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LES NOUVELLES, ANNEE 2015

 

31 janvier 2015

Bonne Année !!

Il est encore temps pour que nous vous présentions tous nos voeux les meilleurs pour cette année 2015 et je me fais l'écho de toute l'équipe pour vous souhaiter une nouvelle année pleine de bonheur et une très bonne santé, ce qui à mon avis reste l'essentiel !

Je remercie tous ceux d'entre-vous qui m'ont envoyé de splendides cartes pour commencer l'année et aussi , vous qui vous êtes acquittés de votre cotisation et même pour certains de dons exceptionnels, ce qui nous a permis de clôturer 2014 sans trop de dommage mais nous restons plus que juste financièrement. Avec les rentrées de janvier, je suis en train de finir de régler les dernières factures de 2014.

Notre refuge est devenu très important en nombre d'équidés et malheureusement dès le début de cette année nous sommes déjà sollicités pour reprendre des chevaux et des ânes qui avaient été adoptés. A cela, il faut ajouter de nouvelles saisies qui risquent de se réaliser sous peu, nous allons dépasser la côte d'alerte mais il est difficile de se résoudre à les laisser mourir à petit feu chez des tortionnaires, alors...

La gestion de l'ensemble est très compliquée et il faut beaucoup plus d'argent que ce que nous en rentrons pour arriver à joindre les deux bouts et entretenir le refuge qui est perpétuellement en travaux d'aménagement ou simplement d'entretien. La simple nourriture est déjà un budget impressionnant.

Il est certain que cette année avait mal commencé pour les animaux, la reconnaissance d'êtres vivants et sensible ayant été mise à mal par le sénat qui l'a tout simplement annulée. Même si la formule adoptée apportée en octobre par l'Assemblée Nationale n'était pas entièrement satisfaisante, le Sénat a carrément fait machine arrière lors de la nouvelle lecture d'un texte de simplification du droit et des procédures. Il nous restait un mince espoir sachant que c'est l'Assemblée Nationale qui doit avoir le dernier mot.

Et bien notre premier voeux de l'année s'est réalisé ! Le 28 janvier, les députés ont adopté cet amendement et de ce fait les animaux sont bel et bien reconnus comme des êtres sensibles dans le code civil. Il était temps de s'en apercevoir et si pour nous ce n'est pas un scoop, il a fallu faire des pieds et des mains pour que ça effleure les gens qui contribuent à diriger le pays !

Nous, bien sûr, il y a bien longtemps qu'on le sait et qu'on s'en aperçoit tous les jours de leur sensibilité ! Mais, bien qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire, j'ose espérer que cet amendement fera réfléchir les parquets et cours de justice lorsque nous allons devant les tribunaux. Osons espérer de vraies condamnations pour tous ces tortionnaires qui ne craignent ni Dieu, ni diable en considérant les animaux comme de la vulgaire marchandise.

Et puis il y a aussi ces élevages intensifs qui sont à vomir !

Après la ferme des « 1 000 vaches » on nous annonce la ferme des « 1 000 veaux » dans la Creuse !

Battons-nous, signons les pétitions, c'est à la portée de tous ceux qui ont internet. Le monde est devenu complètement fou.

Les lobbys se suivent et se ressemblent, toujours plus de viande mais aussi toujours plus de souffrance pour tous ces animaux élevés dans des conditions insupportables.

 

 

Et puis ces attentats commis par des intégristes prêts à tout, sans aucun scrupule qui entraînent tous les jours de nouveaux adeptes dans leur folie meurtrière. Nous avons bien sûr une pensée forte pour nos amis de Charlie Hebdo qui ont été massacrés à cause de leurs dessins. Ils étaient aussi nos amis car très protecteurs des animaux, ils dessinaient aussi pour la cause animale.

Les chasseurs, la corrida, les labos, les cirques, la fourrure, les zoo...

Tout le monde y passe avec Charlie !

 

Et puis il y a les autres victimes qui eux aussi, ne nous laissent pas indifférents, que la paix éternelle les accompagne.

Comme vous l'avez forcement remarqué, je n'ai pas pu mettre à jour correctement le site pour l'année 2014 et je le regrette. Toutefois je pense qu'il serait plus judicieux désormais de reprendre le cours de chaque mois 2015 comme nous le faisions avant, tout en ajoutant petit à petit les événements de 2014 que nous n'avons encore pas divulgués, jusqu'à ce que notre site redevienne « l'informateur » que vous avez toujours connu.

Palermo, petit cheval perdu...

Je vais donc commencer par le début décembre 2014 où le 4 exactement, nous allions chercher PALERMO (c'est le nom que nous lui avons donné!) sur une petite commune de l'Hérault où il avait été trouvé plus d'un mois avant, en totale divagation. Joli petit cheval de type ibérique, entier de surcroît, le gaillard était chaud comme une braise et vif comme l'éclair. La mairie en était très embarrassée et, ne trouvant pas la moindre trace du propriétaire, commençait à envisager la solution ultime car ni le centre équestre, ni la pension locale ne voulait le garder après l'avoir hébergé chacun quelques semaines, et pour cause... Il se trouve qu'en regardant bien, on aperçoit une petite forme osseuse sur le paturon et de ce fait, le cheval n'est plus apte à travailler ! Pour la plus grande partie des gens qui se disent « de chevaux », cheval qui fait rien, cheval de rien ! Heureusement que la police municipale a eu l'idée de m'appeler et que nous avons pu trouver un « modus operandi » permettant de partager les premiers frais obligatoires comme par exemple, la castration ! Le maire a donc accepté de nous régler le gas-oil du transport et l'engagement fut pris sur papier officiel, de régler l'intervention de la castration au vétérinaire. Sachant bien sûr que tout le reste nous incomberait, c'était la moindre des choses.

Nous sommes partis avec Jean-Pierre pour le récupérer et c'est un cheval joyeux et remuant que nous avons amené à la clinique pour qu'il y soit castré dès le lendemain, dans la foulée. Une fois de plus, on se demande pourquoi ce cheval n'a jamais été réclamé. A-t-il été jeté sur la route comme s'est arrivé quelquefois ? Où s'est-il échappé ? Mais alors il aurait été recherché, enfin pleins de questions dont nous n'avons pas les réponses car la mairie nous a affirmé avoir fait une campagne de recherche du propriétaire avec photo du cheval à l'appui.

 

 

Le samedi 6 décembre nous le rapatrions à la maison, plus léger mais toujours aussi remuant. Toutefois, les soins et les piqûres se sont bien passées et Palermo a commencé une nouvelle vie au refuge où il ne se fatiguera pas beaucoup.

 

J'envisage d'ailleurs de le proposer à l'adoption dès qu'il sera plus calme, simplement comme cheval de compagnie ou pour une petite ballade hebdomadaire car il ne boite pas mais ne pourrait pas assumer un vrai travail.

 

 

Belle vie à toi mon grand, tu fais partie de ceux qui ont eu la chance de nous rencontrer ! Ce n'est pas le premier cheval jeté sur la route que nous accueillons, c'est en train de devenir courant, certains propriétaires inconscients les larguent sur un chemin en espérant qu'ils seront récupérés, sans penser que la divagation d'un animal peut créer un accident dramatique...

Je m'appelle ELVIS car je suis très rock n'roll !

Le samedi 6 décembre lorsque je suis allée chercher Palermo à la clinique vétérinaire, suite à sa castration, j'ai eu la mauvaise et triste surprise de voir une petite ânesse de ma connaissance gisant sans vie sous une bâche et j'ai tout de suite pensé au bébé qui était le sien. En rentrant dans l'écurie j'ai été rassurée de le voir dans un box à côté d'un plus grand âne, il avait survécu à tout ça et il avait besoin de la protection rapprochée de quelqu'un de disponible.

Elvis s'était trouvé orphelin, sa maman très faible au demeurant, ne s'était jamais remise de cette mise-bas tout à fait prématurée. Elle avait été saillie par son compagnon de parc alors qu'elle n'était elle même qu'un ânon. J'avais prévenu la propriétaire qu'il fallait qu'elle castre le mâle mais elle n'avait rien voulu entendre. A ce jour, elle a encore 3 ânes et Dieu merci, ce sont des mâles hongres dont elle n'a pas beaucoup le temps de s'occuper.

C'est triste, cette petite vie qui est partie alors qu'on pouvait très bien l'éviter ! Toujours est-il que le petit Elvis, âgé d'à peine trois mois s'est retrouvé sans sa maman, tout maigrichon avec des grelots de boue sous tout le ventre et que je me suis portée volontaire pour essayer de l'élever, sa propriétaire n'ayant que peu de temps à lui consacrer.

J'avoue que ce n'est pas le premier du genre, je suis fan des ânons ! Le dimanche 8, j'allais donc le chercher à la clinique et le ramenais au refuge, très heureuse de jouer la maman-gâteau. Elvis a fait l'unanimité en arrivant, une minuscule peluche brune pleine d'entrain malgré tous les malheurs, avec un vrai caractère de voyou.

 

Les débuts ont été difficiles et inquiétants, Elvis a refusé le biberon et le lait en général malgré mon insistance quotidienne. J'ai donc commandé des aliments pour poulain, lactés, mais là aussi, rien à faire et finalement j'ai trouvé le «truc».

Il m'a suffi de lui présenter l'aliment dans ma main et il s'est mis à manger et c'est comme cela qu'il y a pris goût.

 

Maintenant il mange tout seul, avec aussi une bonne ration de foin ! Il est en pleine forme et vit en liberté la journée, "broutillant" les brins d'herbe bien verte, mais ausi les fleurs, les arbres... bref tout ce qui est à sa portée !

 

 

Il a tous les chiens du refuge pour copains et rentre le soir dans son box sous ses lampes chauffantes, une vie de petit roi.

 

 

Que ce soit Ourka, Gucci ou Inouk, une chose est sûr, Elvis ADORE les chiens ! On se demande même parfois s'il ne se prend pas pour un toutou à force de jouer avec eux !

 

Il est drôle, cabotin, joueur mais aussi câlin, seulement quand il le veut ! Je l'aime beaucoup. Il est en train de devenir un ânon trop gâté, un peu capricieux mais qu'importe, le principal c'est qu'il soit heureux et en bonne santé, il a assez souffert quand il était tout bébé !

 

Dans ton malheur, toi aussi mon petit bonhomme tu as eu beaucoup de chance.

Elvis au paradis !

Il a trouvé la réserve de carottes pour nos chevaux et il a entreprit de TOUT manger !!!

 

Zorra retourne à la maison !

La mise à jour étant, comme vous le savez très en retard, je n'ai encore pas eu le temps de vous informer d'une saisie effectuée sur une ballade à cheval à la limite du Gard et de la Lozère à la fin août 2014, date à laquelle la jument Zora, âgée de 32 ans avait rejoint le refuge avec quelques-unes de ses compagnes de misère.

Il se trouve que Zorra n'appartenait pas à la personne saisie, qu'elle était seulement en pension et de ce fait, les services vétérinaires ont autorisé sa propriétaire à la récupérer après qu'elle est été remise en état par nos soins.

La pauvre mamie était donc arrivée le 29 août, cachectique, c'est à dire maigre jusqu'à la fonte musculaire et vu son état, nous nous demandions si nous allions arriver à faire un miracle sur une jument de cet âge.

Notre pauvre Zorra n'a plus que la peau et les os. On se demande toujours comment on peut en arriver là...

Vu son grand âge, nous n'étions vraiment pas sûr de pouvoir la sauver mais c'était sans compte sa rage de vivre et sa gourmandise !

 

Mais c'était sans compter sur les bons soins et la bonne nourriture dispensés par le refuge. Elle, comme ses compagnes d'infortune (dont nous vous parlerons plus tard), a été vermifugée, ses dents (celles qui lui restent!) ont été arrangées par le dentiste et un régime spécial « vieux chevaux » a été mis en place avec les vitamines appropriées. Le cocktail fut suffisant pour que la belle reprenne des formes de jument et soit devenue ronde en quelques mois. Le démarrage a été long et c'est vrai que nous étions inquiets mais la belle est une battante et malgré son âge très avancé, elle est devenue une vraie boule en moins de 3 mois.

Sa propriétaire est venue la récupérer le 19 décembre et elle a été très étonnée de la voir aussi belle et ronde. Zorra est donc partie chez elle avec quelques dizaines de kilos de plus et un moral à toute épreuve ! Voilà encore un cliché qui tombe ! Beaucoup disent qu'un vieux cheval ne peut pas regrossir et qu'il est maigre simplement parce qu'il est vieux, c'est ce que nous avait opposé la propriétaire de la ballade pour sa décharge.

« Que nenni », un vieux cheval a simplement besoin d'une surveillance accrue, d'une nourriture appropriée, de vitamine de temps à autre, sachant que les molaires tombent, ils ne peuvent souvent plus manger, ni le foin, ni l'herbe.

Zorra en est un exemple vivant ! Elle est bien sûr un peu ensellée et démusclée mais pour cela nous ne pouvons rien faire, en tout cas elle a retrouvé des rondeurs que la pauvrette n'espérait plus. Sa propriétaire s'est acquittée de la pension et n'a caché ni son émotion, ni sa satisfaction de la revoir transformée ! Elle a fait rentrer les aliments nécessaires et a pris l'engagement de s'en occuper jusqu'au bout.

Zorra en décembre, de retour chez elle dans un parc agréable avec un abri.

 

Profites bien de tes dernières années ma belle Zorra, qu'elles soient encore nombreuses !

Notre premier sauvetage 2015 !

Alerte sur les réseaux sociaux, Facebook en l'occurrence, on nous signale en ce début d'année une petite ponette en danger, handicapée à 6 mois seulement, son propriétaire ne veut pas la garder et ses conditions de détention ne sont pas appropriées. Je suis particulièrement interpellée par cette alerte dans la mesure où l'animal est signalé sur Alès, c'est à dire tout près de chez nous et je m'inquiète dans la foulée d'avoir les coordonnées du propriétaire. Renseignements obtenus, un rendez-vous est pris et je me rends sur place accompagnée d'un jeune homme qui me sert de guide.

La petite puce est avec sa maman au milieu de tout un troupeau de chevaux disparate, il y a des juments pleines, un étalon, une mule, tout le monde a l'air de s'entendre à peu près mais on sent bien que la pouliche n'est pas du tout à sa place avec des congénères remuants et elle se fait un peu bousculer. Ce sont des chevaux qui ne sont pas maltraités, ils sont en bon état et ont de la nourriture comme il se doit.

Ils sont proches de l'homme et la petite puce se révèle même câline. Ça n'a pas l'air d'être une ponette mais plutôt une pouliche, pour 6 mois elle paraît grande, d'ailleurs sa mère est plutôt une jument ! Le point inquiétant, c'est que la reproduction plutôt sauvage de ce cheptel n'est pas contrôlée et que, comme je le répète sans arrêt, l'élevage est un métier à part entière ! La petite est à vendre 300€ et je trouve que c'est cher vu son état mais elle m'a émue et je décide de l'acheter pour la sortir de là.

L'embarquement fut compliqué car cette pauvre puce ne veut pas quitter sa maman, elle ne connaît pas le van et, étant donné son handicap, il est difficile de la tirer car c'est un traumatisme de plus. Enfin, 3 personnes la poussent et moi je maintiens la longe mais j'ai mal pour elle ! Ouf, elle est dans le van avec Camille qui voyage avec elle et nous rentrons au refuge.

Bien sûr, je dois savoir ce qui s'est passé et je fais des recherches prenant en même temps rendez-vous avec notre vétérinaire. La visite aura lieu 48 heures après et notre véto confirmera mes craintes aussitôt. Esmée (c'est le nom que nous lui avons donné) a des côtes cassées et enfoncées sur le côté droit et la blessure grave qu'elle a eu peu après sa naissance a fini par se transformer en une énorme fibrose qui fait une bosse impressionnante entre le garrot et l'épaule gauche...

 

En définitive, la pouliche a été fortement secouée par un étalon, le propriétaire avait fait venir la véto une seule fois alors que de longs soins auraient été nécessaires pour une blessure sur-infectée de cette importance. J'ose à peine imaginer la souffrance de ce tout petit bébé dont la venue sur terre commence par un véritable cauchemar !

Il n'y a maintenant plus rien à faire sinon essayer de lui rendre la vie meilleure, entourée d'affection.

Esmée rencontre Inka !

Notre petite a bien pris ses marques au refuge où elle semble s'y plaire.

 

Esmée fait sa promenade dans le refuge, accompagnée de notre petit Elvis !

 

Je me permets de conseiller à quiconque fait de l'élevage sauvage, que rares sont les étalons qui tolèrent les poulains. Il faut savoir que la jument est à nouveau en chaleur quelques jours après la mise bas et que l'étalon devient jaloux du bébé au point d'être très violent avec lui.

La meilleure solution est de séparer l'étalon et même quelquefois les hongres qui ont certaines ardeurs et qui, eux aussi, s'en prennent aussi au nouveau né ! C'est bien de le savoir pour éviter les accidents qui peuvent être mortels pour les petits car même si ça n'est pas une généralité, ça reste très fréquent..

Petite Esmé semble bien apprécié le confort de son box !

 

Nos chats & chatons adoptés !

Le 10 décembre 2014, notre chaton Joker a fait « fondre » Madisson, notre petite bénévole ! A force d'aller le voir, le câliner, jouer avec lui, Mady n'a pas pu résister au « ronron » envoûtant de ce merveilleux chaton qui n'est qu'une petite boule d'amour et la décision a été vite prise.

Le soir même il intégrait son nouveau foyer et faisait connaissance avec Panda le chat déjà installé dans les lieux et un joli rat blanc nommé Ticou, tout ce petit monde a vite fait bon ménage et la famille élargie se porte bien ! Joker s'appelle à présent Koala, bien sûr ça va bien avec Panda !

Koala dans sa nouvelle maison avec ses nouveaux copains, Panda le chat et Ticou le rat !

 

L'important c'est qu'il soit maintenant très heureux car il revient de loin, infesté de parasites internes et externes, très amaigri, faible et boiteux, nous l'avons récupéré chez des amis qui nourrissent une ribambelle de chats errants dont une mère qui avait posé une portée 3 mois avant.

Petit Joker en arrivant au refuge, en bien mauvais état.

Squelettique, boiteux et infesté de parasites (puces, vers..), il était grand temps de prendre soin de ce pauvre petit bout.

 

Nous l'avons fait voir au vétérinaire, bien soigné et vacciné, il fut aussi castré dès qu'il en a eu l'âge vu qu'il était très en forme. Il est aussi porteur d'une puce électronique.

Maintenant régales-toi Koala, profites de la belle vie qui est devenue la tienne !

 

Après cette bonne adoption, il nous restait encore 2 autres chatons, Jump le petit rouquin et Jim le petit noir avec 4 chaussons et plastron blanc, une merveille !

Le samedi 24 janvier fut un jour de chance pour Jim, car un sympathique prof d'histoire envoyé par une petite bénévole, Laura, jeta son dévolu sur notre joli chaton qui, le jour même intégra sa nouvelle maison, contrat d'adoption en poche !

Jim était arrivé quelques jours après Joker. Un monsieur s'est présenté au refuge avec, dans un panier, 3 chatons de 2 mois dont il ne savait pas quoi faire. Nous avons accepté d'en prendre un (une ami présente au refuge ce jour là en a également adopté un) et le monsieur est reparti avec le troisième, et l'obligation de faire stériliser sa chatte (certificat vétérinaire à l'appui).

La première rencontre entre Joker & Jim fut un peu agitée mais en quelques jours à peine, ils sont devenus les meilleurs amis du monde !

 

Lui aussi est castré, vacciné et identifié comme il se doit. Les rapides nouvelles étaient excellentes, le minou se prélassait déjà sur le canapé et faisait la joie des enfants et des parents, il n'a pas du tout mis longtemps pour s'adapter, aucun stress, que du bonheur !

Longue et belle vie à toi, petit Jim !

Jim est le plus heureux dans sa famille et il a très vite adopté le canapé !

 

Mais... il y avait un mais et il était de taille, le petit Jump encore un peu sauvageon restait tout seul et il m'était impossible de l'accueillir chez moi avec mes 3 molosses, il aurait été mort de peur et soudain une idée germa dans ma tête, eurêka ! Pourquoi Mady ne le prendrait-elle pas chez elle avec Koala et Panda ? Au moins le temps de le sociabiliser, ensuite il serait plus facilement adoptable. Aussitôt dit, aussitôt fait et, le soir même Jump commença à goûter aux joie d'une famille.

Jump en famille d'accueil chez Mady.

Qui craquera pour notre beau rouquin ?

 

Il évolue rapidement, se plaît à ronronner et il sera bientôt prêt à intégrer un nouveau foyer. Lui aussi est castré, vacciné et identifié, il vous attend au refuge, c'est une petite jolie petite bouille de rouquin comme on les aime !

Mais ce n'est pas tout, le volet chats a été particulièrement important cette fin d'année 2014, nous avons aussi trappé une chatte errante, nous l'avons faite stériliser et pucer et nous avons eu la chance de trouver une adoptante formidable.

Isis dans la cage de capture. Pas très rassurée mais elle s'est toujours montrée adorable, jamais une once d'agressivité.

Cela nous pousse à croire qu'elle n'est pas née dans la rue mais a été abandonnée, comme tant d'autres...

 

La minette s'appelle Isis et donne entière satisfaction à sa nouvelle maman. Pour moi c'est un vrai miracle d'avoir pu si vite trouver un adoptant pour une chatte bien adulte, merci mille fois Ghislaine et belle vie à vous deux.

La belle Isis dans sa nouvelle famille, elle découvre le confort du lit !

 

Et puis il y a eu la petite minette abandonnée devant le portail avec des sacs de litière. Elle était toute pelée, apeurée et j'ai pesté car je n'avais pas de lieu de vie pour la garder. Nous nous sommes débrouillés et là aussi, nous trouvons une adoptante à deux pas du refuge, elle sera stérilisée dès que sa santé le permettra.

Jolie Isa au refuge, avant de rejoindre sa nouvelle famille !

 

Le ciel a été avec nous, car cette petite chatte est aussi adulte, les miracles existent ! Merci à Françoise pour sa compassion pour Isa, c'est que du bonheur ! La misère des chats est immense et nous sommes toujours heureux de pouvoir ajouter une pierre à l'édifice de la protection des chats, si chacun faisait stériliser nous n'en serions pas là !

Adieu Balthazar...


Balthazar était un des piliers du refuge, on a même l'impression qu'il avait toujours été là !

Il y a maintenant 17 ans qu'un SOS m'était parvenu me demandant de bien vouloir accueillir ce beau cheval noir, beau mais boiteux car il avait énormément travaillé dans une promenade à cheval et il était usé prématurément. A 18 ans on aurait dit un vieux cheval ! Pour lui éviter l'abattoir, il fallait le racheter et c'était Dany Saval, notre chère Dany qui s'était proposée, ensuite l'urgence était de trouver une bonne chute pour ce gros loulou très gentil qui avait tant donné, exploité jusqu'à ce qu'il ne puisse plus marcher.

Son histoire m'avait émue et ayant beaucoup d'affection pour Dany qui oeuvre merveilleusement pour les animaux, je décidais de le prendre au refuge. Il a passé plus de 18 ans avec nous, toujours agréable et gentil, nous l'aimions beaucoup. Il a été accompagné pendant de nombreuses années par sa copine Pampéra qui, elle aussi, revenait de loin.

Pendant un temps, il a fallu lui administré pas mal d'anti-inflammatoire surtout aux changement de temps et petit à petit, sa boiterie était devenue intermittente, c'est à dire qu'il avait de longs moments où il était en grande forme, seuls les jours de pluie lui rappelaient qu'il avait beaucoup travaillé. En gros, je crois pouvoir dire qu'il a eu une très bonne vie avec nous et nous l'avons aussi apprécié.

Il était devenu magnifique et profitant de ce repos bien mérité, il menait une vie tout à fait normale et je trouvais même qu'il vieillissait particulièrement bien ! La seule prestation un peu pénible, c'est que chaque année, il fallait le traiter plusieurs fois pour les poux. Il était arrivé avec et n'a jamais cessé d'en reprendre chaque printemps et chaque automne, nous avons quelques têtes à poux ici, c'est comme les enfants ! Il avançait en âge dans d'excellentes conditions et, après qu'il ait eu 30 ans je me disais que les années à venir étaient du rab surtout pour un cheval qui avait tout donné.

 

Les années ont passé et l'an dernier je commençais à m'étonner de sa santé de fer et de sa longévité. J'appréhendais tellement les crises d'arthrose si difficiles à gérer sur nos vétérans et je sais trop comment leur fin est traumatisante quand il faut les mettre debout au tracteur, les surveiller, faire en sorte qu'ils puissent se relever car bien sûr, les rentrer en box n'est pas toujours la solution, ne pouvant plus bouger , ils s'ankylosent et il faut les lever aux palans tous les matins et ça, c'est hyper stressant pour le cheval et pour nous même.

 

Le 10 janvier 2015, Balthazar et Pampéra ont mangé le matin tout à fait normalement, tout allait pour mieux et en début d'après-midi, Camille a découvert Baltazar au sol, inanimé, il était mort et déjà froid. L'endroit de sa chute était propre sans aucune trace sur le sol, il venait de faire une crise cardiaque ou une rupture d'anévrisme, en gros, juste pour dire qu'il n'avait pas du tout souffert et qu'il était parti subitement.

Ce fut d'abord pour nous, la stupeur, puis la peine mais en même temps nous sommes réconfortés de lui avoir permis de partir dans d'aussi bonnes conditions à un âge déjà canonique, Balthazar allait avoir 35 ans. C'est le départ que j'aimerai pour tous, sans souffrance, sans lutte et dans la sérénité.

Adieu mon bonhomme tu nous laisses un super souvenir, celui d'un cheval tranquille, sans histoire et d'une grande gentillesse.

Pampéra a été très triste, elle est restée quelques jours sans manger et a beaucoup maigri.

Ces jours elle recommence à se nourrir, j'espère que ça va aller pour elle, son copain lui manque et à 33 ans c'est une épreuve difficile car nous n'avons pas trouvé dans le cheptel, un gros gentil qui ait le même régime qu'elle.

On dit toujours que le plus dur est pour ceux qui restent, dans ce cas, c'est bien vrai !

 

 

 


 

Je viens de m'engager à vous faire part d'un événement passé en 2014 à chaque mise à jour afin de pouvoir, petit à petit, combler le retard, c'est donc ce petit retour en arrière qui nous amène à la saisie d'Ulysse sur les montagnes de l'Ardèche en juillet 2014.
Je suis désolée de ce fait mais ça me permet d'éviter les décalages importants au niveau des dates qui commençaient à être insupportables et risquaient de vous embrouiller un tant soit peu !

 

Pauvre petit ULYSSE...


Début juillet, je suis à nouveau sollicitée par la DDPP de l'Ardèche pour une nouvelle affaire de mauvais traitement. La vétérinaire chef de service me signale un poney extrêmement maigre sur une commune de la Haute Ardèche. Je reçois dans la foulée, des photos parlantes et pour le moins affligeantes. Elles ne sont pas de bonne qualité mais malgré cela, la maigreur de l'animal ne fait aucun doute.

Ulysse chez ses propriétaires.

Juillet 2014

 

Avant de continuer les investigations, la DDPP me demande si, en cas de saisie je pourrai répondre présente et comme dans la plupart des cas, la réponse est oui. Difficile bien sûr de laisser la santé de ce poney se dégrader d'avantage !

C'est donc pour le 25 juillet qu'est prévu la saisie et ce matin là je pars de bonne heure avec le van pour aller sortir cet animal d'une situation intolérable. Ce matin là, je me sens fiévreuse et mon mari propose de m'accompagner. La route est longue, tortueuse, il y a beaucoup de touristes et nous sommes arrêtés plusieurs fois dans des bouchons. Je me sens assez mal mais il me faut continuer à conduire car Jean-Claude n'a pas le permis remorque.

Non sans mal, nous arrivons sur place avec un peu de retard et comme prévu, les gendarmes au nombre de trois, nous attendent, ce qui me rassure toujours car les propriétaires des animaux saisis ont souvent un comportement violent. Je ne suis pas surprise en voyant le petit Ulysse, bien sûr il a une énorme ration de foin devant lui et un seau de céréales, pour bien montrer que l'animal est très bien nourri, son paddock est impeccable et, si le poney n'était pas aussi maigre, nous aurions pu nous demander ce que nous venions faire !

Après avoir salué les forces de l'ordre et la famille réunie pour faire face à « la voleuse de chevaux » que je suis, je m'approche vers le poney pour lui passer le licol et là . . . . ce fut un tollé général, chacun criait qu'il n'était pas question que je l'emmène. Je vous passe les détails mais la saisie fut sportive et j'ai remercié le ciel de m'avoir donné l'appui des gendarmes qui n'étaient vraiment pas de trop !

Finalement, sous les vociférations, nous avons pu embarquer le petit père qui ne s'est pas du tout fait prier et s'est jeté sur le bon foin de Crau mis à disposition. Nous sommes repartis sous escorte, il faisait une chaleur étouffante et je sentais que j'allais me trouver mal. Nous nous sommes arrêtés au premier bistrot pour nous rafraîchir et je commençais à claquer des dents sérieusement. J'ai réussi tant bien que mal à arriver à la maison et me suis couchée, j'avais 40° de fièvre !!! (La suite est simple, j'ai fait une bonne septicémie qui m'a tenue 6 jours au lit !)

Enfin, la mission était accomplie et j'en étais satisfaite, Ulysse était en lieu sûr et démarrait une nouvelle vie entouré de copains de son espèce et nourri convenablement. Toutes les analyses ont été faites et aucune maladie en est ressortie à part une verminose avérée ou infestation par les vers.

Ulysse au refuge le 30 juillet, soit 5 jours après son arrivée.

 

 

Ulysse n'était ni identifié, ni pucé, ni vermifugé, à peine nourri et n'était suivi par aucun vétérinaire à part ça, ses propriétaires se disaient irréprochables et aimaient très fort leur animal !

Je pense simplement que nous n'avons pas les mêmes valeurs.

 

Notre petit protégé a vite grossi et il est maintenant rond comme un ballon, comme quoi il suffisait de peu de chose !

Le 12 août, soit moins d'un mois plus tard, Ulysse est transformé !

 

Plainte a été déposée, nous attendons le procès.

A ce jour, Ulysse vit dans un parc avec un abri qu'il partage avec nos gaillards Saphir et Jumper ; ils forment un super trio et notre gentil poney a vite oublié sa vie de solitude.

Ulysse en décembre 2014, rond comme un ballon et heureux de jouer avec ses copains !

 

C'est après toutes ses nouvelles, récentes ou plus anciennes, que nous vous disons à très bientôt !

Et encore une fois un grand merci à tous pour votre fidélité !

 

 

08 mai 2015

Juste pour information !

Non, ce n'est malheureusement pas aujourd'hui que nous allons reprendre la mise à jour car je viens juste de finir l'envoi des reçus et du rapport d'activités 2014. Je suis restée presque 2 semaines, enfermée dans mon bureau pour arriver au bout de « mes grands envois annuels » et c'est pour moi une épreuve considérable ! Je m'aperçois d'un coup, que nous n'avons pas annoncé :

l'Assemblée Générale se tiendra le samedi 23 mai à partir de 14 heures

Seuls nos adhérents auxquels nous avons envoyé les reçus 2014 ont eu leur convocation.

ORDRE DU JOUR
1/ Présentation du rapport moral par la présidente
2/ Présentation du rapport financier par la trésorière
3/ Appel à candidature au conseil d'administration
4/ Vote
5/ Questions diverses


Si le temps le permet, visite de la partie plus éloignée du refuge où de magnifiques enclos ont été aménagés récemment. Possibilité d'y aller en voiture pour ceux qui ne crapahutent pas ou plus, comme moi ! Nous terminerons cette assemblée par le pot de l'amitié. Je rappelle qu'il faut être à jour de ses cotisations. Merci !

Dans un autre registre, je tiens à vous préciser à nouveau que depuis l'an dernier, nous ne sommes plus obligés d'envoyer le justificatif de don aux impôts pour la déduction fiscale. Il suffit de déclarer votre don et de garder le reçu pendant 3 ans en cas de contrôle. C'est pour moi une très bonne chose car je ne suis plus tenue de vous envoyer votre reçu avant la date des impôts et peux de ce fait prendre d'avantage mon temps d'où moins de stress. Je vous demande, aussi, de nous signaler vos changements d'adresses car, cette année encore, plusieurs courriers nous reviennent avec les reçus et c'est bien ennuyeux, surtout pour les adhérents imposables. Je rappelle que vous pouvez déduire de vos impôts 66 % de la somme versée, ce qui n'est pas négligeable !

Ne soyez pas inquiets, je vous promets une mise à jour pour la semaine prochaine, nous allons faire notre possible pour qu'elle soit conséquente, nous avons tant à dire. Je sais que vous comprenez que tout n'est pas facile ici et que nous faisons au mieux. Une fois de plus, vous nous pardonnerez ce retard, j'en suis persuadée !

A très bientôt.

 

19 juin 2015

Après un début d'année très chargé, un mois d'avril cauchemardesque, le joli mois de mai nous apporte soleil, température douce et chaleur presque estivale. La chaleur se confirme en juin, à la limite du supportable ! Notre assemblée générale a eu lieux comme prévu, toujours en comité assez restreint mais un groupe sympathique qui a pu visiter le refuge sur les grandes largeurs et chacun a pu apprécier l'évolution positive de nos installations. Nous avons élu un nouveau trésorier et quelques administrateurs pour une meilleure gestion. J'essaie donc de reprendre un peu les nouvelles sur le site en espérant qu'à un moment donné nous allons pouvoir être complètement à jour, j'ose à peine y croire !

NIRVANA, de retour après 10 ans !

Nous nous étions arrêtés à la fin janvier sans vous avoir encore parlé de NIRVANA, notre grosse boule d'amour ! Vous l'avez compris, Nirvana est un gros cheval ou plutôt un grand double poney croisécheval de trait, d'une très grande gentillesse et d'un physique extrêmement agréable, un genre gros nounours qu'on a envie d'aimer et de câliner. Né au refuge en 2002, il avait été adopté en 2004 alors qu'il était encore poulain. Il vivait une vie de cheval normale avec une propriétaire cavalière et un copain équidé plus âgé. Il avait été débourré et faisait des ballades de week-end sans être exploité outre mesure et il semblait donner satisfaction à ses adoptants. Puis dans le courant janvier, son adoptante m'a appelée pour me dire qu'elle avait perdu son autre cheval et qu'elle ne désirait plus garder Nirvana, qu'il était devenu compliqué, ne voulant plus se laisser attraper et lui prenant la main à tout moment, même en longe. J'avoue être tombée des nues, persuadée qu'elle l'aimait beaucoup et ne comprenant pas trop le pourquoi du comment ! Je lui ai proposé de prendre un autre cheval car notre pauvre chou se sentait probablement très seul mais elle n'a rien voulu entendre et je suis donc partie le 28 janvier avec Mady chercher cet animal indomptable, me demandant tout au long du chemin si nous allions pouvoir le tenir et s'il monterait dans le van.

Lorsque nous sommes arrivées il nous attendait chez l'oncle, attaché à un barreau de fenêtre et je l'ai trouvé bien changé, ne l'ayant pas vu depuis longtemps. En effet c'est un petit colosse qui était devant nous et je me suis dit que s'il refusait de nous suivre et de monter, nous étions fichues au vu du gabarit ! Mais il n'en a rien été, l'oncle l'a pris en main et l'a directement amené au van dans lequel il est monté sans le moindre problème. Mady, qui n'a peur de rien, lui a pris chaque pied qu'elle a posé dans le van, antérieurs puis postérieurs sans le moindre recul. En 5 minutes il était monté et je me suis dit que des enquiquineurs comme lui, j'en voudrais bien tous les jours ! J'ai senti une grande peine dans le regard de l'oncle et dans sa voix, il semblait ému de voir partir ce si gentil cheval dont il s'était occupé pendant pas mal d'années.

Arrivé au refuge, Nirvana se remet de ses émotions, il a prit ses repaires dans un grand parc où il vit en groupe avec 6 congénères, c'est la liberté.

 

Cactus et Bambou, de retour eux aussi !


Pour ne pas perdre la main question retour, il a aussi fallu retourner chercher CACTUS et BAMBOU le 8 février, vous savez, mes fameux ânons-biberons que j'avais laissé partir avec tristesse et regrets, tant je les aimais. Pour tous les deux, j'étais leur maman à part entière et je crois que Bambou en particulier, n'a pas supporté que je le laisse, il a vécu ça comme un abandon et a commencé à être désagréable au moment où je l'ai confié à ses adoptants, appelant au départ du van et tournant la tête de l'autre côté sans vouloir me dire au revoir. Jamais son adoptante, qui était pourtant aimante, n'a pu faire façon de cette tête de mule de Bambou qui avait décidé de ne pas se livrer et attendait probablement mon éventuel retour.

Je ne vous raconte pas la joie des 2 petits à notre arrivée, les retrouvailles ont été émouvantes. Ils n'ont pas arrêté de me faire des sourires, comme je leur avais appris, à la demande, un coup l'un, un coup l'autre, quand ce n'était pas les deux en même temps.

 

Je n'aurai pas du les faire adopter car, lorsqu'ils ont été élevés au biberon, ils sont particulièrement difficiles et même quelquefois capricieux comme les enfants gâtés. J'avais accepté, devant l'insistance de ces gens qui étaient tout à fait charmants mais qui ont présumé de leurs compétences devant l'immense tâche qui les attendaient, c'est à dire « remplacer leur maman » ! Ils ont été très heureux de revenir au refuge et, même si je ne vais pas les voir tous les jours (boulot, boulot!) ils me font des sourires, en coeur, dès que je passe avec la voiture, ils sont vraiment trop mignons ! Si je rentre dans leur parc je suis extrêmement bousculée, c'est presque l'amour vache !

BAMBOU & CACTUS sont très contents d'être rentrés chez eux !

 

Je vous invite à un petit retour en arrière pour lire les belles histoires de ces 2 ânons voués à une fin prématurée à cause de l'incompétence et la négligence de leur propriétaire.

[ L'Histoire de CACTUS & BAMBOU ].

Quant à leurs adoptants, je dois reconnaître qu'ils ont tout fait pour que les ânons soient bien, de belles et confortables structures, une bonne nourriture, et certainement aussi de l'amour, mais rien n'y a fait, ils ont été tellement insupportables qu'ils ont réussi à rentrer au bercail !

Plus jamais ils ne seront à adopter, tant que je serai vivante !

 

Heureuse issue pour une partie du troupeau des gitans de l'Hérault


L'histoire des chevaux des gitans de l'Hérault n'étant toujours pas réglée, nous avions appris que les animaux étaient une fois de plus sortis de leurs enclos et qu'une jument avait été bousculée par un automobiliste. Ce dernier ayant porté plainte l'affaire avait été remise au goût du jour et je n'avais pas hésité à m'en emparer et à saisir à nouveau la DDPP de l'Hérault.

Une voisine de ces chevaux qui participait depuis le début à l'enquête à charge, a été d'une grande aide, elle en avait tellement assez de voir ses animaux dans un total abandon et de les nourrir au quotidien. Une partie d'entre eux avaient disparus sans que l'on puisse à nouveau les localiser. A force de détermination, nous avons fini par avoir gain de cause et la DDPP a ordonné la saisie définitive des animaux, c'est à dire un pur-sang arabe entier et une jument pie que nous avons pensée gestante ! J'ai toujours entendu dire qu'un étalon qui vit avec une jument, ça donne un joli poulain ! ! !

Ces gens là étaient incapables de s'occuper de leurs chevaux alors comment allaient-tils gérer un poulain en plus avec toutes les obligations et charges que ça comporte. Pas besoin de dételer le van qui avait amené Cactus et Bambou, un coup de balai et nous pouvons repartir ! C'est donc le 9 février que nous prenons la route de l'Hérault pour ramener CATHY et OUZDIK. Partie avec Mady le matin, nous sommes rentrées le soir assez tard car ces animaux laissés à l'abandon n'avaient aucune éducation et le chargement a pris un temps certain.

CATHY est gentiment montée dans le van, mais pour OUZDIK ce n'était pas la même histoire !

Le gaillard n'est pas très engageant !!!

 

Nous n'avons pas manqué de faire le détour par la clinique vétérinaire pour y laisser le fier étalon plutôt pénible et avec le coup de pied facile, je le dis toujours, ici nous vivons assez dangereusement !

OUZDIK a la clinique vétérinaire où il va être castrer dès le lendemain.

Il lui manque plusieurs dizaines de kg à ce pauvre cheval !

 

CATHY a le ventre d'une jument gestante, et après la prise de sang je constate que je ne me suis pas trompée et nous attendons un petit arabe pour les semaines qui suivent. Cathy cohabite avec Esmée notre petite puce handicapée d'à peine un an et je pense que le futur poulain pourra d'emblée compter sur une grande soeur aimante, commise d'office !

 

Ouzdik, s'est bien calmé, il nous a fait un peu tourner en bourrique mais ça va mieux, la castration commence à porter ses fruits !

Si son comportement a bien évolué, physiquement Ouzdik reste maigrichon. C'est un cheval anxieux et nerveux, il faudra sans doute du temps avant de le voir bien gras !

 

Les voilà revenus tout deux à une vie plus tranquille, sans souci du lendemain et les effets de la bonne nourriture, des vermifuges et de l'entretien des dents, commencent à se voir ! Ils sont devenus bien beaux, brillants comme des sous neufs et les côtes ont été bien recouvertes, le changement est bien réel, il nous reste à attendre le bébé, ça ne fera qu'un de plus !

 

Ketty et Océane, nous n'avons rien lâché !


Nous vous avions déjà parlé de ces 2 juments Ardennaises et croisée A, la mère et la fille, que nous avions découvertes, Manu et moi, sur la commune du Cailar.

 

Aucune d'entre elles ne manquait de nourriture mais leurs pieds étaient tellement abîmés qu'elles ne pouvaient plus marcher, sinon avec des boiteries absolument insupportables. Leurs sabots, fendus de bas en haut, s'écartaient jusqu'à ressembler aux branches des étoiles de mer, j'avais rarement vu ça ! Aucun soin de maréchalerie n'avait été apporté à ces pauvres filles depuis plusieurs années et vous connaissez l'adage « Pas de pied, pas de cheval !».

Les pieds des deux juments sont dans un état absolument dramatique.

 

Certes il fallait intervenir avant qu'il ne soit trop tard et il a été très difficile de faire pression sur le propriétaire malgré l'aide précieuse de la D.D.P.P. car nous avions en permanence l'épée de Damoclès qui était au dessus de nos têtes et qui s'appelait «l' abattoir » ! Puis, procès verbal a été dressé à l'encontre du proprio mais il n'a pas été inquiété outre mesure. Le plus effrayant était que les filles continuaient à grossir tous les jours et que leur obésité pesait avant tout sur leurs pieds et que les sabots s'aplatissaient chaque jour d'avantage. Entre temps, un maréchal a été déplacé mais il n'a pas pu faire grand chose car les pieds étaient très douloureux et il fallait tranquilliser les filles qui n'avaient aucune habitude du maréchal.

Il a fallu une autre fois remonter au créneau pour que les soins avancent mais rien à faire, on nous proposait l'abattoir, voilà qui était beaucoup plus simple ! Pour finir, les services ont fait un deal avec lui et lui ont troqué les juments contre l'amende de 1000 € qui était en cours. C'est comme ça que, le 17 février, nous allions, Mady et moi, accompagnées d'une inspectrice, chercher nos deux mémères ! Je passerai sur l'accueil qui ne fut pas des plus chaleureux et sur la mauvaise volonté du proprio qui a simplement refusé de nous remettre les papiers. Ceci, n'était pas grave, l'important était de pouvoir améliorer la vie de ces filles qui avaient tant de mal à marcher et dont les pathologies s'aggravaient de jour en jour.

 

L'embarquement se passa au mieux et j'étais heureuse de les voir au refuge.

Elles sont calmes et très sympas bien qu'un peu "bourrines" !

 

Très vite, nous avons commencé le travail de maréchalerie. Ce ne fut pas vraiment simple et j'avoue qu'il a fallu un peu de tranquillisant pour arriver à faire du bon travail, mais, en 2 séances le travail fut satisfaisant.

Les antérieurs de KETTY ont été ferrés et le résultat est impressionnant ! Ses sabots sont encore très fragiles mais nous sommes sur la bonne voie !

 

Malheureusement, certains sabots sont ouverts en deux présentant des fentes jusqu'à la sème et j'avoue être un peu perplexe ! Toutefois l'amélioration est nette, chaque jument marche, trotte et galope et j'imagine que ça leur a changé la vie. Bien sûr, nous avons du poser des fers réparateurs et un suivi minutieux sera nécessaire pendant de longues années. Toutes deux sont de braves juments de trait impressionnantes par leur poids et leur façon un peu bourrines de se déplacer sans faire attention, il faut être vigilant pour deux mais elles sont gentilles et affectueuses !

Nos filles sont toujours aussi belles, et elles sont surtout bien dans leurs baskets !

Elles coulent des jours tranquilles au refuge.

 

Voilà comment la négligence peut mettre en péril la vie d'un cheval dont les pieds ne sont pas entretenus, ce genre de manquement est malheureusement très fréquent chez les ânes que nous retrouvons souvent avec des pieds en babouche, mais heureusement, nos grandes oreilles sont moins lourds et de ce fait les déformations moins graves.

Minkie était en train de mourir à petit feu !


Le samedi 21 février 2015, une amie m'appelle pour me signaler des chevaux. Elle semble affolée, me dit qu'une jument est dans un tel état de maigreur qu'elle va finir par y rester ! Elle tremble, refuse le foin qu'elle lui a donné et se comporte comme un cheval qui n'a plus envie de vivre.

Je viens aussitôt l'assister et je me rends compte immédiatement de l'état de misère physiologique de la jument. Elle est maigre jusqu'à la fonte musculaire et ses yeux sont éteints !

La pauvre jument n'a plus que la peau sur les os...

 

On lui a mis du foin de qualité mais elle ne le mange pas et paraît atone et à bout de force. Elle a un gros poil d'hiver particulièrement épais comme les chevaux affaiblis qui se protègent et, avec la pluie de la nuit et son pelage trempé, elle a du mal à se réchauffer et tremble comme une feuille. C'est une jument de type Frison, c'est à dire des chevaux demi-lourds avec une bonne musculature et une croupe très ronde, mais nous en sommes très loin, la pauvrette a la croupe creuse en forme de pupitre, les hanches, la colonne et les épaules complètement saillante et toutes ses côtes sont apparentes. L'encolure est fine et creuse, il lui manque au moins 250 kilos.

Nous nous tâtons pour la sortir de là mais nous attendons le lendemain car le propriétaire ne répond pas au téléphone. Le dimanche matin, elle était couchée comme si elle était sans vie et nous avons eu très peur. Après avoir réussi à la faire lever, nous prenons l'initiative de téléphoner à son propriétaire pour la rapatrier au refuge. Devant l'urgence, il accepte et nous l'embarquons, mais pas seule car elle est avec un vieux cheval bai brun qui lui, est moins maigre car il passe son temps à s'échapper et à broutiller à droite et à gauche.

C'est Capitaine, un vieux cheval de club qui a été usé et qui tient compagnie à Minkie, je l'ai vu sur les concours hippiques il y a fort longtemps.

 

Il était impossible de le laisser seul craignant qu'il cherche à s'échapper et qu'il ne se blesse. Lui n'est pas aussi maigre mais on lui compte bien les côtes et il a vraiment besoin de se remplumer.

Nous voyageons bien et arrivons au refuge sans encombre.

La jument a été couverte la nuit précédente afin de la protéger un peu de la pluie.

 

Deux box bien garnis les attendent avec du très bon foin de Crau et là, après avoir pris ses repaires, je fais deux injections à la belle, pour la remettre en forme et Minkie s'est mise à manger de très bon coeur, me voilà rassurée. Une jeune palefrenière leur a fait un bon pansage à chacun et ce matin, ils sont resplendissants. Ils mangent tous deux de très bon appétit, on a même commencé à donner un peu de céréales et demain la vétérinaire viendra.

Nous avons été très choquées par l'état d'abandon de cette propriété, non seulement à la vue des chevaux mais aussi par un poulailler où gisaient des cadavres de volailles que nous avons ramassés et mis dans des sacs, un véritable spectacle de désolation. Une chienne de type molossoïde attendait aussi pour manger et boire, c'était elle qui était allée donner l'alerte chez le paysan d'à côté et c'est comme ça que les animaux ont été découverts.

Le propriétaire, venu le dimanche suivant, est plus ou moins dans le déni, il dit ne pas s'absenter longtemps, mais entre ses nombreux départs et ses arrivées, il semble qu'il ne s'occupe guère de la gent animale. Sa maison est luxueuse mais les écuries sont sans toit et à tous les vents, les animaux sont maigres, certains en meurent, c'est une situation insupportable ! Je pense que ce Monsieur n'est pas en mesure de posséder des animaux. Il a de nombreux soucis et, il voyage beaucoup laissant ses animaux se débrouiller, situation inacceptable ! Lorsqu'il est venu, sa jument se collait contre moi et dès qu'il voulait la caresser elle partait au fond du box, c'est normal, un cheval comprend très bien qui lui veut du bien!

Il nous a fallu quelques mois pour redonner des formes à ces magnifiques et grands chevaux. Tous les deux ont été vu par le dentiste qui leur a rapé d'impressionnantes surdents, le maréchale s'est occupé de leurs sabots, et ils ont bien sûr été vermifugés.

Photos du 5 avril, soit environ 1 mois et demi depuis leur arrivée au refuge.

Ci-dessus, Minkie est très en forme ! La belle a déjà bien grossi même s'il lui manque encore quelques rondeurs !

A gauche, le gentil capitaine reprend lui aussi du poil de la bête !

 

Pour finir, nous sommes en plein drame humain et nous allons garder les 2 chevaux qui à ce jour sont devenus magnifiques grâce à tous les soins apportés pour une remise en forme avérée, longue vie à vous les petits vous êtes dans une bonne maison. Les autres animaux ont aussi été secourus.

Début juin, nos deux lascars sont installés dans un magnifique parc arboré et herbeux !

 

Tous les deux sont désormais bien ronds et heureux, la vie est devenue bien plus douce pour eux et cela ne semble pas leur déplaire !!

Ils ont chacun une grosse vingtaine d'année et encore de beaux jours devant eux et avec nous, nous l'espérons !

 

OLIVETTE au bout du voyage.


Nous sommes le 24 février, il est 17 heures et je reçois un appel me signalant un cheval à bout de force sur la route de Seynes, à quelques km du refuge. L'animal est tombé d'épuisement, agenouillé sur la route alors qu'il est attelé à une roulotte, plusieurs automobilistes se sont mobilisés pour lui venir en aide et l'attelage est reparti alors que le cheval est à bout de force. Il faut dire que la côte est très raide et encore bien longue jusqu'au prochain village.

Je ne peux laisser faire ça , il faut que je me rende compte par moi-même de ce qui se passe et je décide de me déplacer en voiture sur les lieux. Sur la route, je situe à peu près l'endroit où est tombé le pauvre cheval et je continue, grimpant une côte très raide mais je ne vois toujours rien et ça m'inquiète car je me demande comment un cheval déjà épuisé pourrait grimper de la sorte avec une lourde roulotte à tirer ! Finalement, tout en haut, j'aperçois l'attelage sur le bord de la route et je découvre une pauvre jument à bout de force, les 2 genoux profondément couronnés, avec des sortes d'escarres sur tout le corps dus au matériel d'attelage.

Ses yeux sont éteints, elle est en nage, blessée et je la sens complètement épuisée, je peux compter ses côtes, elle me paraît en misère physiologique..

 

Sans ménagement j'interpelle le meneur lui demandant de libérer la jument de ses harnais et de la laisser reposer avec breuvage et nourriture. Mais il n'a rien, ni eau, ni nourriture et veut aller plus loin, le ton monte, enfin c'est plutôt moi qui crie car je suis exaspérée par le manque de compétence du meneur qui veut absolument continuer sa route. Il me dit qu'elle s'appelle OLIVETTE et qu'ils ont fait ensemble un périple hors du commun ! Bien sûr je ne lâche rien et redescends chez moi pour solliciter les gendarmes et leur demander de se déplacer pour arrêter le jeux de massacre.

La roulotte est bien trop lourde (environ 900 kg) pour être tractée par un seul cheval.

Qui plus est la pauvre Olivette n'est pas bien grande et surtout beaucoup trop maigre et fatiguée !

A savoir qu'Olivette et son lourd attelage parcourait une trentaine de km par jour !

 

Entre temps, mon amie Pascale m'appelle, je lui explique et elle décide de monter sur place accompagnée d'Annick pour attendre la gendarmerie. Mais rien n'y fera, les gendarmes déplacés sont incompétents, ils n'ont aucune connaissance des chevaux ni de la législation qui encadre les équidés et laisse repartir le meneur sans autre, disant qu'il a le droit de faire ce qu'il veut de sa jument ! Cette dernière est épuisée, elle n'a aucune identification par puce, elle n'a aucune sorte de papier d'identité, en gros, elle appartient à personne !

Entre-temps, j'ai appelé l'inspectrice de la DDPP, lui laissant un message sur son portable, qu'elle verra au plus tard demain matin mais il n'est pas question que j'abandonne, cette jument est en danger, elle n'est plus en mesure d'assumer la route, quand je pense qu'il a prévu d'aller à Lussan demain, tout en haut d'une colline, je sais très bien que la jument n'y arrivera pas. Mais la chance est avec nous et quelques minutes plus tard j'ai la bonne surprise d'avoir la DDPP au téléphone qui me propose de faire une visite à la jument dès le lendemain matin. Inespéré !!! Je suis aux anges, ça me permettra de dormir un peu cette nuit car bien sûr je suis en souci et j'avais vraiment besoin d'être rassurée. Mon opiniâtreté impacte beaucoup sur ma vie personnelle et j'ai du mal à dissocier ma vie de présidente associative et celle de Paula, alors je vis chaque moment critique intensément jusqu'à m'en rendre quelquefois malade !

Le lendemain matin, je suis accompagnée par deux inspecteurs et nous partons à la recherche de la pauvre jument. A mon avis, il sera facile de la trouver car nous ne sommes qu'à un petite dizaine de kilomètres de Lussan et il n'y a qu'une seule route. Nous parcourons donc la route à faible allure jusqu'au village et nous ne trouvons rien. Nous cherchons à l'intérieur du village, interrogeons des passants mais aucune trace de cet attelage maudit, je peste ! Il est presque midi, et bien sûr mes 2 inspecteurs m'annoncent qu'ils regrettent bien mais qu'ils ont des rendez-vous l'après-midi et doivent interrompre leurs recherches. Je suis vraiment désespérée et d'un seul coup j'ai une lumière ; Eurêka, sur la route que nous avons parcourue dans tous les sens, il y a une ferme auberge et mon petit doigt me dit qu'il faut absolument y faire une halte, j'ai comme un pressentiment et je m'y accroche. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous empruntons le chemin conduisant à la ferme et, bingo, j'aperçois la roulotte sur une butte.

Dieu soit loué, dans la foulée j'aperçois Olivette qui ne lève pas le nez du sol, à priori elle broute passionnément le petit carré d'herbe où elle se trouve. Nous nous dirigeons tous trois vers la jument et j'avoue que le fait de la voir sans son harnais et les brancards me choque encore d'avantage, elle est très maigre ! Ses plaies sont très visibles et suintantes, son dos est décharné, ses côtes bien apparentes, de ses genoux s'écoule déjà du pus. Nos inspecteurs la déclarent en misère physiologique et déjà je sais qu'un placement d'urgence suivra dès que l'arrêté préfectoral sera pris, tout cela va très vite et, dès le soir, Olivette dormira au refuge, avec un repas consistant et des soins qui seront les premiers d'une grande série.

Olivette arrive au refuge où elle va pouvoir profiter de soins et de repos bien mérité !

 

Pendant 3 mois nous soignerons sans relâche ses multiples escarres qui étaient très infectés sous les croûtes et aussi ses genoux profondément blessés.

Les genoux d'Olivette sont très abimés, les plaies sont profondes et on commence à voir du pus sortir.

Elles a de multiples escarres ainsi que des marques de brûlures à tous les endroits au niveau du ventre, des cuisses, des hanche et des épaules (chaque zone de contact avec un équipement d'attelage qui n'est pas approprié)

 

Le dentiste aura raison des vilaines surdents qui blessaient sa bouche et le maréchal s'est demandé comment la pauvre petite jument avait fait pour faire autant de route (près de 1 000 km) avec une ferrure « artisanale » aussi peu adaptée.

 

Après que tout soit rentré dans l'ordre, il reste à Olivette à prendre du bon temps et à se délecter d'une alimentation riche et conséquente pour retrouver, la forme mais aussi les formes d'une vraie jument de trait et cette joie de vivre qui lui va si bien.

Sous l'épais poil d'hiverd'Olivette, on distingue très nettement sa colonne vertébrale et ses côtés très saillainte. Il lui manque plusieurs dizaines de kg ; la pauvre n'est vraiment pas en état de tirer un attelage !

 

Nous espérons ne pas devoir la rendre, ce serait un véritable crève-coeur, pour nous, certes, mais surtout pour elle qui a retrouvé la santé. Le meneur n'était pas une brute épaisse mais un rêveur sur un nuage qui pense qu'il aimait beaucoup Olivette et qu'il était persuadé qu'elle allait très bien, tellement heureuse de faire la route avec lui et de partager des bons moments avec les personnes rencontrées ! C'est exactement ça.

A ce jour, Olivette est devenue magnifique !

Elle est bien regrossi, ses plaies sont quasiment toutes cicatrisées et elle semble bien apprécier sa vie calme et tranquille au refuge.

 

Par une nuit de pleine lune...


Le 4 mars, ô merveille, nous découvrons au matin une petite pouliche noire comme un cachou ! On se doutait bien que Kénya allait nous la pondre un jour car ces derniers temps elle était énorme et ce ne fut qu'une moitié de surprise. C'est une jument de race camargue et, comme nous le savons tous (ou non!) les bébés naissent très noirs alors qu'ils sont gris clair presque blancs lorsqu'ils sont adultes, d'où notre petit « cachou » né ce jour !

 

Kénya avait été saisie en juillet 2014 avec d'autres congénères chez un tenancier de « balades à cheval » notoirement connu pour de nombreuses maltraitances et privation de nourriture à son cheptel. Et comme nous voyons souvent, ces gens là, déjà incapables de nourrir leurs animaux, font saillir régulièrement chaque jument qui rentre chez eux. Paradoxal, n'est-ce-pas ?

Malgré sa maigreur et grâce aux bons soins, Kénya a vite pris des rondeurs, c'est habituel chez nous, les animaux qui rentrent très maigre changent à vue d'oeil ! Mais cette fois ça commençait à ressembler d'avantage à une gestation qu'à de l'embonpoint et du coup nous avons fait faire une prise de sang qui a confirmé nos suspicions ! Donc, ce petit bout est né par une nuit de pleine lune, et, étant donné que cette année est celle des F , il m'a semblé que Fleur de Lune était tout à fait le prénom qui lui fallait.

Pour Fleur de Lune, la vie consiste à téter le bon lait de maman, faire la sieste au soleil ou encore jouer avec Tatie-Djaline, la jument super sympa qui partage le parc de maman !

 

Nous notions ce jour là qu'elle était le 205 ème équidés vivant sur le refuge et nous nous sommes dit que ça commençait à faire vraiment beaucoup ! Bienvenue à toi petite Fleur de Lune, tu as eu la chance de naître dans une bonne maison. La mère et l'enfant se portent bien, la petite Fleur semble avoir déjà du caractère, nous ne manquerons pas de vous tenir au courant !

Fleur de Lune a maintenant 3 mois et demi. Elle est manipulée tous les jours ; elle nous a donné un peu de fil à retordre car c'est une petite furie mais elle est extrêmement attachante !

 

 

Retour à l'an 2014


Comme j'en avais convenu avec vous, il était question de faire un petit retour en arrière à chaque mise à jour pour arriver au final à combler notre énorme retard sans occulter quelque info que ce soit de la fin d'année 2014. Si mes souvenirs sont exacts, nous en étions restés au mois d'août et c'est vrai qu'il s'est passé encore beaucoup d'événements marquants.

En effet, le 8 août nous procédions à une saisie peu ordinaire avec les inspecteurs de la D.D.P.P et les gendarmes dans une localité voisine chez le personnage dont je vous parlais tout à l'heure, chez qui nous avions déjà saisi Kénya en juillet, la maman de Fleur de Lune. Ce fut une véritable épopée et malgré les problème causés par le propriétaire mis en cause, nous sommes rentrés avec 4 chevaux en misère physiologique dans un état de cachexie avérée plus un poulain dont la mère a du être euthanasiée sur place tant elle était faible et dénutrie, dans l'impossibilité de monter dans le van. Je reste discrète sur cette affaire et ne divulguerai les photos que plus tard car elle fait l'objet d'une instruction judiciaire et je ne voudrai en aucun cas que trop d'information puisse nuire à l'enquête en cours.

Vous imaginez bien que j'ai déposé plainte me constituant partie civile. Malheureusement beaucoup de chevaux en mauvais état sont restés sur place et c'est bien sûr très attristant. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la suite.

Pour vous rassurer je peux vous dire que chaque cheval a été remis en état merveilleusement malgré les pathologies graves rencontrées, ainsi que le petit poulain orphelin âgé d'à peine 3 mois pour lequel nous étions très inquiets de par le brutal sevrage bien prématuré. Il est devenu magnifique, nous l'avons vu profiter jour après jour. J'ai hâte de vous montrer les photos !

Et puis le 26 août, ce fut le chaos total, le choc auquel je ne m'attendais pas, Gentil-Prince est mort subitement d'une crise cardiaque alors qu'il semblait, quelques minutes avant, en pleine forme. A sa naissance, Gentil-Prince était déjà condamné par les vétérinaires car atteint d'une polyarthrite il n'aurait jamais du marcher. J'ai pu le sauver à force de détermination et nous l'avons gardé pendant 22 ans. Tous les vétérinaires en sont très surpris, aucun d'entre eux n'aurai imaginé pour lui une si longue vie ! C'est vrai mais pour moi, c'était vraiment trop court, j'aurai voulu le garder toujours !

Laissez-moi vous rappeler son histoire, les yeux encore pleins de larmes presqu'un an après. En Avril 1994, sa mère, BELLE, était en mauvais état, une infection, plus ou moins généralisée, s'écoulait par un abcès à l'encolure. Bien qu'elle fasse l'objet de soins journaliers intenses, elle maigrissait et me donnait beaucoup d'inquiétude. Malgré une certaine maigreur, elle gardait un ventre anormalement gros. Un matin d'Avril, je découvrais dans le box de Belle, un poulain gisant sur la litière, dans une mare de pus. Sa maman, l'air fatigué, le léchait, il était immobile, comme mort, encore dans la poche. Belle était donc gestante et personne ne s'en était aperçu car lors de son achat, le propriétaire ne m'avait rien signalé et la mise bas s'était faite prématurément au dire du vétérinaire qui, très pessimiste, m'assura que le poulain ne pourrait pas vivre, quoi que l'on fasse. Chaque articulation des quatre membres et des hanches était purulente. Diagnostic : polyarthrite généralisée de toutes les articulations des hanches et des membres. Il devait être euthanasié sur l'heure, sans espoir de le voir marcher un jour. J'ai voulu garder Gentil Prince malgré tout. Nous avons passé deux mois épouvantables où notre bébé était veillé jour et nuit sans une minute de répit.

Alors que pour la plupart des poulains, se mettre debout et y rester n'est l'affaire que de quelques dizaines de minutes après la naissance.

A deux mois, Gentil-Prince ne tenait que quelques minutes debout, seul.

Levé chaque quart d'heure pour téter sa maman puis recouché par nos soins, nous devions le surveiller sans cesse pour que sa mère ne lui marche pas dessus. Deux à trois heures de pansements ont été nécessaires quotidiennement pendant plus de deux mois. J'ai assumé à moi seule 5 jours et 5 nuit par semaine !

A deux mois et demi, Gentil Prince marchait tout seul. A trois mois, il était dehors, trottait et galopait à côté de sa mère.

 

En février 1995, il a eu dix mois, a été sevré et s'est conduit comme tous les poulains de son âge. Il est particulièrement grand et fort, signe de la race de Selle Français dont il fait partie. Ses cartilages se sont tous régénérés et Gentil Prince se déplace sans aucune boiterie. Le chirurgien équin parle de miracle. Le secret de cette réussite : beaucoup de patience, pas mal d'argent et énormément d'amour ! Notre bébé était sauvé !!! Certes les vétérinaires m'ont avertie que son coeur serait fragile et qu'il risquait de ne pas dépasser les dix années de vie. Il est devenu un beau gaillard d'un mètre 83 au garrot, gentil et câlin, qui, au moindre sifflet, arrive en galopant et vient poser sa tête sur mon épaule. Il reste tout de même très fragile et sous haute surveillance, très sujet aux abcès des pieds et des glomes. Le vétérinaire l'appelait le miraculé et moi,….. la Sainte Vierge !

 

Puis le temps a passé, Gentil-Prince n'a cessé d'être le plus adorable des chevaux, mais un matin, alors que notre amie Jean-Pierre réparait les clôtures de son parc, notre géant est tombé d'un seul coup, il avait cessé de vivre ! Son coeur avait lâché et j'étais désespérée, nous étions tous sous le choc, notre colosse au grand coeur venait de nous quitter, le 26 août 2014 et c'était pour le moins inattendu. Bien sûr, sa mort est celle que l'on voudrait pour chacun, subite, sans souffrance mais c'est toujours trop tôt et ici, personne n'y était préparé. Il nous laisse un énorme vide, il était le plus doux, le plus tendre, le plus affectueux et le plus facile à vivre de tout notre cheptel. Chaque jour, en passant devant son parc, mon regard va toujours dans la même direction malgré son absence, il faudra du temps pour tourner la page mais je remercie le ciel de me l'avoir gardé jusqu'à 22 ans, jamais il n'aurai du vivre aussi longtemps, ma vétérinaire me l'a encore confirmé.

 

Adieu mon bel ange, comme tu vas nous manquer encore longtemps !

 

Conclusion

C'est sur cette note triste que je termine ma mise à jour qui, bien qu'inachevée est tout de même conséquente.
Le refuge est bien rempli, vous pourrez mieux en juger dès que nous aurons fini la prochaine mise à jour par laquelle vous ferez connaissance avec les petits nouveaux.

La plupart d'entre vous a reçu le rapport d'activités de l'année 2014 avec le reçu fiscal. Si toutefois vous ne l'aviez pas, n'hésitez pas à me le réclamer. Pensez aussi à faire vos changements d'adresse, plus d'une dizaine de courriers nous sont revenus et c'est une grande perte de temps de devoir faire des recherches, pour certains, nous n'avons jamais trouver et nous perdons tout contact, dommage !

Nous sommes à la belle saison et nous apprécions le soleil et la chaleur. Nous avons eu quelques orages mais rien de grave, juste de quoi rafraîchir  l'atmosphère, arroser le jardin et nous ressourcer un peu.
Décidément, je crois que nous ne sommes pas faits pour les grands froids et les animaux non plus ! Notre arthrose commune est drôlement plus discrète ces derniers mois et nous ne nous en plaignons pas, les vieux chevaux et moi !

Une fois de plus vous pouvez vous rendre compte du travail accompli, des équidés sauvés et de ceux qui reviennent et pour lesquels nous répondons toujours présents.

Nous voilà bientôt en été, vous allez probablement partir en vacances mais ne nous oubliez pas, nous vivons actuellement au jour le jour et ce n'est pas vraiment rassurant. Si vous n'avez pas réglé  votre cotisation, mettez-vous à jour en pensant à toutes ces bouches à nourrir et au sang d'encre que je me fais quand les caisses sont vides.
Merci à vous qui êtes toujours là pour nous, j'apprécie vraiment.

 

 

21 décembre 2015

Enfin de retour !

Je m'adresse à vous dans un moment particulier où notre pays a subi les pires blessures et j'en profite pour dire toute notre compassion à ces familles qui ont perdu un des leurs et certains de nos adhérents en font peut-être partie. La tristesse et quelquefois la colère ont envahi la France et moi-même je suis très en colère de savoir que nous sommes chaque jour, à la merci de quelques illuminés qui viennent faire basculer nos vies, sans état d'âme.

Difficile de revenir, sans transition, à notre site, abandonné depuis plusieurs mois sans aucune mise à jour, et je pense que vous me pardonnerez car vous savez aussi que nous avons des priorités et qu'il m'arrive aussi d'avoir un moral tellement bas, que je suis dans l'impossibilité de mettre un mot derrière l'autre.
Vous trouverez certainement curieux de consulter les nouvelles d'avril en plein mois de décembre !
Certes je vais me trouver des excuses et c'est vrai que l'été 2015 n'a ressemblé à aucun des précédents et que nous n'avons pas chômé du tout.
Il faut savoir que du 1er juillet au 31 août, nous avons saisi 40 chevaux et poneys et ceci en plusieurs fois et que les animaux que nous avons rentrés, étaient pour la plupart, dans des états pitoyables !
Il faut dire aussi que le cheptel est monté à ce jour à 240 chevaux et que la gestion d'un tel troupeau demande un certain nombre d'heures de travail, aussi bien dehors qu'au bureau.

Étant donné le retard, il ne va pas être facile de reprendre là où je vous avais quittés et pourtant je n'ai pas très envie de bâcler ou de survoler car toutes nos actions ont de l'importance, je me lance dans un exercice plutôt difficile !
Je vous avais lâchement abandonnés en juin 2015 après vous avoir conté plusieurs histoires mal commencées qui se sont bien terminées au refuge, nous sommes là pour ça ! Mais en fait c'est en mars qu'il faut revenir, après la naissance de Fleur de Lune, chère petite qui a bien grandi et se porte comme un charme. C'est donc avec Fanny que nous allons commencer.

Fanny, petite camarguaise fugueuse

Début mars, je suis appelée par les gendarmes de La Calmette, à une quinzaine de km du refuge, qui sont un peu embarrassés par les divagations successives d'une petite jument de type camargue extrêmement maigre, dont le propriétaire ne fait pas façon. Je leur ai répondu qu'ils n'hésitent pas à m'appeler si elle sortait à nouveau, nous aurions de ce fait une bonne excuse pour appeler le propriétaire.
Dès le lendemain, c'était un dimanche, la fugueuse était dehors et j'ai rejoint les gendarmes sur les lieux, dans la foulée.
En effet, j'ai découvert un genre de squelette ambulant comme nous ne les connaissons que trop bien, avec une sorte de prise de longe blessante au postérieur et des yeux agards dénotant un état de stress évident.

Fanny présente des traces de brûlures dûes au frottement au niveau du passage du licol, signe que ça doit faire très longtemps qu'elle le porte, ce licol !

 

Elle semblait affamée, même assoiffée, et en jetant un coup d’œil sur ce qui lui servait de parc, je m'aperçois qu'il n'y avait aucune trace de nourriture ni de boisson ; le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle était peu ou pas soignée, quant aux clôtures, elles étaient misérables et dangereuses, d'où la blessure de la jument. La pauvre petite avait quelques raisons de s'échapper et nous ne pouvons l'en blâmer !

Très maigre, abattue et blessée, Fanny est dans un bien triste état...


J'apprends aussi qu'un cheval entier est mort l'année d'avant, sur ce même parc, lui aussi très amaigri et je commence à comprendre.
La jeune gendarme appelle donc le propriétaire qui est arrivé sur les lieux sans tarder.
Bien sûr, il vocifère, il est victime de vol de foin, dès qu'il donne à manger quelqu'un vient lui voler le foin et tout le monde lui en veut par jalousie.
Le dialogue était difficile, il était dans un déni total et je ne pouvais que proposer d'amener la jument au refuge pour la soigner, sinon j'étais obligée de déposer une plainte pour mauvais traitement et privation de nourriture et  je ne lâcherai pas l'affaire. Je lui explique qu'elle a besoin de soins, de vermifuge, de voir le dentiste et d'une bonne nourriture.
Après avoir refusé mon offre, il me rappelle l'après-midi, me disant qu'il avait réfléchi et qu'il était prêt à céder cet animal au refuge.

Aussitôt dit, aussitôt fait et Fanny a intégré nos structures dans la foulé, dans un véritable état de misère physiologique, le dimanche 8 mars.

Elle profite du confort d'un box et surtout le plaisir de découvrir un ratelier remplit de bon foin de Crau, qu'elle dévore avec appétit !



Après un check-up complet et tous les soins appropriés, la belle a profité à vue d’œil et il n'a fallu que quelques semaines pour qu'elle reprenne des formes et la forme !

 

L'herbe grasse du printemps a vite fait de redonner de belles formes à notre gentille jument !


Elle est toujours avec nous, un peu âgée (elle aurait une quinzaine d'année) pour être adoptée et aussi un peu trop craintive. Elle n'a à ce jour plus rien à craindre de la vie, je crois qu'elle est bien heureuse avec ses copines, longue vie à toi Fanny.

Nous avons d'abord cru que Fanny puisse être gestante tant elle avait grossi ! (son propriétaire nous avait confié l'avoir mise "sous l'étalon" l'année dernière). Mais suite à une prise de sang, nous avons compris que Fanny était juste... très dodue !! Nous avons même du la mettre un peu au régime car l'obésité n'est jamais bonne, ni pour l'homme ni pour les animaux. A ce jour, elle a un peu perdu son gros ventre mais reste très gourmande et elle est en excellente forme !


S'il n'y avait pas de maltraitance physique, on peut considérer que l'état d'abandon était avéré et Fanny n'aurait pas pu vivre longtemps de cette façon !

 

MICHIGAN nous quitte pour une nouvelle famille !

Le 14 mars, Michigan monte dans le van, pour lui c'est le départ pour l'inconnu, pour nous, c'est la chance d'avoir trouver une vraie famille où, je l'espère, il sera chouchouté comme il le mérite.
Vous savez (ou pas!) combien j'appréhende les adoptions étant donné les déceptions que nous essuyons une fois sur trois, mon appréhension dépasse de loin mon espérance de réussite et je suis toujours un peu stressée de les voir partir.
Michigan, c'est un grand double poney à la robe pie, très agréable à regarder, qui avait déjà été adopté il y a de nombreuses années et qui nous est revenu avec 150 kilos de moins avec son copain Hélios, lui aussi très maigre, encore beaucoup plus que Mitch, on peut dire squelettique, vous comprenez donc mes craintes !

Michigan et son copain Hélios, au retour de leur adoption...

Imaginez notre colère et notre déception...

 

Dans le cas présent, dès notre arrivée, j'avoue que j'ai apprécié le vaste terrain bien vert, qui désormais, sera son domaine, ainsi que la petite écurie en pierre où il pourra s'abriter aussi bien de la pluie que de la chaleur. Au niveau des structures c'est plus que correct.

Les deux ânes qui lui tiendront compagnie sont très mignon mais le mâle est entier et, comme toujours, un peu turbulent, mordeur et protecteur de sa femelle ce qui risque de compliquer la bonne entente avec notre Mitch.

 

Mais pour l'instant, ils sont séparés et le propriétaire me promet que l'âne serait castré très prochainement et je peux déjà dire que la promesse a été honorée et c'est bien comme ça, c'est une façon d'éviter les accidents et de leurs rendre la vie plus facile. Merci.

Notre brave garçon découvre sereinement son nouvel environnement, qui semble bien lui plaire ! Un immense terrain au milieu des vignes, un bel abri en pierre.

Sa nouvelle maison nous semble idéale !

 

Cette famille me paraît très bien, un chien nous a accueilli avec beaucoup de signes affectueux, il parait être au mieux avec ses humains. Toute la famille est venue pour accueillir et voir leur nouveau membre, c'est à dire notre très beau Michigan !

A priori, tout devrait bien se passer et la distance qui nous sépare n'est que d'une quinzaine de kilomètres  ce qui nous permet de faire une petite visite dans le cas où nous n'aurions pas de nouvelle !

Nous souhaitons à notre Michigan beaucoup de bonheur en famille et une longue vie dans ses vertes prairies.

ARI, enfin au refuge !

Quelle longue histoire que celle des chevaux de Madame X, c'est comme cela que je la nommerai !
En effet, depuis de nombreuses années il faut se battre contre cette femme qui pense être au dessus des lois, qui croit aussi avoir la science infuse et qui se dit éleveuse de chevaux « diplômée » !
Alors, elle maintient, tant bien que mal et surtout très mal, un petit élevage de double-poneys, sans argent (sinon une petite retraite), sans aucun terrain en propriété, déplaçant à tous moments ces pauvres animaux dont la vie n'est pas tous les jours rose.
Qui dit élevage, dit reproduction et c'est ainsi que chaque année ses juments sont saillies par ses propres étalons et tout va à volo sur des terrains plus ou moins prêtés ou loués mais toujours dans des conditions laissant pour le moins à désirer avec un minimum de nourriture, une boue profonde en hiver et des problèmes en tout genre dont ARI a fait les frais il y a quelques année en se luxant gravement une hanche.

Voilà la vie des chevaux de Mme X ! Sur la première photo, c'est Ari, qui est resté enfermé dans ce box pendant des mois car, entier, il était fugueur et agressif avec les autres chevaux.

Le poney gris est également entier, et la ponette noire est saillie chaque année pour mettre au monde un poulain qui ne survit pas toujours !

A noter la boue grasse et très profonde dans laquelle vivent ses malheureux ! Quelle vie !


Quant aux soins, il y en a très peu et quelquefois, ça tourne mal, jusqu'à la mort des poulains, comme le pauvre Energy que nous avons gardé 3 mois chez nous, arrivé en septembre 2014, mais j'étais à cette époque si débordée que je n'avais eu le temps de vous relater l'affaire, aussi nous l'ajouterons à cette mise à jour, de façon à ce que vous compreniez mieux l'histoire d'ARI, qui elle, c'est bien terminée puisqu'il est chez nous et profite de tous les bons soins du refuge.
C'est donc le 26 mars 2015 que nous sommes allées le chercher, Mady et moi, dans son écurie de misère où il était carrément incarcéré pratiquement sans sortir et menacé chaque jour par le propriétaire de lieux, d'aller le relâcher sur la route pour s'en débarrasser ! Il l'avait d'ailleurs déjà fait à plusieurs reprises et le danger devenait chaque jour plus imminent.

A part une blessure aux naseaux et une pelade due aux poux, il n'était pas maigre mais présentait un énorme ventre rempli de vers.


Étant entier, l'animal était un peu fugueur et sa propriétaire n'en faisait plus façon, elle avait trouvé la dernière solution, celle de l'enfermer, mais elle était mise en demeure de l'enlever et ton montait un peu plus chaque jour, jusquà ce que je propose de le prendre chez nous.
Ce fut bien sûr pour lui une délivrance, il allait enfin pouvoir vivre en liberté, après avoir été castré, bien entendu. Ce fut fait dans la foulée après un bon épouillage et une vermifugation en règle.

Voici ARI après 15 jours au refuge.

Castré, traité contre les poux, vermifugé et bien nourri, le gaillard n'est plus le même !

 

Les premières semaines, ARI nous a posé quelques soucis de comportement, du fait de son tempérament d'étalon un peu chaud, mais surtout car, depuis le début de sa vie, il a eu l'habitude de faire uniquement ce qu'il voulait, il n'avait jamais été vraiment manipulé (la maréchalerie nous a demandé un vrai travail de patience!) et à la moindre contrainte, il se braquait. Mais très vite, à force de douceur, de patience et de travail, il a compris que nous ne lui voulions aucun mal, il a radicalement changé et se révèle aujourd'hui comme étant très proche de l'homme, intelligent, câlin et joueur. Un Amour !

Depuis il vit avec ses congénères en toute sociabilité et il est devenu un adorable poney très câlin et très reconnaissant. Il peut piquer de bons galops en liberté dans 3 hectares avec de bons copains de jeux, après tout, il n'est qu'un jeune cheval de 5 ans, taquin et plein de vie !

Notre Ari est devenu magnifique ! Il vit actuellement au sein d'un groupe de 7 hongres dans un parc de 3 hectares. Très sociable, il est particulière proche de Bamby, notre beau Camargue de 4 ans. Tous les deux sont inséparables !


Pour lui, l'histoire a bien fini mais malheureusement, son ancienne propriétaire détient encore deux juments qui passent leur temps à pouliner, rarement dans de bonnes conditions.
J'ai déposé plainte mais cette dernière fait partie du lot impressionnant de plaintes en attente au tribunal.
Je ne manquerai pas de vous faire part de la suite.

Nous l'avions appelé Energy . . .

. . . probablement pour conjurer le sort ! Mais on aurait du l'appeler Ephémère . . .
Ce petit être squelettique a été découvert par les gendarmes abandonné au milieu d'un pré, sans aucun soin ni un regard de sa propriétaire, nous sommes le 1er septembre 2014, le poulain a à peine 5 mois et il est très mal en point.
Les gendarmes appellent notre vétérinaire, ils sont émus par la découverte de ce petit animal incapable de se lever, les yeux complètement collés et voilés (il voit peu!), la colonne saillante et arquée, le poulain a besoin impérativement de soins et le Docteur Magnan le met en perfusion immédiatement. Il est près de 20 heures et nous venons de nous mettre à table et je suis bien sûr sollicitée par les gendarmes pour venir le chercher avec le van. J’emmène Camille avec moi, je sais que dans ce genre de cas elle est toujours disponible et d'une grande aide...
Après un embarquement délicat, nous arrivons très vite au refuge et installons le petit rescapé bien confortablement dans un box sur un très épais tapis de copeaux dépoussiérés. Il est complètement épuisé car il a du, tant bien que mal, aller jusqu'au van, soutenu par 4 personnes.
Son corps étant habitué à la position couchée, il avait du mal à soutenir sa tête et son petit cou décharné n'avait pas la moindre force.
J'ai tout de suite voulu le biberonner avec du lait de jument reconstitué mais il a refusé à plusieurs reprises. Il survivait depuis plusieurs mois en grignotant des brins d'herbe dans un environnement hostile, souvent en plein soleil ou sous la pluie battante car l'été 2014 a été bien plus arrosé que d'habitude, je crois pouvoir dire qu'il pourrissait sur place.

J'ai eu plaisir ensuite à le voir dévorer avec appétit des céréales « spécial poulain » avec de petits granulés lactés, convenant tout à fait à son profil de bébé dénutri.

Il a mangé avec vigueur et plaisir et il a fallu le rationner car ses yeux étaient plus gros que son petit estomac fragile !

Il a aussi mangé du bon foin de la Crau qu'il triait par brindille car ses dents étaient devenues friables par les carences, elles partaient par petit fragments.

 

Quand on voit de telles dents, on imagine un vieux cheval de 35 ans, usé par les années !

Et non un poulain de 6 mois au début de son existence ! C'est dramatique...


Toute l'équipe l'a bien accueilli et entouré en espérant pouvoir lui redonner une forme de poulain normal et heureux de vivre.
Pour ma part j'ai passé une bonne partie de la nuit avec lui d'autant plus que ce même jour, notre vieux Djano était en colique et que je devais aussi le surveiller.
J'ai pu le faire boire régulièrement et aussi le tenir propre car il ne se levait pas et mon dos fatigué n'était pas en mesure de le porter. Il a donc passé une bonne nuit, moi . . . un peu moins mais j'étais heureuse de lui tenir compagnie et de lui montrer qu'il n'était plus abandonné. J'ai enlevé dans la nuit des morceaux de saletés, de terre, de brins, dans ses naseaux qui étaient presque bouchés et aussi dans ses oreilles.
Dès le lendemain matin les garçons l'ont porté, jusqu’à ce qu'il tienne debout, ses postérieurs étaient vraiment tordus, ses jarrets s'entrechoquaient et les boulets touchaient presque le sol.

Notre petit bonhomme à son premier jour au refuge.

Avec notre aide, il a pu se mettre sur ses jambes si fragiles...

 

Les antérieurs étaient plus droits mais douloureux à la pose et j'ai bien compris tout de suite que ça risquait d'être compliqué ! Il avait aussi un abcès dans un antérieur très infecté et profond que nous avons du soigné chaque jour. Très vite on s'est aperçu qu'il était couvert de poux, il se grattait comme un fou et s'arrachait les poils.

Voilà notre petit bonhomme après son deuxième traitements contre les poux.

Nous devions y aller à tatons, en plusieurs jours, en sous-dosant le produit car sa peau si abimée aurait été brûlée par le traitement "normal".


Son petit corps n'avait que la peau sur des os déformés, les côtes, les épaules tout était saillant et son encolure était si mince que j'ai du faire toutes les piqûres dans ses fesses qui n'étaient pas beaucoup plus épaisses. Pas un seul brin de muscle n'étoffait ce petit être, seuls les tendons tenaient son fragile squelette. Il avait de multiples petites plaies et aussi des escarres aux endroits d'appui.

Son corps n'est que plaies infectées, escarres, et blessures en tout genre...


Il faisait peur et surtout, il m'inquiétait, comment a-t-il pu en arriver là ?

Que s'est-il passé vraiment ? On dit qu'il s'est d'abord blessé à un pied, que le sabot aurait été très endommagé et qu'aucun soin ne lui aurait été prodigué ! A partir de ce jour, le pauvre bébé n'a pu se relever et sa maman, dominante du troupeau, le voyant par terre l'a peu à peu abandonné car il n'avait aucune possibilité de téter. Pour les néophytes, il faut savoir que c'est une réaction normale dans la nature, une chienne se couche pour alimenter ses chiots mais chez les chevaux, se sont les poulains qui se mettent debout pour téter.
Alors j'ai du mal à comprendre cette femme qui se dit éleveuse et qui n'a jamais eu un seul sou d’empathie pour ce petit animal qu'elle a voulu et qu'elle a fait naître, jamais un regard sur lui qui mourrait à petit feu! Quand on lui a demandé comment il s'appelait, elle a répondu : «  Je ne lui ai pas donné de nom car il allait crever » ! Je ne ferai pas de commentaire, je suis trop en colère.

Puis les jours ont passés, Energy avait vraiment bon appétit et il prenait des kilos chaque semaine, il restait un peu plus longtemps debout et nous nous sommes pris à espérer.
Toutefois, je trouvais que ses membres évoluaient peu et que, bien que le ventre soit tout rond, pas un semblant de muscle n'apparaissait malgré un petit exercice quotidien.

Notre bonhomme a de l'appétit, la rage de vivre malgré tout...


Le petit ne fonctionnait qu'avec des anti-inflammatoires puissants qui d'un autre côté lui abîmaient les reins et l'estomac tout en le mettant en diarrhée !
Des que l'on baissait les anti-inflammatoires, il lâchait prise et ne se levait plus. Je continuais à me lever chaque nuit pour le tenir propre, l'abreuver et le faire un peu marcher, au moins jusqu'à sa mangeoire, histoire de le motiver. La journée il était bien entouré par toute l'équipe et particulièrement Magalie qui s'est beaucoup investie et aussi Virginie qui est restée pendant une semaine de bénévolat.

Sous notre surveillance, Energy sortait plusieurs fois par jour mais il ne tenait que quelques minutes sur ses jambes.

Ce qu'il préférait, c'était se coucher au soleil et grignoter quelques brins d'herbe ! Nos chiens lui tenaient souvent compagnie !

 

Tous les trois jours nous lavions toutes les parties souillées comme son ventre, ses cuisses et ses jambes, il fallait aussi nettoyer ses yeux qui coulaient anormalement.
Toute une panoplie de pharmacie vétérinaire était à disposition, notre amour, notre détermination mais nous arrivions trop tard et les radios prises le 24 par notre vétérinaire ne nous ont plus laissé d'espoir.
Energy souffrait d'ostéomyélite, ses os se nécrosaient et se dégradaient lentement, une bactérie avait du se glisser dans son pied blessé et faire son sale boulot.

Ses postérieurs sont très douloureux et ne le portent plus du tout.

Chaque seconde passée debout est pour lui une souffrance...


Energy allait mourir rongé par la septicémie et nous ne pouvions plus rien sinon abréger ses souffrances, ce que nous avons fait le samedi 25 octobre.

Il aura passé près de 2 mois avec nous pendant lesquels il nous a fallu faire preuve d'une certaine résilience, nous avons tout fait pour le sauver mais la négligence et l'indifférence de sa propriétaire l'avait déjà condamné.

Certains y verront de l'acharnement thérapeuthique, nous nous y voyions de l'espoir. Au refuge, nous sommes habitués aux miracles ; au cours des années, des équidés que tout condamnait ont été sauvés in extremis et coulent encore de jours heureux dans nos parcs. Nous aurions tout donné pour qu'Energy soit lui aussi notre Miracle...

Je ne t'aurai jamais vu trotter, ni galoper pourtant ça faisait partie des choses que j'espérais, ton court passage au refuge nous aura marqué, aucun petit être innocent ne mérite tant de souffrances.
Va, mon petit ange, sur l'autre rive où tout n'est que plénitude et sérénité, nous ne t'oublierons pas.

JUMPY ou la joie de vivre !


Petit Jumpy est un très joli bouledogue américain qui n'a pas été très chanceux au début de sa vie. Acheté dans un élevage ( parce qu'on en avait envie ! ) par une famille avec enfants et payé en plusieurs fois, ça ne laissait pas présager que du très bon et bien vite, ce beau bébé plein de vie a commencé à faire des dégâts et surtout à aboyer dès que ses maîtres partaient travailler. Les voisins n'ont pas apprécié et bientôt une injonction à se séparer du chien fut prise par le propriétaire. Pour finir, le jeune couple, très ennuyé cherche à placer Jumpy mais sans succès, même en le donnant il ne trouve pas preneur.

C'est comme cela que j'ai fait la connaissance de cet adorable loulou, débarqué un beau matin au refuge avec sa propriétaire. Certes, il était joli comme un coeur mais il lui manquait un bon nombre de kilos et j'ai gentiment mis ça sur le fait qu'il était en pleine croissance ! J'ai expliqué à la dame que je voulais bien le prendre mais qu'il était indispensable qu'il soit castré avant qu'il arrive et que je réglerais la castration. C'était au début du mois d'avril 2015 et, le temps d'obtenir un rendez-vous chez mon véto et notre Jumpy s'est retrouvé un beau matin, un peu plus léger !

C'était bien sûr la condition « sine qua non » pour qu'il puisse intégrer ma maison, car étant très jeune et ayant besoin d'éducation, je ne voulais pas le mettre aux chenils. C'est donc le 31 mai que notre « mouvement perpétuel » a intégré notre domicile une fois que le test OK chats ce soit révélé positif.

 

A vrai dire Jumpy est d'un caractère joueur mais sans une once de méchanceté et ce fut facile de l'intégrer à la meute des trois miens, c'est à dire quatre chiens dans mon minuscule 35 mètres carrés !

Bien installé dans son dodo, les copains canin à côté, et sa maman temporaire n'est jamais loin non plus !

 

Nous avons eu quelques soucis de santé par la suite, d'abord avec une petite entérite due au vermifuge, puis une allergie au collier Scalibor, enfin la totale et Jumpy ne grossissait pas trop ! De plus, les adoptants ne se bousculant pas au portillon, j'étais un peu inquiète, non pas d'être obligée de le garder mais surtout de savoir que l'entente avec Léon, notre paon n'étant pas à l'ordre du jour, il fallait le sortir en laisse, avec une propriété de 70 hectares, c'était quand même le comble !

Puis nous avons eu notre assemblée générale et je n'ai pas manqué de parler de Jumpy et je l'ai même présenté à tout le monde. Quel bonheur de voir Brigitte, une très fidèle adhérente, craquer littéralement pour notre très beau bébé et rendez-vous fut pris, la condition était qu'il soit OK chat et c'était le cas ! Je peux vous dire que j'étais la plus heureuse de savoir que Jumpy allait intégrer cette merveilleuse famille, il ne pouvait pas tomber mieux !

Avant de rejoindre sa nouvelle maison, Jumpy passe au bain !

 

C'est donc le 31 mai que notre amie Brigitte est venu avec son fils, chercher son nouveau bébé. Autant vous dire que je reçois régulièrement des nouvelles et la semaine dernière j'ai même eu droit à une visite, c'était génial, il avait bien grossi, je l'ai trouvé magnifique.

Le beau Jumpy en décembre 2015, bien gros et heureux comme un roi !

 

On pourrait faire des livres, comme les « Martine », Jumpy en ballade, Jumpy dans la piscine, Jumpy à la campagne . . . ! Enfin, il est très heureux et très gâté et moi, je suis ravie !

Merci Brigitte, je sais que vous l'aimez très fort.

Un très joyeux 31 mars pour Bounty !

Hé oui, ce jour là, nous emmenons Bounty, notre unique mulet élevé au refuge, né de la belle Iseult qui avait tiré les larmes à beaucoup d'entre nous tant son état de squelette était impressionnant !

Notre petit Bounty, 6 mois, et sa pauvre maman Iseult à leur arrivée au refuge en août 2011.ous les deux sont dans un état épouvantable..

Vous pouvez découvrir leurs histoires complètes ICI et LA !


Malgré les nombreuses carences subies au début de sa vie, notre Bounty est devenu un joli baudet plein de charme, alliant le côté noble du cheval à celui facétieux et attendrissant de l'âne.
C'est un jeune couple charmant et sérieux de surcroît, qui l'accueille sur leur terrain avec abri, où déjà un petit cheval de type camarguais appartenant à leur ami, coule des jours heureux.

Bounty découvre son nouvel environnement et rencontre son nouveau copain, le gentil Kouros !

Dans un premier temps, une clotûre a été installée pour qu'ils fassent connaissance sans danger mais quelques jours plus tard, ils ont pu partager le même parc et s'entendent à merveille.


Nous appréhendions un peu l'embarquement dans le van, nous appuyant sur le vieil adage, « têtu comme un mulet » mais à notre grande surprise la chose se fit sans grand difficulté.
Le voyage c'est bien passé et Bounty fut accueilli un peu comme un enfant désiré, s'en était émouvant !
La suite a été des plus réjouissante puisque nous avons des nouvelles régulières avec de belles photos de l'avancée du dressage fait dans la douceur et la fermeté, genre « une main de fer, dans un gant de velours » car, vous vous en doutez, avec un mulet il faut tout de même avoir une certaine détermination !
Philippe a fait faire une selle aux mesures du « petit » aux États-Unis pour être sûr de ne pas le blesser, Bounty l'a tout de suite bien acceptée et maintenant, le temps a passé et Philippe fait de petites ballades, tout se passe bien, le couple est formé !

Des bonnes nouvelles quelques mois après l'adoption ! Bounty est le plus heureux des mulets !


Laure, son épouse est aussi très attachée à son mulet et je crois pouvoir dire qu'il est plutôt bien tombé.

Merci à tous les deux pour les bons soins que vous lui apportez et bonne continuation.

On n'abandonne pas que les chiens au bord du chemin !

Le 10 avril 2015, une dame m'appelle sur mon portable pour me dire qu'elle n'a plus les moyens de s'occuper de ses chevaux qui sont actuellement en pension chez un maréchal ferrant du département et que les dernières pensions n'étant pas payées, les chevaux seraient mis dehors !
Certes c'est bien sûr attristant, je dirais même émouvant d'entendre ce discours mais il se répète presque chaque jour et, bien que ça m'arrache le cœur, je suis obligée de refuser, ne pouvant en accueillir tous les jours, c'est tout simplement impossible.
« Puisque vous ne voulez pas les prendre, je vais les abandonner près de chez vous » m'a-t-elle répondu, sans autre !
J'ai d'abord pensé à des mots en l'air mais je me trompais sur toute la ligne ! La dame en question était déterminée et, dès le lendemain les chevaux ont été transportés devant un poney-club voisin.
Quelques heures après, elle m'a téléphoné pour me dire que les chevaux étaient là et peu après, les gendarmes m'ont sollicitée pour aller chercher deux chevaux en divagation.
L'habileté de la dame m'a d'abord mise dans une colère noire, j'étais devant le fait accompli et je n'avais d'autre choix !
Nous avons donc attelé le van et nous sommes rendu au petit poney-club qui les avait hébergé pour les mettre hors de danger le temps que nous arrivions.
La compassion a très vite pris le pas sur ma colère lorsque j'ai aperçu les deux chevaux. L'un deux, Texas, était dans un état convenable mais le plus vieux, Hamless, m'a beaucoup touchée. Le pauvre choux était si maigre, si ensellé et il avait l'air perdu, désorienté, en plus, il était si gentil, si doux que j'ai craqué !

Nos deux compères arrivent au refuge pour une nouvelle vie.

Ils sont montés dans le van en deux coup de cuillère à pot et depuis, mènent une vie tranquille au refuge.

Ci-dessous, Hamless, très maigre.

 

A leur arrivée au refuge, Hamless et Texas ont eu droit à tous les soins nécessaires. Maréchale-ferrant, dentiste, vermifuge et traitement contre les poux car les pauvres en sont infestés.

Nous remarquons une bosse étrange sur le nez d'Hamless, peut-être une vieille fracture...

En haut, l'état du pauvre Hamless laisse à désirer ! Maigre, poil d'hiver tenace...

A gauche, nos deux gaillards passent au traitement contre les poux !


Hamless de qui nous avons particulièrement pris soin, a changé du tout au tout, c'est au moins cent kilos et sûrement plus, qu'il a pris sur son dos et ses côtes, il est à ce jour un bon gros « trotteur français » en bonne santé et tellement attachant.

Voilà le beau Hamless transformé, après 3 mois au refuge !

 

Il est resté avec nous aux écuries, il sort la journée et dort au box tandis que son copain Texas est dans un parc avec abri, tenant compagnie à la belle Miss.

Le beau TEXAS, il a 21 ans et il est en pleine forme !

 

Il était important de les séparer car Texas est très dominant et Hamless a une nourriture spéciale pour son âge (il a une trentaine d'années) qui lui convient tout à fait.
Voilà un sauvetage vraiment malgré moi mais Hamless est si tendre que je me sens bien récompensée !

La jolie BELLA et ses bébés, KIWI et K-nelle !

Au mois d'avril 2015, j'ai reçu un monsieur l'air perturbé, qui m'explique qu'il ne peut plus garder sa chienne et qu'il est malheureux d'être obligé de l'abandonner car sa femme l'a quitté et la pauvre Bella ne supporte pas la solitude. De ce fait, les voisins ont mis en place une pétition car elle aboie sans discontinuer et le propriétaire des lieux menace d'expulser la chienne trop bruyante et son maître trop absent.
Cet homme m'explique qu'il travaille et ne peut faire autrement, il a les larmes aux yeux et semble sincère et relativement sérieux ; d'ailleurs, à la remise du carnet de santé de la chienne, je m'aperçois qu'elle est à jour de ses vaccins et qu'elle est bien identifiée par puce électronique, ce qui dénote un certain sérieux.
J'essaye de discuter avec lui pour trouver une solution mais après quelques minutes il me dit que la chienne est gestante, qu'elle a été couverte par un golden retriever  et qu'elle est prête à mettre bas !
Ça, c'est vraiment la tuile et franchement, je le trouve du coup carrément moins sérieux !
Je lui dis que je la prendrai mais qu'il fallait régler des problèmes internes liés à son accueil au refuge, je dois donc le rappeler au plus tôt.
Mais les circonstances ne m'en donnent pas le temps, dès le lendemain, le propriétaire me téléphone pour me dire que les petits sont nés et qu'il y en a deux. Dieu merci, la chienne beaucoup trop jeune à mon avis, n'a donné naissance qu'à deux petits, elle a à peine 18 mois.
Il doit donc me les amener au plus vite et c'est comme ça que nous accueillons la petite famille, dès le lendemain. J'ai accueilli le monsieur froidement car ces gestations sauvages me font monter l'adrénaline et il vaut mieux que je coupe court car je deviendrai vite grossière, façon d'exprimer ma révolte.

Bella a été installée du mieux possible avec ses deux bout'choux. Les premiers jours, la chienne s'est montré très inquiète, traumatisée par cet abandon... Puis elle a prit confiance et nous a laissé toucher ses bébés.

 

Les semaines et les mois ont passé, la petite famille va bien et les petits changent à vu d'oeil !

Nos petites crapules ont environ 2 mois.

Nous les avons appelé K-Nelle et Kiwi et, il faut le dire, ils sont trop mignons !!!

 

La femelle, K-Nelle, a vite trouvé une famille et a du dire au revoir à sa maman et son frère lorsqu'elle avait 3 mois. Nous avons des nouvelles régulièrement et elle est en pleine forme, choyée et très aimée !

A gauche, KIWI et à droite, sa soeur K-nelle ! Nos bébés ont 3 mois, petite visite chez le vétérinaire pour les vaccins !

Quelques jours plus tard, K-nelle rejoignait sa famille pour le plus grand bonheur de tous.


Bella vient seulement d'être stérilisée ce mois de janvier car avec les petits allaitant, puis l'arrivée de l'hiver, ça posait un problème. Elle est en famille d'accueil encore pour 5 jours et elle réintégrera son chenil, dès la cicatrisation terminée. C'est une très gentille chienne qui a eu 2 ans en octobre 2015, elle est jolie, propre et s'entend avec d'autres chiens après les présentations d'usage, bien sûr.
Je vous en prie, je ne voudrai pas qu'elle passe toute sa vie en chenil, ayez un œil compatissant et offrez-lui une vie apaisée et pleine d'affection, elle le mérite bien !

Bella attend avec impatience sa nouvelle famille qui saura l'aimer comme elle le mérite.

Pour d'avantages d'informations sur elle, cliquez ICI !

Merci pour elle !

 

 

Kiwi aussi est toujours à l'adoption, il a 8 mois, il est magnifique, qu'on se le dise !

 

Retour d'IDYLLE au refuge..

Fin avril, c'est la belle Idylle qui débarque au refuge, d'où elle ne partira désormais plus jamais. Nous avions sauvé cette magnifique jument ardennaise en février 2014 avec deux autres juments, toutes trois étant destinées à la boucherie, comme malheureusement bon nombre de chevaux de trait... Par la suite, nous lui avions trouvé une super famille d'adoption à Anduze (à une vingtaine de km de chez nous), chez des gens très sympatiques, possédant un magnifique cheval Mérens et des structures adaptées à une jument de près d'une tonne !

L'aventure a duré un peu plus d'un an, mais un beau jour, cette famille nous a contacté pour nous expliqué qu'Idylle avait de gros problèmes de santé, et qu'ils ne s'en sortaient plus avec elle. La jument présentait des abcès récurrents aux pieds très difficiles à soigner, à savoir qu'Idylle n'a jamais été facile pour ce qui est de la maréchalerie ; pour être clair, elle refusait catégoriquement de soulever un sabot, d'aucune façon ! Ces gens formidables ont énormément investit pour elle, du temps, de l'énergie, et de l'argent... Mais tout était devenu trop compliqué, avec une famille de 5 ans et un autre cheval à charge, ils ont fini par se résigner tristement à nous ramener la jument. Nous ne leur en portant pas préjudice, l'entretien d'un cheval de trait n'est pas toujours facile et souvent couteux !

Depuis lors, notre Idylle coule des jours paisibles avec nous, et aussi son copain SAFRAN, un magnifique Trait Mulassier avec qui elle s'entend à merveille.

Idylle et Safran sont inséparables, une belle histoire d'Amour entre eux !

 

Ses problèmes de santé sont gérés du mieux possible, ses pieds vont beaucoup mieux mais nous restons prudents car une récidive des abcès est toute à fait propable.

Quoi qu'il en soit, Idylle est une jument adorable, extrêmement attachante, très proche de l'homme et câline, disons même délicate paradoxalement à son physique ! Nous l'aimons énormément et elle nous le rend bien !

 

Longue vie à toi ma Grande, désormais tu resteras avec nous.

N'hésitez pas à cliquer ICI pour découvrir son histoire plus précisément !

TAYSON, chien martyr.

Tayson est un Dogue des Canaries ; il a été découvert au bord du Gardon à la Sablière sur la commune de Ners, par des dames œuvrant pour une association de protection animale. Elles avaient été averties d'un chien errant au bord du Gardon, semblant plutôt impressionnant et le soir même elles se sont rendues sur place avec de la nourriture et de l'eau. C'était le dimanche de Pentecôte, le 25 mai 2015.
Lorsqu'elles ont découvert Tayson, il dormait roulé en boule, légèrement tremblant. Étant spécialisées plutôt dans les chats elles ont été impressionnées, mais le chien ne montrant aucune agressivité, elles lui ont proposé les croquettes qu'il a mangé de bon appétit mais, bizarrement, n'a pas voulu boire. Ensuite, les dames sont allées jusqu'à leur voiture pour téléphoner et essayer de trouver une solution et l'animal les a suivis à distance, il ne semblait pas rassuré du tout.
Elles ont donc appelé un ami en renfort qui est venu très vite mais lorsque le chien a vu cet homme il s'est enfuit comme s'il avait vu le diable et personne ne l'a revu de la journée.
Avant d'arriver au niveau du chien, elles avaient été interpellées par une cage de type avion, aux trois-quarts immergée dans le Gardon, qu'elles ont récupérée pensant qu'elle avait été jetée, c'est un détail qui prendra plus tard, une certaine importance !
Elles sont donc revenues le lendemain en apportant à nouveau de la nourriture et elles ont retrouvé le chien, couché au même endroit que la veille et l’ont nourri, puis elles ont appelé Pascale, notre amie enquêtrice bénévole spécialisée dans les chiens.
Il n'y a eu aucun problème pour attraper l'animal qui ne pensait qu'à faire des fêtes, bien plus détendu que la veille. Pascale l'a fait monter dans la voiture et il s'est très bien comporté durant le trajet jusqu'au refuge.
A l'arrivée, il est descendu de la voiture, nous l'avons abreuvé, il a été plutôt affectueux, nos chiens sont passés près de lui sans qu'il n'ait de réactions agressives, même un chat s'est promené à proximité, sans souci. Je pense que c'est un jeune d'à peine deux ans, il est plutôt joueur et ses dents blanches sont celles d'un très jeune chien.

Ce jour-là, nous étions le lundi 26 mai et à partir de ce jour je n'ai eu de cesse à rechercher ses propriétaires, ayant des suspicions d'abandon et j'étais loin de m'imaginer le parcours mouvementé qu'a été le sien.
N'ayant accès à aucun document officiel, je commence par prendre rendez-vous avec mon cabinet vétérinaire pour une castration et une mise à jour des vaccins, de façon à être en accord avec la législation la plus stricte. Le 29 mai, le chien sortait du cabinet vétérinaire castré, vacciné y compris la rage, les rappels étaient fait le 25 juin comme il se doit.
J'ai bien sûr basé mes recherches sur le numéro de puce que nous avions détecté dès le premier jour, et, bien sûr, le numéro de téléphone indiqué sur les papiers du chien n'était plus d'actualité. Avec le nom et l'aide des réseaux sociaux j'ai réussi à retrouver le détenteur présumé du chien avec lequel j'ai pris contact au plus tôt..
Il m'a expliqué avoir donné le chien à une jeune femme qui n'aurait pas fait le changement de propriétaire. La jeune femme en question a elle-même donné ce chien à une fille bizarre d'Alès qui élève ses jeunes enfants au milieu des reptiles dans un minuscule appartement et 2 gros chiens puisqu'elle possède aussi une chienne rottweiler ! Cette femme s'appelle Daphnée R., c'est le nom qu'elle a donné mais ça me paraît curieux et je n'y porte que peu de crédit.
Le 2 juin, je me rends chez elle, pour récupérer les papiers puisqu'au téléphone, elle disait les avoir mais ne pouvait me les envoyer car elle n'avait pas de quoi acheter un timbre !!!
Cette fille me déplaît, elle n'est pas franche, elle a un discours sibyllin et je crois que je commence à comprendre.
Lorsque je lui dis que nous avons récupérer Tayson, elle est d'abord très étonnée puis me raconte qu'il s'est échappé de sa terrasse le samedi 23 mai et qu'elle ne l'a pas revu depuis. Je regarde la terrasse et en particulier le grillage et je le trouve impeccable sans déchirure ni déplacement du à la fugue d'un chien de la taille de Tayson, pas de trace de réparation, je subodore la manipulation et je commence à recoller les pièces du puzzle !
Elle se perd dans des explications incompréhensibles mêlant les policiers d'Alès et les pompiers, disant que ces derniers ont emmené le chien à la caserne le 20 mai en présence des policiers car son compagnon avait été agressé et avait composé le 18 pour signaler un animal dangereux.
Qui veut tuer son chien dit qu'il a la rage ! C'est exactement ce qui s'est passé, ni les policiers, ni les pompiers n'ont décelé quelque marque de morsure que ce soit, et pourtant, quand un molosse de son gabarit mord, ça fait du dégât !

J'ai eu l'occasion d'aller à la caserne des pompiers d'Alès et j'ai pu parler avec l'un d'entre eux qui a traité l'affaire et qui a bien voulu m'expliquer ce qui s'était passé.
Donc le 20 mai les pompiers se rendent à l'appartement de Mr. M... demeurant avenue d'Alsace avec sa concubine, pour maîtriser un chien dangereux qui venait de mordre « cruellement  » son maître.
Le propriétaire les reçois, il est nerveux et répète qu'il vient d'être mordu. Or il est incapable de montrer la moindre égratignure aux pompiers et aux policiers qui sont arrivés après. Le pauvre chien est enfermé dans une chambre, il ne comprend pas ce qui lui arrive. Un pompier de la brigade canine l’attrape avec la barre de capture (qui étrangle !) et le sort de la chambre pour l'enfermer par la suite dans une cage.
Ce pauvre chien qui dormait 2 mois avant sur le lit de son ex-propriétaire et vivait avec des enfants, ne comprend rien du tout à ce qui lui arrive et bien sûr, il mord la barre de capture jusqu'à avoir la gueule en sang. Je n'ai rien contre les pompiers qui ont répondu à un appel téléphonique fallacieux, mais j'en veux terriblement à son propriétaire qui, voulant se débarrasser de son chien a trompé les agents de l'état afin que le chien soit lâchement euthanasié tout à fait gratuitement.
Le chien a donc été transporté dans une cage jusqu'à la caserne où il n'a posé aucun problème de comportement. Les pompiers l'ont sorti pour faire ses besoins, l'ont nourri et abreuver et ensuite l'ont changé de cage, avec une grande sérénité.
Le lendemain ils ont appelé la SACPA (fourrière) pour la prier de bien vouloir venir euthanasier un chien dangereux mais ils se sont heurté à un refus, la SACPA ne pratiquant ce genre de fait que sur des chiens errants ou en divagation.
Donc, Monsieur M... a été prié de venir chercher son chien pour l'amener lui-même chez un vétérinaire pour le faire euthanasier.

Ce dernier est donc venu avec un comparse à la caserne pour chercher Tayson.

Ils s'étaient munis d'une cage de type « avion » exactement comme celle qui a été trouvée dans le Gardon, le pompier qui les a reçu a bien reconnu la cage prise en photo.

 

Il s'en est pris aux pompiers en disant qu'ils avaient été nuls, qu'ils n'assuraient pas en répétant plusieurs fois, « ce chien, il fallait le tuer ».
Déjà, la cabale contre ce pauvre chien était en route, le machiavélisme du personnage avait fait son chemin et il ne manquait plus qu'à passer à l'acte !

Il ne m'a pas été difficile d'imaginer le périple que ces deux hommes ont fait endurer à ce pauvre chien qui devait disparaître, coûte que coûte.
Sur la cage retrouvée, il y avait une laisse de calibre gros chien accrochée pour être sûr qu'il ne puisse s'échapper, mais s'était sans compter sur la force du chien et sa volonté de survie qui a fait qu'une des parois de côté à céder, libérant le chien et lui permettant de remonter à la surface, puis il a traîné la cage au bord de la rivière jusqu'à ce qu'il puisse s'en libérer.
Le scénario tel qu'il est décrit ne peut être que le bon, la volonté de se débarrasser du chien, de ne pas vouloir payer un centime, rien n'était plus simple et moins onéreux que de le jeter au fond de l'eau où personne n'irait le chercher.
Le jour où ce monsieur M... a appelé les pompiers, le chien a été battu probablement jusqu'à le rendre fou, tout simplement parce qu'il avait détruit le canapé en l’absence des maîtres. C'est sa concubine, Melle  R. qui me l'a dit, ajoutant : « Ce chien, c'est une merde et je l'ai défoncé » ces mots m'ont choquée et je puis vous dire que je les ai retenus mot à mot et qu'ils résonnent encore dans ma tête !

J'ai mené une enquête extrêmement minutieuse et ma conclusion est sans ambiguïté,  Monsieur M... et son ami ont tenté de noyer un pauvre chien sans défense par mesure d'économie. Il s'agit d'un véritable meurtre en règle ! Je suis persuadée que M. M... voulait s'exonérer du passage chez le vétérinaire car il n'avait pas l'intention de débourser quelque centime que ce soit.
Je possède une partie des SMS qu'il a échangé avec l'ancienne propriétaire de Tayson, chaque phrase est un mensonge et idem pour sa concubine qui ne se prive pas de raconter n'importe quoi et de mendier de l'argent pour payer le vétérinaire.
Je signale que ces gens possèdent quelques serpents de taille XXL très impressionnants et je me suis laissée dire qu'ils en faisaient le trafic.
Ce qui s'est passé est absolument sordide et je déplore qu'un père de famille ayant des enfants en bas âge puisse commettre de tels méfaits.

Je tiens à préciser que ce chien martyr n'a aucune rancune envers les humains, qu'il n’est qu'une boule d'amour et d'affection malgré ce qu'il vient de subir, qu'il est obéissant, propre et plein de qualités, il a dû lui falloir une sacrée dose de résilience.

 

Quand je pense qu'il a dû lutter, se débattre pour pouvoir vivre, j'en suis vraiment très affectée. Son caractère et son comportement n'ont pas été impactés par ce véritable martyre. Le danger vient plutôt de celui qui a voulu le noyer,  car pour en arriver là, il ne faut rien avoir d'un être humain.

 

Plainte a été déposée en mai 2015, nous attendons le procès au tribunal, entre temps, le propriétaire assassin a été arrêté et incarcéré pour des délits autres, au moins, pendant ce temps il ne commettra pas d'autres horreurs. J'ai aussi appris qu'il avait fait l'acquisition d'un autre chien pour remplacer Tayson, c'est un bull terrier, je crains le pire, car sa compagne qui en a la garde est exactement du même acabit !

A ce jour, notre Tayson ne peut pas être proposé à l'adoption car l'affaire est encore en cours, mais nous espérons qu'un jour, il puisse enfin trouver sa famille définitive.

Quelques larmes...

Le mois d'avril 2015 a vu partir nos deux très vieux poneys Coquin (le noir), parti le premier à l'âge de 34 ans et Roméo qui a suivi un mois après (c'était prévisible !) à l'âge de 35 ans.

Nos deux papys inséparables se sont suivis de quelques semaines.

Ils sont désormais ensemble, là où les douleurs de la vieillesse ne les embêtent plus !


Paloma, 35 ans, a aussi terminé sa vie ce mois d'avril, elle a passé une retraite heureuse au refuge et nous avons tout fait pour lui donner une bonne fin de vie.

Notre belle Paloma nous a quitté à 33 ans.

Elle souffrait d'une insuffisance hépatique et rénale.


Quant à notre cher Tarzan Janno, souffrant d'artérite, il avait aussi une tumeur sous la gorge sur laquelle les vétérinaires n'ont pu intervenir, vu l'âge avancé du cheval. Elle était devenue comme un pamplemousse et plus aucun aliment ne passait. C'est la mort dans l'âme que j'ai pris la décision d'arrêter les souffrances, je l'avais tellement soigné que l'attachement était très fort et je ne suis pas la seule, tous l'aimaient beaucoup.

A gauche, notre Djano aux derniers jours. Lui qui avait été si beau (photo de droite, il y a 2 ans) dépérissait à vu d'oeil, rongé par son cancer...

N'hésitez pas à découvrir son histoire ICI


Ce même mois d'avril nous avons perdu Randal trouvé mort dans son parc un matin, probablement parti d'une crise cardiaque, mais assurément sans souffrance, il est tombé d'un coup. Il allait avoir 30 ans.

Photos prises quelques jours avant la mort de Randal. Malgré son âge, il semblait en pleine forme, galopait et jouait comme un poulain ! Son décès inattendu fut un choc...


Si ce mois là, nous n'avions pas sauvé Hamless et Texas, on aurait pu parler d'un mois maudit, un mois de chagrin mais nous sommes certain d'une chose c'est que nous leur avons donné le meilleur et que, pour la plupart, ils nous ont quitté à un âge canonique.
La vie s’arrête à un moment pour chaque être vivant, qu'il soit humain ou animal mais ces disparitions restent malgré tout, très douloureuses.
Cet hiver très doux mais aussi très humide dans notre région, très exceptionnellement, est mal supporté par certains de nos vieux arthrosés et certains d'entre eux, tenus à bout de bras, sont malheureusement sur la sellette, j'avoue que c'est très angoissant !

Une nouvelle maison pour QUIMOUN !

Ce fut d'ailleurs un mois béni (le joli mois de mai 2015!) puisque nous avons concrétiser l'adoption de Quimoun, notre petit arabe indiscipliné qui avait donné du fil à retordre à sa précédente adoptante et qui, de ce fait, était simplement revenu à la maison.
Par chance, une complicité incroyable s'est très vite installée avec Carole-Anne, sa nouvelle maman, et jusqu'à ce jour tout se passe merveilleusement bien !

C'est donc le 2 mai que nous avons embarqué notre prince, car s'en est un, et que nous sommes partis, Mady, Camille et moi, un peu plus loin que d'habitude, c'est à dire dans la Drôme où nous attendaient de grandes prairies verdoyantes.


Lorsque j'ai fait la connaissance de Carole-Anne et de son compagnon, j'avoue qu'un climat de confiance s'est très vite installé entre nous et le fait que la distance exigée soit dépassée a très vite été remplacé par l'envie de trouver quelqu'un d'exceptionnel pour notre petit garnement !
En arrivant, malgré le voyage, Quimoun ne semblait pas trop perturbé.Il s'est vite mis à brouter, comme si rien n'était puis a lancé quelques hennissements en direction des autres chevaux de Carole-Anne, sans aucun stress.


Nous avons pique-niquer sur place, au milieu des chevaux et déjà, je ne regrettai pas de l'avoir amené, une sorte d'intuition, le calme olympien de l'adoptante me faisait penser que tout irait bien car notre Loulou est plutôt un angoissé de la vie,quand on sait qu'il fait partie de la saisie de l'élevage de Corrèze de 2006, on comprend déjà mieux !
Je me suis vite rendu-compte qu'il faudrait peu de temps pour que ces deux là deviennent de vrais complices et la suite de l'histoire me l'a tout à fait confirmé. Sans le bousculer et sans brûler les étapes, elle est arrivée à monter sur son dos en toute quiétude après un long travail d'approche et j'avoue que ce n'était pas gagné !

Quimoun et sa maman Carole-Anne, ou le début d'une véritable histoire d'amour !

 

Tout ça pour dire que l'adoption de Quimoun est une réussite et, en plus, nous avons des nouvelles avec des photos régulièrement et ça, c'est la cerise sur le gâteau !

Voici quelques uns des photos de Quimoun reçues plusieurs mois après l'adoption. Notre garçon s'est très bien intégré avec les autres chevaux du troupeau !

C'est pour nous un véritable bonheur de recevoir des nouvelles de nos chevaux adoptés, d'autant que cela fait parti des termes du contrat, mais que bon nombre de nos adoptants oublient malheureusement !!!

 

Merci à vous deux d'avoir intégrer Quimoun dans votre famille aussi affectueusement, je suis certaine qu'il vous donne déjà beaucoup en retour.

Toujours le mois de mai !

Après l'adoption de Quimoun, nous sommes retombés dans l'ordinaire, c'est à dire les trappages de chats sauvages, les stérilisations et les abandons, pas de trêve pour le mois du muguet !

Le 12, nous récupérons 3 chiots qui n'étaient pas désirés et qui dérangent tellement qu'on a vite fait de dire que si ça continue, on pourrait leur mettre un coup de fusil !
Alors c'est Pascale qui s'y colle et qui les ramène le soir, de la Lozère. Malheureusement nos chenils sont pleins et nous demandons un coup de main à la SPA locale qui accepte de les prendre, ils sont si mignons qu'ils ont de grandes chances d'être adoptés, mais leur état est tel qu'il faut passer la soirée à enlever les tiques qui les bouffent ! Mais quelle horreur, les gens n'ont pas honte.

Couverts de puces et de tiques, très sales et malodorants, nos trois lascars ont du passé par la case "bain" avant tout autre chose !!


Ils passent une nuit dans un box et sont dirigés dès le lendemain vers la SPA.

Bien toilettés, ils sont quand même bien plus mignons ! Des bouilles d'amour pour qui nous n'avons aucune inquiétude ; ils trouveront vite une excellente famille, bien meilleure que celle qui les a lâchement abandonnée.

 

Le 13, notre véto passe la demie-journée au refuge pour quelques visites et les castrations de nos 2 poulains mâles, Elixir et Eurêka, pauvres poussins, je déteste ça mais je sais aussi que c'est un mal pour un bien, c'est une bonne chose de faite !

Elixir et Eureka se portent très bien après leur opération !

 

Le samedi 16 j'accepte de prendre en soin une petite renarde, je connais un peu ces animaux puisque j'en ai déjà élevé 2 mais j'ai l'impression que le pronostic vital est engagée. Elle a les yeux mi-clos, elle est d'une maigreur impressionnante et elle semble complètement déshydratée. Les parasites sont, semble-t-il, au rendez-vous.


J'essaie de la nourrir un peu, de l'hydrater mais c'est compliqué, elle n'est pas très réactive et notre véto est en congé pour le week-end.
Nous attendons donc le lundi, l'état est stationnaire mais il n'y a aucune amélioration et dès son arrivée, la vétérinaire la met sous perfusion mais son regard en dit long ! Nous avons très peu de chance de la sauver, le message est clair !


Malgré une surveillance constante, des soins et un certain nombre de biberons au quotidien, la petite renarde s'est éteinte le lendemain, tristesse certes, mais on aura quand même essayé !

On récupère Ipso, Impact, Sam et Bizou !

C'est le 2 juillet 2015 que la DDPP m'a demandé si je pouvais accueillir deux chevaux et deux poneys très amaigris (surtout les deux chevaux) sachant que la propriétaire avait quitté les lieux et que les animaux étaient seuls sur un terrain terreux sans herbe donc sans nourriture et sans eau.
Étant donné l'état d'urgence, nous prévoyons l'enlèvement pour le lendemain et c'est donc le 3 juillet que nous allons chercher nos petits abandonnés avec deux véhicules, notre van et un petit camion prêté par notre amie Valérie.
En effet, la maigreur d'Ipso et d'Impact ne faisait aucun doute, il manquait plus de 150 kilos à chacun et je pense qu'il était temps d'intervenir. Les poneys étaient tout à fait corrects, peut-être passaient-ils sous la clôture pour manger l'herbe des alentours, c'est une chose possible.

Voici SAM (en haut) et BIZOU (en bas).

Il n'y a pas vraiment à dire sur l'état des poneys, à part les pieds qui manquent d'entretien, mais rien de bien dramatique.

Malheureusement, les deux chevaux n'ont pas autant de chance...


Le voyage s'est bien passé et nos quatre protégés ont été installés au refuge dans deux parcs différents pour pouvoir bien gérer les portions de leur nourriture.

IPSO (le gris) et IMPACT (le bai) arrivent au refuge et découvrent leur nouveau parc, où du bon foin les attend !


Pour les gros, il fallait du bon foin de Crau à volonté et des céréales et pour les petits de bonnes parts de foin sans céréale !

Il manque à ces pauvres chevaux plusieurs dizaines de kg...


Toujours est-il qu'en un mois nous avions déjà des résultats palpables, les deux grands s'étaient déjà bien arrondis pour notre grande satisfaction !
Les poneys, Sam et Bizou ont aussi beaucoup grossi, un peu trop peut-être mais la rondeur est souvent le signe distinctif du poney qui se doit d'être très rond, d'ailleurs on ne voit pas souvent des poneys maigres, à part quand ils sont malades ou pas nourris, ce sont des animaux très faciles d'entretien.

A l'heure qu'il est, tous les quatre sont en grande forme, plus d'os saillants mais de beaux arrondis qui font plaisir à voir et c'est bien comme ça. Deux vermifuges à chacun ont été nécessaires, des vitamines ainsi qu'une visite par le dentiste équin qui a trouvé quelques surdents gênantes pour la mastication. Le maréchal ferrant a eu aussi un peu de travail aussi, les pieds manquaient avaient vraiment d'être revus et corrigés !

IPSO et IMPACT ont bien changé et sont désormais "ronds comme une bille" !!

 

Je ne suis pas à l'origine de l'enquête qui a été diligentée entièrement par la DDPP, la privation de nourriture a été reconnue et constitue un acte de maltraitance infligé à un animal sans nécessité.
Nous avons été les acteurs de la saisie sur demande et je ne peux à ce jour donner plus d'information sur la suite des événements, n'étant pas décisionnaire, et encore moins confier les animaux à qui que ce soit.
L'important est qu'ils soient maintenant hors de danger !

 

 

Ne nous oubliez pas, vous savez que nous avons besoin de vous, que le refuge est à son maximum d'accueil et que 240 équidés à nourrir et entretenir est une prouesse au quotidien.
Merci à vous tous qui nous avez permis de continuer cette œuvre difficile mais ô combien gratifiante par tous ces sauvetages d'êtres innocents tellement malmenés par l'être humain !

PS : Je ne peux m'empêcher de vous dire que grand nombre de mets qui rempliront vos assiettes de fêtes, sont issus de la souffrance animale, à méditer !

A très bientôt !

 

Les évènements de juillet et août 2015, et leurs actualités !

Tina & Patchanka trouvent une nouvelle maison !

Une adoption, cela signifie d'une part que l'un ou plusieurs de nos pensionnaires vont avoir une nouvelle et belle vie, faire le bonheur de leur famille et découvrir plein de nouvelles choses ! Mais aussi une possibilité de "libérer" des places au refuge (plus que complet!) dans l'optique de nouveaux sauvetages. C'est ainsi que la roue tourne dans le monde de la protection animale, car même s'il n'est jamais facile de nous séparer de nos chevaux que nous aimons beaucoup, c'est aussi une façon de pouvoir en sauver d'autres et c'est là notre mission.

Ainsi, le 3 juillet 2015, Paula et Mady ont emmené deux de nos juments vers leur nouvelle vie ! En effet, nos jolies filles ont concquis leurs adoptants par leur douceur et leur gentillesse. Toutes les deux étant jeunes et sans expérience, nous les avons débourrer au refuge afin de garantir la sécurité de leurs nouvelles cavalières, les deux jeunes filles de la famille. Depuis, nous avons de bonnes nouvelles puisque tout se passe au mieux, Tina & Patchanka sont en pleine forme, choyées et aimées !

PATCHANKA
TINA

 

Longue vie à vous deux, en espérant que tout aille bien pendant très longtemps ! (nous sommes toujours tellement déçus lorsqu'une adoption ne se passe pas comme prévu et aboutit à un retour au refuge...)

Vaïssa & Hippie, il était temps...

Le 14 juillet n'est jamais un jour férié pour nous ! En effet, ce jour là, en 2015, nous attelons le van pour partir à Nébian, à plusieurs dizaines de km de chez nous, et récupérer deux pauvres juments dans un état déplorable. Depuis quelques semaines, elles font le "buzz" sur internet, des photos circulent sur facebook et toutes les associations de la région sont contactées. Nous recevions des appels et des plaintes plusieurs fois par jour, concernant la maigreur des chevaux de Mr B..., et particulièrement deux juments squelletiques, dont une suitée d'un poulain.

Voici Hippie, trotteuse, âgée de 20 ans et son poulain d'à peine 1 an.

On se demande comment ils peuvent être encore vivants...

 

Grâce au travail de Paula, à de nombreux heures au téléphone avec les services vétérinaires, de longues négociations, une menace de dépot de plainte, nous aboutissons finalement à ce que le propriétaire cèdent ses juments sans qu'aucune procédure ne soit engagée. Certes, c'est un peu frustrant car il n'y aura aucune sanction face au manque évident de soins et de nourriture pour ces juments, mais dans leur intérêt il était primordial qu'elle puisse très rapidement venir au refuge. Le délai incluant un dépot de plainte, une enquête et un ordre de saisie est bien souvent fatal pour des animaux dans cet état.

Arrivées sur place, Paula, Mady et moi découvrons les deux pauvres juments encore plus maigres que nous l'imaginions. Le poulain (âgé d'un peu moins d'un an) a disparu ! Mr B... l'a séparé de sa mère car évidemment, un jeune cheval a une valeur marchande et il ne comptait nous en faire cadeau ! Pauvre petit bout, on ne peut qu'espérer qu'il attérisse entre de bonnes mains et reçoivent de bons traitements pour compenser les carences évidentes dont il a souffert durant ses premiers mois ; sa mère si maigre n'étant pas en capacité physique de lui apporter tout ce dont un poulain a besoin.

Au moment de les embarquer dans le van, le propriétaire se permet une certaine provocation, annonçant que nous ne pourrons jamais faire grossir ces juments, qu'elles reçoivent bien assez de nourriture chez lui et que si elles sont si maigres, c'est sûrement parce qu'elles sont vieilles ou bien qu'elles sont malades (il évoque la piroplasmose). Sur le moment, nous ne pouvons jurer de rien quant à l'avenir des juments mais fort heureusement, la suite des événèments nous permettra d'affirmer, cher Mr B..., que vos juments ne sont ni malades ni "trop vieilles" mais elles ont simplement faim !!!

Nous prenons le chemin du retour avec une certaine appréhension ; un transport avec des chevaux dans un tel état de faiblesse est toujours risqué. Paula conduit doucement, de crainte que l'une d'elle tombe dans le van, mais nous ne pouvons que croiser très fort les doigts pour que le trajet se déroule sans encombre.

Après une longue route, nous arrivons finalement au refuge et constatons avec soulagement que Hippie et Vaïssa vont bien, elles sont debout, descendent tranquillement du van et sont curieuses de découvrir leur nouvelle environnement.

La pauvre Hippie, tout juste séparée de son poulain. La peau et les os, et les mamelles pleine de lait. Comment le propriétaire peut-il se faire appeler "éleveur" ? Vaïssa, 28 ans. Jument poulinière qui meurt à petit feu car elle ne fait plus de poulain et ne rapporte plus rien...

 

Installées dans un parc avec foin de Crau à volonté, ainsi qu'un apport quotidien en céréales et vitamines adaptées à leur âge, voilà que commence pour elle une nouvelle vie bien plus douce...

 

Les semaines et les mois ont passé et nous voyions chaque jour s'arrondir nos pauvres filles. Toutes les deux se sont révélées être d'adorables juments, proches de l'homme et très câlines !

VAÏSSA (à gauche) et HIPPIE ( à droite) en octobre 2015

Après seulement 3 mois au refuge, elles sont méconnaissables !!

 

Nous espérons pouvoir les garder encore longtemps avec nous, cette année (2017) Vaïssa fête honorablement ses 30 ans mais elle garde ses belles rondeurs et toujours sa pêche !

Au revoir Crin-Blanc, notre cher doyen...

Par une douce soirée de juillet, le 21 précisément, une bénévole-campeuse m'appelle en catastrophe. Le hasard a fait qu'elle avait installé sa tente quelques jours plus tôt près du parc de Crin-Blanc, notre doyen, âgé de plus de 40 ans ! Elle m'explique que le cheval est couché et semble se débattre sans parvenir à se relever. Il est 23h mais je n'hésite pas à venir voir ce qu'il se passe (l'avantage d'être logée au refuge!), Crin-Blanc semblait aller bien lors de la distribution de nourriture en fin de journée mais à cet âge, tout peut très vite basculer.

 

Arrivée dans son parc, je réalise rapidement que notre jeune bénévole ne s'est pas trompée, Crin-Blanc est en mauvaise posture, incapable de se relever, il panique et s'épuise. Je comprends rapidement qu'il n'est pas simplement "tombé" mais son arrière-main semble paralysé, les membres postérieurs ne réagissent pas. Je pense tout de suite à un AVC, et appelle Paula dans la foulée pour lui expliquer la situation... Il n'y a pas grand chose à faire à part attendre un vétérinaire de garde, disponible 24h/24, afin de soulager les souffrances de notre vieux garçon... La voilà 30 min plus tard, Crin-Blanc est calme et serein grâce à une piqure d'anti-douleur, il semble déjà s'en aller doucement. Après un rapide examen, notre vétérinaire confirme l'hypothèse de l'AVC ; elle n'en demeure pas moins impressionnée de voir un cheval de cet âge là, en si bon état (Crin-Blanc a toujours été très rond!) mais il est temps de prendre pour lui une difficile décision... C'est ainsi que notre brave doyen nous a quitté, après 15 années passées au refuge, entouré d'amour et de respect.

 

C'est un joli coup du hasard que cette jeune bénévole ait été là, ce soir-là, car Crin-Blanc serait sans doute décédé pendant la nuit, seul... Nous la remercions pour son observation et sa réactivité, mais aussi pour avoir eu le courage et l'amour de rester aux côtés de Crin-Blanc jusqu'au bout, ce qui n'est jamais chose facile...

Ciao mon garçon, tu nous laisses de très jolis souvenirs !

On retourne à Nébian !

Mi-juillet 2015, nous récupérions Vaïssa & Hippie, juments squelettiques sur la commune de Nébian. Nous pensions en avoir fini avec ce monsieur B..., éleveur si on peut le qualifier ainsi, mais c'était sans compter sur un appel de la DDSV (les services vétérinaires), à peine quelques jours plus tard, pour nous annoncer la saisie imminente de 6 juments suitées de poulains de 2/3 mois, appartenant encore une fois à ce même éleveur ! Bien sûr, les juments sont très maigres, quasiment à l'abandon sur un terrain aride, sans apport de foin et à peine plus d'eau, et les pauvres petits poulains survivent tant bien que mal. En quelques heures, il nous faut nous organiser car un transport de 12 équidés ne s'improvisent pas ; fort heureusement notre fidèle ami Jack et son camion de transport sont toujours là pour nous aider, nous le remercions encore et encore pour sa disponibilité, son efficacité et sa gentillesse !

Le 23 juillet, nous voilà donc repartis à Nébian, encore plusieurs dizaines de km sous un soleil de plomb ! Arrivés sur place avec le camion et le van, la gendarmerie ainsi que des membres de la DDSV sont là pour nous guider jusqu'aux chevaux. Le propriétaire, lui, ne se montre pas ! Nous découvrons un troupeau dans un état déplorable, sur un terrain complètement brulé et sans une seule zone d'ombre. Les juments sont très maigres, elles se précipitent toutes à la cloture dès qu'elles nous voient pour réclamer de la nourriture, les bacs d'eau sont quasiment vides, le peu d'eau qu'il reste au fond est verte et croupie... (à savoir qu'en juillet dans notre région, nous atteignons facilement les 40 degré au soleil, l'hydratation abondante est plus que vitale et encore plus pour une jument qui allaite !!)

 

Nous nous organisons pour le chargement. Les juments sont toutes assez sympas et rapidement, chacune est licolée. Mais il n'en est pas de même avec les poulains, qui sont plutôt sauvageons et indépendants de leur mères malgré leur jeune âge ; ils ont tendance à s'éloigner et n'envisagent pas du tout de se laisser approcher ni de monter dans le camion !!! Heureusement nous sommes nombreux et parvenons, petit à petit, à tous les attraper en les bloquant dans un "couloir humain". En moins de 2 heures, tout ce petit monde est en sécurité dans le camion et le van, nous sommes tous ravis bien qu'épuisés par les efforts et la chaleur ! En route pour le retour au refuge, tout se passe au mieux.

Nos 12 nouveaux pensionnaires sont installés dans un parc de 2 hectares avec un abri et de nombreux arbres, enfin de l'ombre, de l'eau fraiche et du bon foin à volonté ! Une nouvelle vie commence, désormais tout ira bien pour eux !

Ses pauvres juments n'ont visiblement pas reçu beaucoup de nourriture ! La gestation, la mise bas puis l'allaitement des poulains ont sans doute aggravés leur état. Leur maigreur est d'autant plus choquante que ce sont des petits modèles, certaines de taille poney, ce genre d'équidés que l'on aime voir avec des rondeurs !

 

Les poulains quant à eux sont plutôt en "bon état" car ils sont encore jeunes (2/3 mois, peut-être moins) et leurs mères avaient encore assez de lait pour les nourrir. Mais plus ils grandissent et plus leurs besoins augmentent ; il est évident que les mères auraient continuer à maigrir, et les poulains aussi !

 

Suite à leur arrivée, les juments ont fait l'objet de toutes nos attentions et de nombreux soins leurs ont été prodigués. Vétérinaire, dentiste, maréchale, vermifuges... Et les résultats ne ce sont pas fait attendre car, après à peine 3 mois au refuge, les voici transformer !

RUBIS & FALBALLA
ARRIS & FIGARO
BAÏLA & FOLLE'AMOUR
BELLE & FRISSON
BISCOTTE & FRINGALE
ABELLA & FOUDRE

 

Le temps a bien passé, nous sommes en 2017 et nos 12 chevaux ont bien changé !! Les poulains devenus grands ont été sevrés, les mâles castrés, tout le monde est en pleine forme et les juments sont méconnaissables ! A la suite du sevrage de leurs poulains, elles ont été installées dans notre grand parc de 3 hectares, vert quasiment toute l'année. Autant dire qu'elles se régalent, leurs gros bidous le prouvent, et elles sont en pleine forme !

La grande vie pour nos jolies filles !

Les copines, l'herbe et les grandes galopades !

 

Soirée de cauchemar avec Cathy...

Avec un cheptel de plus de 200 équidés, on peut s'attendre à faire face, assez souvent malheureusement, à des problèmes de santé, des blessures ou des maladies de nos pensionnaires. Ce risque augmente lorsque nous sommes confrontés à des animaux maltraités et sous-nourris, mais aussi avec les juments gestantes ; toute gestation, même dans les meilleures conditions, est potentiellement risquée.

Cathy est une jument d'une vingtaine d'années ; nous l'avons accueilli au refuge en février 2015 alors qu'elle vivait chez des gitans qui ne prenaient en aucun cas soin de leur chevaux.

Cathy au refuge, avec sa copine Esmée !

Un duo plutôt bien assorti !!

 

Elle était accompagnée d'Ouzdik, un étalon pur sang Arabe. Ce dernier a été castré lors de son arrivée au refuge mais nous nous doutions bien évidemment que Cathy puisse être déjà gestante. Les mois qui ont suivis nous l'on rapidement confirmé car nous voyions son ventre s'arrondir à vu d'oeil ! Néanmoins, nous n'étions pas particulièrement inquièts, Cathy n'est certe plus toute jeune mais elle est en bonne santé et elle aurait du arriver au terme de sa gestation sans encombre.

Malheureusement, ce jeudi 6 août 2015, lors de la distribution de nourriture du soir, nous arrivons au parc de Cathy et constatons immédiatement qu'il y a un problème. Son ventre est terriblement descendu d'une façon peu naturelle ; immédiatement, j'appelle Paula ainsi que notre vétérinaire. Je lui décris la situation au téléphone, et je comprends vite, au ton de sa voix, que ça semble très grave. Elle nous promet d'arriver au plus vite et nous donne quelques consignes pour les premiers soins. Nous installons Cathy dans un box, lui administrons les premières piqures et il n'y a plus qu'à attendre. Elle ne semble pas souffrir, elle est calme et mange même le foin que nous lui proposons. Il est déjà assez tard, la plupart des membres de l'équipe est parti mais fort heureusement, ce jour-là je travaille avec Mady et Laura (une bénévole) et nous sommes toutes les 3 assez fébriles et inquiètes.

Cécile arrive, Paula nous rejoint également. Notre vétérinaire examine rapidement la jument et confirme ses craintes. En réalité, Cathy souffre d'une descente d'organes, la paroi abdominale a cédé et les intestins sont passés à travers les muscles. La raison est difficilement explicable ; bien sûr liée à la gestation, l'âge de la jument n'arrangeant rien, sans doute aussi que la canicule de ce mois d'août n'a pas aidé (les juments poulinent généralement au printemps, bien avant les grosses chaleurs). Désormais il faut agir vite pour sauver Cathy, et la seule solution est de sortir le poulain, tout en étant bien conscientes qu'il ne survivrait sans doute pas à la manipulation... De plus, Cathy n'est pas en travail, le poulain n'est pas prêt à sortir, elle n'a pas de contractions et le col de l'utérus est bien fermé ! Heureusement, la médecine vétérinaire fait des miracles et grâce à des injections ainsi que des manipulations de Cécile, un semblant de travail commence. Cathy, qui jusqu'alors ne semblait pas en souffrance, commence à être très agitée mais reste très gentille, jamais un mauvais geste envers nous malgré la situation délicate. La suite se déroule très vite même si pour nous, et pour Cathy aussi sans doute, cela semble une éternité ! Nous devons tirer le poulain à l'aide de cordes afin de le sortir au plus vite ; un acte très physique, d'autant que nous ne sommes que des filles ! A force d'efforts conjoints, le poulain sort mais nous constatons vite qu'il ne respire pas. C'était une jolie pouliche alezanne, prématurée d'au moins 15 jours ; elle ne connaitra jamais le monde et nous, nous ne l'oublierons jamais...

 

Quant à sa mère, c'est complètement épuisée qu'elle sort de cette épreuve mais Cécile est assez optimiste ; sans le poulain dans son ventre, il y a de grandes chances qu'elle survive à tout ça.

Le lendemain, Cathy est bien vivante, debout, la tête à la porte, elle réclame son foin comme si rien ne c'était passé ! Nous sommes toujours impressionnés par la force de ces animaux, alors que nous, humains, mettrions des semaines à nous remettre d'une telle épreuve ! Bien sûr son ventre est très impressionnant et le sera de plus en plus à l'avenir. Des traitements anti-inflammatoire et anti-douleur sont mis en place.

Le matin, le ventre de Cathy est impressionnant (descente d'organe mais aussi énorme oedeme)

 

L'effet de gravité implique forcément que les organes, qui ne sont plus tenus par les muscles abdominaux, vont progressivement descendre. Pour le moment, Cathy est viable sans souffrance, mais son état reste très préoccupant.

Les mois passent, notre Cathy va plutôt bien malgré tout, elle a rejoint son parc et ses copines. Nous la surveillons de près mais tant qu'elle ne souffre pas, il n'y a pas à s'inquiéter. Malheureusement, face à ce genre de pathologies très lourdes, il arrive un moment où ça ne fonctionne plus. Février 2016, Cathy commence souffrir de coliques, son transit intestinal devient très compliqué puisque les intestins sont totalement déplacés et écrasés sur eux-même (à savoir qu'un cheval possède 22 mètres d'intestins !!). Nous n'hésitons pas très longtemps avant de prendre l'ultime décision ; nous avons pu lui offrir 6 mois de sursi mais nous nous sommes promis de ne pas la laisser souffrir. Le 21 février 2016, Cathy s'endort paisiblement sous nos caresses ; même Cécile est très émue d'euthanasier une jument si courageuse et combattante.

Paix à toi, belle Cathy... et honte à tous ces gens qui n'ont de cesse de faire pouliner à n'importe quel prix en mettant en danger la vie de leur jument !

Encore 3 sauvetages !

Nous voici début août 2015, le 11 exactement. A nouveau, nous repartons sur les routes en direction de Béziers. Nous avons en effet à nouveau été sollicités par la DDSV pour prendre en charge trois équidés en mauvais état. En découvrant ces trois malheureux, nous sommes d'autant plus choqué de voir qu'ils vivent au sein d'un centre aéré, sous les yeux des jeunes enfants et de leurs parents (dont certains se sont indignés et ont contacté les services vétérinaires, merci à eux !).

Persique, âgé de 22 ans. D'après la gérante du centre aéré, il est maigre parce qu'il est "vieux" !

Combien de fois avons-nous entendu cette phrase révoltante ?! Lorsqu'on voit qu'au refuge, nous avons des chevaux âgés de 30 ou 35 ans, ronds et gras !

 

Après un transport sans encombre, nos trois rescapés arrivent au refuge et découvrent leur nouvel environnement.

 

Persique est de loin le plus maigre, ce pauvre cheval n'a plus que la peau et les os. Pépita, la petite ponette blanche, n'est guère plus vaillante. Les photos ne sont pas très parlantes mais elle est aussi très maigre, son énorme ventre nous fait vaguement imaginer qu'elle puisse être gestante mais elle a plus de 30 ans donc cela semble heureusement impossible ! Le vermifuge et une alimentation adaptée à son âge lui changeront la vie !

Il faut ajouter à ce triste tableau que nous avons appris, quelques jours plus tard, que ces deux équidés étaient toujours montés par les enfants pour faire des ballades ! Notre indignation est immense et dans la foulée, plainte est déposée contre ce centre aéré si peu sérieux.

Quant à Doudou, c'est un petit âne de provence âgé de plus de 30 ans lui aussi. Nous l'avons installé en box dès son arrivée, avec une épaisse litière confortable, car ce pauvre loulou a les sabots en babouche et peut à peine marcher. Il n'a du voir le maréchale depuis bien des années et ses pieds sont complètement déformés, le faisant souffrir atrocement. Dommage, impossible de retrouver des photos avant le passage du maréchale, le voici après, les sabots toujours tordus mais bien plus courts!

 

Malheureusement, les radios de ses pieds sont catastrophiques, les phalanges sont très abimées et Doudou souffre de fourbure chronique. Grâce à des soins fréquents avec notre maréchale-ferrant et des cures régulières d'anti-inflammatoire, nous parvenons à adoucir son quotidien et il profite ainsi de quelques mois plutôt agréables. Mais ça n'a pas duré, les anti-douleurs ont leurs limites et l'état de Doudou s'est progressivement déterrioré... Son grand âge n'arrangeait rien, la fourbure et l'arthrose sont des pathologies extrêmement douloureuses, il passait toutes ses journées couché dans son box ou son paddock, ne se relevait que pour boire ou manger et c'était un supplice à chaque fois. Nous avons pris la décision de l'endormir fin mai 2016. Désolée, mon pauvre Doudou.. Le manque de soins dont tu as fait les frais durant des années dans ce centre a sans aucun doute diminué ta vie de quelques années...

Quant à Pépita et Persique, eux sont en pleine forme ! Pépita est désormais "ronde comme une bille", une vraie ponette avec un caractère bien trempé ! Et Persique en arrive même à être au régime car il est un peu trop gros !!!

Persique rond comme une bille, il apprécie beaucoup sa nouvelle vie au refuge ! Notre mamie Pépita, qui profite enfin d'une retraite bien méritée !

 

On récupère Larry !

Larry, c'est notre gros pépère ! Né au refuge il y a bien longtemps, il est le fils de l'une de nos juments de trait, troupeaux sauvés de la boucherie en 2001 et dont plusieurs juments étaient gestantes. Si sa mère est restée complètement sauvage, Larry lui a été pris en main assez tôt et il est devenu très vite un amour de cheval. A 3 ans, il est adopté chez un très gentil monsieur, à quelques km à peine du refuge. Les années ont passé, et le "papa" de Larry, un homme déjà d'un certain âge lors de l'adoption, est devenu trop âgé pour s'occuper de son cher cheval. C'est avec beaucoup d'émotions qu'il nous a demandé de le reprendre, le sachant entre de bonnes mains au refuge. Bien sûr, nous préférons toujours que nos adoptions soient "éternelles" mais certains cas sont spéciaux et nous récupérons Larry avec plaisir le 14 aout 2015. Il est devenu vraiment magnifique, un titan au coeur tendre, un amour de cheval bien qu'un peu timide au premier abord.

Nous l'installons dans le parc d'Urielle, notre belle trait Bretonne. Ils sont du même "format" et sont vite devenus de supers copains !

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Notre Roi est malade...

Est-il encore utile de le présenter, notre Roi de Coeur ?! Il n'avait que 6 mois lorsque nous l'avons récupéré en mars 2006, souffrant d'une énorme plaie purulente au niveau du postérieur droit, causée par des barbelés et jamais soignée par son propriétaire de l'époque. Des années de soins ont été nécessaires, des pansements quotidiens durant des mois. Désormais, notre petit poulain fragile est devenu un sacré gaillard ; même si elle reste impressionnante et exige encore des soins, la plaie de sa jambe est stabilisée et Roi profite d'une vie quasi normale. C'est un cheval fougueux et plein d'énergie, très proche de nous, tant et si bien qu'il nous considère un peu comme ses congénères et se montre parfois un peu trop turbulent !

 

Mais c'est comme ça qu'on l'adore et lorsque, début août 2015, nous constatons que son comportement a changé, nous nous inquiétons très vite.

Progressivement, Roi de Coeur perd son appétit et sa fougue, il maigrit à vu d'oeil, subit des pics de fièvre malgré de puissants antibiotiques, et il présente même des difficultés de locomotion, des douleurs à l'arrère-main... Bien sûr, nos vétérinaires viennent l'examiner à plusieurs reprises, eux-même sont un peu perdus face à ce cas spécial. Les multiples prises de sang sont toutes normales ; piroplasmose, leptospirose, tétanos..., toutes les maladies sont suspectées mais tous les tests reviennent négatifs du laboratoire.

Notre Roi très sage pendant la perfusion !

 

Nous sommes tous complètement désespérés de voir dépérir notre grand Chouchou sans pouvoir comprendre la raison ni l'aider. La plaie de sa jambe pourrait être l'origine de ce mal mais il n'y a aucune certitude, il n'y a pas d'infection des tissus ni de l'os qui aurait pu provoquer une septicémie.

Le 21 août, nous prenons la décision de l'emmener en clinique afin de procéder à des examens supplémentaires. Echographies thoracique et intestinale, encore des tests sanguins, perfusions, nouveaux traitements mis en place... Mais toujours aucun diagnostic précis et aucune amélioration pour notre Roi. Qui plus est, malgré ses 10 ans, Roi de Coeur est resté un gros bébé qui aime sa maison et ne supporte pas d'être ailleurs. En clinique, il dépérit encore plus, ne se nourrit plus du tout malgré nos visites quotidiennes pour lui remonter le moral... Inutile de le laisser là et nous le ramenons au refuge quelques jours plus tard.

A la clinique, Roi n'est vraiment pas à son aise, il a hâte de retrouver son box !

 

Les deux semaines suivantes, une certaine routine s'installe. Chaque matin, Roi présente une fièvre plus ou moins élevée. Grâce aux piqures, la température tombe et il passe une journée quasi normale, il a un peu plus d'appétit mais son état reste très préoccupant. Et le lendemain, rebelotte, fièvre, piqures...Etc.

Quelle tristesse de le voir si amaigri, alors que d'habitude nous devons faire attention à son alimentation pour ne pas qu'il soit trop gros !

 

Puis un jour, notre vétérinaire nous dit simplement de lui "foutre la paix"!, de ne plus prendre sa température tous les jours, ne plus lui faire de piqûres, remettre en place son quotidien habituel (parc la journée, box la nuit) et son régime alimentaire... Nous comprenons que, même si nous ne sommes bien sûr pas la cause de sa maladie, il en a sans doute ras le bol des piqûres, thermomètres, soins permanents... Et, comme quoi il faut parfois croire aux miracles, l'état de Roi s'améliore de jour en jour ! En l'espace d'un mois, il reprend ses rondeurs, redevient le cheval énergique et taquin que nous aimons tant, presque comme si rien ne s'était passé !

Quelques semaines ont passé et Roi est déjà transformé !

 

Nous ne saurons jamais réellement les raisons de cette maladie mystérieuse, et n'aurons jamais non plus d'explications sur sa guérison miraculeuse ! Nos vétérinaires reconnaissent qu'ils n'ont jamais été confrontés à une telle énigme médicale, mais le plus important finalement est que notre Roi aille mieux et poursuive sa vie à nos côtés !

Octobre 2015 ; Roi de Coeur est plus beau et plus en forme que jamais !

 

A ce moment-là, nous n'imaginions pas perdre un jour notre beau Roi de Coeur que nous aimons tant, ce cheval encore bien jeune et si combatif. Malheureusement, tout ne se passe pas toujours comme on le veut et les problèmes médicaux de ce cheval nous rattraperons plusieurs mois plus tard. Mais ça, nous vous le raconterons dans d'autres nouvelles...

20 nouveaux pensionnaires !!!

Non, ce n'est pas une erreur de frappe, ce sont bien 20 nouveaux chevaux qui ont rejoint, fin août 2015, notre cheptel déjà bien conséquent ! Nous n'arrêtons pas de dire que nous sommes "au complet", qu'il faut calmer les sauvetages, augmenter les adoptions pour diminuer le cheptel, mais il y a toujours une enquête plus particulière que les autres et nous ne pouvons pas refuser de nouveaux chevaux !

Cette enquête-là avait lieu en réalité bien loin de chez nous, à plus de 500 km dans le Morvan, et menée par la Ligue Française de Protection du Cheval. 151 chevaux vivaient sur un terrain misérable et très boueux, beaucoup trop petit pour un tel troupeau. Ces chevaux étaient laissés quasiment à l'abandon, les plus dominants avaient accès au peu de paille (pas de foin!) distribuée et pour l'eau, ils devaient se contenter d'eau croupie sortant des égoûts.

Bien évident, aucun mâle n'était castré et tout ce petit monde se reproduisait de façon anarchique, des poulains naissaient sans cesse mais peu survivaient (tués par les étalons, écrasés par les autres chevaux à cause du manque de place, ou bien mourraient de faim car les juments n'avaient pas de quoi les allaiter.. ) Il était grand temps que tout cela cesse mais trouver un nouvel hébergement pour 151 chevaux, ce n'est pas une mince affaire !

Heureusement, plusieurs grandes associations et aussi quelques particuliers ont été là pour accueillir une partie du troupeau et ainsi, petit à petit, tous les chevaux ont été placés.

Pour notre part, nous avons accepté d'en recueillir 20 ; un groupe déjà important pour qui nous devions trouver des parcs au sein d'un refuge ayant déjà, à l'époque, plus de 200 chevaux ! Mais nous sommes toujours plein de ressources et en quelques jours à peine, on réorganise nos parcs pour libérer un terrain de 4 hectares pour nos nouveaux pensionnaires !

Ainsi, le 28 août 2015, nous attentions avec impatience l'énorme camion avec à son bord, nos 20 loulous ! Nous savions juste qu'il y aurait uniquement des juments et un jeune mâle de 1 an, mais nous n'avions aucune idée de l'état ni du caractère des chevaux. L'ouverture du camion et le déchargement a donc été une suite de surprise ! A première vu, tout le groupe est plutôt sympa, les juments descendent tranquillement du camion, toutes marchent au licol sans problème (elles n'ont pourtant pas du être beaucoup manipulés jusqu'à maintenant!). S'il n'y a rien de dramatique, toutes sont néanmoins plutôt maigres, les pieds sont catastrophiques (bien évidemment, les soins de maréchalerie ne faisaient pas parti de leurs habitudes!!), et surtout plusieurs sont blessées, parfois gravement. Des plaies dûes sans aucun doute à des bagarres entre chevaux, à cause du surnombre et du manque d'espace.

Les voici en sécurité au refuge, tous peuvent se reposer après ce long voyage (près de 500 km) et profiter du bon foin à leur disposition (et des quelques brins d'herbe qui demeurent malgré la sécheresse du mois d'août !)

 

Le meilleur dans tout ça, c'est que ce sauvetage a été immortalisé car ce jour-là, nous avions au refuge une équipe de journalistes et de caméramans pour tourner un reportage qui sera diffusé un mois plus tard dans la célèbre émission "Sept à Huit life" présentée par Harry Roselmack.

La super équipe de tournage avec Paula, Jean-Claude, ainsi que quelques membres de l'équipe du refuge !!

Une chouette journée même si nous ne sommes pas tous très à l'aise derrière les caméras !

 

Malheureusement, la vidéo n'est plus disponible sur internet et, bien que nous l'ayons conservé sur un support DVD, je n'ai pas les compétence nécessaires en informatique pour la mettre en ligne sur le site. Toutes mes excuses ! Je pense et espère que bon nombre d'entre vous l'ont déjà visionné car à l'époque, nous l'avions largement diffusé sur Facebook, mais il aurait été agréable de la revoir !

Les jours suivant leur arrivée, nous sommes aux petits soins pour notre nouveau troupeau. Vermifuge, maréchalerie, soins des blessures... Nous isolons quelques cas particulier car le terrain où nous les avons installés n'a pas l'eau courante mais uniquement des citernes de 1000 L pour les abreuvoirs. Certaines blessures graves nécessitent d'être lavées et désinfectées tous les jours, et les chevaux mis sous antiobiotiques donc nous devons les rapprocher des écuries et du tuyau de douche ! Pour sa sécurité, le jeune mâle est également sorti du troupeau car même s'il n'a que 1 an, il est déjà intéressé par saillir mais les juments ne sont pas tendres et les coups de sabots fusent ! Il sera castré peu de temps après. Commence aussi un difficile travail de mémoire car il nous faut retenir les noms de chacune, et apprendre à les reconnaitre (certaines se ressemblent beaucoup !) !!! Toutes sont jeunes, entre 1 et 13 ans.

On ne peut pas dire qu'elles soient squelettiques mais il est clair qu'il manque à certaines juments plusieurs dizaines de kg. En plus du manque de nourriture, elles n'ont sans aucun doute jamais été vermifugées de leur vie !

 

Trop longs, cassés, fendus, tordus... Les sabots des juments sont dans un bien triste état, notre maréchale-ferrant va avoir du travail !!!

 

Presque toutes les juments présentes des blessures. Certaines sont superficielles ou déjà cicatrisées ; d'autres, récentes, sont plus profondes et infectées. Toutes ont sans doute été causées par une morsure ou un coup de sabot..

 

Par contre, nous constatons rapidement que plusieurs juments sont ataxiques (une pathologie du à une compression de la moelle épinière entre 2 vertèbres, qui a pour conséquence des difficultés de locomotion, une démarche désordonnée. Pour vous donner une idée, il faut imaginer que le cheval se déplace comme s'il était ivre !). Ces anomalies peuvent s'expliquer par le fait que ce troupeau s'est formé suite à une reproduction incontrolée, et il est probable qu'il y ait eu des cas de consanguinité. Néanmoins, ça ne concerne que 5 ou 6 juments et cette pathologie ne les empêche pas de vivre normalement et tout notre petit monde va bien, tous s'adaptent très vite à leur nouvelle vie et nous apprenons à découvrir des chevaux adorables, proches de l'homme malgré un passé difficile et très câlines pour la plupart.

Photos de groupe !

 

Bien sûr, on ne peut pas oublier que les 19 juments que nous avons accueilli vivaient avec une soixantaine d'étalons donc il est très probable que nous ayant quelques "surprises" d'ici quelques mois ! A suivre ...

Quelques unes de nos juments après quelques mois passés au refuge. Bien arrondies et en pleine forme, elles apprécient leur nouvelle vie bien plus calme et en sécurité.

 

Plus tard, nous apprendrons que le procès concernant cette affaire a été gagné, les juments nous sont définitivement confiées et nous pouvons ainsi envisager de chercher de nouvelles familles pour certaines d'entre elles qui pourraient devenir de super compagnon de ballade.

Oh Brad, tu nous manqueras...

Cette belle journée du 28 août où nous sommes tous bien occupés entre le tournage du reportage et l'accueil des 20 chevaux est malheureusement entachée par une bien triste nouvelle. Ce jour-là, notre amie et bénévole de longue date Annick est absente car elle doit endurer ce qui est, pour nous, amoureux des animaux, la pire des épreuves. En effet, son vieux Brad, pittbul recueilli au refuge en 2010 pour lui éviter l'euthanasie, et pour qui Annick a craqué et l'a adopté rapidement, ne va pas bien du tout. Il est dans sa 13ème année, un âge canonique pour un chien de cette race, et les problèmes de santé se multiplient. Annick a du faire preuve d'un immense courage pour prendre la décision de l'emmener chez le vétérinaire et l'endormir afin de mettre fin à des souffrances devenues ingérables...

Toutes nos pensées vont vers toi Annick, nous savons tous à quel point il est épouvantable de dire Adieux à nos amis à 4 pattes. Tous ici au refuge, nous adorions notre Brad, un chien trop sympa, joueur et gentil avec tout le monde ; chiens, chats, enfants... Jamais il n'a eu un geste d'aggressivité, contrairement à la mauvaise réputation dont les chiens de cette race souffre. Bon repos à toi, Brad, tu le mérites bien, et nous en t'oublierons jamais...

Voilà que je conclus 2 mois de "rattrapage" de nouvelles. 2015 semble bien loin mais nous nous sommes promis de ne mettre aucun événement de côté, alors tout est dit !

Je vous dis à très bientôt pour la suite de nos aventures entre septembre et décembre 2015.

Merci à tous de m'avoir lue et, j'espère, appréciée !! A très vite !

Camille

 

 

Les évènements de septembre à décembre 2015, et leurs actualités !

Journée Portes-Ouvertes

Comme chaque année a lieu, le premier dimanche de septembre, notre grande journée Portes-Ouvertes. Même si cette journée nous demande beaucoup de préparations et de travail supplémentaire en plus du quotidien du refuge, c'est toujours une très belle et agréable journée. Un grand plaisir de revoir plein de visages connus, des nouvelles rencontres aussi, tous ces gens unis par un même amour des animaux.

 

Merci à tous de votre venue, et à l'année prochaine !!!

Tristesse...

En ces quelques mois de fin d'année, c'est l'automne qui s'installe puis l'hiver qui pointe son nez. Avec ces saisons s'accompagnent bien souvent des pluies diluviennes et les premiers froids. Tout cela est très difficile pour nos vieux pensionnaires, arthrosés et fragiles, que nous tenons à bout de bras depuis la belle saison. Certes, presque tous nos parcs possèdent un abri, nos plus vieux pensionnaires ont une couverture chaude et imperméable, ou bien certains sont en box. Mais quoi que nous fassions, c'est souvent à cette période que nous encaissons le plus de décès ; n'oublions pas néanmoins que certains de nos chevaux ou poneys atteignent un âge canonique et/ou souffrent de pathologies très graves.

 

Ainsi, le 12 septembre 2015, notre BELLE s'endort pour toujours, notre immense jument Selle Français de 27 ans et d'1m85 au garrot !

Une perte difficile car Belle vivait au refuge depuis le tout début de l'Association, soit plus de 20 ans !

 

 

Le 23 septembre, c'est TILT que nous prenons la décision d'endormir. Ancien poney de club, il profitait d'une retraite bien méritée au refuge depuis bien des années. Agé de 30 ans, on peut dire qu'il a bien vécu, en comparaison à un bon nombre de chevaux de club qui, lorsqu'ils ne peuvent plus être montés, sont envoyés à la boucherie.

Une destinée bien triste pour des équidés ayant appris à monter à des centaines d'enfants... Nous l'aimions beaucoup.

 

 

TOSCA, petite ponette de 27 ans souffrant d'une hanche fracturée, vivait au refuge depuis plusieurs années. Nous l'avions récupéré dans un centre pour adultes handicapés lorsque celui-ci a fermé.

C'était un amour de ponette, timide mais très gentille et douce. Elle décède naturellement d'une crise cardiaque le 22 octobre.

 

 

Le 28 octobre, notre vétérinaire euthanasie CALIZ, magnifique cheval espagnol de 16 ans abandonné au refuge par sa propriétaire.

Malgré son jeune âge, Caliz souffrait d'emphysème (asthme) à un stade extrèmement développé, plus aucun traitement n'était efficace et notre pauvre garçon luttait pour chaque bouffée d'air.

 

 

 

Enfin, l'année se termine avec le décès de BALOO le 7 décembre. A 29 ans, cette grande jument vit au refuge depuis près de 20 ans. Abandonnée par son propriétaire car, pour des raisons de santé, elle ne pouvait pas assurer sa carrière de "cheval d'obstacle" et ne servait donc plus à rien. Naviculaire, arthrosée, gravement ensellée (dos creusé), Baloo cumulait de lourdes pathologies avec lesquelles elle vivait tant bien que mal. Nous avons du choisir de l'endormir lorsque marcher était devenu trop douloureux.

Au revoir, belle Baloo...

 

Boston revient chez nous !

Boston n'a que 8 mois lorsque nous le récupérons au refuge début décembre 2011. Il a été sauvé de la boucherie ; effectivement, beaucoup de gens l'ignorent mais les ânes sont, au même titre que les chevaux, abattus pour leur viande et leur cuir. Ce marchand sans scrupules n'hésitait pas à envoyer à l'engraissage, puis à l'abattage, de pauvres bébés n'ayant connu que quelques mois de vie, fait uniquement de souffrances et de misères.

Notre petit Boston a la peau et les os - malheureusement nous n'avons aucune photo de l'époque ! -, couvert de poux et de gâle, il teint à peine debout. De plus, sans doute trop habitué à la violence et aux coups de batôns chez son "éleveur", il se montre très inquièt (nous pouvons même dire complètement terrorisé) lorsqu'on l'approche. Il faudra plusieurs jours de patience et de douceur pour l'apaiser. Plus à l'aise, il a alors commencé à manger et rapidement, nous l'avons vu reprendre du poil de la bête.

En quelques mois, il est devenu magnifique, il a découvert que tous les humains ne sont pas les mêmes et qu'il pouvait nous faire confiance ! C'est maintenant un jeune et bel âne très sympa, proche de l'homme et joueur ! Grand copain de notre mulet Bounty, tous les deux s'entendent à merveille !

 

En septembre 2012, une super famille avec des enfants arrive au refuge et nous annonce qu'ils cherchent un compagnon pour tenir compagnie à leur âne. Nous leur présentons alors notre Boston et c'est le coup de foudre ! Quelques jours plus tard, Boston embarque dans le van et nous voilà parti pour les montagnes cévénoles ! Boston rencontrera l'âne de la famille, le joli Archimède, et nous repartons plutôt satisfaits et confiants de cette adoption.

Malheureusement, dans la vie, tout ne se passe pas toujours comme on l'espère et en septembre 2015, les adoptants nous recontactent, nous expliquent faire face à de problèmes de santé graves et ne peuvent pas garder leurs ânes. Archimède a été confié à des amis et, comme notre contrat d'adoption l'exige, Boston doit revenir au refuge.

Sur place, nous sommes plutôt déçus de constater que notre si beau garçon est plutôt maigrichon et il a l'air triste. Néanmoins, notre avis change rapidement lorsque son adoptante nous explique qu'elle a été victime d'un AVC et a du être hospitalisée durant un certain temps. Boston était son gros bébé, c'est elle qui s'en occupait le plus et c'est pour elle un réelle déchirement de devoir nous le rendre. Mais elle n'est physiquement plus capable de s'en occuper ; or il avait développé un comportement d'hyper attachement avec elle et personne d'autre ne pouvaient l'approcher. Il a très mal supporté son absence soudaine et est progressivement devenu agressif avec les enfants de la famille, qui ne pouvaient même plus entrer dans son parc en sécurité. Il a également perdu l'appétit, ce qui explique sa perte de poids lorsque nous le récupérons, malgré le fait qu'il recevait toute l'alimentation nécessaire.

 

De retour, il est installé avec nos "minis ânes", le contraste de taille est impressionnant mais ils s'entendent tous très bien, Boston est gentil et joue en douceur avec ces nouveaux copains ! Il a vite repris du poids mais reste néanmoins fragile et difficile d'entretien. Il ne faut pas oublié que Boston a souffert de très grosses carences durant les premiers mois de sa vie et tout cela lui a laissé de graves séquelles. Généralement, les ânes sont réputés pour être des animaux rustiques et costauds mais ce ne sera jamais le cas pour lui, notre grand Boston si fragile !

 

Boston est encore tout jeune et il n'a quasiment pas travaillé ; en effet ses adoptants l'avaient simplement testé comme "âne de bat" mais il n'a fait qu'une ou deux ballades, sans chargement ! Absolument rien d'excessif, d'autant qu'il est très grand, jeune et devrait être porteur. Pourtant il semble très sensible, voire douloureux, de son dos (sans doute des séquelles de son passé de violences et de bousculades dans les camions du marchands). De ce fait, nous avons pris la décision, si un jour nous lui retrouvons une très bonne famille, qu'il sera uniquement un âne de compagnie, sans jamais être monté ni attelé.

 

A ce jour, Boston reste avec nous. On l'adore, notre loulou aux immenses oreilles !!! Son adoptante, qui ne l'a jamais oublié, nous demande très souvent de ses nouvelles !

Rachida & Julie, une double adoption !

Certains reviennent, d'autres s'en vont ! Même si parfois nous sommes déçus et nos animaux reviennent au refuge, les adoptions restent néanmoins très importantes pour nous car elles permettent d'offrir une vie de famille à nos chevaux. En effet, même si nous sommes convaincus qu'ils ne sont pas malheureux au refuge, notre trop grand cheptel nous empêche d'accorder assez de temps à chacun et l'affection et les câlins font partis des besoins et du bien- être de tout animal. Egalement, une adoption permet de libérer une place dans un parc, ce qui nous offre la possibilité de réaliser d'autres sauvetages, ce qui est le but et la vocation d'une association de protection animale.

Le summum pour nous est lorsque nous réalisons une double adoption et que deux de nos pensionnaires partent ensemble dans une nouvelle maison ! Ainsi, le 29 septembre 2015, nous emmenions Rachida & Julie dans leur famille, à quelques dizaines de km du refuge. Leur adoptant est un homme très sympatique venu nous rencontrer au refuge quelques semaines auparavant ; déjà propriétaire d'une jument à la retraite, il souhaitait adopter un cheval de loisir pour de belles ballades, ainsi qu'un poney pour ses petits enfants. Son choix s'est porté sur Rachida, jument pur-sang arabe alezanne au caractère bien trempée mais super jument de promenade, que nous avions débourré au refuge. Ainsi que Julie, jolie ponette blanche très mignonne qui sera parfaite pour les enfants !

 

Rachida, Julie, la belle jument Halloween et même le mouton de la famille s'entendent très bien et nous espérons que ce bonheur durera aussi longtemps que possible !

On récupère Smokey, pauvre jument...

Fin août 2014, nous récupérions 4 juments dans un état effroyable dans une structure de ballades à cheval à la limite du Gard et de la Lozère. Leur propriétaire possèdait une vingtaine de chevaux sur un terrain minuscule ; les plus jeunes et dominants pouvaient accéder à la nourriture mais ce n'était pas le cas des chevaux âgés qui se faisaient malmenés sans cesse et mourraient de faim à petit feu.

On ne s'habitue jamais à voir des chevaux dans un tel état. Certes, ces 4 juments sont assez âgées (entre 20 et 35 ans) mais rien ne justifient qu'elles soient maigres à ce point ! D'autant plus qu'après quelques semaines à peine au refuge, toutes ont repris du poids et au bout de 3/4 mois, elles étaient grasses et bien rondes !

 

Nous avons pu accueillir au refuge les plus maigres mais certains que nous jugions aussi "critiques" n'ont pas fait l'objet de la saisie ; qui plus est, un étalon vivait au sein du troupeau donc chaque année, des poulains naissaient mais peu survivaient. Il est évident que l'idéal aurait été de saisir l'intégralité du troupeau, que la ballade soit fermée et que cette dame reçoive l'interdiction de posséder des animaux ; malheureusement la justice française n'est pas toujours aussi sévère que nous !

Mais ce que nous craignons arrive car, le 30 septembre 2015, nous devons repartir dans les montagnes, chez cette même personne, pour récupérer une jument. Cette dernière est tout aussi squelettique que les autres mais surtout, elle présente une fracture du tibia (sans doute dû à un coup de pied d'un autre cheval) qui n'a jamais été "soigné".

Smokey a 13 ans, c'est une superbe jument palomino, plein papier Quarter Horse. Comme quoi, la maltraitance touche tous types de chevaux ; les jeunes comme les plus vieux, les pure races comme les ONC (Origine Non Constatée) ...

C'est plutôt désespérant...

 

En réalité, une fracture de ce genre chez les chevaux ne se soigne pas, dans la quasi totalité des cas, la seule solution c'est l'euthanasie. Mais la propriétaire n'a rien fait et durant de très longs mois, la pauvre Smokey passe un véritable calvaire. Elle vit parmis une quinzaine de chevaux dont certains sont costauds et n'hésitent pas à la bousculer. Elle ne peut atteindre le tas de foin, tombe très souvent mais se relève avec courage... La fracture finit néanmoins par se consolider de façon anarchique mais permettant au moins à cette jument de marcher quasiment normalement. Nous sommes réellement choqués de découvrir l'état de Smokey et d'imaginer l'enfer qu'elle a enduré avec une jambe cassée durant tout l'été. Mais il faut reconnaitre qu'elle possède une réelle rage de vivre, c'est une force de la nature et à ce jour, plus question de la faire euthanasier !

Elle rejoint donc le refuge où nous l'installons dans un box sur une épaisse couche de litière confortable. Elle se couche, savoure son nouveau confort et surtout dévore ses rations de bon foin ! Il n'y a plus rien à faire pour sa jambe mais nous la mettons quand même sous traitement d'anti-inflammatoires afin de soulager ses douleurs. La journée, elle est sortie dans un paddock pour se dégourdir les jambes ; Smokey est réellement épatante, très bien réadaptée à sa pathologie, elle s'offre même de belles galopades sur 3 jambes ! Il faut dire aussi qu'elle n'a que 13 ans, elle est pleine d'énergie et de fougue et une chose est sûre, elle veut vivre !

 

Nous savions que Smokey vivait dans le troupeau avec l'étalon, donc par acquis de conscience, dès son arrivée, nous lui faisons une prise de sang pour détecter une éventuelle gestation. Le résultat ne se fait pas attendre, Smokey est pleine ! Mais ce n'est en rien une bonne nouvelle, la surcharge pondérale d'une gestation serait catastrophique pour elle. De plus, le déplacement de ses os dans la jambe et la façon de marcher de Smokey a provoqué, au fil des mois, un déplacement du bassin et il n'est pas certain du tout qu'un poulain pourrait s'y frayer un passage pour naitre ! Laisser cette jument mener à terme cette gestation est un risque énorme pour elle comme pour le bébé, ainsi nous décidons de la faire avorter. C'est absolument sans douleur, rassurez-vous !

 

En quelques mois, Smokey est transformée. Elle a bien grossi mais nous tachons de la garder assez "mince" pour ne pas surcharger ses membres. Nous espérons la garder aussi longtemps que possible avec nous, c'est une jument extra, très reconnaissante, très câline et surtout très gourmande !!!

Nos ânes en Famille d'accueil !

En février 2014, une nouvelle enquête nous mènent à Saint-Jean du Gard, à quelques dizaines de km du refuge. 7 ânes sont dans une situation précaire. Ils appartenaient à une dame très âgée et malade qui ne pouvaient en aucun cas s'occuper de ses animaux. En effet, outre les ânes, elle possédaient une centaine de chèvre et de moutons, tous dans un état épouvantable ! Des ossements d'animaux décédés (ânons, agneaux...) jonchaient le terrain, les moutons n'ont jamais été tondus, les béliers (trop nombreux par rapport au cheptel) se battaient entre eux avec une violence inouie.

 

Les ânes n'étaient pas maigres car ils sortaient souvent de leur parc (en voyant l'état des clotures, ce n'est pas étonnant !) et broutaient l'herbe aux alentours, ou bien ils étaient nourris par les voisins soucieux et bienveillants. Mais cette situation ne pouvait pas s'éterniser, leur propriétaire risquait d'être hospitalisée à un moment ou un autre et ce n'est pas aux voisins, aussi dévoués soit-ils, qu'incombe la responsabilité de s'occuper des animaux !

Les "clotures" sont dans un piteux état, faites de grillage, de morceaux de barbelé et de ficelle, les piquets en bois sont complètement rongés et tout s'écroule ! Non seulement les ânes peuvent sortir de leur parc sans problème (très dangereux car la route n'est pas loin!) mais ils pourraient aussi se blesser gravement.

 

Cette saisie fut assez mouvementée car nos gaillards d'ânes étaient plutôt sauvageons, très peu manipulés, ils fuyaient l'Homme et ne comprenaient vraiment pas que tout ce que l'on faisait était pour leur bien ! Finalement, ils nous a fallu 5 voyages répartis sur 3 jours pour attraper tout ce petit monde et les ramener en sécurité au refuge. Les deux mâles du groupe ont été très rapidement castrés, tous ont été vermifugés, vu par le maréchale-ferrant ainsi que le dentiste. Nous avons même eu le plaisir de voir naître deux ânons en parfaite santé, Eden et Eclat.

Les voici très bien installés au refuge ! La gourmandise de nos petits sauvageons leur fait bien vite oublier leur inquiètude face à l'humain !!!
Quel joli groupe de "grandes oreilles" !!! EDEN, fils de Mélissa, est né le 13 mai 2014 et EDEN, fils de Vénus, est né le 8 septembre 2014. Tous le monde se portent à merveille !

 

En novembre 2015, nous faisons la connaissance d'un homme possédant une très grande et belle propriété à Uzès (40 km du refuge) ; il possède déjà deux ânesses mais il y a beaucoup de terrain et surtout beaucoup d'herbe et il nous propose alors très gentiment d'accueillir quelques ânes supplémentaires, en "famille d'accueil". Très vite, nous décidons d'y emmener nos 5 loustics ; nous en avions déjà fait adopter deux, et quant aux ânons ils ont été sevrés mais restent au refuge pour l'éducation ! Les adultes sont devenus, depuis la saisie, beaucoup plus sympas, proches de l'homme et très câlins ! Ainsi, entre le 9 et 12 novembre, nous emmenions notre petit groupe dans leur nouvelle maison ! Je crois que l'on peut dire qu'ils y sont très heureux, plusieurs hectares juste pour eux, de l'herbe toute l'année, quel plaisir dans une région aussi sèche que la notre !

 

Bien sûr, ce n'est pas réellement une "adoption" donc ils dépendent encore de nous pour les soins. Ainsi, régulièrement, nous allons leur rendre visite, juste pour des câlins, des carosses, ou parfois accompagné par notre maréchale-ferrant ! Profitez bien, chers petits ânes, de votre nouvelle vie !

Magie & Liberté, retour !

Décidément, cette fin d'année 2015 semble dédiée au retour de nos équidés adoptés ! En effet, fin novembre, Magie et Liberté, nos deux énormes juments de trait Ardennaises de 14 et 15 ans, reviennent au refuge. Nous les avions sauvée de la boucherie en mai 2014 et replacée dans une famille depuis. Mais, une fois encore, les choses ont mal tourné, et les soucis financiers ont forcé les adoptants à nous rendre les juments. Il faut dire que nos deux louloutes pèsent quasiment 1 tonne chacune et le budget alimentaire est plus que conséquent !

 

Nous les avons installées dans notre immense parc de 10 hectares, au sein de notre troupeau de juments semi-sauvages, dont plusieurs juments de trait, également sauvées de la boucherie en 1999 ! Ce groupe de 25 juments vit de façon relativement automone, nous assurons évidemment la nourriture et l'eau mais quasiment aucune des juments ne se laissent approcher par l'homme. Magie et Liberté, elles, sont assez proche de nous, nous pouvons sans problème les attraper plusieurs fois par an pour le vermifuge ou les soins de maréchalerie.

 

Au refuge, nous avons une vingtaine de chevaux de trait mais je crois que l'on peut dire que ces deux-là font parties des plus impressionnantes ! Heureusement, le caractère d'un cheval "lourd" est bien généralement calme et posé, contrairement à la fougue d'un pur-sang par exemple !!! Outre leur force titanesque qu'il faut pouvoir canaliser (attention à ne pas laisser trainer un pied sous leurs sabots !!!), ce sont des chevaux merveilleux qui travaillent aux côtés des Hommes depuis des centaines d'années (attelage pour se déplacer, labours des champs, chevaux de guerre...Etc), ils furent indispensables à une période de l'histoire et ils méritent à ce jour encore tellement de reconnaissance. Dans de trop nombreuses régions, en France comme à l'étranger, ils sont désormais élevés pour leur viande, quel tristesse...

On accueille Glasco & Kuzko

Nous sommes en décembre 2015. "Les Sans Voix d'Eden", une association de protection animale dont nous connaissons très bien Audrey, la présidente, est contactée pour récupérer un cheval et un lama. Ces animaux sont en divagation permanente dans un village gardois et, ainsi de remédier à cette situation, leur propriétaire n'a rien trouvé de mieux que les enfermé dans une sorte de cage de fauve, 20m² sans le moindre abri alors que nous sommes en plein hiver, sous la pluie et dans le froid. De plus, ce monsieur annonce que son lama est à vendre pour un cirque ; selon par quelle troupe il est acheté, sa vie risque de ne pas être très belle !

Cette saisie est gérée par cette association mais Audrey n'ayant pas la possibilité de les accueillir dans son refuge, elle fait appel à nous et nous acceptons volontiers de lui rendre ce service. Ainsi, le 13 décembre, nos deux nouveaux pensionnaires arrivent au refuge. Leur état général n'est pas dramatique, le lama semble jeune et en bonne santé. Quant à Glasco, c'est un gentil cheval de 23 ans ; il lui manque une bonne cinquantaine de kg et nous constatons également qu'il est borgne. Une nouvelle s'offre à lui, dans un grand parc avec un abri, du bon foin et des céréales adaptées à son âge !

Les deux animaux ne sont pas en mauvaise état mais les vastes parcs dans lesquels nous les installons vont les changer de leur cage !!

 

Même si tous les deux se connaissent et s'entendent bien, nous faisons le choix de les séparer car Glasco a besoin d'une alimentation bien plus riche que ce dont un jeune lama a besoin ; ce dernier risquerait d'être malade s'il mange trop de céréales. De ce fait, nous l'installons dans le parc de Panico, notre vieux lama, en espérant qu'ils deviennent copains ! Malheureusement, très vite, nous constatons que Kuzco a un caractère très dominant et très agressif envers Panico, ainsi qu'avec les poneys qui partagent son parc. En plus, il est bien plus jeune et surtout, il est entier, ce qui n'arrange rien ! Notre vétérinaire est venue le castrer rapidement ; depuis, son caractère s'est un peu adoucit mais il reste très peu sociable.

 

Glasco, lui, est un très gentil cheval, proche de l'homme. Très bien adapté à son handicap (borgne), il profite désormais d'une vie paisible... Il a rapidement repris plusieurs dizaines de kg !

 

Sur ces lignes que se cloture l'année 2015 ; toute l'équipe vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année et un joyeux Noël ! A très bientôt!

Camille.

Nos beaux rennes CHAM, INKA, NIKITA, JALNA, KOVU, OURKA et GUCCI se joignent à nous pour vous souhaitez un Joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année !

Eh oui parce qu'au refuge, même si ce n'est pas facile tous les jours, on s'amuse bien quand même, et ce sont nos chiens qui en font les frais !!!! (pour leur plus grand plaisir, rassurez vous ! )