gravité des infections et l'absence d'amélioration nous a convaincu qu'il fallait prendre la décision de l'endormir. La souffrance endurée par ce cheval n'était plus concevable, et lorsque nous l'avons appelé, notre vétérinaire ne nous a pas contredit. Gringo avait plus de 40 ans ; jusqu'à la fin il a gardé un grand appétit et un courage incroyable.

Ciao Bonhomme ; tu étais un brave cheval, si courageux. La vie ne t'a pas épargné, mais tu as bien profité de toutes ces années au refuge. Tu étais vraiment un battant ! Tu est désormais là où il n'y a plus de souffrances. Tu resteras dans nos coeurs pour longtemps.

La perte de Gringo nous a causé beaucoup d'inquiétude par rapport à Kentucky, son fidèle compagnon avec qui il partageait sa vie depuis plus de 10 ans. Se retrouvant soudain seul, nous craignions que Kentucky se laisse dépérir. A 36 ans, il est pourtant très important que ce cheval garde le moral et l'appétit. C'est pourquoi nous lui avons très rapidement présenté Danseur, un hongre de 27 ans. Il est probablement le plus gentil cheval du refuge ! Danseur s'entend avec tout le monde, et tout le monde s'entend avec lui ! Nous avons donc été très heureux de constater que le courant est immédiatement bien passé entre nos deux compères ! Dès le premier jour, ils mangeaient ensemble dans l'abri et partageaient de longues séances de grattage mutuel. Désormais, ils ne se quittent plus ! Plus jeune et plus dynamique, Danseur stimule Kentucky, qui désormais se déplace beaucoup plus dans son parc, allant même jusqu'à s'offrir quelques foulées de grand galop ! Le moral au plus haut, nous espérons garder Kentucky encore de longues années avec nous ; nous l'aimons beaucoup !!!

Le grattage mutuel montre une grande complicité entre deux chevaux. Difficile de croire que Kentucky et Danseur se connaissent depuis quelques jours à peine !

 

Adieu mon Tchango...

Adieu mon ange, le 28 février, tu nous a dit adieu pour toujours me laissant avec un indescriptible chagrin. Certes, nous savions tous que la maladie faisait son chemin mais chaque jour qui passait était un jour de gagné et nous en profitions très largement. Après ton opération du 3 décembre, il n'y avait déjà plus aucun espoir et le vétérinaire te donnait quelques jours. Mais nous nous sommes battus tous les deux et nous avons réussi à venir à bout des vilaines fistules et de cette terrible infection. A peine une semaine après, la cicatrisation était évidente, tu avais repris de l'appétit et un goût à la vie que je n'osais plus espérer et là, tu es parti pour une rémission absolument incroyable, tu m'as prouvé que tu étais « le battant ». Ta joie de vivre embellissait à nouveau mes journées, tu jouais à nouveau comme un chiot, tu trottinais, tu réclamais ton repas en sautant et ne risquais pas de donner ta part à Gucci !

Avec ta soeur de coeur, Gucci !

Tu as recommencé à garder la maison, à te hérisser à la vue d'étrangers dans la cour, tu étais redevenu le Tchango des temps heureux et nos rapports n'en étaient que plus étroits. La seule ombre au tableau, c'était une certaine difficulté à uriner, mais tu ne semblais pas en souffrir, il fallait juste sortir souvent, le jour comme la nuit et, même si c'était très fatiguant pour moi, je le faisais avec amour, bien déterminée à t'accompagner autant que je le pouvais. Presque trois mois de grand bonheur ponctués de moments inoubliables et de complicité sans faille, c'était inespéré et presque miraculeux !

Tant de si beaux souvenirs avec lui !

Puis la dernière semaine, tu as montré des signes d'inconfort, tu ne savais pas trop comment te coucher, je ne te sentais pas à l'aise et j'ai compris que notre bonheur ne durerai que très peu. La nuit du 27 au 28 tu n'allais pas bien, je ne t'ai pas quitté, comme la veille et l'avant veille, mais ton courage était tel que j'avais du mal à définir une vraie souffrance. Le 28 au matin c'était de plus en plus difficile pour uriner et l'après-midi tes reins se bloquaient et j'étais effondrée. Je t'avais juré que tu ne souffrirais pas et de suite je t'ai fait une petite injection qui t'a immédiatement soulagé le temps d'appeler le vétérinaire. Ce dernier a été formidable, il s'est fait remplacer à la clinique pour venir au plus tôt et j'ai prié très fort pour que tu restes calme et serein jusqu'à la dernière minute. Tu es parti gentiment, sans sursaut, tu t'es endormi dans mes bras en confiance totale, je n'ai cessé de te dire que je t'aimais et d'ailleurs . . . je t'aime encore et toujours. Tu étais le gardien de ma vie, de ma maison, de ma voiture, mon beau body-guard, celui qui aurait donné sa vie pour moi.

Tchango à 3 ans, avec sa maman ! Tchango et Sisco, mes gardiens, désormais réunis...

 

Ta vie, je l'avais sauvée alors que tu étais condamné comme chien mordeur et j'ai eu la joie de te sortir de ce mauvais pas et tu me l'as rendu au centuple. Tu as été le compagnon idéal pendant près de 10 ans, tu emmènes avec toi une partie de ma vie, vas rejoindre Sisco, ton frère de cœur, vous me manquerez toujours, mon chagrin est immense.

Tu étais le meilleur des chiens...

 

Elf et Gavroche, deux inséparables !

Le 4 mars, j'étais sollicitée par les gendarmes pour 2 chevaux en divagation qui avaient été déposés chez un éleveur du côté de Fourques et il me fallait les récupérer au plus tôt.
Je suis donc partie avec Camille le mardi en début d'après-midi et nous avons fait un bon bout de route pour arriver jusqu'à ces deux « fugueurs » !
Nous savions par les gendarmes que les animaux étaient pucés mais ces derniers n'étaient pas en mesure de retrouver les propriétaires.
Dans ce cas, comme à l'ordinaire, c'est à nous que les pouvoirs publics s'adressent et, bien sûr tous les frais nous en incombent, transport et entretien sans parler des visites vétérinaires pour certains. Dans le cas présent, les chevaux étaient en bon état seuls les pieds avaient sérieusement besoin d'être parés !

Leurs pieds manquent visiblement de soins et n'ont pas du voir le maréchal-ferrant depuis un moment !

 

Le premier est très bien monté dans le van, quant au deuxième, il a fallu jouer de stratagèmes genre, croûtons de pain, carottes et vifs encouragements, mais le bougre avait décidé de nous faire perdre notre temps. Ouf, au bout d'une quarantaine de minutes il a enfin daigné rejoindre son copain dans le van.
Quand je dis le bougre, ce n'est pas méchant du tout car en fin de compte ce sont deux adorables loulous qui, depuis qu'ils sont au refuge, nous donnent entière satisfaction et sont les plus câlins de la terre ! Nous serions presque heureux de les avoir si ça n'était pas encore deux bouches de plus à nourrir ! Et quelles bouches ! Deux grand dadets, type selle-français, modèle XXL !

En bon état général, rond à souhait !

 

Après avoir enfin pu récupérer quelques renseignements auprès des Haras (un vrai parcours du combattant) je me suis obstinée à retrouver les propriétaires qui, malgré la puce, étaient tout simplement inconnus !
Bien que trouvant cette histoire bizarre, je n'ai rien lâché et  "motivation et détermination" m'ont guidé dans mes recherches qui ont quand même duré 48 heures !
Coups de fil à droite, messages mail à gauche, j'ai fini par trouver et j'avoue que je suis tombée de haut. Le propriétaire n'habite pas dans la région et les chevaux ont tout simplement été mis dehors par la personne qui les gardait moyennant une petite pension payée très régulièrement mais Madame n'en voulait plus ; plutôt cavalier comme procédé mais ça existe, je l'ai déjà vu plus d'une fois !

Alors je crois que Gavroche et Elf sont là pour un certain temps, là-dessus se greffe une histoire humaine peu réjouissante et je ne vais surtout pas les remettre dehors, en plus, ils sont trop mignons, donc ça y est ils vont faire partie du cheptel pour une période indéfinie, je préfère le dire comme ça ! ! !

Le 4 mars, nous accueillons au refuge Elf (à gauche) et Gavroche (à droite), deux adorables chevaux.

 

En arrivant au refuge, nous avons du installer Elf et Gavroche en box, le temps que nous préparions leur parc (clotûres à refaire ! ). Ils ont été très patients, de véritables amours ! C'est bien simple, on ne les entendait pas ! Pas un coup de pied dans la porte, pas un hennissement. Si tous les chevaux pouvaient être comme eux ! Néanmoins, ils sont absolument inséparables, et il ne faut surtout pas les éloigner ! A peine quelques mètres, et déjà c'est la panique !

Après le travail du maréchal, les pieds de nos nouveaux pensionnaires ont bien changés !

 

Hier, nous avons pu enfin les installer comme il se doit, ils peuvent désormais profiter des 3 hectares qui leur sont réservés ! A cette époque de l'année, nous n'avons pas encore beaucoup d'herbe, mais ils semblent quand même ravis !

 

Nous perdons cette année certains de nos très vieux chevaux, ça faisait partie de nos craintes et, malheureusement ils ne sont pas éternels. Nous allons programmer pour très bientôt le "grand voyage" pour Phoebus qui baisse de plus en plus et devient un légume entre deux crises d'épilepsie de plus en plus violentes. Il a 37 ans et n'a plus envie, le tout c'est d'arriver à prendre la décision avant qu'il y ait un drame et ce n'est pas le plus facile, je suis déjà très affectée par le décès de mon Tchango et celui de Gringo, tous deux petits pères courage  !

Tout ça pour dire que, même s'il serait plus raisonnable de diminuer le cheptel, les places vides ne le restent pas et nous sommes toujours les plus heureux lorsque nous pouvons accueillir des malheureux, on ne se refait pas !

Jour de chance pour Hulotte !

Quelquefois, un mauvais coup peut vous sauver la vie !

C'est exactement ce que pourrait dire Hulotte qui doit la vie à une blessure impressionnante sur la foire de Maurs dans le Cantal !

Elle faisait partie des nombreux chevaux stationnés sur cette foire qui sont pour la plupart, des condamnés en puissance.
Cette foire est appelée foire chevaline et les chevaux qui y arrivent repartent le plus souvent dans les camion de la mort pour la plupart du temps en Italie, pays de grosse consommation de viande de cheval.

Affiche sordide ! Hulotte à la foire, parmi ses compagnons d'infortune...

 

Mais Hulotte a eu, si l'on peut dire, de la chance car blessée à la tête, elle a particulièrement attiré l'attention des âmes sensibles et sa douceur et sa gentillesse ont fait le reste.
A la question « Que lui est-il arrivé ? » les maquignons répondaient qu'elle avait pris un coup de pied de cheval ! Elle saignait tellement que le vétérinaire de la foire est venu arrêter l’hémorragie en lui faisant un pansement d'élastoplast lui enveloppant toute la tête, ce qui interpellait encore d'avantage et suscitait la compassion !
Elle ne pouvait de ce fait plus partir en Italie dans un tel état et du coup a manqué le mauvais camion !
Merci à Irène, grande habituée des foires qui a sauvé beaucoup de chevaux, qui a été la première à craquer pour elle, à Samuel qui a assuré le transport depuis Decazeville, merveilleusement et dans un temps record, merci à vous tous et toutes qui avez participé à son sauvetage.

L'arrivée de la belle au refuge. Sereine et très calme, c'est comme si elle avait toujours été là !

 

Après que nous ayons terminé les premiers soins, je me pose une question : « Est-ce vraiment un coup de pied de cheval qui a blessé Hulotte ? » A mon avis, il n'en est rien car sous l'énorme pansement il n'y avait qu'une coupure courte et peu profonde, sous un hématome de l'arcade, vraiment peu de dégât pour un coup de pied de cheval ! Ça ressemble plutôt à un coup de trique sec mais bien asséné et dans un endroit comme la foire de Maurs, il n'y aurait rien d'étonnant !

Tout doucement, nous arrachons l'élastoplaste. Hulotte ne bouge pas une oreille durant tous les soins, c'est un véritable Amour !

 

Enfin, même si c'est ça, la bichette aura eu la vie sauve et c'est le principal, le saignement de l'arcade est toujours spectaculaire, même pour les humains d'ailleurs, et c'est ce qui a compté dans le sauvetage.

Donc, pour faire court, Hulotte va bien, sa blessure est relativement bénigne et d'ici une semaine ou deux il n'y paraîtra plus rien.

Les soins terminés, notre Hulotte est toute belle !

 

Ce qui me semble plus grave, c'est l'arthrose de ses membres, la pauvre jument craque comme un vieux parquet à chaque pas et à 18 ans, ça paraît prématuré. Elle a du beaucoup travailler, certainement en attelage, j'ai pensé qu'elle avait peut-être tiré les roulottes pour les touristes. C'est extrêmement fatiguant car les charges sont souvent trop importantes pour un seul cheval et la plupart ne font pas long feu ! Nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire, en attendant Hulotte est au refuge et nous ferons notre possible pour lui donner une vie agréable, autant que faire se peut.

Bienvenue chez nous, jolie fille, ton repos est bien mérité.

Des nouvelles de Cactus !

Des nouvelles un peu difficiles aujourd'hui, alors pour vous redonner un peu de beaume au coeur, voici des bonnes nouvelles de notre Cactus. Notre ânon-biberon grandit à vu d'oeil, il a maintenant presque 6 mois ! Il se nourrit déjà très bien avec une alimentation solide adaptée à son âge. D'ici quelques semaines, il sera sevré complètement sevré du lait, il deviendra un grand garçon !!!

Depuis son arrivée au refuge alors qu'il n'avait que 2 jours, Cactus a l'habitude de vivre toute la journée en liberté dans le refuge. Aussi mignon soit-il, c'est une vraie crapule, il nous embête, nous mord et nous poursuit partout ! Il porte également un étonnant intérêt pour les véhicules (voitures, tracteur...), et il nous faut être très prudent car ce Cactus n'a peur de rien !!! Il est si craquant qu'il nous est difficile de le disputer !

Mais il est désormais assez grand pour être en contact avec des congénères un peu plus turbulants ! ; c'est pourquoi nous l'avons présenté à nos autres jeunes ânes : Touareg (5 ans), Bambino (2 ans) et Bambou (1 an et demi), son grand frère ! Pour l'instant, Cactus est un peu faché d'être enfermé dans un parc, la liberté, c'était chouette ! Mais d'ici peu nous sommes certains qu'il s'amusera comme un fou avec ses copains !

 

15 mai 2013

Assemblée Générale de l'Association C.H.E.V.A.L. : samedi 8 juin 2013

Mes chers amis, je peux vous assurer que ce n'est pas vraiment facile de gérer un refuge de l'importance du nôtre et j'avoue que depuis la fin de l'année dernière c'est un peu, pour moi, la traversée du désert aussi bien moralement que financièrement !
Comme beaucoup d'entre nous ont pu le constater, l'hiver a été très long, particulièrement humide et générateur de boue. Nos chemins n'étaient plus praticables, et les véhicules ont cassé les uns après les autres, heureusement que notre garagiste est un ami et qu'il sait attendre sinon nous aurions été à pied, merci Alain. Nous venons de finir les réparations du tracto-pelle et Jean-Claude, pourtant très fatigué, a commencé à refaire les chemins dès le soleil revenu.
Nos vieux chevaux ont aussi souffert de leur membres arthrosés, et comme vous le savez, nous en avons perdu quelques-uns. Mais la roue de la vie s’arrête un jour et plusieurs d'entre eux sont partis à des âges canoniques, laissant malgré tout un grand vide, pour nous et aussi leur compagnon de parc. Je le répète, notre cheptel est très vieillissant et malgré l'attention que nous leur portons, ils ne sont pas éternels.
Dans un autre registre, je vous annonce que nous aurions beaucoup de plaisir à vous recevoir au refuge pour notre assemblée générale décidée un peu à la hâte, au milieu d'un emploi du temps bien chargé.
Elle se tiendra donc chez nous, en espérant avoir un beau soleil car j'aurais aimé la faire dehors dans notre bel environnement, le samedi 8 juin à partir de 14 heures. Vous y êtes tous les bienvenus, nous parlerons  de la trésorerie, bien mise à mal ces dernières années (rapport des comptes), du règlement intérieur, du renouvellement du bureau, du rapport moral bien sûr et vous pourrez poser vos questions. Votre cotisation devra être à jour.
Je vous dis donc à bientôt, au plaisir de cette rencontre.

Certains d'entre vous n'ont pas encore en leur possession leur reçu pour la déduction fiscale et j'en suis désolée, j'en envoie chaque semaine mais j'ai du mal à arriver au bout. A mon avis tout sera parti d'ici la fin de la semaine prochaine.
De toutes les façons il n'y a pas d'urgence du tout puisque, comme vous le savez (ou pas!), la réglementation a changé et, depuis cette année, nous ne devons plus envoyer les justificatifs mais les garder au moins 3 ans en cas de contrôle, voilà qui va bien m'arranger !
Ici, c'est toujours la course et le travail de bureau est absolument inimaginable, ça en devient angoissant ! N'oublions pas que nous avons encore jusqu'à la fin mai pour faire nos déclarations et fin juin pour ceux qui la font par internet.
L'état nous prend de l'argent tous les jours par le biais de très nombreuses taxes, ne soyons pas si pressés de lui en donner encore plus, prenons notre temps !
Donc pas d'inquiétude, les derniers courriers partiront dans quelques jours, je vous remercie pour votre compréhension.

Encore un grand merci à l'équipe qui  permet au refuge de perdurer aussi bien que faire se peut.

Jenny, sauvée "in extremis" !

Lorsque j'ai vu sur internet la photo de la pauvre ponette, j'ai vraiment eu un choc !

 

Cachectique, pouilleuse, à demie pelée, j'ai vite remarqué qu'il n'y avait pas foule au portillon pour la récupérer ! Certes, le moment n'est pas propice aux nouvelles entrées mais il y a des cas où il est difficile de se voiler la face et laisser ce pauvre petit être mourir à petit feu. Je n'ai pas réfléchi longtemps et, après avoir appris qu'elle se trouvait près de Montpellier, j'ai pensé que je ne pouvais faire autrement que d'aller la chercher, étant à peine à 90 kilomètres. C'est comme ça que le 25 avril, le van attelé, je partais pour le département de l'Hérault, sur le coup des 14 heures.

Ce fut une véritable épopée, je dirai même le parcours du combattant. La route était très encombrée, avec des travaux par-ci, par-là, et, cerise sur le gâteau, un lieu de rendez-vous complètement introuvable. Pour finir, après plus d'une heure de galère à tourner en rond et faire demi-tour sur demi-tour (avec le van, pas facile!) j'ai fini par appeler les propriétaires qui m'ont indiqué un autre itinéraire qui ne m'a pas plus réussi que le premier. Au plus je roulais, au plus je m'éloignais et, pour ma décharge, il faut dire que les abords de Montpellier, ça ressemble à l'enfer, avec une circulation des plus intenses et des automobilistes pour le moins, peu courtois ! Pour en finir, j'ai demandé à la propriétaire de bien vouloir venir me chercher à un point déterminé non loin de l'endroit où je me trouvais et j'étais rassurée de savoir que ma tension nerveuse allait enfin baisser ! C'était bien sûr sans compter sur un bouchon énorme qui immobilisait les véhicules dans les 2 sens à cause d'un accident qui paraissait grave. Me voilà donc déviée dans le sens contraire de mon point de rendez-vous alors que les autres étaient déviés aussi d'un autre côté. J'ai cru devenir folle.
Finalement, grâce au téléphone portable nous nous sommes enfin retrouvés et j'ai été conduite vers les pauvres petits abandonnés et là, je me suis rendu compte à quel point j'avais bien fait de venir, il était plus de 18 heures !

Jenny, petit être squelettique n'est plus que l'ombre d'elle même ! La peau sur les os, certes, mais la peau au sang à cause des poux. Cette petite ponette nous a été donnée pour 23 ans, mais suite à un examen dentaire réalisé par notre vétérinaire, elle aurait en fait plus de 30 ans.

Triste état de Jenny, squelettique et rongée par les poux.

 

Il y a une autre ponette attachée de court et un mâle entier de très petite taille qui, d'après les propriétaires attendait ses acheteurs. Tout en chargeant Jenny, j'ai demandé s'ils allaient détacher l'autre ponette qui ne pouvait ni boire ni manger et la femme m'a dit qu'elle attendait que quelqu'un ait envie de la prendre car elle avait des enfants à nourrir et ne pouvait acheter du foin. Je n'avais donc pas tout vu ni tout entendu ! Je leur ai dit que si elle devait mourir à petit feu au bout de la corde, il valait mieux que je la prenne et aussitôt dit, aussitôt fait.

Elle s'appelle Pechara, elle n'est pas en si mauvais état que l'autre mais complètement ensauvagée et  très craintive et comble de malheur probablement gestante.

Ses oreilles "crantées" tend à prouver qu'elle vient d'Espagne, où elle a sans doute naviguer de maquignon en maquignon ; ces derniers n'étant pas franchement réputés pour leur douceur envers les équidés !!!

Il lui faudra du temps pour pouvoir à nouveau faire confiance à l'humain.

 

Très curieuse mais sauvageonne, il va nous falloir du temps et de la patience pour "apprivoiser" notre petite Pechara.
Probablement gestante, il est primordial que la future Maman soit sociabilisée avant l'arrivée du poulain ! Pour l'instant, elle s'adapte tranquillement au refuge.

 

Je ne réfléchis pas plus, il est tard et me voilà repartie avec les 2 petites mères, au lieu d'une !
J'ai eu droit ensuite aux embouteillages traditionnels du soir à Montpellier.
J'ai su, après coup que la seule baignoire d'eau croupie malodorante se trouvant sur le lieu de vie des poneys avait servie à laver le cochon que les gens avaient tué quelques jours avant. J'ai eu envie de vomir, j'y avais trempé les doigts dedans !!! Il y a quand même de drôles de gens, c'est le moins qu'on puisse dire !

Nous sommes enfin arrivées après 20 heures, on pourra dire, à bon port !

Dès le lendemain, nous passons Jenny au traitement pour les poux, puis un second traitement 3 jours pus tard. Notre petite ponette semble bien soulagée et cesse de se gratter au point de s'arracher la peau.

Séance d'épouillage ! Le poil s'en va par plaques avec l'éponge ! Sous sa crinière, des croûtes jaunes plus ou moins purulentes

 

A bientôt pour d'autres nouvelles, nous allons essayer de redonner vie à Jenny, et redonner confiance à Pechara !

Pour l'anecdote, voici la découpe des carottes et des pommes, friandises et vitamines données au quotidien à Jenny ! Elle adore ça, bien évidemment !

 

Julie revient au refuge !

Julie, une jolie ponette blanche de 24 ans, a été adoptée au refuge il y a un peu plus de 4 ans. Elle vivait en compagnie d'un autre cheval ; chouchoutés et très gâtés, les deux gaillards profitaient d'un grand terrain très herbeux ! Quoi de mieux pour eux, nous direz-vous ?! C'était sans compter le tempérament très fugeur de notre Julie, qui a mené la vie IMPOSSIBLE à ses adoptants !!! Sans cesse en divagation malgré l'herbe en abondance et des clotûres correctes, allant jusqu'à rentrer chez les voisins et dévaster les fleurs des jardins, elle est devenue ingérable ! La décision fut donc prise de la ramener au refuge.

Julie est arrivée toute ronde, très bien soignée, elle n'a manquée de rien. C'est bien dommage pour elle, la voilà "punie" dans un parc bien clotûré (clotûre haute et très bien électrifiée) ! En très bonne santé, coquine mais super sympa, notre ponette bien coquine pourrait éventuellement être ré-adoptée pour tenir compagnie à un autre équidé par exemple, à condition d'avoir d'excellentes clotûres ! A noter que Julie n'est pas montable.

Jolie Julie toute ronde ! Elle a fait connaissance de son voisin, notre mulet Bounty !

 

Kentucky nous quitte...

En avril dernier, nous vous annoncions la mort de GRINGO, notre grand marthyr, brûlé vif il y a plusieurs années. Ce dernier s'est endormi à plus de 40 ans, laissant derrière lui son grand copain KENTUCKY, ayant eu avec lui plus de 10 ans de vie commune. Ils ont tout d'abord vécu ensemble chez leur propriétaire puis nous les avons récupéré chez ce monsieur, incapable physiquement et mentalement de s'occuper correctement des chevaux. Depuis octobre 2007, nos deux inséparables profitaient d'une retraite bien paisible au refuge.

Suite à la perte de son compagnon, nous avons installé notre Kentucky avec Danceur, un adorable hongre de 27 ans. Tous deux s'entendaient très bien et sont vite devenus très proches. A 37 ans, Kentucky était jusqu'alors encore en pleine forme, il restait rond toute l'année, gardait un moral et une pêche incroyable. Il ne semblait pas particulièrement souffrir d'arthrose ni d'autres pathologies dues à son âge. Bref, un cheval au top ! Mais depuis la disparition de Gringo, et malgré sa bonne entente avec Danceur, nous constations que Kentucky déperrissait doucement. Maigrissant à vue d'oeil malgré des rations riches et copieuses, notre très vieux garçon nous montrait pour la première fois des signes de faiblesse...

A 37 ans, Notre Kentucky était encore tout rond !

Jusqu'à ce vendredi 3 mai où il a été victime d'une crise cardiaque. A peine une heure avant, il avait reçu sa ration de nourriture du soir, son comportement était tout à fait normal, tout allait bien. Le hasard a fait qu'Anthony et Camille étaient vers son parc pendant la soirée, Kentucky a tout d'un coup été très agité, galopant dans tous les sens, jusqu'à s'effondrer. Il s'est endormi calmement quelques minutes plus tard, bien entouré et sans souffrances.

Notre chagrin est immense ; nous aimions beaucoup ce grand cheval très attachant. Nous avons beau avoir conscience de l'âge canonique de certains de nos protégés, nous ne sommes jamais vraiment prêts à les voir partir... Malgré tout, nous sommes "soulagés" de le voir s'endormir ainsi, naturellement. C'est la plus belle mort que nous pouvons souhaiter à nos très vieux loulous.

Kentucky a désormais rejoint son grand copain, là où il ne souffre plus.

Au revoir mon Grand Garçon, nous t'aimions tant...

 

Porthos nous fait une grosse frayeur !

Depuis que le refuge existe, nous savons que les problèmes de santé de nos chers chevaux, nous tombent dessus de préférence le week-end et je vais, une fois de plus vous le démontrer.
Vendredi dernier, vers 19 heures je vois arriver Camille avec notre brave Porthos en main et déjà j'ai commencé à m’inquiéter.
A priori, le cheval était en train de faire une obstruction œsophagienne et se trouvait vraiment bouché, rejetant par ses naseaux, liquide et nourriture extrêmement violemment et j'ai tout de suite compris que la nuit risquait d'être mouvementée !
Après avoir fait les injections d'usage, j'ai longuement et énergiquement masser l’œsophage, relayée par l'équipe car c'est extrêmement fatiguant, sans obtenir le résultat escompté mais observant une légère amélioration. Quelques traces sanguinolentes m'ont incité à mettre en place, illico, une couverture antibiotique puissante par précaution et je n'ai pas eu à le regretter.
Il faut savoir qu'à partir de 19 heures, le vendredi soir, nous avons à faire au vétérinaire de garde et ce n'est pas forcement notre cabinet. En plus ils sont débordés et les week-end mouvementés, il y a souvent beaucoup d'attente, alors, si je peux me débrouiller, c'est préférable.
Mais le lendemain, le bouchon persistait et j'ai appelé la clinique, notre véto, Cécile a pu se déplacer en personne et nous étions rassurés car nous lui faisons entière confiance.
Même avec la sonde œsophagienne ça a été laborieux et j'étais satisfaite d'avoir pensé aux antibio au bon moment, je crains toujours dans ces cas là que quelques bribes passe dans les poumons.
Après cette pénible prestation qui fut un peu douloureuse, Porthos s'est mis en colique ; au début, n'ayant pas de transit au stéthoscope, j'ai d'abord pensé que c'était lié à l'obstruction mais plusieurs heures après rien n'avait changé. Il a fallu redoubler de piqûres et aussi de petites marches toute les 2 heures car cette fois, j'étais certaine que les intestins ne fonctionnaient pas. C'est vrai que c'est assez peu fréquent qu'il y ait les deux en même temps, mais pas de chance, nous étions bien devant une stase.

Pas très en forme notre garçon, lui qui est d'habitude si énergique et plein d'entrain...

 

Tout ça pour vous dire qu'il a fallu presque 4 jours pour résoudre définitivement le problème et enfin, crier victoire ! Le 4 mai, à minuit juste, Porthos s'allégeait d'un magnifique crottin et dans la foulée j'envoyais plusieurs SMS sur mon portable pour annoncer la bonne nouvelle !
La dernière piqûre a été faite le 10 et notre papy a rejoint son parc et sa copine Câline. Oui, j'ai bien dit papy car Porthos est dans sa 37ème année et c'est la raison pour laquelle j'étais particulièrement inquiète. C'est un cheval merveilleux, un des plus gentils du refuge et nous avons eu très peur !

Il fait partie d'un camion en provenance du Portugal arrivé au refuge il y a 16 ans. Tous avaient dépassé les 20 ans et partaient pour la boucherie, Porthos était très boiteux à cause d'un pied-bot à l'antérieur gauche mais il se débrouille et passe une super retraite en nous donnant beaucoup d'affection. Longue vie à toi mon bonhomme !

 

Bienvenu OURKA !

Ourka est un Léonberg X Malamut de 4 ans. Ses yeux vairons, un peu surprenants au premier abord, lui font un charme certain ! C'est un amour de chien !

Le 28 février dernier, je perdais mon fidèle TCHANGO à l'âge de 11 ans passés. Presque 3 mois ont passé et pourtant, il me hante toujours, je pense à lui le matin, le midi, le soir, il me manque, c'est terrible... Mais la vie continue et il me faut m'accrocher. Suite à cette douloureuse perte, vous avez été nombreux à m'envoyer des annonces concernant des Cane Corso à sauver, sachant que j'aime particulièrement cette race de molosse. Je vous remercie chaleureusement pour votre gentillesse à tous. J'avais certes, l'intention de venir en aide à un cane abandonné dans un bref délai car la souffrance n'attend pas. Mais les aléas de la vie en ont voulu autrement, une dame très malade m'avait contactée pour savoir si je pourrai prendre un de ses chiens ou chats après sa mort, son vœux le plus cher étant de trouver famille à ses enfants-animaux avant de mourir. C'est vrai que j'avais plus ou moins promis !
Début avril, j'ai appris que cette personne n'avait plus que quelques jours à vivre et que son vœux le plus cher serait que je prenne son chien Ourka.
Que dire, que faire ? Sinon de dire oui, je vais essayer de donner à Ourka le meilleur pour que la perte de sa maman lui soit plus douce. Quelques jours plus tard, Ourka nous rejoignait au refuge. C'est un amour mais il est très inquiet et en guise de petit chien, il est plus grand que GUCCI !

L'arrivée d'Ourka au refuge. D'un naturel très inquiet, il a eu besoin de temps pour s'adapter. A ce jour, il se sent très bien chez lui !

 

Bienvenu mon garçon ! Tu es bien différent de mon Tchango, mais tu mérites amplement ta place au sein de ma vie. Très fidèle, voire même un peu trop "pot-de-colle" par moment (je ne peux pas faire un pas sans qu'il me suive !), tu es un très bon loulou et je t'aime déjà très fort ! Paula.

 

Ainsi s'achève notre mise à jour bien garnie, pleins d'informations, des bonnes comme des mauvaises nouvelles, c'est comme d'habitude le quotidien du refuge.

Nous vous donnerons très bientôt des nouvelles toutes fraîches, en vous présentant ELIOTT, chien dogue allemand que nous avons récupéré il y a 15 jours, mais aussi de SAFRAN & YEGUA, deux chevaux que les Haras Nationnaux d'UZES ne pouvaient plus garder ; ils nous les ont donc confiés.

A très bientôt donc, et encore merci à tous pour votre fidélité !

 

27 juin 2013

Bonjour à tous !

Décidément, nous avons bien du mal à tenir nos engagements ! Nous qui vous avions promis des nouvelles rapides, voilà que nous arrivons déjà à la fin juin ! Mais le temps passe si vite au refuge ! Chaque jour, nous nous disons "aujourd'hui, on s'occupe de la mise à jour sur le site !", mais chaque "aujourd'hui" devient le lendemain, et le surlendemain ! Bref, cette fois on s'y met, Camille et moi, et on vous donne des nouvelles !

Enfin, l'été est là ! Un temps merveilleux, des températures qui n'en finissent plus de monter... Nous et nos pensionnaires en profitons enfin, après un hiver qui fut bien long ! Et pourtant, été comme hiver, le quotidien du refuge reste le même, avec des joies et des peines, des nouveaux arrivants, des sauvetages...

Safran & Yegua nous rejoignent !

Depuis 30 ans que je pratique les Haras Nationaux, j'ai fini par comprendre que les chevaux qui y étaient hébergés avaient forcément une utilité, soit pour saillir, soit pour travailler selon leur spécificité.
Dans la mesure où ils ne sont plus opérationnels, leur avenir pourrait bien s'assombrir et quelquefois même, devenir bien noir !
C'est la raison pour laquelle depuis quelques années nous avons racheté quelques-uns d'entre eux pour essayer de leur assurer une retraite bien méritée ; il y a eu Loukoum boiteux, Tarzan-Janno avec une artérite et une tumeur sous la gorge, Gigolo avec une hanche coulée, Jasmin avec un crapaud à l'antérieur (très récidivant!) et Justin qui lui était en bonne santé mais n'avait pas été dressé et en plus n'était plus en mesure de saillir.

Dernièrement, Safran et Yegua, stationnés à Uzès, devenaient un peu encombrants, Yegua ayant terminé son contrat et Safran refusant de se soumettre à l'attelage, job auquel il était destiné, voilà pourquoi  ma vétérinaire préférée commençait à s'en inquiéter. Dans la foulée, elle s'est faite leur avocat et m'a demandé de les prendre au refuge, l'un et l'autre.

C'est toujours avec un brin de culpabilité que nous accueillons des animaux en bon état, c'est vrai que, pour ma part, je n'ai pas l'impression de faire un sauvetage, et pourtant . . .
Et puis, il y a aussi le fait de savoir que beaucoup de chevaux sont à sauver, certains sont en grande souffrance, mais comment ne pas accepter ces deux là qui sont tout près du refuge et dont l'avenir est plus qu'incertain ? C'est difficile de prendre les décisions mais il faut dire aussi que refuser quelque chose à ma véto, c'est aussi très compliquée car c'est d'abord elle qui nous rend des services et qui, à sa façon, nous aide beaucoup.

Donc, résultat des courses, Yegua et Safran des Sapins sont arrivés un beau matin du 14 mai et depuis, coulent des jours tranquilles au refuge.

Safran est un grand costaud de race Mulassier du Poitou avec une magnifique robe Isabelle, âgé de 7 ans qui, vous l'avez compris n'est pas un adepte du boulot et ne se sent aucune disposition pour tirer un attelage quel qu'il soit !

C'est un cheval adorable, un gros nounours comme on les aime !


Quant à Yegua,  c'est une fifille toute ronde de robe bai et, si ses origines sont inconnues, elle n'en est pas moins charmante. Elle est née en 92 et prend donc 21 ans cette année. Pendant des années elle a pris un nombre considérables d'étalons sur son dos ; étant elle-même stérilisée, elle servait à recueillir le sperme tout simplement, et je peux vous dire que c'est une sacrée costaud ! Je crois qu'elle n'aura pas volé sa retraite après tant d'années de « services rendus à la nation » !!!

 

Il nous reste à leur souhaiter une vie paisible dans le calme du refuge où ils ne manquerons de rien.

Notre Cactus, 8 mois, est castré !!

En mai, nous prenions la décision de faire castrer Cactus, notre ânon turbulent élevé au biberon depuis son plus jeune âge. En effet, le petit monstre que nous adorons nous cause un peu de soucis ; à 8 mois, il se montrait très "porter sur la chose !!!" et n'avait de cesse de grimper sur le dos de ses copains de parcs. En plus de cela s'ajoutait un comportement difficile à gérer. Bref, il était temps de réagir !

Trop inquiète à l'idée de l'emmener à la clinique et de le laisser seule toute une nuit, si loin de la maison, j'ai préféré demander à Cécile, notre véto, de pratiquer la chirurgie à domicile.

Cette situation possède certes d'avantage de risques qu'en clinique, mais nous avons grande confiance en Cécile.

 

Cactus se réveille tranquillement, dans les bras de Cécile !

 

C'est donc sans problème que s'est déroulée la castration de Cactus. Les soins qui ont suivis n'ont posé pas de soucis, et le caractère de notre ânon s'est rapidement apaisé ! Une semaine après, il jouait comme si de rien n'était avec son frère Bambou, ainsi que Bambino et Toto, les copains !

Il reste une belle fripouille mais est devenu bien plus gérable !

Très joli notre Cactus ! Il a aujourd'hui 9 mois, c'est un ânon en pleine forme, joueur, taquin et espiègle ! Nous l'adorons !

 

Eliott, chien de garde devenu chien de salon !

Après avoir été plusieurs fois interpellée à propos d'un chien très maigre, je me mettais en quête d'une famille d'accueil avant de faire quelque intervention que se soit, bien consciente de la taille de l'animal. Il s'agissait d'un dogue allemand attaché à une niche dont l'état de maigreur était préoccupant et je n'avais pas la possibilité de l'accueillir chez moi dans la mesure où je venais d'adopter Ourka, déjà de très grande taille. Il n'était donc pas question de mettre la charrue avant les bœufs !
Je me suis très vite souvenue d'un couple d'amis qui avaient adopté, il y a pas mal d'années, un dogue allemand chez nous et dont le décès avait été pour eux un véritable crève cœur. Je prenais donc contact en leur proposant de devenir famille d'accueil pour un dogue dont je ne savais rien et que je n'étais pas du tout sûre de pouvoir enlever. Tout ça semblait très aléatoire, mais c'était sans compter sur ma détermination !
Donc, un beau matin pluvieux, je décide d'aller voir le chien et de discuter avec le propriétaire, Camille et Anthony m'accompagnent, c'est une manière pour eux de s'initier à la bonne marche d'une enquête.
Dès l'arrivée sur les lieux, le chien sort de sa niche et nous ne pouvons que constater sa maigreur.
Je me dirige vers le propriétaire, me présente et lui parle aussitôt de son chien et de son état, y allant avec des pincettes pour ne pas le braquer. Je voyais bien qu'il était un peu chatouilleux étant donné que déjà plusieurs personnes avaient fait la démarche en se montrant plutôt agressives. Il m'assure qu'il nourrit très bien son chien, avec des croquettes de qualité et qu'un vétérinaire suit l'animal et qu'il ne comprenait pas pourquoi il ne grossissait pas. Le dialogue a pu s'instaurer sans problème et j'ai pu lui expliquer que je connaissais bien les dogues pour en avoir eu plusieurs, et que cette race de chien fonctionnait surtout à l'affection et aux relations avec la famille.
Pour situer l'histoire, il faut préciser que le propriétaire et sa famille sont en train de construire une immense maison de bois, qu'ils vivent en attendant dans un mobil home avec leurs enfants et qu'il n'y a pas de place pour Eliott. Les enfants sont petits, pas en mesure de jouer avec un aussi grand chien et les parents travaillent du matin au soir.
Je suis persuadée que notre loulou pourrait s'épanouir et de ce fait reprendre du poids dans une famille qui lui donnerait du temps et d'avantage d'affection et j'en fais part à mon interlocuteur.
Ce monsieur n'est pas un sauvage, il n'a simplement pas pris la mesure du drame que vit ce pauvre chien et je sens qu'il n'est pas contre le fait de le placer.
« Je ne vous connais pas, me dit-il, je ne veux pas donner Eliott au premier qui passe, il me faut des garanties », c'est alors que je lui propose de téléphoner à son vétérinaire qui me connaît bien et qui pourra le renseigner, aussitôt dit, aussitôt fait ! Bien sûr, ce dernier lui brossa un tableau de ma personne on ne peut plus « digne de confiance » et un quart d'heure après, les papiers étaient au nom du refuge et Eliott dans la voiture. Vite fait et bien fait, les jeunes ont dit : « Voilà une affaire rondement menée ! »

Eliott au refuge, avant que nous l'emmenions dans sa nouvelle famille.

Dans quelques kilos, il deviendra magnifique !

 

Après 2 mois et demi dans sa famille d'accueil, Eliott ne sera plus en accueil mais tout simplement en famille car Roger et Josiane ont craqué et décidé de l'adopter définitivement.

Notre grand garçon profite désormais d'un confort bien mérité ; une vraie vie de pacha !!!

A ce jour, il a 3 ans et demi et a déjà pris 7 kilos depuis le 30 mars. Son poil est devenu brillant, il respire la santé et la joie de vivre, par contre il a perdu ses attributs car je l'ai fait castrer la semaine dernière, c'est une opération que nous pratiquons automatiquement, nos chiens et chats adoptés sont tous stérilisés.

 

Eliott chez le vétérinaire, le jour de la castration.

Tout s'est très bien passé !

 

Il vit avec 6 autres chiens de petites tailles, tous issus de sauvetages, deux chats et donne beaucoup d'amour à sa nouvelle famille ; c'est un amour de chien ! Il doit encore prendre quelques kilos, rien ne presse.
Je suis très heureuse de ce dénouement que je considère comme un vrai sauvetage venant s'ajouter aux nombreux autres .

 

Bonne continuation Eliott, Josiane et Roger et toute leur tribu !

Nouvelles de Jenny

Vous souvenez-vous de Jenny, pauvre ponette décharnée, squelettique et rongée par les poux ? Notre petite louloute a désormais bien changé ! Il nous a fallu 3 traitements puissants pour éradiquer ces parasites, et une nourriture riche et abondante, fractionnée en plusieurs repas dans la journée, afin de le redonner de jolies rondeurs. L'herbe du printemps lui a été également très bénéfique !

AVANT !!! (26 avril 2013) APRES !!! (28 juin 2013)

 

Jenny affirme un caractère bien trempé, c'est une véritable fripouille ! A 30 ans, et après tout ce qu'elle a vécu, elle a une pêche étonnante et son moral est au plus haut !

Longue vie à toi petite puce, nous espérons te garder encore plusieurs années avec nous !

Quant à sa copine PECHARA, que nous avons récupéré en même temps afin qu'elle ne subisse pas un bien triste sort, est aussi en pleine forme. Son ventre grossi à vu d'oeil, sa gestation semble désormais évidente ! Notre inquiètude demeure néanmoins car malgré des tentatives de sociabilisation, Péchara reste très sauvageonne. Distante, elle semble terrorisée par l'être humain... Cela risque de nous poser problèmes avec son poulain, si elle nous empêche de l'approcher... Nous avons encore quelques mois devant nous pour adoucir la belle !

 

Le beau Urgel rejoint sa nouvelle famille

Samedi 22 juin, nous embarquons Urgel dans le van, en direction de sa nouvelle maison. En effet, notre beau anglo-arabe a été un véritable coup de foudre pour Manon et Ghislain, ses adoptants. Il est désormais installé sur une belle propriété de 80 hectares, à quelques dizaines de km du refuge.

Les demandes d'adoptions pour Urgel ont été nombreuses ; mais ce magnifique cheval est loin d'être facile, c'est pourquoi nous avons pris le temps de bien réfléchir à la meilleure place pour lui.

Nous espérons qu'il sera au mieux chez Ghislain ; nous passerons le voir et prendre de ses nouvelles régulièrement.

Urgel est arrivé au refuge en septembre 2012. Entier, ce magnifique cheval appartenait à une famille de gitans qui, coutumiers du fait, le laissait divaguer à droite, à gauche. Récupéré par la fourrière, Urgel n'était pas pucé ; c'est pourquoi il nous a été confié.

Urgel découvre son nouvel environnement !

 

A 5 ans, Urgel est débourré mais reste un jeune cheval en manque d'expérience. Il est néanmoins très bien dans sa tête et très à l'écoute. Il a seulement besoin qu'on l'aide à canaliser son énergie et sa fougue, typique des chevaux de cette race. Nos jeunes adoptants auront donc un peu de travail avant d'en faire un parfait cheval de loisir ! Nous souhaitons beaucoup de bonheur à Manon et Ghislain avec leur nouveau compagnon.

Il vit avec Pompon, un âne de 12 ans, très sympa ! Après avoir passé quelques jours de chaque côté de la clotûre, nos deux compères ont fait connaissance et ont été installé ensemble dans un grand parc très herbeux. A notre grande surprise, tous les deux s'entendent déjà à merveille ! (nous avions de grandes craintes ; chevaux et ânes ne s'entendent pas toujours).

 

Longue vie à toi mon bel Urgel ! Nous passerons te revoir prochainement.

Voilà donc de belles et longues nouvelles, j'espère que tout cela vous a plu ! Je ne cesse de vous remercier pour votre fidélité, et vous dit à très bientôt !

 

15 aout 2013

Le temps passe, passe... et rien ne se passe !!! La mise à jour du site reste désespérement inexistante, mais une fois encore nous faisons appel à votre indulgence ! Inutile de s'étendre d'avantage, je vous laisse à la lecture de nos nouvelles, qui ne sont malheureusement pas très réjouissantes ce mois-ci. Des sauvetages et des nouveaux arrivants, ça c'est super ! Mais aussi des pertes difficiles... Le quotidien du refuge n'est pas toujours facile mais dans le monde de la protection animale, les peines font aussi parties du "jeu"...

Journée Porte-Ouverte le 1er septembre !

Vous pouvez d'ors-et-déjà noter cette date dans vos agendas, comme le rendez-vous à ne pas manquer ! En effet, comme chaque année, nous organisons notre grande journée Portes-Ouvertes au refuge. Le programme n'est pas encore précisément établi, mais vous retrouvera bien sûr les stands habituels : brocante, tombola, stand de protection animale, promenade en calèche, promenade à poney pour les enfants..., ainsi que notre grande buvette, les frites, sandwiches, cakes et tartes salées, et bien sûr le coin sucré, avec crêpes et gâteaux pour les gourmands ! Toute la journée sera animée par le duo BACCARA, un couple de chanteur talentueux et très sympas. Pour la 3ème année consécutive, Jean-Pierre et Carnie nous offrent de leur temps, et ce bénévolement, alors cette année encore nous les remercions très sincèrement !

On croise très fort les doigts pour que le soleil soit avec nous pour cette journée !

Venez nombreux, c'est une journée super sympa !

Bienvenu Calim, petit âne malheureux...

En ce début de mois de juillet, nous accueillions au refuge un pauvre petit âne. Âgé d'à peine 9 mois, ce dernier appartenait à des gens du voyage qui font reproduire leurs ânes chaque année. Le petit ânon a été acheté par une famille aimant les aimaux mais ne sachant pas forcément s'en occuper. Squelettique à son arrivée chez eux, ces gens l'ont nourris comme le leur ont conseillé des amis ; il a été vermifugé et soigné du mieux qu'ils le pouvaient. Mais au bout de 3 semaines, ils étaient bien conscients que ce petit ânon chétif, maigre et pouilleux, mais surtout très timide envers l'homme, ne convenait pas du tout à ce pourquoi il le destinait, à savoir devenir un compagnon pour leurs enfants. Ils nous ont donc contacté et nous avons accepté de prendre en charge le malheureux.

Jusqu'alors, il était baptisé "l'âne" ! Il a donc fallut lui trouver un nouveau nom. Nous trouvions que "Caliméro" allait à merveille à ce petit malheureux mais, un peu long, nous avons finalement opté pour CALIM.

S'il avait repris plusieurs kilos, Calim était encore très maigre et abattu. Mais c'est surtout les poux dont il était couvert qu'il fallait traiter au plus vite. En effet, ces parasites provoquent des démangeaisons telles que, dans les cas extrêmes, l'animal ne profite pas de la nourriture qu'il ingère, il maigrit et déperrit rapidement. En se grattant vigoureusement contre tout ce qu'il trouvait, Calim s'était arraché des poils par plaques et son duvet de bébé, normalement si doux, faisait peine à voir !

Couverts de poux et de marques de grattage, blessés aux jarrets, le pauvre Calim n'est pas en bon état..

 

Au bout d'une semaine, et de deux traitements puissants, tout allait déjà mieux pour le petit Calim. Son vilain poil commence à tomber pour laisser place à un duvet tout doux ! Le petit monstre nous a rapidement montré qu'il possède un caractère bien trempé ! En tant qu'âne qui se respecte, Calim est têtu et il a besoin d'une bonne éducation. En effet, sa crainte de l'homme le rend un brin agressif, et lors des soins et des pansages, il faut se méfier de ses coups de pieds, il a les postérieurs très lestes !!! Mais ce petit monstre est trop craquant et nous l'amadouons chaque jour d'avantage, il sera bientôt un amour de petit âne ! Il a très vite compris le fonctionnement du refuge, et à l'heure de la distribution de nourriture, il est le premier à se manifester bruyamment ! Il dévore ses rations de foin et de céréales adaptées à son âge (idéale pour la croissance et le développement général ).

Il vit actuellement en box, et nous le sortons plusieurs heures par jour dans un parc de détente. Dès que les poux ne seront définitivement qu'un mauvais souvenir, et qu'il sera devenu tout rond et en pleine forme, Calim pourra rejoindre des copains ânes dans un grand parc !

Calim profite de plusieurs heures de liberté durant la journée. Pour le moment il est seul car encore fragile, il risque de se faire un peu trop bousculer par nos jeunes ânes turbulents ! Il a quand même pu faire connaissance avec son voisin Unik, notre jeune comptois quasiment aveugle.

 

Longue vie à toi petit Calim, on t'aime déjà beaucoup ! Lorsque tu seras un grand gaillard en pleine forme, et que nous t'aurons fait castré, nous essayerons sans doute de te trouver une bonne famille d'adoption.

Gigolo, notre titan nous quitte...

En octobre 2006, nous accueillions au refuge trois chevaux de traits, Jasmin, Justin et Gigolo, étalons réformés des Haras Nationaux, tous destinés à la boucherie. Si Jasmin et Justin, une fois castrés, n'ont posé aucun souci et sont encore à ce jour en pleine forme, il n'en était pas de même pour le pauvre Gigolo.

Cet énorme Ardennais souffrait d'une infection impressionnante due à une fracture de la hanche jamais soignée. Il faut savoir que Gigolo a un passé bien chargé. Attelage, travail dans les champs en tant que cheval de labour, étalon reproducteur aux Haras, avec saillie en liberté (les étalons sont lourdement "abîmés" par les refus et les coups de pied des juments !)... Pour finalement s'en débarrasser lorsqu'il fut trop vieux, en le donnant à des paysans qui ne s'en occupent absolument pas.

Chaque jour, nous aspirions à l'aide d'une énorme seringue un verre complet de pus ! Gigolo se laissait faire docilement ! Une fois sa hanche cicatrisée, il a fallut des semaines de rééducation afin qu'il puisse se déplacer de façon normale malgré la fracture. Gigolo restera boiteux ; ses 900 kg ne l'aidant pas vraiment !

Néanmoins, jusque-là, Gigolo coulait une vie tranquille au refuge, se déplaçant à son rythme. Il a vécu plusieurs années dans un grand parc très herbeux à la belle saison, avec ses collègues Justin et Jasmin, ainsi que Soleil, jeune percheron sauvé de la foire de Maurs à la même période. Nos 4 compères ont bien profités de leur "liberté" et ne nous posaient aucun problème.

En 2009, Gigolo dans l'herbe, rond à souhait et heureux comme un roi !

En 2010 nous avons cependant été obligé de les séparer, Gigolo étant plus fragile que les autres, il avait tendance à maigrir et il lui fallait donc des rations de nourriture plus conséquentes.

C'est donc seul, mais pas plus malheureux, que Gigolo a continué sa petite vie au refuge.

 

Son passé ne lui a sans doute pas laissé de très bons souvenirs car il n'appréciait pas vraiment le contact avec l'homme, on peut le comprendre ! Néanmoins, il était coopérant et relativement patient pour les soins éventuels ou la maréchalerie, comme s'il comprenait que c'était pour son bien. Très gourmand, il était toujours ravi de recevoir des friandises, et il appréciait un bon pansage !

 

Si cela ne l'empêchait pas de vivre, Gigolo boitait au quotidien, été comme hiver.

Du coup, à chaque printemps, nous l'installions dans les parcs les plus verts du refuge, comme pour lui faire oublier sa gêne, et lui redonner le moral !

Il se régalait, notre grand gourmand !

Mais depuis cette fin d'hiver 2013, nous avons constaté que l'état général de Gigolo empirait chaque jour. Sa boiterie était bien plus sérieuse, notre titan se déplaçait avec de grandes difficultés. S'il mangeait toujours avec beaucoup d'appétit, nous le voyions maigrir quasiment à vue d'oeil. Quelques fois, ne sachant plus comment se tenir sur sa hanche douloureuse, Gigolo perdait l'équilibre et tombait lourdement sur le sol. S'il se relevait toujours sans trop de problèmes, c'était à chaque fois beaucoup de souffrances et de panique pour lui.

Gigolo en fin d'hiver 2013. S'il est encore bien rond, il est facile de voir la position anormale de son postérieur, dûe à la souffrance dans sa hanche.

 

Après une visite de notre vétérinaire, nous avons tenté un lourd traitement anti-inflammatoire afin de le soulager et d'améliorer sa démarche. Mais rien n'y faisait, Gigolo continuait à maigrir, à boiter, et à tomber. Ce n'était plus supportable, pour lui comme pour nous. Il nous a donc fallu prendre une décision pour ce cheval, ce titan au grand coeur que nous aimions tous beaucoup. Cette décision ne fut vraiment pas facile à prendre, Gigolo était encore jeune (18 ans) et nous aurions aimé pouvoir lui offrir plus de temps. Mais sa pathologie et sa souffrance au quotidien n'était plus gérable, et représentaient de gros risques pour lui. En effet, ses chutes auraient pu lui provoquer d'autres fractures dans les membres, les côtes...etc ; également, un cheval qui tombe fréquemment peut un jour tomber contre une cloture et se blesser gravement.

Il y a quelques semaines, avec l'approbation de notre vétérinaire qui connaissait bien le cheval, nous disions donc au revoir à notre géant. Son euthanasie fut finalement un soulagement ; désormais il ne souffre plus, et nous sommes très heureux d'avoir pu lui offrir presque 7 ans de plus, lui qui était destiné à la boucherie après avoir été bien utile à l'homme...

Tu nous manqueras, mon Grand Garçon.

 

Phoebus, au revoir grand courageux...

C'est une mauvaise période pour nous, puisqu'après Gigolo, c'est Phoebus qui nous pose beaucoup de problèmes et d'inquiétudes. Depuis plus de 4 ans, notre pauvre Phoebus cumule les pathologies graves. Il est atteint d'épilepsie et, malgré un traitement curatif, les crises sont fréquentes et parfois d'une incroyable violence. Si à chaque fois, il faut le dire, la chance étant de notre côté et Phoebus ne s'est jamais blessé gravement, nous ne pouvions continuer comme ça à long terme... Il faut savoir qu'en pleine crise, un cheval épileptique est complètement incontrolable et dangereux. En box, il se jette contre les murs ; en parc, il se déplace violemment, tombe, se relève, retombe... et risque de s'empaller sur une clotûre...

Comme si cela ne suffisait pas, en plus de l'épilepsie, Phoebus a développé depuis quelques mois une forme de narcolepsie (c'est-à-dire qu'il s'endort n'importe où, n'importe comment !), ce qui ajoute un risque pour lui de se blesser. Sans oublier à la triste liste le fait que Phoebus est borgne de son oeil droit, et sa vue est faible à gauche. Malgré tout cela, et avec un mode de vie surveillé et adapté (aucun changement dans ses habitudes, toujours le même parc, le même box...Etc), Phoebus passait une vie la plus confortable possible et cela semblait lui convenir.

Les gratouilles sur le garrot, c'était le vrai bonheur de Phoebus !!!

 

Depuis quasiment 1 an, nous étions conscient que ce cheval de 37 ans arrivait malheureusement au bout de sa vie, et nous réfléchissions très sérieusement à la décision de l'endormir. Décision que nous ne parvenions pas à prendre car, en dehors des crises, Phoebus semblait en forme, jusqu'au bout il est resté bien rond avec un appétit d'enfer et son moral restait au plus haut ! C'est un cheval vraiment surprenant, un vrai guerrier !

Mi-juillet dernier, nous avons néanmoins été contraint d'appeler notre vétérinaire, qui connait bien le cas de Phoebus pour le suivre depuis des années, car notre brave garçon présentait encore une nouvelle pathologie... Un matin, en sortant du box, nous constatons que Phoebus ne marche plus droit, son arrière-main est complètement désaxé par rapport au corps et le cheval menace de s'écrouler à chaque instant. Très agité, nous le laissons en box où il tourne en rond sans relâche, perd l'équilibre, se reprend, et reprend sa ronde incessante.

Le diagnostic est sans appel ; Phoebus a fait un AVC. Dès le lendemain, nous disions Au Revoir à notre grand courageux, la vie était devenue trop compliquée pour lui.

On peut vraiment dire que nous l'avons porté à bout de bras, pour lui offrir le maximum. Phoebus a fini ses jours au refuge, mais jusqu'à en 2008 il vivait chez son propriétaire avec son poney-copain Roméo ! Tous les deux sont des chanceux car ils ont plutôt eux la belle vie, et on toujours fait ce que bon leur semblait ! Pour en savoir plus sur l'histoire et la vie de notre Phoebus, je vous propose de (re)lire sa page ICI.

 

Tu as été un exemple de courage et de rage de vivre, mon beau Phoebus. On pense toujours à toi.

Dernières photos de notre champion.

A 37 ans, et malgré tous ses problèmes de santé, il était encore incroyablement beau !

 

Nous tenons à vous rappeler que le refuge C.H.E.V.A.L. héberge toute l'année un cheptel de 155 équidés en moyenne. La plupart ont un lourd passé de souffrances et de maltraitances qui peuvent laisser des séquelles physiques et/ou psychologiques. Les pathologies réunies au refuge, et la moyenne d'âge que nous atteignons expliquent les pertes régulières de nos pensionnaires. Dans chaque cas, tout est tentés pour eux, avec néanmoins des limites, (nous ne sommes pas pour l'acharnement thérapeutique), afin de leur offrir le maximum de temps dans le plus grand confort, sans souffrances intolérables, sans danger pour eux comme pour nous, et dans le respect de la vie. La décision finale est la dernière preuve d'amour que nous pouvons offrir à un animal ; cette décision est toujours prise avec l'accord de notre vétérinaire qui est le seul à avoir le droit de pratiquer l'euthanasie, et qui connait très bien notre cheptel et nos chevaux en bout de course...

Le poney Snoopy rejoint le refuge !

Snoopy, c'est un adorable petit monstre qui nous donne bien du fil à retordre !

Il y a quelques mois, nous avons été contactés par les voisins des propriétaires de ce poney ; ces derniers nous expliquant qu'il fallait trouver au plus vite une solution pour ce poney dont personne ne s'occupait vraiment. Depuis son plus jeune âge (il a maintenant 17 ans), il vit tout seul sur un bout de terrain, sans aucun contact avec d'autres congénères, et ne recevant comme soin que le strict nécessaire (nourriture et eau, mais aucune affection ni présence).

Les propriétaires souhaitant vendre le terrain, le poney devenait gênant, et c'est donc une voisine qui s'est émue de son sort, inquiète qu'il soit donné au premier venu. A 17 ans, Snoopy était encore entier ; nous avons donc demandé à ce qu'il soit castré, soigné, et qu'ensuite on l'accueillerait au refuge. Ce fut chose faite ! Opéré il y a deux mois, Snoopy a rejoint le refuge en ce début de mois d'août.

Snoopy a beau être haut comme trois pommes, il a un sacré caractère !!! N'ayant pas encore pris conscience de sa castration, il est très "chaud" !, obsédé par les juments et violent avec les mâles. Nous avons fait l'essai de le présenter à Tipiak et Pirlouit, nos deux autres mini-poneys, ex-entier également, mais bien plus calmes !! Snoopy s'est montré très bagarreur, d'une aggressivité surprenante. Nous préférons donc pour le moment le garder tout seul dans un parc, le temps qu'il se calme ( à son âge, il faut près de 6 mois après la castration pour qu'un changement de comportement se remarque !).

Infatigable, Snoopy passe son temps à galoper dans tous les sens, énervé par la présence de ses congénères, qu'il n'a jamais cotoyé ! Nous sommes d'ailleurs obligé de le rentrer en box durant la journée, sans quoi il s'épuiserait et pourrait se provoquer des "coups de chaud", en ces temps de canicule ! En box, l'affaire n'est pas réglée puisqu'il n'hésite pas à se jeter contre la porte, tentant par tous les moyens de pouvoir sortir ! Une terreur, ce petit poney !! Dans son intérêt comme dans le notre, nous espérons que tout cela s'apaisera au plus vite !!! Heureusement qu'il a une super bouille, on craque malgré tout !

 

Nous en profitons pour vous rappeler d'une part que les chevaux (poneys et ânes également) sont des animaux grégaires qui ont BESOIN de la présence d'au moins un congénère. Leur imposer la solitude pendant de longues années peut quasiment être considéré comme une forme de maltraitance, puisque cela entraine un ennui allant jusqu'à une souffrance psychologique... D'autre part, garder les mâles entiers n'est pas leur rendre service, au vu des problèmes de comportements que beaucoup développent par la suite. Snoopy en est le parfait exemple !

 

Capucine part pour une nouvelle vie !!!

Capucine est une guenon Magot âgée de 7 ans. Elle a été confiée au refuge par les Services Vétérinaires alors qu'elle n'avait pas 1 an, après avoir été confisquée à des particuliers qui l'avait ramené du Maroc ( c'est parfaitement illégal !!!)

 

Depuis plusieurs années, nous cherchons le moyen de placer nos deux guenons, Capucine et Didi, dans un centre spécialisé dans les primates, afin qu'elle puisse bénéficier d'un mode de vie adapté à leurs besoins. Mais étant donné que leur vie au refuge n'était pas en danger et que leur trouver une place dans un centre ne représentait pas un réel sauvetage, elles n'étaient pas prioritaires sur les listes d'attente des structures visées.

L'une comme l'autre vivaient au refuge depuis plusieurs années, et si nous faisions le maximum pour leur offrir une vie correcte, une vie en cage n'a rien d'idéal pour un animal, sauvage qui plus est.

Début juillet, nous perdions de façon inattendu Didi, alors qu'elle entrait dans sa vingtième année (l'espérance de vie d'un magot est d'environ 25 ans). En quelques jours à peine, nous avons vu son état de santé s'aggraver à vu d'oeil, sans que l'on puisse expliquer la raison. Refusant toute nourriture et eau, Didi déperrissait. Très aggressive depuis toujours, nous ne pouvions pas du tout la manipuler. En 2 jours, elle a basculé dans un forme de coma, non réactive au monde extérieur. Nous avons pris la décision de l'endormir tranquillement. Par la suite, un examen vétérinaire exposera une mort naturelle... Nous pensons à toi, petite Didi. Si seulement personne ne t'avait ramener de ton Maroc d'origine, tu aurais mieux vécu...

La mort de Didi a précipité nos recherches pour placer Capucine, il était impensable de la laisser toute seule. Et enfin, grâce à la collaboration de "30 millions d'Amis", une bonne nouvelle nous est arrivée !! C'est donc le 8 août que deux transporteurs professionnels sont venus au refuge pour emmener notre guenon vers sa nouvelle vie.

Après une approche en douceur et en respect envers l'animal, Capucine a été capturée et transférée dans une cage de transport très confortable !

 

La capture au filet peu sembler "violente" ou impressionnante, mais rassurez-vous il n'en est rien. Il ne faut pas oublier que derrière ses airs de peluche toute douce, et bien qu'elle ne soit pas particulièrement agressive, Capucine est un animal sauvage qui n'est absolument pas manipulée. Avec leurs dents ou leurs griffes, les Magots peuvent provoquer de graves blessures !

Calme, Capucine semble se demander ce qui va lui arriver, sans montrer le moindre signe de panique !

Nous sommes ravis que cette manipulation ait pu être faite sans être contraint de l'endormir (notre vétérinaire était présente, au cas où !) ce qui aurait provoquer un grand stress pour elle.

Et c'est parti pour un grand voyage vers... la Hollande !!! Pourquoi si loin, nous direz vous ? Car il y a là-bas un sanctuaire formidable pour les primates et autres animaux sauvages, la fondation AAP. Si le long trajet nous inquiètait beaucoup, tout s'est bien passé et Capucine est arrivée à bon port, en pleine forme. La chance était avec nous car la journée de transport s'est déroulée sous la pluie, et la température avait du coup bien diminué !

Nous avons déjà reçu de ses nouvelles, qui sont très bonnes. Elle est actuellement en quarantaine afin qu'elle s'acclimate tranquillement à son nouvel environnement. Par la suite, elle sera réintégrée à un groupe de magots. Nous lui souhaitons que du bonheur avec des congénères, et un grand parc arboré !

Une parenthèse romantique !

Bien que ce ne soit pas un acte de protection animale en tant que tel, je ne peux m'empêcher de vous parler de mon mini voyage du mois de juillet dans le beau département de la Savoie.
Certains d'entre-vous se souviennent certainement de notre petite Marilyne que nous avions accueillie dès l'âge de 15 ans pour un stage programmé par son école d'agriculture.
Notre petite lycéenne avait connu le refuge par le site et, pas du tout impressionnée par la distance qui nous séparait, avait décidé que son stage se passerait chez nous et nulle part ailleurs, avec mon accord, bien sûr !
C'était le départ d'une longue histoire d'amitié, de complicité et de passion qui s'est prolongée pas moins de 4 ans entre stages, bénévolat et 2 ans de salariée.
Marilyne a été une collaboratrice formidable, elle répondait toujours présente, jour et nuit, dans les cas les plus difficiles et nous nous sommes mutuellement très appréciées. Pas d'ombres au tableau ni  désaccord, si nos avis divergeaient nous trouvions très vite un terrain d'entente et ce fut un pur bonheur de travailler ensemble.

Quel déchirement lorsqu'elle décidait de faire sa vie comme la plupart des jeunes-filles et de rentrer chez elle retrouver l'élu de son cœur ! Elle nous a quittés en emmenant des souvenirs vivants tels que Tiroux, petit chaton mourant qu'elle avait sauvé et Bruce magnifique cane corso qui vivent heureux en Savoie.

BRUCE TIROUX, 15 jours après son sauvetage.

 

Les années ont passé, nous avons toujours garder le contact et Marilyne n'a jamais loupé une « porte ouverte » du refuge, visites qui m'ont permise de connaître l'heureux et sympathique fiancé !

Notre relation avait été si forte que notre petite Marie n'a pu se marier sans nous et a demandé, à ma fille Charlotte et moi-même d'être ses témoins de mariage. Nous avons été très touchées et heureuses de ce choix et c'est avec joie que nous avons accepté.

Maryline, radieuse, et Romain, son cher et tendre !

 

Notre court séjour nous a beaucoup plu, le mariage était émouvant et parfaitement réussi, le bonheur de nos tourtereaux nous a ravis, nous les félicitons et leurs souhaitons le plus long des bonheurs !

C'est bien sûr grâce à Camille et l'équipe en qui je mets ma confiance, que j'ai pu m'échapper ces 3 jours et prouver que les relations « patron-salarié » peuvent être autre chose que des rapports de force, même quand les caractères sont forts !

Sur ces belles paroles, nous avons un peu rattrapé notre retard dans les nouvelles ! Nous serons normalement très vite de retour, pour de meilleures nouvelles ! (des abris en construction, des adoptions prévues, des sauvetages...Etc)

A très bientôt !

 

26 Septembre 2013

Bonjour à tous & toutes !

Journée Portes-Ouvertes ; bilan !

Le 1er septembre, le ciel a été avec nous pour notre porte ouverte et le soleil a brillé de tous ses feux avec une température estivale. Voilà un point positif car les P.O sous la pluie, il me semble que nous avons déjà bien donné !
Ce fut une belle journée campagnarde très conviviale avec pas mal de monde et je remercie tous ceux et celles qui nous ont honorés de leur présence.

Je remercie aussi Jean-Pierre et Carnie qui ont animée la journée, sans interruption jusqu'au soir, dont la prestation a été très appréciée, comme à l’accoutumé !

 

Nous avons, cette année, fait une présentation de quelques chevaux, un par un, en racontant leur histoire et j'ai eu le sentiment que ça a ouvert les yeux à quelques visiteurs nouveaux qui ont pu avoir une idée plus précise de notre action. Peu après, quelques-unes de ces personnes se sont approchées du stand de protection animale tenu par Annick et ont rejoint la « famille » de nos adhérents.

 

Camille a pu faire déguster ses friandises maison, les enfants sont montés sur les poneys, la brocante et la tombola ont attiré du monde et moi . . . j'ai été tiraillée de tous les côtés comme à chaque porte ouverte et tout ça pour la bonne cause.

 

Le point négatif, c'est que la commune de Salindres avait organisé le même jour une grande manifestation « Country » sans nous en avertir alors qu'elle sait très bien que depuis des années, nous ouvrons nos portes le premier dimanche de septembre. Ce manque de communication en plus de la rentrée des classe le sur-lendemain a bien sûr été un manque à gagner et nos recettes s'en sont ressenties.
Toutefois cette journée reste positive avec la venue de nouveaux adhérents et aussi l'adoption de Java et Lully, nos deux Camargues sauvageons, qui paraissait improbable ! Ils ont, depuis, rejoint leur nouvelle famille, c'est un bonheur !
De toute façon, nous avons fait un bénéfice et c'est le principal, sans compter le côté convivial qui reste un immense plaisir.
C'est vrai aussi que nos finances ne s'arrangent pas, les vacances sont passées par là, la rentrée scolaire, la crise aussi et le coût de la vie qui ne cesse d'augmenter. Il faut vraiment s'accrocher car tout ça fait qu'il y a de plus en plus de chevaux laissés à l'abandon et, non seulement il y a des saisies importantes, mais en plus beaucoup de retours d'adoption ; Oxygène et son copain Boston sont revenus il y a peu, et encore quatre retours prévus dans les jours à venir ! Nous avons vraiment besoin de chacun d'entre vous pour pouvoir continuer dans des conditions optimales pour nos petits protégés, certains étant arrivés ces jours en très mauvais état.
Merci à tous ceux qui continuent à nous soutenir régulièrement, c'est assez rassurant !

La douce Fleurette est sauvée !

Tu nous en a fait faire du souci, ma petite Fleurette, ta souffrance et ta tristesse nous ont tellement émues, Pascale et moi, que nous étions prêtes à tout pour te sortir de cette vie de martyre !
Quelle chance pour toi que tu aies pu croiser le chemin de notre amie Pascale ce 2 août 2013,  alors qu'elle rendait visite à ses parents en Lozère.
Lorsqu'elle t'a aperçue avec cette énorme plaie sur le poitrail, remplies de mouches, avec des tumeurs malodorantes partout, son sang n'a fait qu'un tour et elle s'est empressée de m'envoyer les photos en me suppliant de faire quelque chose pour toi.

La pauvre ânesse a des plaies purulentes sur le poitrail, envahies de mouche...

J'avoue que les images très choquantes m'ont motivée sur le champs, je ne pouvais laisser cet animal mourir à petit feu, sans soin et en pleine chaleur, attaché au bout d'une corde !

 

Ayant appris par Pascale que l'ânesse avait été attachée au bord du chemin, toujours avec son nœud coulant, je décidais de faire le voyage jusqu'en Lozère dès le dimanche suivant.
Par précaution nous avons attelé le van dans le cas où il nous serait possible de sortir Fleurette de son enfer et nous sommes partis, Jean-Claude et moi sur les routes tortueuses de montagne qui n'en finissaient pas de grimper.
Deux heures après, nous arrivions et avons pu, d'un coup d’œil, évaluer l'urgence de la situation.
Si par bonheur l'ânesse n'était pas munie d'une puce électronique, elle n'aurait pas de propriétaire puisque l'identification est obligatoire depuis 2008 et, n'appartiendrait de ce fait, à personne.
Vite, vite Pascale lui passe le détecteur de puce sur l'encolure et une deuxième fois, et une troisième, mais rien ne se passe et nous constatons avec joie qu'elle est tout simplement SDF, attachée sur le bord d'un chemin et que nous nous devons de lui porter secours !
Aussitôt dit, aussitôt fait, nous la faisons monter dans le van, elle est couverte de mouches, une odeur de charogne s'échappe de ses plaies, pauvre petite il est vraiment temps de la soigner, elle est en train de pourrir sur pied !
Le voyage de retour se passe bien, elle ne bouge pas, la plupart des mouches est partie et déjà, on a l'impression qu'elle se sent mieux.
Arrivée au refuge ses plaies sont lavées à la béthadine savon et désinfectées, il fait très chaud et je préfère la mettre dans un box pour qu'elle soit à l'abri des mouches.
Au plus on la regarde, au plus on découvre des tumeurs sarcoïdes encore internes mais bien présentes.
Notre vétérinaire a le même discours que moi, c'est bien les plaies provoquées par les mauvais traitements qui ont fait que les sarcoïdes se développent à la vitesse grand V sur les zones blessées par l'attache qui serre son cou par un nœud coulant et frotte son poitrail au sang. Ensuite la corde passe entre les antérieurs et provoque un frottement jusque dessous le ventre, autre zone infestée par les sarcoïdes. En plus, elle secoue sans arrêt ses immenses oreilles et les tape très fort sur l'arbre où elle est attachée habituellement.
J'avoue que je suis effrayée par le nombre des chapelets de tumeurs présents sur cet animal et je me pose des questions sur son avenir.
Certes, notre vétérinaire pourra intervenir chirurgicalement sur l'oreille où le pédoncule n'est pas développé et peut-être sous le cou dès que la température baissera car nous avons encore des températures de 28 ou 29 degrés.
En attendant, je soigne du mieux possible les plaies et j'ai d'assez bons résultats, il nous reste à croiser les doigts pour qu'elle guérisse, car en plus, j'ai l'impression qu'il y a un petit polichinelle dans le tiroir car son ventre ne cesse de s'arrondir et, même si la cantine est de qualité, il me paraît peu probable que ce ne soit que de l'embonpoint !

Après 20 jours de soins quotidiens, les sarkoïdes ont déjà bien diminués. Les plaies sont propres et il n'y a plus une seule mouche !

Fleurette est un amour car les soins sont douloureux mais chaque jour, elle se laisse faire courageusement.

 

Je tiens à préciser que la personne coupable de mauvais traitements sur cet animal a déjà été dénoncé par moi-même aux services vétérinaires et qu'elle avait été condamnée à payer une amende de 4 000 € pour défaut d'identification de ses veaux qui pour certains, ont été abattus et dépecés dans son garage !
Il n'en est pas à son coup d'essais, tout un troupeau de chèvres a été décimé par les grands froids lozériens, il y a quelques années et chaque hiver, il perd plusieurs vaches qui meurent dans les congères, mais comment l'arrêter ? ? ?

 

Bienvenue à toi, gentille Fleurette !

Désormais ta vie sera plus douce...

 

Oxygène (et Boston) reviennent...

Lorsque nous faisons adoptés nos chevaux, ces derniers sont placés "sous contrat" avec un certains nombres de clauses à respecter. L'une des conditions est l'interdiction de revente de l'animal adopté et que, dans le cas où l'adoptant ne pourrait plus garder l'animal pour une raison ou pour une autre, ce dernier revient obligatoirement au refuge. Ainsi, chaque année, nous devons reprendre au refuge plusieurs équidés adoptés il y a plusieurs années... Raisons financières, problèmes de santé, divorces, déménagements... etc, les raisons sont diverses pour expliquer ces retours. C'est à chaque fois pour nous une grande déception ; à chaque adoption nous espérons que c'est pour la vie mais malheureusement il n'en est pas toujours ainsi...

Mi-Août, nous récupérions donc au refuge Oxygène (adopté en été 2007) ainsi que son binôme, le beau Boston, avec lequel il est absolument inséparable. Oxygène, un anglo-arabe de 19 ans, est un cheval fragile. Opéré après une torsion d'intestins il y a plusieurs année, il s'en est merveilleusement sorti mais il a gardé comme séquelles un problème d'absorption alimentaire risquant une nouvelle colique et, pour le moins une cicatrice gonflée au niveau de l'abdomen, bien visible sur les photos.

C'est en toute conscience de cette fragilité que Julie, déjà propriétaire de 3 chevaux rescapés, avec craqué pour lui ! Durant 6 ans, elle a pris grand soin de lui, soignant chacune de ses coliques avec succès (2 à 3 par an). Mais des obligations personnelles et professionnelles l'ont obligés à déménager, sans pouvoir emmener ses chevaux. C'est donc naturellement que nous avons repris Oxygène au refuge, et c'est à nous de le surveiller comme le lait sur le feu ! Nous avons également accepté de récupérer le gentil Boston, 22 ans, grand copain d'Oxygène depuis des années.

Boston est un cheval espagnol X cheval de trait ! Il est magnifique, et surtout très calme et gentil !

 

La fragilité de notre anglo rendait inquiétante la séparation, nous ne voulions pas risquer de lui provoquer une colique de stress, donc les deux compères restent ensemble !

Bienvenu les garçons !!!

 

River est adopté !!!

 

Lorsqu'il est arrivé au refuge, fin 2006, River n'avait pas encore 1 an. Maigrichon, il n'était pas très beau ! Au fil des années, il a bien changé pour devenir un magnifique cheval anglo-arabe, très typé !

Fils de SIRIUS DU PUPIL, étalon célèbre pour son caractère difficile, River a, on peut le dire, hérité de son papa !! S'il n'en était pas moins adorable et très proche de l'homme, River est un jeune cheval difficile, plein de fougue et qui a besoin d'être canalisé !!!

Conscients que le refuge n'était pas l'endroit idéal pour un tel cheval, qui a besoin que l'on s'occupe de lui au quotidien, nous cherchions depuis quelques années à lui trouver une nouvelle famille. Ce n'était néanmoins pas si facile ; son physique de "gravure de mode" attirait bien les regards, et les demandes d'adoptions ont été nombreuses !

Très beau, notre River !

 

Connaissant le tempérament de notre garçon, nous avons cependant été très sélectif et nous avons cherché LA bonne personne ! Il faut aussi dire que River, à 7 ans, n'était pas encore débourré. S'il a un peu travaillé durant ses années au refuge, son apprentissage s'est arrêté à supporter le tapis, la selle et le filet. Reste à monter dessus !!!

Cette personne que nous recherchions, c'est en Sandra que nous l'avons trouvé. Cette jeune femme cherchait un compagnon de loisir car son premier cheval, à 21 ans, profite d'une douce retraite. Sandra a littéralement craqué pour notre beau gosse, autant physiquement que "moralement" ! Ayant une très bonne connaissance du monde équin, et de l'expérience avec les chevaux compliqués, nous avons décidé de lui confier River, et ce en toute confiance.

Début septembre, après un embarquement très (très très !!!) laborieux dans le van, c'est finalement le grand départ pour River, vers une nouvelle vie du côté d'Avignon !

River dans sa nouvelle maison ! Pour le moment il est tout seul dans un parc, le temps de s'habituer, puis il sera installé avec le premier cheval de Sandra.

 

Nous gardons des contacts quasi-quotidiens avec Sandra afin de s'assurer que tout se passe au mieux. Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur à tous les deux !

Cactus & Bambou sont adoptés !!!

Est-il encore utile de les présenter ?! Pour ceux qui n'ont pas suivis les nouvelles du refuge depuis 2 ans, voilà un petit résumé ! : Bambou, 2 ans, arrivé au refuge en septembre 2011 alors qu'il n'avait que quelques heures ! Nous l'avons élevés au biberon et choyé comme notre bébé ! Et Cactus, 1 an, arrivé au refuge en septembre 2012, même histoire puisque nos gaillards sont en fait des frères ! Ils sont nés chez des gens qui possédaient une ânesse et un âne entier, donc chaque année un ânon naissait. Le problème était que la mère souffrait d'une mamite non soignée, et elle refusait de nourrir ses petits, les condamnant à une mort certaine.

Heureusement, nous avons réussi à convaincre ces gens de faire castrer leur âne, ce qui fut fait l'année dernière. Il n'y aura désormais plus d'ânons orphelins !

Nos deux petites merveilles sont devenus au fil des mois de magnifiques gaillards, mais ils étaient nos gros bébés du refuge, nous les aimons très fort !

CACTUS BAMBOU

 

Jusqu'à il y a peu, il n'était pas concevable de les faire adopter ; jusqu'à ce que nous fassions la connaissance il y a deux mois de gens formidables qui nous ont convaincu ! Ils ont passé l'été à faire de grands travaux chez eux afin d'offrir le meilleur à Cactus & Bambou. Construction d'une clotûre en sanglière, magnifique abri, débroussaillage... etc ! Sans oublier que leur parc est sous vidéo-surveillance, c'est le grand luxe !

Nous sommes d'autant plus ravis que c'était une chance inespérée qu'ils soient adoptés ensemble !

 

Ah, mes deux amours qui nous quittent, mes bébés-biberons pour lesquels j'ai tant galéré et que j'aime comme une mère ont trouvé une famille en or, bien sûr c'était la condition !
Nous les avons chargé dans le van avec beaucoup de facilité, ils ont été adorables bien que surpris de se retrouver dans cette boite. Jean-Claude, qui s'est beaucoup occupé de Cactus dit «  le Biquet », est bien sûr, lui aussi, venu accompagner nos chers petits.
Le voyage s'est très bien passé, ils n'ont absolument pas bougé et nous sommes arrivés à Manduel sans encombre.
Ils étaient très attendus, les p'tits loups et tout était prêt pour les recevoir, un bel abri bien construit en dur, et un parc avec des bandes électrifiées «  La Sanglière », de quoi s'abriter confortablement et se détendre en broutillant les quelques brindilles de fin d'été.

 


Ils sont descendus du van comme des fleurs et nous les avons conduit sur leur domaine.
Jusque là tout allait bien. Cactus venait câliner sa nouvelle maman puis son ancienne, toujours aussi pot de colle ! Bambou, lui, nous a vraiment fait la tête, il semblait très contrarié et refusait catégoriquement de venir vers nous. Il faut dire qu'il était beaucoup plus lié avec Bambinou qui a le même âge plutôt qu'avec son petit frère qu'il a toujours considéré comme un bébé bien trop petit pour partager les jeux des grands.

Maintenant, il va falloir qu'il s'adapte car il ne sont plus que tous les deux et Bambou, qui aurait tendance à jouer le dominant, va devoir mettre un peu d'eau dans son vin !
Les dernières nouvelles sont meilleures, ils commencent à jouer ensemble avec leur ballon, croisons les doigts pour que l'amélioration se poursuive et qu'ils soient de vrais frères unis comme les doigts de la main.

En tous cas, ils sont super bien installés, leur réserve de foin est bien remplie, les céréales sont là aussi et ils sont abreuvés par un abreuvoir automatique.
Quant aux câlins, j'imagine bien qu'ils en auront plus qu'il n'en faut !
Bonne vie à vous mes ânons chéris avec vos nouveaux parents, nous ne manquerons pas de venir vous voir sous peu. Dans quelques années, il est prévu qu'ils soient débourrés à la monte et également à l'attelage. C'est un bel avenir pour eux. Mais pour l'instant, leurs adoptants vont se concentrer sur leur éducation !

Longue vie les garçons !

Encore des abris supplémentaires !

Pour ceux qui suivent assidument les nouvelles du refuge, vous avez pu constater que depuis 2 ans, de gros travaux ont été réalisés au refuge avec la construction d'une quinzaine d'abris supplémentaires, grâce à l'immense générosité de deux de nos fidèles adhérents. C'est un très grand soulagement pour nous que de savoir que bientôt nous atteindrons notre but, c'est-à-dire que tous nous parcs soient équipés d'un abri.

Nous continuons d'ailleurs nos constructions avec un abri de plus contruit il y a quelques semaines. Jean-Claude, qui vient de fêter ses 70 ans, a encore fait des merveilles puisqu'en quelques jours, il a monté toute la structure, aidé par son ami Charly.

 

Notre ami Jean-Pierre, aidé par Florian (bénévole au refuge depuis un an), se sont chargés de la toiture et de la dalle et en quelques jours, tout fut fait !!!

L'abri est très vite terminé !

 

Cet abri était destiné à nos deux chevaux Camargues, JAVA et LULLY, qui semblent bien contents d'avoir une maison !

Cet abri leur était bien nécessaire car le parc où ils vivent actuellement est dépourvu d'arbre. Du coup, ils n'avaient jusqu'à ce jour pas de moyens de s'abriter contre les intempéries, pas de moyens de se mettre au sec lors des périodes très boueuses, et en été, l'ombre se faisait trop rare. Nous avons donc décidé de leur construire cet abri pour leur rendre la vie bien plus confortable !! Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est de rencontrer le jour de la Portes-Ouvertes un couple formidable qui nous ont proposé d'adopter deux chevaux "incasables" afin de leur offrir une belle vie, et aussi de libérer des places au refuge pour permettre de nouveaux sauvetages.

Java est une jument timide, très réservée et qu'il faut du temps pour amadouer. Elle n'est pas montable. Quant à Lully, il a un lourd passé qui lui a laissé bien des séquelles psychologique, et il est à ce jour bien sauvageon. Ils n'avaient donc que peu de chances d'être adoptés ! Tous les deux âgés d'une quinzaine d'années, nous pensions les garder au refuge jusqu'à la fin ! C'est une belle opportunité pour eux, nous sommes ravis.

Quoi qu'il en soit, si ce ne sont pas nos petits camargues qui profiteront de l'abri, ce dernier n'a pas été construit pour rien, et il y aura bien d'autres chevaux qui en bénéficieront !

 

Quelques semaines plus tard, le boulot continue puisque Jean-Claude et Jean-Pierre se lancent dans la construction d'un abri de plus, destiné à nos jeunes ânes. Cactus et Bambou ayant été adoptés récemment, ce sont Bambino et Touareg qui sont ravis de découvrir leur nouveau parc construit spécialement pour eux, et leur nouvelle maison !!!

 

L'abri des ânes est confectionné maison par Jean-Claude qui fait un plan à chaque fois, coupe lui-même ses planches, ses montants, fait ses assemblages, on peut donc parler de construction artisanale.
C'est un peu supérieur en tant qu'ouvrage, aux abris pré-fabriqués et leur espérance de vie est un peu supérieure. L'abri d'Unik, ceux des poneys ont aussi été construits à l'identique, avec leur toit de tuile, par Jean-Claude.

L'abri des ânes et l'abri d'Unik, avec le toit en tuile !

 

Mais sa santé diminue et ses problèmes respiratoires sont amplifiés par la poussière
que provoque le sciage des pièces de bois, travail de préparation pendant plusieurs jours avant le montage.
Heureusement nous avons nos abris BAMACO que nous recevons prêts à monter et qui sont rapidement mis en place, d'ailleurs ils représentent la majorité des constructions et nous en sommes très contents, je dirai même qu'ils sont, en plus, assez esthétiques !
Nous sommes heureux de pouvoir en compter un certain nombre et il est vrai que ces deux dernières années, le nombre de chevaux abrités a considérablement augmenté grâce à la générosité de certains de nos adhérents qui les ont entièrement financés.
L'hiver prochain sera plus serein pour tous ceux qui le passeront à l'abri.
Merci aussi à Charly et Jean-Pierre qui sont des aides précieux.

Certes, il va y avoir encore quelques « SDF » en comptant les sauvetages, les saisies et les reprises d'adoption,  mais nous espérons pouvoir encore un peu avancer avant le trop mauvais temps.

 

Remerciements !!!

Comme chaque année, entre avril et fin août, nous accueillons avec plaisir des bénévoles qui viennent de chaque coin de France pour nous aider ! Nous tenons à tous vous remercier pour votre générosité ; vous nous offrez de votre temps et de votre énergie pour nous apporter de l'aide physique (et aussi morale !) dans notre travail quotidien, et tout cela est très important pour nous. Chaque année, nous rencontrons donc de nouvelles personnes motivées et dévouées à la cause animale. Nous retrouvons aussi avec plaisir nos "habitués", ces bénévoles devenus des amis et qui n'hésitent pas à revenir plusieurs fois par an, malgré la distance et parfois malgré le mauvais temps !

Entre avril et mai, nous étions donc ravis de revoir Patricia, Agnès et Armelle, nos amies parisiennes qui viennent deux fois par an. Puis c'est Claire, une grande habituée du refuge (4 semaines par an avec nous !) qui nous vient d'Angoulême ! Merci les filles !!!

Depuis mi-juillet, les bénévoles se succèdent : Gabrielle (Paris) passe 15 jours avec nous ; Adrien (Toulouse) restent presque 3 semaines ; Claire (Angoulême) revient une semaine ! ; Karima (Paris) passe tout le mois d'août au refuge ; Aude, Alexia et Pauline (Bretagne) font une escale de quelques jours ici, avant de repartir pour des vacances en Corse ; Héloïse et Céline (Paris) passent elles aussi 15 jours à nos côtés ; et encore Gabrielle, qui a eu un gros coup de coeur pour le refuge et a décidé de revenir encore quelques jours à la fin août avant de reprendre ses études !

L'aide et le soutien que nous apportent les bénévoles est d'une grande importance pour nous. Il faut savoir que le reste de l'année, l'équipe est composé de 3 à 5 personnes qui travaillent en permanence au refuge, et tout le monde est bien conscient qu'avec plus de 150 chevaux sur 70 hectares, le travail ne manque pas !!! Du coup, des bras supplémentaires nous permettent de lever un peu le pied !

Un grand merci donc à tout le monde ! Et si vous avez plus de 18 ans, que vous aimez les animaux, que vous êtes motivés et conscients que ce ne sont pas des vacances reposantes, alors n'hésitez pas à nous contacter pour venir passer quelques jours au refuge l'année prochaine !!

 

Il ne nous reste qu'à vous dire : à très vite ! En effet, la semaine dernière fut bien chargée pour nous avec l'accueil de 15 nouveaux pensionnaires, certains dans un état dramatique... Egalement des adoptions et des retour d'adoption, ce qui signifie plusieurs journées passées en voiture à sillonner le Gard de long en large !

Nous vous raconterons tout ça bientôt !

 

17 octobre 2013

Bonjour à tous !

Comme promis, nous voilà à nouveau pour vous raconter les événements du mois dernier, qui fut très mouvementé ! Pas moins de 15 nouveaux pensionnaires accueillis au refuge (11 saisis et 4 retours d'adoptions) et 3 chevaux adoptés. Tout cela représente de longs trajets en voiture, avec le van, à sillonner le Gard de long en large, pour récupérer ou emmener tout ce petit monde... Beaucoup de fatigue, de stress, d'inquiétude et d'énergie dépensée, également des frais (le carburant n'est pas donné !!!) mais au terme c'est une grande satisfaction que de savoir de pauvres chevaux enfin entre de bonnes mains au refuge, et les notres dans une nouvelle famille où ils seront choyés !

 

Jack & Lola attendent toujours une famille...

 

Le mois d'octobre est déjà bien entamé, et l'hiver pointe déjà son nez. Les prédictions météo annoncent d'ailleurs que cet hiver 2013-2014 sera particulièrement froid ! On espère de tout coeur qu'ils se trompent, mais quoi qu'il en soit c'est une saison difficile pour nos toutous en chenil.

Jack (notre 3 pattes!), et Lola (l'épagneul), sont particulièrement fragiles et c'est pour nous un véritable crève-coeur que de les savoir dehors. S'ils bénéficient de bonnes niches avec des chaudes couvertures, cela ne vaut évidemment pas le confort d'une maison ! Nous serions tellement soulagés de les savoir à l'abri et au chaud pour l'hiver.

Alors si vous avec de l'amour à donner à Jack et/ou Lola, n'hésitez pas à nous contacter. Ils sont au refuge depuis bien trop longtemps... Pour l'un comme pour l'autre, un jardin clotûré est nécessaire. Ce sont des chiens adorables, ils ont tant d'amour à donner ; une adoption ferait d'eux les chiens les plus heureux au monde !!!!!

Jack ne supporte pas les chiens mâles. Pour ce qui est des femelles, il lui faut un temps d'adaptation mais il finit par les accepter ! Pas de soucis avec les chats.

Lola, elle, aime tous les chiens, mâles et femelles, mais surtout pas de chats !!

JACK & LOLA vous attendent patiemment au refuge ... Merci pour eux !!!

 

Deux chevaux saisis dans le Gard

Le 5 septembre au soir, je reçois un appel surprenant de la DDPP (les Services Vétérinaires), me demandant de venir au plus vite chercher deux chevaux dans une commune à une quarantaine de km du refuge. Ils nous expliquent que ces chevaux sont maigres, qu'ils n'ont pas d'eau à disposition et qu'ils vivent dans un terrain plus qu'inapproprié. Si je qualifie cet appel de "surprenant", c'est que depuis quelques temps, on avait l'impression que la DDPP du Gard nous boudait un peu !

Le lendemain donc, nous attelions le van en vitesse et nous partions, Camille et moi, en direction de Meynes. Nous y avions rendez-vous avec une technicienne de la DDPP ainsi que les gendarmes, présents pour la saisie des chevaux. Ils nous conduisent sur le terrain, et nous y trouvons effectivement deux chevaux dans un état plus que moyen !

Il y a un hongre alezan, type Selle Français. Les côtés bien visibles, le dos creusé et les hanches très saillantes, ce cheval est très maigre. A ses côtés, un très jeune cheval Camargue, pas bien épais non plus ! Ils vivent sur un terrain très escarpé, un véritable dépotoire avec son lot de ferrailles dangereuses, de déchets et autres bidons abandonnés ça et là !

Les crins (queue et crinière) des deux chevaux sont très emmêlés, le manque de soins est évident.

Sans perdre de temps, nous embarquons les deux loulous dans le van, ils sont adorables mais semblent très proches l'un de l'autre ; le moindre éloignement et c'est la panique !!!

Le trajet du retour se passe sans encombre, et nous voilà au refuge avec nos deux rescapés. Durant la route, nos deux garçons ont vidé leur filet de foin et une fois installé en box, ils s'empressent de dévorer de plus belle le bon foin que nous leur donnons ! Pas de doute, ces pauvres chevaux sont littéralement affamés !

Rapidement, nous découvrons que les chevaux sont pucés, ce qui nous permet de trouver leur nom, âge et propriétaire. Nous avons donc SISCO, selle français de 20 ans & BAMBY, 2 ans et 4 mois, Camargue.

Mon pauvre SISCO, il te manque plusieurs dizaines de kg !

 

S'il n'est pas vraiment squelletique, Bamby n'est quand même pas bien gros, surtout pour un jeune cheval en pleine croissance.

A noter le gros ventre plein de vers !

 

 

Après seulement quelques jours passés au refuge, nos deux lascars ont déjà meilleure allure ! Leurs crins ont été soigneusement démêlés, ils ont vu le maréchale ferrant et le dentiste, ils ont été vermifugés et sont désormais nourris en quantité et qualité ! Nous les avons installés ensemble dans un parc, ils y sont comme chez eux ! Pas d'inquiétude, d'ici quelques semaines, ils devraient tous les deux être ronds à souhait !

 

Quelques jours après leur arrivée, nous recevons un mail d'une dame se disant être la propriétaire de SISCO, très étonnée de le savoir au refuge et surtout très inquiète de son état. En réalité, elle avait eu ce cheval alors qu'il n'avait que 6 mois, et jusqu'à il y a quelques mois, tout allait bien pour lui. Il était choyé, aimé et rond comme une bille ! Cheval de sport, il a eu une vie bien remplie, mais toujours dans le respect et l'amour. Puis un départ à l'étranger a forcé cette dame à confier son cher cheval à un "ami de confiance" en mai 2013 ; ce dernier lui donnait des nouvelles fréquentes, sans photos, disant simplement que "tout allait bien" ! Il oubliait simplement de préciser que le cheval n'avait rien à manger, et maigrissait à vue d'oeil !

Le choc fut donc de taille pour cette dame de découvrir son cheval tant aimé dans cet état. Néanmoins très heureuse et soulagée de le savoir au refuge, elle participe comme elle peut à l'entretien de son cheval, qui restera désormais avec nous.

Pour ce qui est de BAMBY, nous apprenons qu'il appartient à un couple de jeunes gens peu soucieux du bien-être de leur jeune cheval. En effet, à plus de 2 ans, BAMBY est particulièrement petit et chetif, preuve qu'il a manqué de nourriture et de soins durant le début de sa croissance.

Bienvenue au refuge les petits loups, désormais la vie vous sera plus douce !

 

Huit chevaux saisis en Ardèche

Ce 6 septembre fut une journée bien remplie !!! Alors que le matin, nous étions en route avec Camille vers Meynes pour récupérer Bamby et Sisco, je reçois un appel de la DDSCPP de l'Ardèche. Ces derniers nous demandent d'accueillir un groupe de 8 chevaux qui semblent à l'abandon, certains dans un état épouvantable de maigreur. Il faut les récupérer aujourd'hui, certains ne survivront pas plus de quelques jours sans nourriture et soins. Mais il nous est impossible d'organiser un transport de 8 chevaux depuis l'Ardèche en si peu de temps, ce que j'explique à mon interlocuteur des Services Vétérinaires. Ni une ni deux, ce dernier s'engage à trouver une solution pour le transport, et il est prévu que les chevaux arrivent au refuge en fin de journée.

L'après-midi, nous avons reçu quelques photos, pour nous donner une idée de l'état des chevaux. Mais lorsque le camion est arrivé au refuge, vers 17h, nous avons réalisé l'ampleur des dégâts.

Le premier a descendre est un entier, appaloosa. Il n'a que la peau et les os. Notre coeur se serre à la simple vue de ce corps décharné. Comment peut-il encore tenir debout ? Malgré tout, il a l'oeil vif et semble curieux de découvrir son nouvel environnement. Nous l'installons en box, sur une épaisse litière de copeaux, très confortable s'il se couche. Son nom nous est venu tout naturellement, ce sera P'TIT LOUP.

Les 7 autres chevaux sont installés dans un grand parc avec un abri. Quatre d'entres eux sont vraiment maigres, les trois autres sont en meilleur état.

Le lendemain, nous nous rendons compte que les 8 chevaux sont identifiés par une puce électronique (c'est étonnant !), ce qui nous permet de retrouver leur nom, leur âge, et surtout leur propriétaire ! Nous apprenons donc que les chevaux ne sont vraiment pas vieux, voire même tout jeune pour certains ; il n'y a AUCUNE raison à leur maigreur.

GOLDIE, jument de 18 ans

Les côtes, la colonne vertébrale et les os de la croupe sont très saillants.

 

GOLDIE, ITHAQUE, JULIUS et SUMMER ne sont vraiment pas gros !

ITHAQUE, jument de 17 ans. Nous sommes quasiment sûrs qu'elle est gestante !
JULIUS, hongre de 15 ans
SUMMER, jument de 7 ans. Il est possible qu'elle soit gestante !

 

Quand à NELSON (12 ans), RIVER (8 ans) et UPIE (5 ans), leurs côtes sont visibles mais il ne leur faudra que peu de temps, et de la bonne nourriture, pour devenir rond à souhait ! Nous avons néanmoins des suspicions de gestation pour River et Upie !

Le mauvais état des chevaux ne se limite pas au manque de nourriture, mais aussi au manque évident de soins. Tous les chevaux sont envahis par les mouches plates (des centaines sur chaque cheval !) et les pieds ne sont pas entretenus.

 

Des centaines de mouches plates autour des parties génitales, mais aussi sur tout le corps !

 

Trop longs, cassés, déformés... Les sabots manquent sérieusement d'entretien !!!

 

Quelques jours après leur arrivée au refuge, la vie de nos 7 rescapés a déjà bien changé (pour ce qui est de P'tit Loup, nous vous en parlerons en détail dans la rubrique suivante). Tous ont été parrés par notre maréchal-ferrant.

Puis c'est le dentiste équin qui s'est occupé d'eux, ils en avaient bien besoin ! (4 sur 7 avaient des surdents qui les gênaient pour manger.) Tous ont été très sages lors des manipulations.

Ils mangent du foin à volonté, des pierres à sel ont été installées (ils se sont jetés dessus, ce qui prouvent à quel point ils étaient en manque d'oligo-éléments !!), ils ont été vermifugés et des prises de sang ont été faites aux juments afin de confirmer (ou non !) les éventuelles gestations.

Nous leurs avons aussi enlevés leurs mouches plates !

 

Voilà maintenant plus d'un mois que les chevaux sont au refuge. Tous ont bien grossi, les plus jeunes (Nelson, Upie, River et Summer) sont tout ronds ! Nous avons isolés JULIUS et ITHAQUE dans un parc ; plus maigres que les autres, ils avaient besoin de recevoir des céréales en complément du foin. D'autant plus pour Ithaque qui attend certainement un poulain et a besoin de compléments alimentaires pour que le petit se développe au mieux.

Nos deux compagnons profitent des dernières touffes d'herbe de la saison !

Ils s'entendent très bien tous les deux !

 

 

Pour le moment, le reste du groupe reste ensemble, ils s'entendent très bien et mangent tous ensemble ! Néanmoins d'ici l'hiver, il est probable que nous les séparions, car ils n'ont pas le même âge, et des besoins nutritionnels différents (Upie a 5 ans, et Goldie 18 ans !). Goldie n'a pas été installée avec Julius et Ithaque, car elle a un caractère très fort, et ne s'entend pas du tout avec Ithaque ! (c'est pas toujours simple, avec les chevaux !!!)

Nous vous tiendrons au courant de la confirmation, ou affirmation, des gestations des juments ! De toute façon, nous nous attendons à avoir au moins un ou deux poulains durant l'hiver !

P'TIT LOUP, un cas à part...

Quand il est descendu du camion, j'ai senti mon cœur se serrer et les larmes n'étaient pas loin.
Il était le dernier à descendre, d'un troupeau de huit et, si les autres nous avaient semblé très maigres celui-ci était un véritable squelette, encore la même question qui revient sans cesse «  comment peut-on en arriver là ? ». C'était la réflexion qui nous était venue à la bouche lorsque nous avons accueilli Iseult dont nous vous avons raconter l'histoire.
Le pauvre cheval est décharné, maigre jusqu'à la fonte musculaire, tout son squelette est apparent et, malgré un œil vif, on sent bien qu'il tient à peine sur ses jambes.


Nous emmenons les 7 autres dans un parc avec abri, il les regarde partir sans même hennir, la séparation ne l'inquiète pas le moins du monde, il est calme, je l'emmène au box où il va faire l'objet de toutes les attentions.

Ses pieds sont dans un sale état, il marche presque sur les glomes car il n'a plus de talons mais d'informes palettes très abîmées.

 


Nous sommes devant tellement d'urgences qu'il va falloir prévoir la visite vétérinaire, le maréchal, le dentiste équin, le vermifuge, c'est vrai que le temps presse !
D'ailleurs je me souviens que la responsable des services vétérinaires d'Ardèche m'a dit que certains des chevaux risquaient de mourir et qu'il fallait les enlever très vite.
Devant faire face à une autre saisie dans le Gard en même temps, je pensais pouvoir aller les chercher le lundi d'après mais la DDPP me les a fait transporter le jour même tant le risque était grand.
Quelle responsabilité de me dire que certains pourraient mourir ici, à peine arrivés et à ce moment là, un terrible stress s'installe et ne me quitte plus tant que je ne suis pas certaine d'y arriver.

Plus tard, le diagnostic de notre vétérinaire est assez réservé, serions-nous devant une maladie neurovégétative (comme notre petit TIC-TAC) ?  Une atteinte du moto-neurone central, voilà ce qui pourrait expliquer une telle maigreur !
Moi aussi, j'y ai pensé et j'ai, j'avoue, le moral en berne mais nous n'avons pas le droit de baisser les bras et très vite tout est mis sur pied pour que notre petit protégé profite à la vitesse grand V !
On diagnostique aussi un érythème solaire grave, sa peau est pleine de croûtes et tous les poils sont en train de tomber, sa peau rose est remplie de petites plaies.

Je décide de le doucher avec un shampoing traitant, nous avons de la chance qu'il fasse encore bien chaud !


Puis ses surdents sont enlevées, ses pieds sont parés et arrangés, il est vermifugé, un traitement contre la diarrhée est mis en place ainsi que des vitamines appropriées.

Entre les mains de notre ami Yves, dentiste équin, P'tit-Loup est très sage !


En tout cas, une chose est certaine, il ne manque pas d'appétit, il est capable de manger nuit et jour tant il est affamé et ça, c'est plutôt bon signe !

Mais 3 semaines après, je ne vois toujours aucun résultat, notre P'tit Loup ne prend pas un gramme et j'ai même l'impression qu'il a encore maigri, il arrive tout juste à mettre un pied devant l'autre, pire, il semble boiteux, c'est l'angoisse totale.
Alors nous nous accrochons, j'augmente encore les doses, double les carottes, passe plus de temps avec lui et chacun ici fait le maximum.

Le temps passe et plusieurs personnes qui ne viennent que de temps en temps me disent qu'elles trouvent notre P'tit Loup un peu moins maigre. J'essaie de m'en persuader et, au fil des jours je me rends compte qu'elles ont raison. Notre petit protégé a démarré, son ventre (inexistant à son arrivée!) s'arrondit sérieusement et les creux semblent tout simplement moins creux ! Je suis aux anges, en plus, il trotte quand on va le chercher au pré, ce dont il était incapable avant.

Il faut dire que lorsque je suis allée sur le site des Haras, quel ne fut pas mon étonnement de lire qu'il n'avait que 13 ans, il ressemblait plutôt à un vieux cheval de plus de 35 ans !
Donc on peut penser que le manque total de soin et la malnutrition sont les seuls facteurs de sa maigreur et de ce fait son propriétaire est entièrement responsable et ne devrait plus avoir le droit de posséder des animaux, j'ai bien l'intention de déposer plainte contre lui.

Il a dit aux services vétérinaires que ce cheval était son étalon et il a fallu 5 semaines pour apercevoir ses testicules. Son ventre était si vide que tout était remonté à l'intérieur et personne ne pouvait s'imaginer que ce cheval pouvait être entier.

Après 5 semaines au refuge, P'tit-Loup a déjà bien changé ! Nous sommes sur la bonne voie !

 

Le changement est total au niveau du moral, il nous appelle dès qu'il nous voit, il commence à mordre les fesses des chevaux qui passent devant son box et couche les oreilles dès que quelque chose ne lui plaît pas, c'est un bonheur de le voir revivre, pourvu que ça dure et que l'évolution positive continue.
Je l'ai appelé comme ça car je disais toujours " Mon p'tit loup par-ci, mon p'tit loup par là " et finalement, c'est resté ! Ce cheval a du être magnifique, c'est un appaloosa à cape, sa robe est originale.
J'ose espérer que tout va aller pour le mieux et que les prochaines photos vont vous paraître incroyables.

Longue et belle vie à toi, je ne te laisserai plus repartir, je t'en donne ma parole !

IDOLE, partie beaucoup trop tôt...

Le lundi 16 septembre, je reçois un message de la part de nos amis qui sont au village plus loin car leur jument Idole ne va pas bien depuis la veille,  c'est à dire le dimanche où Robert est allé chercher une injection chez le véto de garde et de la paraffine.
A priori ça n'a pas été suffisant et lorsque je suis arrivée Idole n'avait pratiquement pas de transit au stéthoscope et on la sentait en souffrance. J'ai pu lui faire une intraveineuse d'antispasmodique pour la soulager mais à mon avis il fallait lui passer la sonde œsophagienne et lui administrer quelques litres de paraffine car le bouchon semblait bien installé depuis la veille et dans ces cas là le temps est un facteur très important, le seul point positif était les 37.5 ° de température, rien d'alarmant de ce côté là mais une perfusion aurait été la bienvenue car je la sentais très déshydratée. Le vétérinaire de garde est arrivé peu après, il a trouvé la jument assez mal pour qu'on l'hospitalise.
Je suis donc rentrée à la maison atteler le van, prendre Camille au passage et nous sommes allées chercher Idole qui est monté sans faire d'histoire.
Elle est tout à fait adorable mais c'est une comtoise très très ronde et assez impressionnante avec une force incroyable et c'est vrai qu'il était difficile de la soigner sans qu'elle soit tenue correctement.

Nous sommes restée plus d'une heure à la clinique où elle a été mise en perfusion après avoir été paraffinée. Cécile notre véto a sorti une vingtaine de kilos de crottins hyper secs et légèrement sanguinolents sur la face externe laissant penser à une irritation ou petite lésion dans le rectum, ce qui nous inquiétait d'avantage.

Nous sommes partis laissant Idole dans de bonnes mains en croisant les doigts, Robert et Fanny étaient catastrophés mais nous gardions tous bon espoir.
Ils sont venus la voir chaque jour comme on va voir un enfant à l’hôpital, mais malgré les soins intensifs Idole nous a quitté.
Depuis 2 jours la température était montée à plus de 40° et aucune médicamentation n'arrivait à la faire descendre ce qui laissait présager une bactérie libérée par une lésion du milieu stérile.

Ce fut un choc terrible et nos amis ont beaucoup de mal à s'en remettre, nous aussi nous aimions bien Idole, une gentille mémère qui n'avait que 18 ans. Ces coliques chez les équidés c'est vraiment redoutable, ça peut vous emporter un cheval en quelques heures s'il y a torsion et c'est vraiment ce qui me fait le plus peur.

Adieu, ma chère Idole, tu as été très courageuse et ta famille t'a entourée jusqu'au bout.
Tu t'en es allée sur l'autre rive celle où les prairies sont vertes et où la souffrance n'existe pas, nous ne t'oublions pas.

JAVA & LULLY, l'incroyable adoption !!!

Le 1er septembre dernier avait lieu, comme vous le savez, notre journée Portes-Ouvertes annuelle. C'est à cette occasion que nous avons rencontré Marie, une vétérinaire Belge installée depuis peu dans la région, et son compagnon Sébastien. Ce couple charmant nous annonce qu'ils ont l'intention d'adopter deux chevaux "incasables" afin de leur offrir beaucoup de bonheur. Ils ne sont pas particulièrement cavaliers et ne cherchent pas des montures de loisir ! Après avoir visité le refuge, leur choix s'est orienté vers JAVA et LULLY, nos deux Camargues sauvageons ! C'était une chance inespérée qu'ils soient placés ; d'habitude tout le monde nous demande des chevaux gentils, câlins, sociables et surtout montables.

JAVA est arrivée au refuge en avril 2010, maigre et suitée d'un poulain squelletique ! Elle appartenait à un inconscient qui entassait les animaux chez lui alors qu'il n'a ni les moyens, ni les compétences d'en avoir autant.

Java et Ulan, son pauvre bébé. Tous les deux n'ont que la peau et les os !

 

Heureusement, au refuge, Java s'est refait une santé (et son poulain aussi !), et très rapidement, elle est devenue ronde et très jolie ! Elle a aujourd'hui une quinzaine d'année.

 

Pour ce qui est de Lully, il est un des nombreux rescapés de la saisie des chevaux de M. Cruze. Pour ceux qui ne connaissent pas le site par coeur (!!!), petit rappel : En 2002, près d'Aigues-Mortes, un certain M. CRUZE, 80 ans, est propriétaire de 65 chevaux Camargues. Ces derniers vivent à l'état sauvages sur un terrain fermé, se reproduisant de façon anarchique et manquant cruellement de nourriture. Des cadavres de chevaux jonchaient le sol, les étalons se battaient en permanence, les poulains ne survivaient pas, tous mourraient de faim les uns après les autres. Après plusieurs plaintes de C.H.E.V.A.L. et de la SPA, le jugement est enfin tombé et M.CRUZE fut condamné à une lourde amende, et tous les chevaux saisis. 35 d'entres eux ont rejoint le refuge. Il faut savoir que ces chevaux étaient sauvages, les étalons très aggressifs voire dangereux, tous maigres et prêts à tout pour se nourrir !!! Autant dire que les mois ayant suivis cette saisie ont été sportifs pour les travailleurs du refuge ! A force de patience et de manipulation, quasiment tous les Camargues ont pu être adopter, au fil des années. Ils nous en restaient encore 5 au refuge, dont LULLY, 15 ans. Ce dernier est resté sauvage, pas méchant mais très distant envers l'homme. Il coulait des jours tranquilles au refuge, mangeant à sa faim mais nous étions bien conscients qu'ils n'étaient pas le plus heureux, enfermés dans son petit monde, refusant tout contact avec un humain !

Petit LULLY !

 

JAVA et LULLY partageaient le même parc depuis 2 ans, ils s'entendent très bien !

 

Convaincus que Marie et Sébastien seraient la meilleure chose qui puissent leur arriver, nous acceptons cette adoption inespérée ! Nous étions simplement un peu inquiêts pour l'embarquement dans le van et le transport de nos deux sauvageons ! Le jour J, nous attrapons JAVA après quelques minutes de patience. Pour LULLY, nous avons du utiliser le fusil hypodermique afin de l'endormir pour pouvoir l'attraper ! La manipulation fut un peu compliquée, même sous calmant, un cheval sauvage reste très réactif et imprévisible ! Mais ce fut finalement une réussite et une grande satisfaction lorsque nos deux loustics sont embarqués dans le van, puis c'est le départ, avec Camille et Jean-Pierre qui m'accompagnent.

Nos Camargues voyagent très bien et après une petite heure de route, nous arrivons à bon port. Nous découvrons une très belle propriété, un grand parc herbeux attend nos loulous, l'abri n'est pas encore fait mais il est en commande et sera construit d'ici quelques semaines. Nous profitons qu'il soit dans le van, et encore un peu "dans les vapes" pour démêler la queue et la crinière de Lully, ce que nous n'avions jamais pu faire jusque là ! Puis c'est la libération, et tous les deux partent au petit trot, heureux de découvrir leur nouvel environnement ! Ils sont ravis de découvrir de l'herbe sous leur pied, et s'empressent de brouter !!!

 

Nous sentons qu'ils seront très bien ici, et c'est en toute confiance que nous les laissons entre les mains de nos nouveaux amis belges ! Bonne route les loulous, vous avez une chance incroyable !

 

Quelques jours après leur adoption, nous avons déjà reçu de bonnes nouvelles de Java et Lully. Ils se sentent très bien chez eux, Marie et Sébastien passent beaucoup de temps avec eux (ce que nous ne pouvons malheureusement pas faire au refuge, compte tenu du cheptel !). De ce fait, nos deux sauvageons se tranquillisent déjà. Java se laisse caresser et gratouiller le garrot sans être tenu à la longe. Lully vient chercher les carottes dans les mains, de plus en plus près des hommes ! C'est un grand progrès pour l'un comme pour l'autre, et nous permet d'imaginer qu'à ce rythme, ils deviendront tous les deux bien plus sociables d'ici quelques semaines. C'est super !

 

 

ERBIL est sauvé !

L'histoire d'Erbil n'est pas malheureusement pas très originale... Pur-sang arabe plein papier, Erbil était un cheval formidable. Il avait il y a quelques années une grande réputation dans le monde des courses d'endurance, sa propriétaire étant adepte de cette discipline. D'abord habitante du Gard, elle déménagea ensuite dans la région de Bordeaux, en emmenant Erbil. Les courses continuèrent, tant qu'Erbil avait la santé pour ça !

Mais lorsque le malheureux a commencé à vieillir, que l'arthrose s'est déclarée dans ses articulations et qu'ils n'a plus pu concourir, sa propriétaire s'est vite désinterressé de lui... Vendu, et revendu, il a vécu durant plusieurs mois trimballé entre des marchands de chevaux, qui ne sont pas franchement réputés pour leur douceur ! Sa destinée à court terme était toute tracée : la boucherie !!!

J'ai tout de même une question : "Quelle genre de femme est sa propriétaire qui, après avoir bien exploité Erbil lui a fait connaître les affres des maquigions ?"

Heureusement pour lui, une dame d'une générosité incroyable a croisé sa route, et a décidé de le racheter avant qu'il ne parte dans le mauvais camion. L'histoire aurait pu s'arrêter là, sauf qu'un coup du sort a voulu que sa sauveuse soit victime d'un très grave accident, où son mari a perdu la vie. Complètement effondrée, se retrouvant veuve du jour au lendemain, il devenait impossible pour elle de garder Erbil. D'autant plus que cette dame est déjà propriétaire d'une dizaine de chevaux, et se retrouve seule pour s'occuper d'eux...

Nous avons alors été contactés pour accueillir le cheval au refuge. Malgré que nous soyons plus qu'au complet, cette histoire émouvante nous a touché et nous acceptions donc de prendre Erbil au refuge. La seule condition était que le transport entre Bordeaux et Salindres soit organisé et financé.

Une grande chaine de solidarité s'est mise en place, un appel au don pour le transport, et la recherche d'un transporteur ! En quelques jours, grâce au grand réseau de Facebook, l'affaire était réglée !!!

Le 18 septembre, Erbil arrivait au refuge en pleine nuit, après de longues heures de trajet depuis Bordeaux !

 

 

Erbil est un cheval vraiment adorable, si gentil et doux ! Il a aujourd'hui 21 ans. On ne peut pas dire qu'il soit bien gros, mais les soins et la nourriture de qualité distribuée en abondance au refuge pourront vite remédier à ce problème !

Les côtes saillantes, le dos très creusé, le garrot proéminent, la croupe en pointe...

Notre pauvre Erbil a besoin de reprendre quelques dizaines de kg !

 

Bienvenu à toi, petit Erbil, tu es un rescapé ! Désormais, tu n'as plus rien à craindre, ta vie sera plus douce. A ce jour tu n'as pas de parrain ni marraine mais ne désespérons pas !

Erbil a été installé dans un parc avec Ithaque et Julius, deux des chevaux de la saisie d'Ardèche de la semaine précédente. Nous les avons isolé car ils sont plus maigres que le reste du groupe.

Ils forment un trio super sympa !

 

Un grand merci à la personne qui l'a racheté avant qu'il soit abattu, un grand merci à tout ceux qui ont participé financièrement pour le transport, un grand merci aux deux transporteurs, très sympas, qui ont permis le trajet, et ce en offrant de leur temps et de leur personne (l'appel aux dons a simplement financé le gazoil et le péage !).

REMAKE dans sa nouvelle famille !

Remake est une superbe jument, demi-sang arabe, de 7 ans. Elle est arrivée au refuge en mai 2006 alors qu'elle n'était qu'une jeune pouliche, faisant partie de la saisie de l'élevage de M. PERRIER en Corrèze (voir les nouvelles à cette date).

Depuis, la belle a bien grandi et elle est devenu magnifique. Elle n'est pas encore débourrée mais c'est une jument intelligente, très bien dans sa tête, qui ne devrait poser aucun soucis à Laure, sa nouvelle maman !

La belle Remake découvre son nouvel environnement ! Elle est calme et sereine.

 

Laure cherchait en effet un jeune cheval pour profiter de belles ballades, et également tenir compagnie et participer à l'éducation de sa pouliche, MISS, âgée de 15 mois seulement (mais déjà bien grande et costaud !). Jusqu'à il y a quelques temps, elle possédait une autre jument, mais cette dernière est morte récemment, victime d'une maladie grave. La petite se retrouvait donc bien seule et s'ennuyait à mourir !

La très jolie MISS est bien contente d'avoir une copine ! Il faudra quelques temps pour qu'elle fasse connaissance, puis devenir inséparables !!!

 

En arrivant sur place Camille et moi, le 25 septembre dernier, nous avons été malheureusement surprises et quelques peu inquiètes de découvrir que le parc où sont installées les juments est bien petit, et il y a énormément d'arbres qui "mangent" l'espace ! Laure nous a promis que des travaux allaient être réalisés dans les prochains jours, visant à agrandir le parc et à abattre un certain nombre de figuiers envahissants ! Nous espérons que tout cela sera fait au plus vite. Le parc est néanmoins équipé d'un bon abri bien isolé du froid et du vent ; le foin distribué est d'excellente qualité (foin de Crau AOC).

Nous reviendrons voir Remake d'ici quelques temps, afin de s'assurer que tout va bien pour elle ! Longue vie ma jolie fille !

Première rencontre entre nos deux filles ! La grimace que nous fait Miss est en fait ce que l'on appelle le "clapping" (elle claque des dents!), ce qui signifie en langage cheval : "je suis un bébé, ne me fais pas de mal !!". Cette mimique est souvent utilisée par les poulains vivants à l'état sauvage, notamment face aux étalons du troupeau !

Quant à Remake, elle lui explique que c'est elle, la chef, et que la petite a intérêt à se tenir à carreau !!!

 

 

Des nouvelles rassurantes ! : il y a quelques jours, nous avons reçu un mail de Laure, nous donnant des nouvelles de notre Remake ! Les deux juments sont devenues très copines, même inséparables ! Remake commence à travailler gentiment, dans le but d'être montée. Chose étonnante, c'est la pouliche Miss qui lui montre l'exemple et la rassure (habituellement, ce sont les jeunes qui prennent exemple sur les plus vieux !!) Si elle est bien trop jeune pour être débourrée, Miss est bien manipulée, elle connait le surfaix et le filet, travaille à la longe, donne les pieds...Etc. Du coup, Remake l'observe et l'imite sans appréhension.

Elles ont également été changées de parc, juste à côté de la maison, et elles profitent désormais d'un terrain sans arbre (mais avec abri), où elles peuvent galoper sans problème ! Ouf, c'est mieux !

 

Bonne continuation à toi, jolie Remake, avec Laure et Miss !

 

 

BLOW & ILLICO reviennent au refuge...

Blow et Illico avaient été adoptés en mars 2008 par notre amie Muriel, et son mari Patrick. Nos deux loulous avaient été à l'époque un véritable coup de foudre pour eux, ils avaient alors décidé de les accueillir dans leur propriété, à quelques dizaines de km du refuge.

Illico & Patrick

Blow & Muriel

Plusieurs mois après cette adoption, Muriel et Patrick nous ont annoncé qu'ils souhaitaient déménager vers l'Ardèche où ils avaient trouvé une maison avec un super terrain pour les chevaux. En toute confiance, nous leur avons accordé ce changement de domicile, même si cela éloignait les chevaux du refuge.

Blow a 24 ans, Illico en a 17.

 

Blow & Illico étaient traités comme leurs propres enfants, chouchoutés et gâtés comme il le faut ! Ce bonheur a duré quelques années. Mais 2013 fut une année de galère pour Muriel et Patrick. En effet, tous les deux ont eu à tour de rôle de très graves problèmes de santé, les rendant incapables de s'occuper autant qu'avant des chevaux. Malgré l'amour qu'ils leur portaient et le déchirement de les perdre, Muriel nous a contacté et, en respect du contrat, nous sommes aller les chercher en cette fin septembre, au fin fond de l'Ardèche !

 

 

Les loulous n'ont jamais manqué de rien, ils sont arrivés au refuge en pleine forme ! Ils sont inséparables, ils se suivent partout, si l'un fait un pas, l'autre aussi ! Ils sont adorables, nos grands copains !

 

Nous avons une grande pensée pour leurs adoptants, très tristes d'avoir été contraints de s'en séparer...

Rassurez-vous, Muriel et Patrick, tout ira bien pour eux au refuge, et nous tâcherons de les combler d'amour, comme vous le faisiez si bien !

Blow & Illico profite donc de l'abri que nous avions construit pour Java & Lully, avant de savoir qu'ils seraient adoptés !

Nous avons pu monter une séparation car nos deux loustics, s'ils sont "copier/coller" durant la journée, ils se disputent un peu pour la nourriture !

Comme ça, chacun peut manger tranquillement !

 

Castration de CALIM ; opération de FLEURETTE

Quelle après-midi épuisante que ce mercredi 2 octobre où nous avions rendez-vous avec le docteur Magnan, notre vétérinaire, pour deux chirurgies sur Calim, petit âne coquin d'à peine 1 an pour une castration et Fleurette notre ânesse martyre de Lozère.
Pour Calim, pas de problème sérieux, il a juste fallu faire preuve d'un peu d'autorité pour lui faire l'intraveineuse anesthésiante car notre petit bout déteste les contraintes. Il est câlin et gentil, où il veut et quand il veut mais ne connais pas du tout la soumission !
Pas grave, tout s'est bien passé, notre jeune et fougueux ânon est passé dans la catégorie des castrés et on s'aperçoit déjà que ça lui a fait le plus grand bien, le caractère s'est adouci et les postérieurs ne partent plus aussi vite. Il a été très sage pour les soins et a accepter la douche sans rechigner à notre grand étonnement. Certes, je déteste ces moments qui s'apparentent à une sorte de mutilation mais nous n'avons pas le choix. Il était déjà très chaud pour son âge et ne pouvait pas sortir avec les autres tant il leur menait la vie impossible, d'ici une ou deux semaines il pourra rejoindre le groupe de ses congénères et il je suis certaine qu'il appréciera son nouveau statut.

L'opération a été faite au refuge, tout s'est très bien déroulée, le réveil de l'anesthésie est un peu plus difficile, Calim ressemblait à un bébé faisant ses premiers pas !!!

 

Quant à notre pauvre Fleurette, c'était beaucoup plus compliqué. Comme nous vous l'avons expliqué précédemment, nous avions l'intention de tenter une chirurgie pour une grande partie de ses tumeurs sarcoïdes, celle de l'oreille qui était énorme et tout le chapelet situé au poitrail, sur lequel j'avais tenté des soins avec des produits résolutifs qui ont donné des résultats satisfaisant sur les plus petites tumeurs. Les autres nécessitaient une chirurgie pointue.
Après avoir enlevé le sarcoïde sur l'oreille, s'apercevant qu'il était très pédiculé, notre super véto a du couper dans le cartilage, en forme de V pour être certaine qu'il n'y ait pas de repousse. Elle a ensuite cousu à petit points et ajouter des agrafes, car l'oreille est très irriguée et saigne énormément. Le travail fini, c'était impeccable, un petit coup de bombe d'alu et voilà un poids de moins pour cette pauvre fifille qui remuait sans cesse cette oreille.


Pour le poitrail, elle a décoller minutieusement toute la peau qui recouvrait les tumeurs afin de la récupérer pour pouvoir refermer la plaie. Un travail extraordinaire, vous dis-je et, après avoir enlever plus de 250 grammes de ces vilains sarcoïdes, elle a refermé et cousu à la manière d'un couturier professionnel, quelques agrafes en plus et c'était magnifique !


J'étais vraiment satisfaite de ce magnifique travail mais j'ai très vite déchanté lorsque le lendemain , je me suis rendu compte que Fleurette s'était sauvagement frotté contre la porte et que toute la plaie était béante !
Plus de deux heures de travail dans le stress pour en arriver là ! Il me faut dans ces cas là, garder mon sang froid et me dire que je repars à fond pour des soins journaliers dont je me serai volontiers passé mais qu'un animal ne peut mesurer les conséquences de ce que Fleurette aurait pu appeler un simple petit grattage !

Les agraphes n'ont pas tenu, la plaie est béante !


La plaie s'améliore de jour en jour, mais il faudra plusieurs semaines pour en venir à bout , c'est dommage !
Nous vous tiendrons au courant de l'évolution en espérant que le système de grille devant sa porte qu'il a fallu imaginer l'empêchera de se gratter une autre fois. Elle ne peut être lâcher au pré car elle cherche à se rouler mais elle est sortie chaque jour en longe et broute la belle herbe verte que nous avons en ce moment, au bout de sa longe.
Croisons les doigts !

MICHIGAN & HELIOS également de retour...

A la mi-septembre, nous recevions un appel d'une de nos adoptantes, nous informant qu'elle souhaite que nous récupérions MICHIGAN et HELIOS, adoptés au refuge il y a une dizaine d'année ! A la suite de cet appel, cette personne nous envoie un mail avec des photos de nos garçons, montés et ronds comme des billes. Elle nous propose également de s'occuper du transport des chevaux jusqu'au refuge, ce qui nous arrange !

Leur arrivée/retour est prévue pour ce début d'octobre, le temps que nous nous organisions pour les accueillir en leur préparant un parc avec abri ; tout se présente bien !

Il y a quelques jours donc, Michigan et son copain Hélios arrivent au refuge. Le choc fut de taille lorsque nous les déchargeons du van. Hélios n'a que la peau sur les os, son oeil droit semble crevé, ce cheval espagnol de 15 ans que nous avons toujours connu bien rond, fait peine à voir...

Hélios n'a plus que la peau et les os ; ce cheval était si beau lors de son adoption. Nous sommes terriblement déçus, tristes et choqués...

 

Quant à Michigan, il n'est guère en meilleur état. Les côtes saillantes, le dos creusé, alors qu'il a toujours eu tendance à être plutôt obèse ! Nous sommes vraiment navrés de le voir dans cet état.

Les pieds aussi manquent très sérieusement d'entretien. Les deux chevaux n'ont pas du être vermifugés depuis bien longtemps...

 

Il faut savoir que notre Michigan est né au refuge il ya 12 ans, fils d'une de nos juments sauvages sauvées de la boucherie en 2001. Nous avons donc une très grande affection pour ce joli hongre pie né chez nous !

DAKOTA, la maman de MICHIGAN ! Elle a aujourd'hui 25 ans environ, mais se porte très bien ! Ronde à souhait, la vie de cheval sauvage dans le troupeau "des 18's" lui convient bien !

 

L'explication de tout cela est que, suite à une séparation entre l'adoptante et son compagnon, ce dernier a gardé les chevaux, assurant qu'il s'en occuperait. Evidemment, il n'en était rien et les pauvres garçons ont simplement été à l'abandon sur un terrain, jamais nourri ni soigné, pendant 2 mois. Hélios se serait crevé un oeil avec un piquet de clôture, en voulant brouter de l'autre côté du fil.

Nous sommes extrêmement déçus de ne pas avoir été prévenus plus tôt ; comme il l'est écrit dans le contrat d'adoption, l'Association s'engage à récupérer les équidés dans les plus brefs délais. Alors, petite note à tous nos adoptants, n'attendez pas avant de nous prévenir que vous ne pouvez plus assumer votre cheval !!!!!

Complètement affamé, nos deux loulous se sont jetés sur les quelques brins d'herbe de leur parc, et surtout sur le bon foin que nous leur avons donné. Ils seront désormais nourris et soignés, le maréchal et le dentiste sont venus, c'est Michigan qui avait des surdents, à notre grand étonnement ! Ils ont aussi été vermifugés. Hélios est désormais borgne ; il n'y a plus rien à y faire malheureusement...

Hélios au maréchal, sage comme une image !

 

Nous espérons les remettre en état rapidement, afin qu'ils soient en pleine forme à l'arrivée de l'hiver, du froid et des intempéries !...

Tout ira mieux maintenant...

 

Que de nouvelles ce mois-ci ! Avec l'arrivée de tous ces nouveaux pensionnaires, vous imaginez bien que le travail ne manque pas au refuge. Nos finances sont également un peu en berne, tous ces chevaux maigres qui mangent comme des ogres !, et que nous devons soignés un peu plus que les autres (mérachalerie d'urgence, soins vétérinaires et dentiste, vermifuges..etc), sans compter notre cheptel à entretenir au quotidien.

Toutes ses rentrées ne sont pas anodines pour notre trésorerie. En plus des soins et de l'entretien, il va nous falloir construire des abris supplémentaires pour que notre accueil soit parfait. L'hiver arrive et nous comptons sur votre soutien pour pouvoir gérer au mieux toute cette misère.

Un grand merci à vous tous pour votre fidélité et à bientôt !

PS : En plus de tous ces frais supplémentaire, le moteur de mon pick-up de service a rendu l'âme et depuis plus de quinze jours je suis obligée de louer une voiture lorsque je dois déplacer des chevaux ou tracter une grosse remorque. Il faut dire que celle qui nous reste n'est pas assez puissante pour ce genre d'utilisation.
La réparation du véhicule est très élevée, autour de 3 500 € et ça risque d'être aussi très long, nous envisageons d'acheter un autre pick-up d'occasion car celui-ci, qui nous a fidèlement servi pendant 13 ans n'était plus très sûr et les grands parcours avec les chevaux devenaient limite dangereux.
Il faut dire que depuis plus de 20 ans que nous avons le refuge, tous nos véhicules y ont laissé leur vie tant ils sont sollicités dans des conditions souvent extrêmes.
Je vous remercie pour l'aide que vous nous apporterez en ces moments critiques et vous dit à bientôt pour une prochaine mise à jour qui j'espère sera moins chargée !

 

 

8 Décembre 2013

 

Bonjour à tous,

Lors de notre dernière apparition sur le site, nous vous annoncions que la prochaine mise à jour devrait être moins chargée ! Mais c'était mal connaître le refuge et tout ce qu'il s'y passe car ici, il ne s'écoule pas une semaine sans un événement particulier !

Des sauvetages, des adoptions, un retour !, un adieu, des installations, des nouvelles de nos derniers arrivés...

Bonne lecture à tous !

Guapa nous quitte...

 

Notre belle Guapa est arrivée au refuge en août 2005 ; elle est une des rescapés du camion espagnol en partance pour la boucherie.

 

Durant plusieurs années, elle a profité ici d'une douce vie. Cette jument au caractère bien trempé ne supportait pas ses congénères mais a toujours été sympa envers nous. Âgée de 25 ans environ, elle gardait un tempérament de feu !

 

Souffrant d'une grave arthrose du genou, au fil des années tout son squelette, ses membres et son dos se sont déformés à cause des mauvais appuis qu'elle prenait sur sa jambe. Malgré tout, Guapa était une jument courageuse et possédant une rage de vivre incroyable. Jusque-là, elle avait un appétit d'enfer, dévorant ses rations avec plaisir ! De plus, malgré son grave handicap, elle se déplaçait correctement, se couchant et se relevant sans problème, et allant même jusqu'à s'offrir quelques foulées de galop ! Nous l'aidions avec des cures régulières d'anti-inflammatoire dans les moments les plus difficiles, mais Guapa a toujours gardé le moral !

 

 

Mais si tout semblait aller du mieux possible, nous étions bien conscient que notre jolie espagnole était en sursis.

Début octobre, Guapa a, pour la première fois, boudé ses rations de nourritures. Sa souffrance avait évolué, elle se déplaçait moins bien et restait prostrée dans son abri. Quelques jours ont passé, et malgré des anti-inflammatoires puissants, Guapa ne mangeait ni ne buvait plus. Nous avons contacté notre vétérinaire qui connait bien le cas de notre jument; nous étions tous d'accord pour dire qu'il était inutile d'attendre d'avantage. L'hiver arrivait, et avec lui la pluie, la boue et le froid... Des conditions bien trop difficiles pour une jument si lourdement handicapée.

Mi-octobre, notre Guapa s'endormait paisiblement ; elle est là où l'on ne souffre plus... Ses derniers jours ont néanmoins été plus doux car nous avions mis en place un nouveau traitement, sur-dosé et donc très destructeur au niveau des organes internes mais cela soulageait visiblement ses douleurs. Elle mangeait à nouveau et elle a ainsi pu profiter des dernières journées ensoleillées de ce bel été indien.

Ciao, jolie fille. Tu aurais du finir ta vie dans les couloirs sordides d'un abattoir, mais tu as pu finalement profité de belles années au refuge.

 

 

Ibrahim & Solana adoptés ensemble !

Cet été, j'ai eu le plaisir de vous parler du mariage de Marilyne et de Romain, ma petite élève tant appréciée qui a fait sa formation au refuge, et quelle formation !
Bien que sortant de l'école d'agriculture, elle dit, elle même, qu'ici elle a tout appris et j'ajouterai qu'en plus, elle a tout retenu ! Mais encore mieux, elle a bien mis en pratique tout ce savoir concernant les chevaux et aussi le mental qui va avec et ça, ça me plaît énormément.

Du temps où elle était ici, Marilyne aimait tous les chevaux, c'est un fait certain mais elle avait jeté son dévolus sur Ibrahim petit hispano-arabe et Solana qu'elle avait vu naître d'une jument arabe saisie arrivée chez nous gestante.

Ibrahim, 17 ans, est un cheval merveilleux. Sanguin mais très respectueux, c'est un vrai plaisir de le monter !

 

Solana, 7 ans, est une Pur-Sang Arabe issues de la saisie de l'élevage de M.PERRIER en 2006. Magnifique, adorable, proche de l'homme, cette jolie fille n'est pas encore débourrée mais Maryline s'en chargera ! Elle deviendra à coup sûr une super jument de loisir !


Elle disait toujours que lorsqu'elle aurait réuni toutes les conditions requises elle les adopterait et elle n'a jamais changer d'avis.
Elle a pris le temps de se construire, de s'établir à son compte, de se marier, d'être avec son époux propriétaire et d'avoir les structures nécessaires pour accueillir ceux dont elle rêve depuis tant d'années !
Je tenais à en parler sur le site car c'est un comportement exemplaire qui devrait être normal pour chacun. Malheureusement j'ai souvent vu le contraire et certaine à qui j'avais fait confiance pourrait en prendre de la graine !

Solana & Ibrahim, qui ne se connaissaient pas il y a quelques semaines, ont été installés dans un même parc pour faire connaissance avant le départ. Ils sont très rapidement devenus de grands copains !


Enfin tout ça pour vous dire que le week-end du 19 octobre nous avons embarqué les 2 loulous et nous avons pris la direction de la Savoie. Bien sûr j'ai du du déroger à notre contrat d'adoption car nous dépassons le périmètre autorisé, mais je n'ai aucune crainte, je connais et apprécie ce jeune couple et lui fait une entière confiance, il font un peu partie de ma famille.
Le voyage s'est bien passé, il sont arrivés en pleine forme et leur « nouvelle maman » était la plus heureuse.
La rencontre avec le troupeau de vaches voisin a provoqué quelques galops effrénés plutôt jolis à regarder et la mise en relation avec les nouveaux copains équins s'est faite avec clôture électrique interposée, voilà qui est plus prudent.

Bien arrivés, nos loulous sont ravis de découvrir de l'herbe verte sous leurs pieds !

 

Je suis très heureuse de cette adoption car je sais que les chevaux seront heureux et choyés tout en étant éduqués car Solana a tout à apprendre et je connais la fermeté de Marilyne qui, on peut le dire ainsi, pratique la politique de la main de fer dans un gant de velours !

Merci à tous les deux qui avez déjà adopté vos 4 premiers enfants chez nous, nous vous souhaitons le meilleur en attendant que les 4 heureux élus, Tiroux, Bruce, Ibrahim et Solana voient la famille s'agrandir de petits frères et sœurs humains, je sais que vous avez encore beaucoup d'amour à donner ! ! ! 

 

Délit de sales gueules ! ! !

Dans ce cas de figure nous avions déjà notre Brad, un vrai de vrai, taillé au carré mais brave à n'en plus pouvoir !

Notre BRAD qui a fêté cette année ses 12 ans ! Il est si bien chouchouté par notre amie et courageuse bénévole Annick, qui a décidé de l'adopter il y a maintenant 2 ans mais l'emmène tous les jours au refuge avec elle !

En espérant que tu passes le plus de temps possible avec nous, tu es un chien formidable !

 

Pas facile d'être suspecté pitbull ! On a peu de chance de faire de vieux os car on fait peur et puis ... la loi est compliquée, il faut ci, il faut la, alors la plupart finissent sous l'ultime piqûre !

Je ne tiens pas à m'étendre sur le sujet, ceci pour vous dire que deux de ces adorables petits monstres ont été sauvés «  in extremis » d'une mort certaines et que ces deux fifilles sont au refuge.
Isa est au chenil le jour et dort la nuit au chaud avec un bénévole, elle a presque 9 mois et Inouk, qui va avoir 5 mois est chez moi où elle se défoule sur tout ce qu'elle trouve !
Je ne me souvenais plus des chiots, j'avais décidé, vu mon âge de prendre des chiens adultes et bien je redécouvre et franchement c'est un peu comme une tornade, mais une tornade craquante !

Voici notre petite crapule, INOUK, 4 mois. Cette petite merveille est débordante d'énergie, à croire qu'elle n'a jamais besoin de se reposer !

Elle est en cours d'éducation, elle connait son prénom et réagit aux ordres simples (rappel au pied, assis, NON...Etc). Elle voyage en voiture sans aucun problème, elle adore regarder le paysage défiler derrière la vitre !!

Mais comme tous les chiots, elle a besoin d'être canalisée et bien éduquée, elle a déjà tendance à machouiller tout ce qui est à sa portée, et pourrait faire de sacrés dégâts dans une maison si on la laisse faire !!

Très sociable, elle joue avec tous les chiens ! Pour ce qui est des chats, elle ne voit en eux que des copains ! En grandissant, il faudra bien lui faire comprendre que ce ne sont ni des jouets (attention au coups de griffes !), ni des proies !!!

En tout cas, elle est extrêmement attachante, elle ne se lasse jamais des câlins, elle aime le contact et pleure dès qu'on la laisse seule ! Joueuse, très curieuse, attentive à tout, en bref, c'est une petite chienne très épanouie qui ne demande que de l'amour !

 

ISA, 8 mois environ. Un amour de jeune chienne, très vive et démonstrative. Puissante, il est nécessaire de lui poser des limites pour éviter tout débordement.

Elle est également en cours d'éducation, elle obéit plutôt bien, répond à son nom, s'assoit, se couche...Etc, mais elle a encore tendance à beaucoup tirer en laisse. Très joueuse, elle ne se lasse jamais de courir après un bâton ou ses jouets !

Elle voyage en voiture sans problème, elle est très sage. A l'intérieur, elle est propre et ne fait aucun dégâts, même si elle est laissée seule. Actuellement, elle vit en chenil la journée avec un autre chien, et dort dans la caravane chauffée d'un des bénévoles du refuge vivant sur place. Avec ses poils ras, elle craint beaucoup le froid.

Elle est sortie en promenade tous les jours, tout se passe très bien. Dès qu'elle croise des passants, elle va leur réclamer des câlins !

Elle est adorable avec tous les chiens, s'entend avec tout le monde, mâle comme femelle. Par contre, elle a l'air très intéressée par les chats (au sens mauvais du terme!). Il y a une stricte éducation à faire de ce côté là afin qu'elle ne devienne pas un danger pour les félins !

Une chose est sûre, ISA a des tonnes d'amour à donner !

 

Très heureuse de les avoir sauver, je ne regrette rien et espère pour elles la plus belle des vies !

 

Quimoun revient au refuge...

 

Quimoun est un magnifique pur-sang Arabe de 8 ans. Il avait été adopté en février 2011 dans une très bonne famille, nous étions certains que tout irait bien pour lui. C'est un cheval très particulier, d'une sensibilité incroyable ; il a besoin d'énormément de calme et de douceur sinon, c'est la panique ! Toujours très inquiet, réactif et sur l'oeil, il a besoin d'être mis en confiance.

Durant les deux dernières années, Quimoun a été débourré et monté en extérieur par le mari de Virginie, son adoptante. Elle-même, trop nerveuse, ne s'entendait pas avec le cheval, qui fut pourtant son grand coup de coeur quand elle est venu au refuge. Mais il y a peu, de très graves problèmes de santé ont frappé ce monsieur, et Virginie s'est retrouvé démuni face à un cheval qu'elle ne maitrisait pas. Bien consciente de son potentiel, et comprenant qu'il ne fallait pas le "gâcher" en le laissant sans activité, elle a préféré nous le rendre.

Fin octobre, Quimoun revenait donc au refuge, en pleine forme ! Il est encore plus beau qu'il y a deux ans, c'est une gravure de mode !

A l'avenir, Quimoun pourrait être ré-adopté mais nous serons très "titilleux" quant à l'adoptant. Comme nous l'avons dit, c'est un cheval très spécial et nous espérons que la prochaine personne sera la bonne !

Dans l'attente d'une éventuelle nouvelle famille, Quimoun coule des jours heureux au refuge !

 

L'incroyable transformation de P'tit-Loup !...

6 septembre dernier, nous récupérions un groupe de 8 chevaux venant d'Ardèche, certains dans un état catastrophique. Vous vous souvenez tous de celui que nous avons baptisé P'tit-Loup, arrivé cachectique au refuge, et qui nous a causé beaucoup d'inquiétude ! Jusqu'à fin octobre, nous n'étions pas encore sûr de le sauver, il ne semblait pas prendre un gramme malgré les quantités incroyables de nourriture qu'il engloutissait ! Mais le miracle a finalement eu lieu, et, kilo après kilo, notre garçon est devenu magnifique!

Il se révèle être un cheval adorable et très câlin ! Il adore que l'on s'occupe de lui mais il nous montre quand même son petit caractère, les oreilles en arrière et les gros yeux "qui font peur" dès que sa ration n'arrive pas assez vite ! On peut dire qu'il est assez marrant, ce cheval !!! Il est encore entier mais cela ne semble pas vraiment le perturber ; s'il hennit un peu au passage d'une jument, il est bien plus intéressé par ses bonnes rations de nourriture !

Longue vie à toi, mon P'tit-Loup, nous sommes tous tellement heureux de ta résurrection !

P'TIT LOUP le 6 septembre 2013... P'TIT LOUP le 10 novembre 2013 !!!

 

Heureusement que sa robe est bien particulière, elle nous permet de prouver qu'il s'agit du même cheval car sans cela, nous aurions du mal à l'affirmer tant le changement est extraordinaire !!!

... et des nouvelles des autres !!!

Depuis début septembre, ce n'est pas moins de 17 chevaux qui ont rejoint le refuge, certains très maigres, voire squelletiques. Aujourd'hui, nous vous apportons de bonnes nouvelles, tous sont maintenant bien gros et en pleine forme !

HELIOS, le 5 octobre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

MICHIGAN, le 5 octobre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

ITHAQUE, le 6 septembre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

JULIUS, le 6 septembre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

SUMMER, le 6 septembre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

GOLDIE, le 6 septembre 2013... ... & le 24 novembre 2013 !!!

 

ERBIL, le 19 septembre 2013... ... & le 7 décembre 2013 !!!

 

On installe les dalles isolantes dans les box !

Ceux qui ont la possibilité de venir de temps en temps au refuge se rendent compte que chaque mois nous procédons à quelques améliorations qui sont moins spectaculaires que des nouveaux abris mais qui ajoutent un plus pour le confort des animaux et leur bien être.
Je suis aussi très à cheval sur l'esthétique car nous sommes quelques uns à être un peu statiques, c'est à dire que nous ne sortons pas beaucoup du refuge et notre environnement se doit d'être agréable pour ne pas broyer du noir.
Nous sommes déjà beaucoup trop confrontés aux horreurs, pratiquement chaque jour et je tiens à ce que notre lieux de vie reste un plaisir pour nos yeux considérant aussi que le mot refuge ne doit pas être associé à « mouroir » ou « foutoir » ! ! !

Les structures prennent de l'âge et l'entretien n'est pas une mince affaire. Lorsque nous remplaçons certains éléments nous faisons en sorte d'apporter une amélioration bénéfique à nos chers protégés, voilà pourquoi, depuis 2 ans, chaque clôture restaurée est carrément changée, je m'explique ; beaucoup de parcs étaient clôturés avec des piquets en fer et du fil électrique et, chaque parcs refaits est à présent en gros piquets de bois et bandes électrifiées « La Sanglière », beaucoup plus solides et sécurisantes. Merci Jean-Pierre pour l'aide considérable que tu nous apportes à la confection de ces parcs, planter les piquets dans nos sols si durs est loin d’être chose facile !

Dans un autre domaine, nous avons installé des dalles de caoutchouc dans 2 box, celui de Valrico, notre ancien cheval de corrida qui a 32 ans et qui est très handicapé par l'arthrose de ses membres, et celui de Bibi notre vieil âne rempli d'arthrose aussi qui ne se levait plus du tout le matin au point que je craignais le pire à court terme avec le froid et l'humidité qui se sont installés depuis quelques semaines.
C'est Jean-Claude, le minutieux d'entre les minutieux, aidé par Charly, qui a posé ces fameuses dalles et j'avoue que c'est un succès. Bibi se lève tous les matins sans problème et notre Coco va beaucoup mieux. Je suis vraiment bluffée par l'efficacité de ce matériau très isolant et antidérapant, nos 2 loulous y trouvent un sérieux bien-être. En plus, c'est d'un entretien plus facile.
Nous n'avions que le box clinique bien aménagé, avec palans, rails et dalles au sol qui est en permanence occupé par Pilou, notre cheval ataxique.

Notre VALRICO, 32 ans, a été le premier à bénéficier de ce système, qui semble tout à fait lui convenir ! Beaucoup d'entres vous le connaisse, notre bel espagnol sauvé de la corrida, qui passe une retraite plus que méritée au refuge !

 

Il en fut de même pour BIBI, notre âne de 26 ans qui souffre beaucoup à cause de l'arthrose.

Je ne vous cache pas que j'espère pouvoir en installer d'autres, mes petits vieux le mériteraient bien. C'est une installation très coûteuse mais petit à petit nous espérons pouvoir en installer dans tous les box.

Tina & Dalton, sortis de l'enfer.

Au début du mois de novembre, je suis alertée par un coup de fil suivi de photos sur mon portable, du genre plutôt alarmant.


C'est encore une fois en Ardèche ( décidément 2 fois en peu de temps ! ) un peu en altitude où les nuits sont fraîches plus tôt qu'ailleurs et les pluies plus abondantes.
Une petite jument genre double ponette, suitée de son poulain, est enfermée dans un minuscule enclos très boueux avec un âne et un poney entier. Ils ont très peu de place et piétinent tant et plus, la clôture est faite de palettes, de barbelés et de vieux grillages rafistolés.
La jument est d'une maigreur impressionnante, elle n'a plus de lait mais le poulain tire sur ses tétines tant qu'il peut !
Les animaux ne sont pratiquement pas nourris, ils ne peuvent continuer à vivre dans de telles conditions. J'apprends qu'il y a d'autres équidés qui sont, ce jours là, en divagation et que la propriétaire n'a ni les moyens ni l'envie de s'occuper d'autant d'animaux.
Il faut agir vite et je prends contact aussitôt avec les services vétérinaires de l'Ardèche, que je connais bien pour avoir travaillé avec eux à plusieurs reprises et toujours dans les meilleures conditions.
La directrice qui est une femme efficace, est tout de suite très choquée par les photos et elle décide de s'y rendre dans les 24 heures.
Dès le lendemain, elle me rappelle me demandant si je pouvais prendre en charge au moins la « petite maman » avec son bébé qui va faire l'objet d'une décision de retrait à caractère d'urgence.

Très soulagée par cette décision je ne pouvais qu'accepter et remercier les acteurs de ce retrait si rapide et me féliciter de cette collaboration aussi spontanée qu'efficace.
L'enlèvement des animaux a eu lieu dès le lendemain et ont été placés pour 24 heures chez des gens fiables dans une belle propriété en attendant que je puisse venir les chercher.

Le samedi 9 novembre je pars avec Sandra et après plus d'une heure et demie de route, nous arrivons chez les hébergeurs, conduites aimablement par un sympathique bénévole de la S.P.A de Villedieu.
La ponette, nommée Tina a été brossée et choyé par la petite jeune fille de la famille qui nous paraît s'être déjà bien attachée à ces pauvres abandonnés. Le petit poulinou est un peu sauvageon, c'est un petit numéro, très vif et il ne semble pas avoir trop souffert de la situation, il a épuisé sa pauvre maman qu'il a tété jusqu'au bout.
L'embarquement de Tina se fait sans aucune difficulté mais notre petit Dalton n'est pas vraiment d'accord de quitter cet endroit merveilleux où l'herbe est bien verte, ça les change de leur enclos sordide où ils survivaient. Finalement, quelques 20 minutes plus tard, il décide de monter, dans le calme, et nous nous empressons de fermer les portes illico presto !
Les voilà dans la « boite » prêts à partir pour une nouvelle vie au refuge où, croyez-moi, ils font depuis, l'objet de toutes les attentions.

Tina & Dalton viennent d'arriver au refuge, nous sommes le 10 novembre 2013. Le poil d'hiver camoufle un peu la maigreur de Tina, mais il suffit de la toucher pour comprendre qu'elle n'a que la peau et les os...

 

Il n'y a pas un mois qu'ils sont là mais ils sont déjà transformés ! Tina a bien grossi, j'ai l'impression qu'elle est à nouveau pleine et que dans quelques mois Dalton devra partager ses jouets avec un(e) petit(e) frère/soeur !!! Ils sont tous les deux adorablement câlins, d'une grande gentillesse, Dalton grandit à vue d'oeil, c'est un vrai petit nounours qui fait vraiment l'unanimité.

La gentille Tina, qui n'a que 6 ans, si calme, si câline. Un amour de jument !

 

Le petit Dalton, si sauvageon à son arrivée, s'est rapidement adoucit ! Il est maintenant un adorable petit bout, très câlin, il cherche le contact avec nous, marche bien au licol et commence à se laisser manipuler. C'est une petite merveille !!!

 

Il y a eu une suite à cette affaire, les services vétérinaires ont enlevé les autres animaux et les ont placés dans l'attente d'un procès au tribunal qui j'espère, prendra les bonnes décisions.

Un autre exemple de personne irresponsable qui, croyant gagner de l'argent avec les poulinages et les ventes, a mis en danger de pauvres innocents, survivant  avec à peine le minimum.

 

ERBIL, la vraie histoire !

Lorsque la photo d'Erbil et son histoire se sont retrouvées sur le net dans la rubrique sauvetage boucherie, je me suis personnellement émue pour ce cheval qui avait sévi dans les courses d'endurance dans notre région et j'ai fait quelques recherches pour savoir ce qu'il faisait et qui était son propriétaire. J'éprouvais déjà pour ce dernier une certaine aversion en imaginant qu'il s'en était débarrassé chez un maquignon, tirant quelques sous, les derniers, d'une monture encombrante car plus apte au travail et j'avais lu pléthore de commentaires allant dans ce sens.
Telle est l'histoire comme j'ai essayé de vous la raconter dernièrement.

En définitive, la réalité est un peu différente et je tenais à faire un rectificatif sur le site pour réhabiliter la famille d'Erbil qui me paraît différente de tout ce qui a été dit ou imaginé, famille que j'ai reçue au refuge et que j'ai eu, ainsi que toute l'équipe, l'occasion d'apprécier, je m'explique . . .

La propriétaire est en effet une sportive dans la course d'endurance et, effectivement, elle s'est séparée du cheval à un moment où il souffrait d'un léger handicap et qu'il ne pouvait plus courir mais être seulement monté en ballade.


Elle a pensé qu'il serait mieux dans une famille avec des enfants qui aurait le temps de s'en occuper et l'a confié à de « bons amis » en qui elle avait toute confiance. Elle a eu des nouvelles régulièrement et tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes, le placement semblait être parfaitement réussi.


Puis à un moment, elle n'a plus eu de nouvelles et, s'en inquiétant, elle a appris, en allant voir le cheval, que les « amis » en question avaient déménagé et toute la famille a été choquée et peinée de cette disparition.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle apprit par des relations qu'Erbil avait été sauvé du couteau par une association et qu'il se trouvait à notre refuge !
Elle m'appela aussitôt m'expliquant qu'elle était toujours propriétaire du cheval sur les papiers et qu'elle était heureuse d'avoir retrouvé ce cheval que toute la famille chérissait et recherchait.
Par contre elle ne comprenait pas comment j'avais pu dire que le cheval avait été vendu à un maquignon alors que sa confiance avait été trahie.
J'avoue ne pas avoir été très aimable au tvbéléphone ce jour là et, lorsqu'elle m'a dit qu'elle allait reprendre le cheval j'ai tout simplement répondu qu'il n'en était pas question, que ce cheval était à nous et que je n'avais aucunement l'intention de le lui céder.

Jusqu'au surlendemain où nous avons eu la visitede deux personnes, l'ex-mari et la sœur de la propriétaire et  j'avoue que j'ai trouvé des gens très émus de revoir le cheval qui me paraissaient d'une grande sincérité. Ils semblaient l'aimer et dans la foulée, ils ont tous deux voulu devenir adhérents et parrains d'Erbil.
Ils m'ont un peu raconté comment ils ont choyé ce cheval pendant de nombreuses années et leur peine de savoir qu'il avait souffert chez un marchand, ils en étaient catastrophés ! Stéphanie me disait qu'elle pleurait depuis qu'elle avait appris, en pensant à la maltraitance subie par celui qui était resté un membre de la famille, elle m'assure que sa sœur aurait été tout à fait prête à le reprendre si les « adoptants » avaient simplement fait part d'une difficulté quelle qu'elle soit. 


Depuis, Stéphanie est venue régulièrement voir Erbil et s'occuper de lui alors qu'elle habite au Mont Lozère (plus d'une heure et demi de route, aller & retour !) et que les routes de montagne ne sont pas bonnes, c'est une jeune-femme très douce, absolument adorable et je suis vraiment persuadée de sa sincérité.
Voilà donc les faits, voilà comment certains concours de circonstances peuvent entraîner de véritables drames, je suis bien sûr désolée de cette méprise et un peu rassurée de savoir que certains propriétaires de chevaux ont des sentiments profonds pour leur animal.

 

Collection Hiver 2013 / 2014 !!!

Certes, nous sommes dans le Sud de la France, les températures et les conditions météos sont quand même bien plus agréables que dans bien d'autres régions ! Néanmoins, comme chaque année, lorsque le froid devient un peu trop vif, nos chevaux les plus fragiles bénéficient d'une chaude couverture ! Imperméable, elle les protège aussi des intempéries.

Nous en profitons pour remercier les personnes généreuses qui nous offrent durant l'année des couvertures, parfois neuves ou en excellent état. Nous en avons toujours besoin car, même si nous en avons déjà beaucoup, nos chevaux ne sont pas toujours très soigneux et, chaque année, nous devons jeter quelques couvertures, déchirées, trouées et irréparables !

Voici donc le défilé haute coutûre de cette année !!!!

 

Fin d'année !

La plupart d'entre vous préparent les fêtes de fin d'année et c'est bien légitime !
Pour nous, ça ne change pas grand chose, les soucis sont les mêmes, le travail aussi et le martyre des animaux ne régresse pas.
Noël nous laisse un goût amer chaque année, note plus beau cadeau serait de nous dire que nous n'avons plus de raison d'exister, que l'humanité a pris conscience que nos compagnons à 4 pattes sont des êtres vivants et sensibles et qu'ils méritent notre compassion et notre amour.
Ces propos sont utopiques, je le sais bien mais je ne peux m'empêcher de les dire et redire.

Nous sommes en décembre et je peux vous assurer qu'une bonne moitié de nos adhérents n'est pas à jour de ses cotisations, alors ne nous oubliez pas.

Si vous avez des enfants ou connaissez des jeunes-gens qui aiment les chevaux ou pratiquent l'équitation nous vous proposons un petit livre superbe écrit par Madame Marie Hugon qui, dans sa grande générosité, nous verse intégralement les droit d'auteur.
Ce livre est empreint d'amour, de respect et vous ravira que vous ayez 7 ou 77 ans. Il pourrait être un cadeau de Noël merveilleux et aussi tout à fait éducatif pour de jeunes cavaliers.

 

Nous le vendons au prix de 10 €, frais de port compris, voilà, pour quelques euros un merveilleux moment de lecture.

Merci à notre bienfaitrice et félicitation pour son talent !