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LES NOUVELLES, ANNEE 2017

 

1er janvier 2017

L'année 2016 est terminée et il est temps de dresser le bilan ! Malheureusement, nous avons cruellement manqué de temps pour tenir le site à jour et depuis mars, vous devez vous demander si nous existons encore ! Eh bien oui, rassurez-vous, nous sommes toujours là, avec un cheptel toujours plus grand et on espère bientôt pouvoir vous raconter tout le travail réalisé. Pour le moment, il vous faudra vous contentez de ces chiffres, toutes nos excuses !

Bilan 2016

Quelques chiffres en 2016 :

- 13 chevaux, poneys ou ânes sauvés ; récupérés dans un très mauvais état, affamés, blessés...

- 1 cheval accueilli au refuge car son propriétaire ne pouvait plus l'assumer

- 7 naissances à la suite de la saisie de juments gestantes

- 3 équidés en retour d'adoption. Nous sommes toujours déçu dans ces cas-là...

- 13 chevaux, poneys ou ânes, 2 chiens et 11 chats adoptés ; ils coulent tous des jours heureux dans leur nouvelle famille !

- 13 chevaux, 1 chat et 1 chien décédés... Toujours une grande tristesse de dire au revoir à nos compagnons mais ils ont tous atteints un âge canonique, ou bien souffrait d'une pathologie très grave. On ne les oublie pas !

Remerciements !

Une année de plus écoulée, alors comme il en est coutûme, nous aimons en profiter pour remercier très chaleureusement les personnes importantes de l'année. Beaucoup d'entre vous les connaissent tous déjà, mais je me permets de re-citer les membres de l'équipe, sans qui rien ici ne serait possible ! Des salariés et des bénévoles dévoués et passionnés, qui ne comptent pas leurs heures et font preuve de volonté et de courage pour, chaque jour, nourrir, abreuver et soigner nos très nombreux pensionnaires, mais aussi nettoyer les box, les paddocks et les abris, réparer les clotûres, entretenir le domaine, débroussailler..Etc, un travail difficile et répétitif mais on ne peut plus nécessaire pour le bien-être de chacun ! Travailler au refuge signifie travailler en extérieur toute l'année, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec ! Les pluies diluviennes de l'automne, la canicule de l'été, la boue et le froid de l'hiver... chaque saison a son lot de soucis et de difficultés mais la passion et l'amour des animaux nous permettent à tous de surmonter cela !

Un grand merci donc à Charlotte, ma fille, qui travaille au refuge depuis le commencement en 1992, avec certaines coupures certes, mais elle est toujours revenue ! Camille, jeune Lyonnaise qui est tombée amoureuse du Gard et du refuge, et ne nous quitte plus depuis 8 ans ! Laurent, qui travaille avec nous depuis maintenant presque 3 ans et nous rend bien service car il maitrise parfaitement le tracteur et les hommes costauds se font un peu rare chez nous ! Jordan, un jeune motivé qui nous a rejoint cette année. Léa, courageuse bénévole (à plein temps!) qui est venue nous aider cet été pour quelques semaines, et n'a plus voulu repartir ! Et enfin Maéva, dernière salariée à nous rejoindre et qui doit encore trouver ses marques et faire ses preuves à nos côtés.

Bien sûr on n'oublie pas Mady, elle-aussi fait partie "des meubles" au refuge puisqu'elle venait ici bénévolement depuis son plus jeune âge, durant les vacances scolaires puis, plus tard, en tant que salariée. Elle nous a quitté il y a quelques mois pour des raisons personnelles mais on peut toujours compter sur elle au besoin ! Elle a d'ailleurs adopté un cheval du refuge, à qui elle offre une vie merveilleuse ! Et enfin notre fidèle Annick, qui a tiré sa révérence en cette fin d'année. A 69 ans passés, et après 9 ans de bons et loyaux services au refuge, il était temps pour elle de se reposer et de profiter enfin de sa retraite ! Elle a toujours fait preuve d'une grande efficacité, tant sur le terrain avec les chevaux qu'au bureau pour le travail administratif. Son caractère très fort a fait d'elle une légende, elle nous manquera et nous applaudissons tous son dévouement pour les animaux.

J'en viens maintenant à nos hommes "à tout faire", à savoir mon mari Jean-Claude qui, malgré ses 74 ans et une santé fragile, ne ménage pas ses efforts et continuent à fabriquer toutes les structures en bois qui existent sur le domaine. Nos maisons, ateliers, écuries, abris pour chevaux, locaux de rangements, socles pour les abreuvoirs automatiques...Etc ! Tout cela a été fabriqué de ses mains, lui qui a été dentiste durant toute sa vie a fini menuisier !!! Et son copain Charly, 77 ans, qui n'hésite pas à donner un coup de main pour les travaux de soudures ou de mécanique ! Sans oublier Jean-Pierre, notre gaillard infatigable de 64 ans a qui on doit l'intégralité des clotûres (plus de 5000 piquets en bois plantés à la masse au cours de ses dernières années !) mais aussi le débroussaillage chaque printemps, l'élagage et la coupe de bois pour le chauffage en hiver, les réparations diverses et variées sur le domaine...

Merci aussi, bien sûr, à Sandra, notre secrétaire et amie ! Ainsi que Pascal, notre cher trésorier !

C'est maintenant au tour des bénévoles "ponctuels". Ces gens qui nous offrent de leur temps et de leur énergie pour venir prêter main forte au refuge. Certains d'entres-eux nous sont fidèles depuis plusieurs années, d'autres nous ont rejoint il y a quelques mois, mais tous viennent un ou plusieurs jours par semaine, ou bien durant les vacances, pour nous ! C'est un don de soi très honorable, une aide qui permet à l'équipe de souffler un peu lorsque la charge de travail est trop lourde et puis, soyons honnête, sur un domaine de 70 hectares, avec 240 chevaux et 300 animaux en tout, il y a toujours, oui toujours, une montagne de travail ! Chaque paire de bras supplémentaires est donc la bienvenue ! Alors merci à Camille, Virginie, Magalie, Sylvie et Annie, qui viennent toutes plusieurs jours par semaine. Merci à J-P, Manon, Edith, J-C, Mélanie, et d'autres, nos bénévoles-campeurs de l'été, une sympathique équipe ! Merci à Virginie et à Armelle, nos bénévoles "longues distances" (Lyon et Paris) qui passent néanmoins 2 ou 3 semaines par an au refuge.

Merci aussi à Chantal, Pascale, Bernadette, Marie-France et Véronique, nos bénévoles spéciales chiens ! Grâce à elles, nos toutous en chenil peuvent aller courir dans les champs 2 à 3 fois par semaine, ce qui est primordial pour leur bien-être et leur moral.

Et pour conclure, un grand merci à nos adhérents, aux parrains-marraines de nos pensionnaires et à tous ceux qui nous permettent financièrement de nourrir et entretenir notre si grand cheptel ! Sans vous rien ne serait possible, vous êtes merveilleux, et ne nous oubliez pas en 2017 !!

BONNE ANNEE !!!!

Les événements de janvier et février 2017 !

Série noire...

L'année 2017 commence bien mal pour nos pensionnaires avec une série de décès assez imprévisibles, nous perdons des chevaux âgés certes mais certains que l'on pensait "en bonne forme", et j'avoue que durant cette période bien sombre, nous en avons tous "gros sur la patate" et le moral des troupes est loin d'être à son maximum. Il faut dire que cet hiver 2016/2017 est assez spécial ; nous traversons une période de grand froid avec des gelées surprenantes pour la région (jusqu'à -7°C la nuit), et plusieurs jours de neige (très rare ici, nos chevaux ne sont pas habitués !). Puis les températures se sont un peu adoucies mais c'est une pluie froide qui a pris le relais et transforme le refuge en un immense champ de boue, c'est désespérant. Certes, quasiment tous nos pensionnaires ont un abri, certains vivent en box, les plus fragiles ont des couvertures chaudes et étanches, mais quoi que l'on fasse les hivers sont toujours rudes pour nos papis-mamies arthrosés et fragiles.

 

Le 3 janvier, nous perdons SARAH, une ancienne jument de CSO, une grande championne qui a pu néanmoins passer de longues années au refuge, une vie douce et sans trop de soucis de santé malgré des années de concours à haut niveau.

Elle aurait eu 33 ans en mai prochain.

 

 

Ce même jour, nous prenons la décision d'endormir HULOTTE, notre adorable jument de trait. Rachetée dans une foire en 2013 alors qu'elle était destinée à la boucherie, cette ancienne jument de labours souffrait de plusieurs pathologies malgré son "jeune" âge (elle avait à peine plus de 20 ans), dues un travail intensif et excessif et un manque de soin évident. Fracture du boulet, arthrose des hanches et de toutes les articulations, cécité progressive et plusieurs AVC à son actif depuis les dernières années... Sa vie était devenue trop compliquée, sa cécité ingérable pour une jument de 700kg, elle se cognait violemment dans son box ou dans les clotures de son parc. Par amour et pour sa sécurité (risque de chute et/ou de blessures graves) il nous a fallu lui dire au revoir. Elle nous manque beaucoup, c'était un Amour de jument.

Le 17 janvier, c'est notre vieux BOSTON qui s'effondre. A 28 ans, notre mérens au caractère bien trempé cumule un syndrome de Küshing (cancer de l'hypophyse) et beaucoup d'arthrose. Nous le trouvons un matin couché dans son parc, incapable de se relever malgré notre aide. Lui qui avait toujours été très gros avait perdu près de 100 kg en quelques semaines, signe que son cancer le rongeait, et nous savions qu'il arrivait doucement au bout de son chemin. L'acharnement thérapeutique étant inutile, notre vétérinaire l'aidera à s'endormir tranquillement.

 

 

Le 26 janvier, notre BOULE, 29 ans, décède naturellement d'une crise cardiaque, rapide et sans souffrance.

C'était son heure mais nous la regretterons car nous l'aimions beaucoup.

 

Le 27 janvier, l'enfer continue car c'est PAMPERA, plus de 35 ans, qui nous lâche. Ancienne jument de polo, sauvée d'une mort certaine tant elle était squelettique et opérée d'une colique par notre vétérinaire il y a plus de 20 ans, elle a eu une belle et longue vie à nos côtés.

Elle rejoindra son fidèle ami Balthazar, décédé depuis plusieurs années et sans qui elle ne vivait plus vraiment. Repose en paix, jolie fille..

 

 

Enfin, la série noire s'arrête avec PORTOS que nous prenons la décision d'endormir, sur les conseils de notre vétérinaire, le 14 février. 37 ans, dont une vingtaine d'années passées au refuge, cet ancien cheval de randonnée a été sauvé de la boucherie au Portugal. Il a toujours été en pleine forme, rond à souhait été comme hiver ! Mais depuis plus d'un an, il avait développé une fourbure des 4 pieds que nous n'arrivions plus à gérer malgré des soins et le travail du maréchal ferrant. Chaque pas étant devenu trop douloureux, il nous a fallu lui dire au revoir...

 

Jour de neige au refuge !

Dans certaines régions, la neige est courante voire inévitable durant les longs mois d'hiver. Chez nous dans le Sud, c'est plutôt chose rare et nous n'y sommes pas vraiment habitués ! Cet hiver 2016/2017 est bien spécial car nous avons eu quelques centimètres de neige durant plusieurs jours, entre janvier et mars.

 

Le grand manteau blanc qui a recouvert le refuge ne nous facilite pas franchement la tâche pour ce qui est du travail ; nos véhicules pour circuler sur la propriété et distribuer le foin des chevaux ne sont pas vraiment adaptés à ces conditions, et sans oublier que lorsque la neige fond, tous les parcs ne deviennent que champs de boue et c'est vraiment désagréable pour tout le monde, chevaux & humains !

 

Malgré tout, il faut bien le reconnaitre, la neige offre des paysages superbes, le refuge semble tout à coup très différent et les chevaux ont l'air d'adorer cette nouveauté sous leurs pieds !

 

Encore une enquête !

Au refuge, outre le travail sur le terrain avec notre cheptel, les enquêtes font aussi partie de notre lot quotidien. Chaque jour ou presque, Paula reçoit des photos toutes plus affolantes les unes que les autres ; des chevaux squelettiques, mourants, blessés, abandonnés... ça ne s'arrête jamais et même si nous faisons notre maximum, vous êtes tous bien conscients que nous ne pouvons pas venir en aide à toute la misère du monde.

Début février, ce sont pourtant les photos d'un pauvre cheval qui nous parviennent et nous interpellent. Cet animal vit chez des gens à une trentaine de km du refuge, il semble squelettique sous son poil d'hiver, et présente surtout une impressionnante blessure au niveau de la tête.

 

Nous prenons des renseignements avant de nous rendre sur place : ce cheval, qui est en faite un jument, est très âgée (plus de 30 ans) mais cela ne justifie en rien son état ! Elle vit au milieu d'une véritable décharge (bouteilles en verres, détritus divers, morceaux de férailles...etc) et sans abri. Elle ne reçoit pour toute nourriture du foin de moyenne qualité et des épluchures de fruits et légumes. Un cheval de cet âge devrait avoir une alimentation adaptée, riches en vitamines, en céréales et en fibre.

Nous découvrons ensuite que la "plaie" est en réalité un abcès de gourme qui a dégénéré. La gourme est une maladie infectieuse assimilable à une angine, sauf qu'elle aboutit à la formation d'abcès au niveau de la gorge généralement. C'est une maladie qui se soigne plutôt bien à l'aide d'antibiotique ; il faut aussi bien sûr nettoyer tous les jours l'abcès une fois qu'il est percé, ce qui n'a jamais été fait pour cette pauvre jument. Nous apprenons par contre qu'elle a bien reçu des injections d'antibiotiques.

Face à cette réalité, il faut avouer que nous freinons notre envie de récupérer cette jument au plus vite ! En effet, la gourme est extrêmement contagieuse ; nous avions déjà eu une épidémie en 2006 amenée par un poulain contagieux de la foire de Maurs, nous avons eu plus de 40 cas ! Si aucun n'est décédé, ce fut une période épouvantable avec plusieurs piqures par jour par cheval (qui ne sont pas toujours très sympas pour ça !), les soins des abcès, les quarantaines pour tenter de limiter la contagion...etc. Nous avons à ce jour 240 équidés et faire entrer au refuge un cheval malade et contagieux est un énorme risque que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre.

Evidemment, nous ne demeurons pas inactifs pour autant. A notre demande, l'un de nos vétérinaires se déplace et examine la jument. L'abcès est enfin nettoyé et la gourme est soignée jusqu'à la guérison. Pression est mise sur les propriétaires (qui assurent aimer très fort leur jument !!) afin qu'ils en prennent d'avantage soin ! Physiquement, elle est bien sûr bien trop maigre à notre goût mais nous n'avons pas tout pouvoir quant aux décisions de saisie. De plus, nous ne pouvons pas exiger la construction d'un abri et c'est assez navrant, pauvre jument, elle devra encore endurer les pluies glaciales de l'hiver sans pouvoir se mettre au sec... Nous ne comprenons pas toujours les gens qui disent "aimer leur cheval" !!!! Nous remercions toutefois la gendarmerie de La Salle, qui nous a bien guidé dans cette affaire.

MITOU déménage !

Même si la priorité du refuge est de recueillir des chevaux en détresse et maltraités, il nous arrive aussi exceptionnellement d'accepter des équidés en pension. Ce fut le cas de MITOU, joli poney appartenant à Mélany, que nous avons accueilli au refuge en février 2015. D'une certaine façon, c'est un peu un acte de sauvetage car Mitou vivait il y a plusieurs années chez un marchand, le pauvre a déjà connu l'enfer (frappé à coup de bâton dont un coup lui a détruit un oeil). Borgne et sauvageon, il n'avait que peu d'espoir d'être vendu et sa destinée semblait être toute tracée vers la boucherie. Heureusement, il a croisé la route de Mélany qui l'a sauvé en le rachetant, une jeune fille au grand coeur qui donne beaucoup de son amour et son temps pour les animaux dans plusieurs associations pour chiens et chats notamment. Alors qu'il était en pension dans un centre équestre de la région, tout ne se passait pas très bien pour lui avec les autres chevaux et Mélany lui cherchait une nouvelle maison ; c'est ainsi qu'il est arrivé chez nous il y a près de 2 ans.

 

Mitou est un poney très inquièt, quasiment sauvage avec nous, seule Mélany pouvait l'attraper et le manipuler sans problème. En tout cas, il était loin d'être pénible, vivait dans un parc avec des copains poneys, mangeait son foin et ne faisait jamais parler de lui ! Un pensionnaire idéal ! Mélany venait le voir plusieurs fois par semaines pour s'en occuper, elle n'hésitait pas non plus à mettre la main à la pate pour nous aider au refuge ; une propriétaire irréprochable et il faut avouer que pour nous, c'est agréable car nous avons bien trop souvent eu de grosses déceptions avec des propriétaires qui "oubliaient" leur cheval en pension chez nous (oubli autant physique que financier ; en d'autres termes, ils nous abandonnaient leur cheval et disparaissaient dans la nature!!!)

Mélany travaille avec Mitou selon la méthode éthologique.

Avec un animal aussi sensible que lui, c'est l'idéal et tous les deux s'entendent à merveille !

 

Mais en ce début d'année 2017, Mélany nous annonce qu'elle a trouvé un nouveau boulot à l'autre bout de la France, et doit déménager rapidement ! Bien sûr, hors de question pour elle d'abandonner son poney chéri et, après quelques semaines le temps pour elle de s'organiser et trouver une nouvelle pension, un transporteur professionnel vient chercher Mitou ! Près de 10 heures de route, il est très heureux de retrouver sa maman, tous les deux sont à nouveau réunis et nous leur souhaitons beaucoup de bonheur !

OCEANE, quel dommage...

En février 2015, Kitty & sa fille Océane, deux énormes juments de trait, arrivent au refuge ; nous les avons saisies à leur propriétaire car ce dernier, s'il les nourissait correctement, avait oublier un gros détail : tout cheval, même s'il vit au pré et n'est jamais monté, a besoin de soins de maréchalerie !!!

Kitty et Océane sont en parfait état mais dès que l'on regarde leurs sabots, c'est une véritable catastrophe...
Grâce au travail exceptionnel de notre maréchal , leurs sabots sont méconnaissables ! Mais il faudra plusieurs mois avant qu'ils se consolident et repoussent normalement...

 

Nos deux grosses louloutes profitaient d'une vie paisible au refuge et nous n'avions pas vraiment prévu de les proposer à l'adoption. Mais un beau jour d'octobre 2016, un monsieur arrive au refuge et nous explique qu'il recherche un cheval pour faire un peu d'attelage de loisirs, et surtout créer une belle complicité au quotidien. Nous n'avons au refuge que peu de chevaux de trait pouvant travailler, beaucoup sont âgés, handicapés ou même sauvages ! Puis l'idée de lui présenter Océane nous vient à l'esprit, et c'est le coup de coeur !! Océane est une gentille jument, nous savons qu'elle est débourrée et l'initiation à l'attelage ne devrait pas poser de problèmes.

Quelques jours plus tard, notre grande fille quitte sa maman ; "sevrage" à 14 ans ! Difficile mais tout se fait dans le calme et Océane monte tranquillement dans le van en direction de sa nouvelle vie, vers Avignon ! A ce moment là, nous sommes plus que ravis et ne pouvons espérer que tout se passe au mieux !

Les premières semaines sont fantastiques, nous recevons des nouvelles régulièrement. Après plusieurs jours pour s'adapter, Océane découvre le travail de l'attelage et elle présente de réelles capacités, c'est une bonne élève et elle apprend vite. Une belle relation se crée entre elle et son nouveau "papa" humain !

 

Malheureusement, lors d'une sortie en calèche, tout change. Sur un chemin, Océane prend peur à cause d'un véhicule trop bruyant sur une route proche et s'emballe, elle devient incontrolable et c'est l'accident. Océane est emmenée à la clinique vétérinaire, son adoptant Gonzague part à l'hopital. Heureusement, plus de peur que de mal et tous les deux s'en sortent avec des bobos sans gravité, ouf. Mais la confiance est brisée...

Très attaché à sa jument, Gonzague ne souhaite néanmoins pas abandonner et choisit de garder Océane à ses côtés. Mais les semaines qui suivent, tout empire. Océane ne travaille plus mais elle se montre de plus en plus imprévisible, voire violente envers l'homme qui lui donne tant d'amour. Conscient de ses capacités et de ses limites physiques (Océane pèse environ 900 kg ! ), pour sa sécurité et celle de la jument, c'est avec beaucoup de regret qu'il préfère nous la ramener au refuge le 8 février 2017.

Océane retrouve son parc et sa maman Kitty, finalement c'est peut-être cette vie-là qui lui convient le mieux. Suite à cet événement et ne voulant surtout pas prendre de nouveaux risques, nous avons choisi de garder cette jument avec nous au refuge pour le reste de sa vie.

Océane a retrouvé sa maman et nous ne les séparerons plus.

Quel dommage que cette adoption ait été un échec mais c'est ainsi, tous les chevaux ne sont pas aptes au travail et face à des chevaux de traits, très costauds et très puissants, mieux vaut assurer la sécurité de tout le monde !!!

 

Pour clore tout ça, sachez que Gonzague a l'intention d'adopter un autre cheval dans un refuge, nous lui souhaitons le meilleur !

ROI DE COEUR, la chute d'un guerrier

Dans la longue et triste liste des décès, il y en a un que je n'ai pas cité ... Vous le connaissez tous, plusieurs d'entres vous ont été son parrain ou sa marraine durant plusieurs années. Bien sûr je parle de Roi de Coeur, notre amour de cheval. Pour vous rafraichir la mémoire ou bien le présenter à ceux qui ne le connaissait pas encore, Roi est arrivé au refuge en mars 2006 ; il n'avait alors que 6 mois et présentait une énorme plaie sur-infectée au niveau de son postérieur droit, causée par des barbelés et jamais soignée par son propriétaire de l'époque. Des mois et des mois de soins quotidiens ont été nécessaires pour assainir cette plaie mais depuis plusieurs années, on pouvait dire que sa cicatrice était stabilisée, Roi ne souffrait pas vraiment malgré que les tendons de sa jambe soient très endommagés.

A gauche, voici à quoi ressemblait sa jambe lorsque nous l'avons récupéré au refuge, en mars 2006.

A droite, voici sa jambe depuis quelques années, très saine.

 

Il vivait comme n'importe quel autre cheval, plein de fougue et d'énergie, se déplaçant aux trois allures sans aucun problème. C'est un cheval qui compte énormément pour nous, il est un peu la mascotte du refuge ; des soins au quotidien durant des années impliquent forcément que l'on s'attache d'une façon particulière ! Roi de Coeur, c'est notre gros nounours, notre amour de cheval avec son caractère fort et ses multiples bêtises !!!

 

Mais depuis quelques mois, nous constatons que la plaie de sa jambe dégénère et l'infection pointe le bout de son nez. Nous réagissons immédiatement ; douche, désinfectant, pansement, pommade, antibiotiques... Tout est mis en oeuvre pour arrêter le processus. Lors d'une visite, notre vétérinaire examine la jambe et confirme qu'il y a un problème. L'hypothèse est qu'un corps étranger, sans doute une épine, a pu entrer dans la plaie et bien évidemment, c'est l'infection.

Un trou s'est formé dans la jambe de Roi de Coeur, probablement à cause d'un corps étranger qui a pu se planter et entrer dans la plaie.

Sa jambe est aussi bien plus gonflée et douloureuse que d'habitude.

Roi est un très bon patient et il accepte les soins sans problèmes ; il faut dire qu'il a l'habitude depuis des années, le pauvre...

 

Les semaines qui suivent, tout va très vite et c'est affolant. La plaie s'infecte de jour en jour malgré des pansements changés quotidiennenment, des antibiotiques, tous les traitements possibles et imaginables sont mis en oeuvre. L'infection devient une nécrose, sa jambe noircit et il en émane une odeur pestientielle. Notre Roi maigrit, son oeil d'habitude si brillant semble d'un coup éteint, il n'est plus le cheval que l'on connait. L'avis de notre vétérinaire est assez négatif, ce cheval est en train de pourrir sur pied, il souffre et il est inconcevable de le laisser comme ça. L'idée de l'euthanasie commence à trotter dans nos têtes, mais nous ne sommes pas encore prêts à abandonner, et la dernière solution pour avoir tout tenter, c'est la chirurgie. A l'échelle humaine, une amputation aurait été la solution mais bien sûr, c'est inconcevable sur un cheval ! L'idée est de curer la plaie pour enlever tout le tissu nécrosé afin de relancer une cicatrisation sur un tissu le plus sain possible. Cécile se doit quand même de nous préparer à ce que l'opération soit un échec. Il faut être conscient que depuis 10 ans, la jambe de Roi n'est faite que de tissu cicatriciel et ce n'est en rien un terrain propice à une véritable guérison...

Mais nous voulons tenter notre chance et le 2 janvier, notre grand garçon est en clinique et 3 vétérinaires sont présents pour son opération ! Au refuge, c'est l'inquiétude qui nous dévore ; Cécile nous a préparé à l'idée que, si durant l'opération, elle constaterait que l'état de sa jambe est trop grave, elle ne le réveillerait pas ... Mais une fois de plus, Roi de Coeur nous prouve qu'il est un guerrier et, en début d'après-midi, il est bien réveillé et debout sur ses 4 jambes !

Roi se réveille à la clinique.

L'opération a été longue et très compliquée mais il est toujours là et il se bat comme un chef !

 

Nous le récupérons au refuge quelques jours plus tard, il est ravi de retrouver sa maison et nous aussi, ravis de le revoir en bonne forme ! Les trajets en van, il faut dire que ce n'est pas ce qu'il préfère mais il fait preuve de bonne volonté, notre gaillard ! Les taches blanches sur ses joues sont apparues progressivement depuis sa maladie mystérieuse en août 2016, sans doute à cause d'un stress, d'une faiblesse... ça lui donne un petit truc bien à lui !

Roi est trop content de revenir chez lui !

Ce cheval est réellement impressionnant, malgré tous ses problèmes depuis son plus jeune âge, il garde toujours la pêche et une rage de vivre.

 

Le lendemain de son retour, nous devons changer son pansement et il faut avouer que nous sommes tous impatients de voir les résultats !

Si la plaie reste très impressionnante, ça n'a rien à voir avec la semaine dernière ! Les tissus sont propres, la chair est rose, plus de nécrose et surtout plus d'odeur de "pourri".

On y croit...

 

Et c'est reparti pour les pansements quotidiens, les lavages à la bétadine, les piqures d'antibiotiques... Roi se montre patient même si parfois ça l'agace ! Il faut dire qu'il ne comprend pas pourquoi il est enfermé en box avec seulement 1 ou 2 h de sorties en paddock par jour ; pour son bien, il n'a pas le droit de trop galoper et faire le fou (ce dont il ne se prive pas de faire malgré la douleur!) et il a beaucoup de mal à le supporter...

Le pansement est changé tous les jours après avoir douché et nettoyé la plaie. Entre les cotons, les bandes, les pommades et les différents produits, ces soins nous ont couté environ 30€ par jour, et ce pendant plus de 2 mois !

Mais vous savez bien qu'au refuge, on ne compte jamais pour le bien-être de nos pensionnaires !

 

Les jours passent, les pansements se succèdent mais très vite, nous remarquons que la plaie recommence à noircir, la nécrose reprend de plus belle... Nous sommes véritablement désespérés, nous ne savons plus quoi faire, mais même la médecine vétérinaire a des limites et nous sommes forcés de nous rendre à l'évidence. De plus, alors qu'il est plutôt très sage depuis le début des soins, Roi commence à nous faire comprendre qu'il n'en peut plus. Il souffre de plus en plus, devient agité voire violent durant les soins, lui qui a une très grande résistance à la douleur atteint ses limites. A peine un mois après l'opération, la plaie est à nouveau complètement infectée, les tissus pourrissent, l'odeur épouvantable de décomposition des chairs devient insupportable. Une ultime visite de Cécile finira de nous faire désespérer... Par respect et amour pour ce cheval, il est temps de le libérer de toute cette souffrance. L'euthanasie aura lieu le 10 février, un déchirement terrible de perdre un tel cheval après des mois et des années de combat acharnés... On ne s'habitue jamais vraiment à la mort d'un pensionnaires mais certains décès sont "dans l'ordre des choses" avec des chevaux de plus de 30 ans. Tu n'avais que 11 ans mais c'est toujours 11 années que tu n'aurais sans aucun doute pas pu vivre sans l'acharnement de Paula pour te récupérer en 2006, et te soigner chaque jour depuis. Désormais tu es libre, Grand Roi, de galoper dans les vertes prairies, sans douleur... Tu nous manques et nous manqueras longtemps.

Au revoir, Grand Roi...

 

ILONA, une bien mauvaise "surprise"

En ce début d'année, nous sommes contactés par les propriétaires d'une double-ponette ; ils sont à la recherche d'une solution de placement pour elle car le centre équestre dans lequel elle est actuellement en pension ne peut pas la garder. Nous recevons ce genre de demande très fréquemment et bien sûr, ne pouvons pas toutes les accepter mais il nous arrive de faire quelques exceptions ! Ainsi, le 16 février, nous voyions arriver la petite ILONA, jolie ponette de 17 ans. A première vue, nous la trouvons assez maigrichonne...

On ne peut pas dire qu'elle soit squelettique mais il est clair qu'il manque à Ilona plusieurs dizaines de kg.

 

Nous ne sommes néanmoins pas très inquièts ! Au refuge, la belle se refera rapidement une santé et d'ici peu, elle serait toute ronde ; c'est du moins ce que nous pensions ! Mais quelques jours à peine après son arrivée, nous nous rendons compte qu'il y a un souci. Ilona semble avoir de grandes difficultés à se déplacer, tous ses membres sont douloureux, ses pieds sont chauds et elle refuse de sortir de son box. Surpris et un peu perdus face à ce comportement soudain, nous appelons notre vétérinaire pour avoir son avis. Cécile aussi est assez perplexe ! Prise de sang, radio des sabots (nous suspectons une crise de fourbure), examens divers... Aucun diagnostic à part que les résultats sanguins révèlent une infection ; Ilona est immédiatement mise sous antibiotiques. Mais les jours qui suivent, tout va très vite. Les antibiotiques sont inefficaces, et l'état d'Ilona se détériore à vitesse grand V. Elle passe tout son temps couchée dans son box, ne se lève que pour manger et boire et c'est un calvaire à chaque fois. Des escarres se forment sur ses hanches proéminentes, ses épaules et ses membres. Elle perd l'appétit et se meurt sous nos yeux sans que nous n'y comprenions rien !

Nous prenons des renseignements sur le passé d'Ilona auprès de ses propriétaires mais rien ne semble pouvoir expliquer son état actuel.

En quelques semaines, Ilona n'a plus que la peau et les os, et aucun de nos traitements ne parvient à apaiser les douleurs de ses jambes. Dans un ultime espoir, une nouvelle prise de sang est envoyée au laboratoire pour faire une séries d'analyses très onéreuses mais recherchant quasiment toutes les maladies équines. Enfin, c'est la réponse ! Lorsque nous avons contacté le laboratoire, la dame au bout du fil nous a demandé, très étonnée " le cheval est encore en vie ??!!" En effet, Ilona est positive à la maladie de Lyme, à la piroplasme ainsi qu'à l'anaplasmose, des pathologies graves transmises par les tiques et provoquant fourbure, amaigrissement, fièvre, anorexie, douleurs articulières...Etc. De plus, étant donné la vitesse à laquelle la santé d'Ilona s'est dégradée, il est bien propable qu'elle était en période d'incubation et la maladie s'est "activée" peu après son arrivée au refuge.

Le traitement à base d'antibiotiques très puissants et d'anti-inflammatoire est mis en place, durant 2 mois la puce endure des piqûres quotidiennes, et on croise les doigts pour que ce ne soit pas trop tard pour la sauver. Les résultats sont assez longs à venir mais petit à petit, nous constatons une amélioration progressive et encourageante. Ilona recommence à marcher, à manger, à vivre...

 

A ce jour, nous pouvons dire qu'Ilona va "mieux". Le pronostic vital est toujours engagé mais nous sommes ravis de voir une nette amélioration de son confort articulaire. Ilona profite d'une vie la plus agréable possible : le matin nous lui ouvrons la porte du box et elle est libre de ses déplacements durant toute la journée, alternant entre promenade dans le refuge et régal avec l'herbe du printemps, ou bien sieste au box sur une épaisse couche de litière. Certes, elle est toujours aussi maigre et sans doute qu'elle ne regrossira jamais bien qu'elle ait retrouvé un féroce appétit ! A la fois, c'est un mal pour un bien car Ilona souffre toujours de son postérieur gauche particulièrement (sans doute une grave arthrose dû à la maladie) et chaque kilo supplémentaire qu'elle pourrait prendre ne lui faciliterait pas la vie !

 

Nous espérons qu'llona puisse vivre aussi longtemps que possible à nos côtés, c'est une sacré guerrière et nous tenons beaucoup à elle ! Nous tenons également à remercier ses propriétaires qui n'ont absolument pas abandonné Ilona ! Ils viennent la voir régulièrement au refuge et participent à tous les frais. Néanmoins, nous ne pouvons pas mettre de côté la suspicion qu'Ilona cumule, en plus de tout le reste, un motoneurone central ; maladie dégénérative et mortelle dont les symptômes principaux sont un gros appétit mais un cheval qui ne cesse de maigrir.. Malheureusement, cette pathologie ne peut pas être confirmée car il n'existe pas de tests mais la probabilité est très forte ; notre vétérinaire est d'accord !

On accueille SPIRIT BIRD !

Le monde des courses hippiques est un milieu, il faut l'avouer, que nous n'aimons pas beaucoup ! C'est un monde d'argent où les chevaux ne sont qu'une marchandise et bon nombre d'éleveurs et d'entraineurs ne sont pas de gens très tendres ! Le taux de mortalité des chevaux est élevé, ceux qui ne sont pas "assez rapides" finissent bien souvent à la boucherie dès leur plus jeune âge (avant 5 ans), sans compter les multiples fractures mortelles et autres accidents tragiques lors des courses.

En ce début d'année, nous sommes contactés par une dame ayant besoin de nous pour sauver un cheval. SPIRIT BIRD, un grand champion des courses de galop, 9 ans, souffre d'une tendinite et pour lui, les courses, c'est fini. Heureusement, son éleveur et entraineur est un homme qui aime ses chevaux malgré tout et ne souhaite pas faire abattre Spirit, un très bon cheval, gentil et pouvant sans doute être réformé et devenir un cheval de loisir. Ne pouvant néanmoins pas garder dans ses écuries un cheval qui ne court pas, il accepte de le céder gratuitement à cette dame, habituée des hippodromes, qui le connait et y est très attachée. Mais cette personne ne possède pas de terrain et c'est donc chez nous que ce magnifique cheval fera sa convalescence.

Spirit Bird a gagné de nombreuses courses, un vrai champion qui méritait bien sa "retraite" !

Merci à M. Foresi, son entraineur, de lui avoir permis d'avoir une nouvelle vie et un avenir.

 

Le 17 février, le camion de transport arrive et nous sommes tous assez impatients de le rencontrer ! Spirit est un cheval magnifique, un vrai sportif, fougueux mais respectueux, une vraie perle ! Nous l'installons en box ; pour que sa tendinite puisse se soigner, il lui faut impérativement du repos. Seulement quelques heures par jour dans un petit paddock lui sont autorisées, galopades interdites pour ce cheval qui, tout sa vie, n'a connu qu'une seule chose : courir le plus vite possible ! Un changement de vie radical auquel il semble bien s'adapter, et même s'il nous pose quelques soucis car il est très grand et très énergique, il n'en reste pas moins un cheval formidable.

 

D'ici quelques mois, lorsqu'il sera parfaitement rétabli, nous espérons trouver une nouvelle famille à ce merveilleux garçon ; il faudra des gens d'expérience pour transformer ce champion de vitesse en un compagnon de loisir mais rien n'est impossible ! Nous connaissons beaucoup de propriétaires de chevaux "réformés" qui en sont absolument ravis !

 

IRISH revient à nouveau !!!

L'histoire d'Irish, c'est un peu toujours la même rengaine, "ça s'en va & ça revient..." !! Ce joli poney type Welsh a été adopté une première fois au refuge il y a une 12zaine d'années. Malheureusement, le 27 janvier 2016, nous devons le récupérer car ses adoptants n'en veulent plus, nous annonce qu'Irish est infernal car il sauve tout le temps, détruit les clotûres et se montre très irrespectueux avec eux. Sur place, c'est la colère qui nous gagne car nous découvrons que notre joli poney a été bien négligé. Certes il est bien rond, mais le maréchale-ferrant n'est pas venu depuis longtemps et ses sabots sont en babouches. Nous sommes terriblement déçus, nous étions persuadés que ces gens était formidables mais le temps passe et les animaux lassent..

De retour au refuge, Irish est bien sûr soigné et tout se passe au mieux, c'est un gentil garçon plutôt vigoureux malgré ses 20 ans mais très sympa avec nous ainsi qu'avec ses congénères. Loin d'être le petit "monstre" décrit par sa première famille mais vous savez ce qu'on dit, "quand on veut abandonner son chien, on dit qu'il a la rage !". Bref, Irish passe plusieurs mois avec nous et il ne nous pose absolument aucun problème.

En octobre 2016, nous accueillons au refuge une dame souhaitant adopter deux équidés, les siens très agés étant décédés récemment. Elle habite Alès, tout proche de chez nous, possède un joli terrain juste devant sa maison et surtout, elle souhaite des chevaux pour compagnie, sans grande volonté de les monter. Ce genre de demande est très rare et nous sommes ravis ; nous partons donc en quête d'un duo idéal pour elle. Son premier choix va à Glasco, un cheval de 23 ans, borgne mais très proche de l'homme. Puis elle croise le regard d'Irish et c'est le coup de coeur ! Ces deux chevaux ne vivent pas ensemble mais après tout, pourquoi pas, ils ont environ le même âge et pourraient très bien s'entendre dans un même parc !

Glasco (à gauche)

&

Irish (à droite)

 

Le 15 octobre 2016, nos deux garçons embarquent pour une nouvelle vie. Les premiers jours se passent très bien, ils font rapidement connaissance et découvrent leur environnement.

Dans un premier temps, nos deux garçons semblent s'entendre à merveille.

Ils forment un duo bien assorti et nous sommes loin d'imaginer que ça ne durera pas ...

 

Mais après seulement quelques jours, l'adoptante nous rappelle car rien ne va plus. Elle nous explique que Glasco est très dominant envers Irish, si bien qu'il l'empêche de manger, le mord violemment et le pourchasse dans tout le parc. Au refuge, Glasco vivait dans un groupe de 6 chevaux, dont certains sont très dominants et nous n'avons jamais eu le moindre problème avec lui, il était à sa place dans le troupeau, sans aucune aggressivité. Mais dans cette nouvelle vie à deux, son comportement est tout à fait différent. Ne voulant pas nous inquiéter trop vite (certains chevaux mettent plusieurs jours avant de s'entendre avec leur(s) congénère(s)), nous préférons laisser passer plusieurs jours.

Mais le temps défile et rien ne s'arrange. L'aggressivité de Glasco ne s'atténue pas, il mène une vie infernale à Irish et il nous est nécessaire de prendre une décision. Le 22 février 2017, nous récupérons notre petit Irish au refuge, nous l'installons dans un parc avec 6 autres chevaux et tout se passe à merveille. A croire que Glasco ne l'aimait vraiment pas !

Irish s'entend très bien avec ses copines blanches, Kenya et Fanny ! Ce n'est pas un secret, nous sommes souvent confrontés à un "racisme" au sein d'un groupe de chevaux ; les chevaux gris sont intolérants envers les chevaux de couleur, et inversement ! Etonnant mais réel !

 

Son adoptante a choisi de garder Glasco, il tolère très bien la vie en solitaire (il a été seul durant des années avant d'arriver au refuge) et elle peut profiter de sa gentillesse avec les humains ! Elle lui voudrait néanmoins un nouveau compagnon mais à ce jour, nous sommes un peu frileux à lui présenter un autre cheval, de crainte que ce comportement aggressif se renouvelle...

PAQUERETTE, ânesse martyre...

Dans le monde de la protection animale, on croit toujours avoir tout vu mais en réalité, il y a toujours une histoire pire que les autres ! Le 23 février, nous sommes sollicités par la DDSV (Services Vétérinaires) pour récupérer un ânesse dans un bien triste état. Nous n'avons que peu d'informations sur elle et c'est la tête pleine de questions que Paula attèle le van et part dans une ville voisine, non loin du refuge. Ce qu'elle découvre est assez effroyable ; une ânesse croupit enfermée dans une chèvrerie sans jamais en sortir, sans soin, nourrie avec les déchets des chèvres ! Vivant sur une épaisseur incroyable de fumier, entourée des cadavres de cabris par-ci par là, chez un homme qui se dit "éleveur de chèvres" ! L'ânesse n'a que 9 ans, mais 9 ans durant lesquels elle n'a jamais vu le maréchale-ferrant et ses sabots sont ... indescriptibles !

Le chevrier est averti de l'enlèvement de son animal et le voilà outré car il ne comprend pas du tout pourquoi . . . l'ânesse n'étant pas maigre ! Paula tente de lui expliquer son étonnement devant un tel spectacle, lui rappelant que la venue d'un maréchal est chose courante et indispensable pour l'entretien des pieds des équidés dont la pousse anarchique provoque des lésions osseuses et des handicaps graves et douloureux pouvant aller jusqu'à l'immobilisation totale.
Il est de ce fait devenu insolent, disant qu'il se méfiait des associations et qu'il ne voulait pas nous confier son ânesse qui était très bien chez lui ! Puis il a lancé : « Et bien, débrouillez-vous, vous n'arriverez pas à la charger, je vais boire un coup au bistrot ! »
Bien sûr, il n'était pas question de repartir sans ce pauvre animal et, par chance, les gendarmes présents sur place sont outrés par ce qu'ils voyaient, ont pu appeler quelqu'un de leur connaissance pour venir nous donner un coup de main. La pauvrette qui ne sortait jamais ne comprenait pas du tout ce que nous lui voulions et cette marche forcée sur un sol dur n'était pour elle que peu engageante. Il faudra plusieurs heures et l'aide de 4 hommes costauds pour l'embarquer dans le van, sur un épais tapis de paille.

Le trajet du retour se passe aussi bien que possible et à son arrivée au refuge, toute l'équipe l'attend avec impatience.

Autant vous dire que nous sommes tous réellement choqués, nous n'avons pas l'habitude de voir des sabots dans cet état !

On se demande comment cette pauvre ânesse, qui s'appelle Pâquerette, peut encore tenir debout ...

Comment peut-on en arriver là ??

 

Nous l'installons dans un box sur une épaisse litière de copeaux, elle se couche presque immédiatement, épuisée par cette journée. Malgré tout ce qu'elle endure, Pâquerette est un amour, elle adore les câlins et se révèle déjà très gourmande ! Il va néanmoins falloir la mettre au régime car le surpoids et la fourbure évidente dont elle souffre (mauvaise alimentation + aucun déplacement depuis des années !) ne l'aide en rien !

Le lendemain, notre vétérinaire vient afin de réaliser des radios des 4 pieds et se rendre compte des dégâts à l'intérieur. Nous avions déjà peu d'espoir mais les clichés nous désespèrent un peu plus. Sur ses 4 pieds, seul un est à peu près "normal" ; pour les autres, la 3ème phalange (os dans le sabot) est soit détruite, soit basculée. C'est irréversible et dans tous les cas, c'est beaucoup de souffrance pour Paquerette et une guérison totale est complètement impossible. Néanmoins, hors de question de ne rien tenter et nous prenons un rendez vous commun avec Cécile et notre maréchale-ferrant pour la semaine suivante, afin d'améliorer du mieux possible son appui sur ses sabots.

Les radios ont été une véritable épreuve car il fallait que Paquerette garde son pied posé sur une cale.

Rien de très confortable pour elle mais elle y a mis beaucoup de bonne volonté.

 

Cette opération sera réalisée sous anesthésie générale et durera plus de 3 heures. Les premiers résultats sont aussi bien que l'on puisse l'espérer ; les sabots antérieurs sont tellement déformés qu'ils n'auront plus jamais une forme normale mais nous espérons pouvoir améliorer un peu les déplacements de Pâquerette. Notre petite puce se réveille tranquillement et découvre ses nouveaux pieds. Bien sûr, de puissants traitements anti-inflammatoire et anti-douleur lui sont administrés.

Voici un aperçu de ses nouveaux sabots.

Il y aura encore du travail et plusieurs séances de maréchalerie pour tenter de leur rendre une forme la plus "normale", dans la mesure du possible bien sûr !

 

Les semaines suivantes, c'est l'incertitude qui demeure. Le pronostic vital est engagé, Paquerette souffre beaucoup malgré les piqures quotidiennes mais elle est très courageuse, elle a visiblement la rage de vivre et nous l'admirons pour ça. La porte de son box reste ouverte toute la journée, afin de lui donner envie de se lever et de faire quelques pas. Durant des jours, elle ne bouge pas et reste couchée en permanence. Mais petit à petit, elle s'habitue à ses nouveaux sabots et tente de faire quelques mètres à l'extérieur !

 

A ce jour, Pâquerette va plutôt pas mal ! Toujours très handicapée bien évidemment, mais bien réadaptée à ses nouveaux appuis et moins douloureuse. Elle profite de sa liberté pour brouter l'herbe du printemps (avec modération, elle ne doit pas grossir!) mais c'est aussi une chipie qui adore dévorer les fleurs et les arbres du jardin de Paula !!! Nous devons la surveiller toute la journée mais c'est un détail face à la réjouissance de la voir marcher !

Une nouvelle vie commence pour Paquerette, loin de sa sordide chèvrerie, dans le noir et sur une montagne d'excréments !

N'hésitez pas à devenir le parrain ou la marraine de Paquerette !

 

Paquerette vivera, on l'espère, aussi longtemps que possible avec nous. Elle est toute jeune mais déjà tellement abimée ; nous sommes écoeuré de cette homme qui lui a infligé une telle souffrance, plainte a été déposée contre lui et nous espérons qu'il n'ait plus jamais le droit de posséder un animal !

EUREKA & ENIGME, une double adoption !

Il nous arrive de saisir des juments victimes de maltraitance, et de se rendre compte un peu plus tard que ces dernières sont gestantes ! Même si notre vocation n'est en rien de faire de "l'élevage", il nous faut avouer que la naissance d'un poulain reste un moment magique ! Ainsi, entre mars et avril 2014, quatre juments saisies quelques mois plus tôt, nous offre quatre beaux poulains en pleine santé.

Parmi eux, il y a eu EUREKA et ENIGME.

EUREKA, fils de Summer, né le 30 mars 2014. Très proche de l'homme depuis sa naissance, c'est un cheval adorable et très intelligent.
ENIGME, fille d'Ithaque, née le 19 mai 2014 (sous la pluie !) est une superbe pouliche au caractère bien affirmé !!

 

Depuis, nos bébés ont bien grandi ; à l'âge de 1 an, ils ont été sevré de leurs maman et Eurêka a été castré. Nous les avons manipulés aussi bien que possible et ce sont des jeunes chevaux sociaux, connaissant les bases de l'éducation (marcher en licol, tenir à l'attache, donner les pieds..) et proches de l'homme que nous avons proposés à l'adoption lorsqu'ils ont eux plus de 2 ans. Lors de la journée Porte-Ouverte en septembre 2016, une jeune femme visite le refuge et craque littéralement pour nos deux gamins ! Elle habite à moins de 10 km du refuge, possède des terrains autour de la maison et avoir ses chevaux, c'est son rêve ! Il nous a fallu patienter quelques mois afin qu'elle cloture le terrain et construise l'abri avant de pouvoir accueillir, le 25 février, Eureka et Enigme.

 

Nous sommes ravis de cette double adoption et espérons que tout se passera au mieux à l'avenir. Bien sûr, Eureka & Enigme seront débourrés prochainement et deviendront sans doute de supers chevaux de loisirs. Nous avons des nouvelles régulièrement, bonne vie les loulous !

UNIK embarque pour sa nouvelle vie !

Notre Unik, je pense pouvoir dire que tout le monde le connait ! Ce gros nounours, trait comtois de 9 ans, vit au refuge depuis son plus jeune âge. En effet, alors qu'il n'avait que 6 mois, un vétérinaire lui diagnostique une maladie des yeux qui le mènerait, quelques années plus tard, à une cécité complète. Ses propriétaires de l'époque avait décidé de le faire euthanasier mais c'était sans compter notre volonté à lui offrir une vie. Depuis lors, il profitait d'un quotidien quasi normal ; complètement adapté à son handicap, c'est un amour de cheval débordant d'énergie et de fougue. Il adore que l'on s'occupe de lui, nous accorde une confiance absolue lors des manipulations (pansage, maréchalerie).

 

Unik avait la chance d'avoir plusieurs marraines rien que pour lui, nous les remercions d'ailleurs pour leur soutien depuis des années. Parmi ces marraines, il y en a une de bien particulière, Anouck (et son Papa Bruno). Habitant à une bonne heure de route du refuge, très fidèle et amoureuse de son gros Unik, elle venait plusieurs week-end par mois pour le voir et s'en occuper. Depuis des années, elle nous jurait qu'un jour elle l'adopterait, lorsqu'elle aurait les meilleures conditions pour l'assumer. Nous avons grande confiance en elle et n'hésiterions pas à lui confier ce cheval malgré son handicap.

 

Février 2017, tout est enfin prêt et il n'y a plus qu'à organiser le transport ! Le 26 de ce mois, c'est le grand jour. Embarquer un cheval dans un van n'est pas toujours très simple, beaucoup sont inquièts face à cette "boite sombre", certains réagissent très mal et c'est un moment que nous appréhendons parfois. Mais Unik nous prouve à quel point il est exceptionnel ! Un cheval de trait de 600 kg, complètement aveugle, n'ayant pas voyagé depuis 9 ans... En 2 min, guidé par nos voix, il était dans le van, serein et prêt à découvrir sa nouvelle vie ! Quel cheval extraordinaire !!

Le trajet se passe très bien et au bout de près de 2 heures de route, nous arrivons à destination, Paula & moi ; Unik descend du van avec autant de facilité que pour y monter et "découvre" cet environnement inconnu. Il entend des chevaux hennir, leur répond, inspecte les odeurs, rencontre de nouvelles personnes. Nous l'installons dans son parc, faisons avec lui le tour des clotures et la visite de son abri ! Monsieur est parfaitement à l'aise.

Unik & Anouck !

 

Par la suite, nous avons eu beaucoup de (bonnes) nouvelles. Unik s'est parfaitement adapté à ce changement, il est choyé et aimé comme jamais, il découvre de nouvelles choses et je pense que l'on peut dire qu'il est très heureux. Une fois que leur complicité sera bien installée, Anouck a pour idée de pouvoir le monter, guidé à la voix ; c'est un beau projet, très réaliste (beaucoup de chevaux aveugles sont d'excellents compagnons de balades) et nous leur souhaitons de réussir.

Longue vie à toi, beau Unik, tu as beaucoup de chance !

 

Ce sont sur ces belles adoptions que s'achèvent les nouvelles des mois de janvier et février. Encore beaucoup d'événènements en deux mois, pour ceux qui en douterait encore, au refuge on ne chaume pas vraiment !!!

Merci à tous pour votre fidélité, et à très bientôt avec les suites des nouvelles !

Camille

 

Les événements de mars 2017

Bonjour à tous ! Encore un mois vient de s'écouler, un mois bien rempli avec l'arrivée de nombreux nouveaux pensionnaires, mais aussi le départ de certains. Une naissance, des décès... Notre quotidien dont on ne se lasse pas même si on voudrait parfois que les choses se passent différemment... Mais nous avons une certitude ; nous faisons toujours de notre mieux pour nos pensionnaires !

UR & UPIE, une double adoption !

Ce qu'il y a de mieux qu'une adoption, c'est... une double adoption ! En effet, nous sommes toujours très heureux lorsqu'une famille formidable accueille deux de nos pensionnaires ; c'est pour eux beaucoup moins stressant de voyager dans le van, puis de découvrir un nouvel endroit, aux côtés d'un copain !

Cette famille formidable, c'est vrai que nous les connaissons bien ! Ce couple charmant, Marie-Aure et Sylvain, et leurs jeunes enfants viennent depuis plus de 2 ans plusieurs fois par semaine au refuge pour s'occuper de certains de nos chevaux. Adeptes des méthodes éthologiques, d'une grande douceur et débordants d'amour pour les équidés, ils ont obtenus de supers résultats avec des chevaux presque "sauvages", désormais beaucoup plus proches de l'homme ! Nous les remercions beaucoup pour ce beau travail !

Au fur et à mesure de leurs visites, ils sont tombés amoureux de deux juments, UR et UPIE ! Deux copines de 9 ans en pleine santé, très belles et très sympas ! Toutes les deux sont au refuge depuis 4 et 5 ans après avoir été retirés à de mauvais propriétaires (groupe de chevaux livrés à eux-même, mourrant de faim et de soif sur un terrain aride...Etc)

UR, superbe jument demi-sang arabe. Très intelligente, proche de l'homme, elle aime apprendre et découvrir de nouvelles choses.

Jamais un mauvais geste, même avec les très jeunes enfants ! Une vraie perle !

 

Upie, un peu plus timide mais tout aussi attachante ! Avec elle, tout doit se faire en douceur. Si l'on se fâche, elle s'affole et c'est fini !

Un amour de jument, très douce et câline ...

 

Il a fallu plusieurs mois pour que toutes les conditions furent réunies pour acccueillir les juments ; clotûrer le terrain, construire l'abri... Mais le 12 mars, c'est le grand jour et nous voilà parties, Paula et moi, à la limite entre le Gard et l'Ardèche. Nous faisons une petite exception sur notre limite kilométrique de 70 km mais c'est un cas assez particulier ; des adoptants qui viennent si régulièrement pendant des années, n'hésitant pas à faire 2 heures de route aller et retour à chaque fois pour créer une complicité et s'occuper de nos chevaux, c'est assez inouï ! De ce fait, c'est en toute confiance que nous leur confions Ur et Upie, persuadées qu'elles seront les plus heureuses, choyées et aimées !

 

Depuis, nous avons des nouvelles régulièrement, tout se passe à merveille et tout le monde est ravi ! Longue vie les filles ; des adoptions comme celle-là, nous en voudrions tous les jours !

La Manade du Cigalas, c'est enfin fini !

Faut-il encore vous la présenter, cette fameuse "manade", ou plutôt ce mouroir, située sur la commune de Lézan à quelques km du refuge !? Nous sommes depuis de très longues années en conflit contre le propriétaire, Mr. Papin, et malgré plusieurs procès, des multiples plaintes et une première saisie de 6 chevaux squelettiques en août 2014, rien ne change et depuis des années, chevaux & taureaux meurent de faim, de soif, ou parfois même de raisons inexpliquées...

Première saisie en août 2014 ; des chevaux tous plus maigres les uns que les autres... La jument grise ne survivra pas, laissant un poulain de 3 mois orphelin mais heureusement, entre de bonnes mains au refuge.

 

Mais au fil des années, rien ne s'améliore. Une quarantaine de chevaux, ainsi que des dizaines de taureaux Camargue, vivent en permanence sur une propriété inondable (plusieurs sont morts noyés les années précédentes, lors des épisodes Cévenoles et des grosses crues du Gardon), ne recevant qu'un peu de paille en guise de nourriture. Les abreuvoirs sont plus souvent vides que pleins ; la survie du cheptel n'est du qu'au fait que les clotûres en barbelés sont très abimées et bien souvent, les chevaux parviennent à se sauver pour brouter ça et là, en bord de route ! Le danger est permanent, il était tant que tout s'arrête !

En novembre 2016, les chevaux sont bien gras car en divagation permanente ! Sur les terrains biens verts aux alentours de la Manade, ou même sur le stade de foot municipal ! Mais ces terrains sont au bord d'une route très passante, avec de nombreux poids-lourds. Si tout le troupeau venait à traverser au grand galop, ce serait un véritable carnage...

 

Depuis fin 2016, les choses se sont accélérées avec la découverte de nouveaux cadavres sur le domaine (pas d'équarissage là-bas, on préfère entasser les corps et y mettre le feu !), Mr. Papin est passé au tribunal en novembre pour s'expliquer de ses actes et de l'absence totale de soin envers son cheptel suite à la première saisie.

Ames sensibles s'abstenir !

Des dizaines de cadavres de chevaux sont cachés sous des palettes, en décomposition, à moitié calcinés..

Ces photos datent de 2014 mais rien n'a jamais changé de ce côté là !

 

Nous ne sommes pas autorisé à vous décliner le texte de ce jugement mais il faut avouer que nous sommes un peu déçus, le tribunal n'a pas pris la mesure des agissements du prévenu, en ne requalifiant pas la maltraitance en "cruauté envers les animaux", comme nous le demandions. De ce fait la peine a été, à notre avis, dérisoire mais toutefois nous remercions le tribunal de nous avoir confié les chevaux saisis en 2014 à titre définitif. Ceci ne redonnera pas la vie à cette grande jument espagnole grise, morte d'épuisement qui n'a jamais eu la force de monter dans le van et a laissé un poulain orphelin qui va à ce jour très bien et qui a bien poussé avec la bonne nourriture du refuge et les soins appropriés.

Mais nous ne sommes pas du genre à abandonner et l'enquête se poursuit à la manade. Suite à la mort de 3 taureaux en janvier, les services vétérinaires sont allés faire un nouveau contrôle et nous les remercions de l'efficacité de leur travail. La Manade Papin sera surveillée, nous savons depuis longtemps que les bovins sont nourris à "la petite semaine" c'est à dire ni en quantité suffisante, ni en qualité car, le plus souvent nous voyons de la paille et rien d'autre, souvent sans eau et souvent sans rien, ça, un certain nombre de personnes peuvent en témoigner. C'est la raison pour laquelle il n'est pas étonnant que les taurillons soient devenus de jeunes taureaux extrêmement carencés et enclins à toutes les maladies propres à cette espèce. Lorsque les bébé sont arrivés l'an dernier nous étions les premiers à faire " la chronique d'une mort annoncée" en disant que malheureusement les pauvres petits n'iraient pas loin ! La suite nous a donné raison et c'est regrettable.

Pas une seule semaine n'est passée sans que le téléphone ne sonne à propos de ces animaux alors nous avons du mal à entendre "qu'ils étaient bien nourris chaque jour" ! Des manadiers eux-même, voisins de Mr. Papin, nous ont appelée absolument outrés par les pratiques du propriétaire, déjà en 2010, plusieurs cadavres de taureaux ont été découvert. Selon leurs dires, Mr Papin "salit" la profession de manadier, donnant ainsi mauvaise réputation à ce métier alors que, dans la région, bon nombre de manades sont très bien tenues, les animaux sont nourris et en bonne santé. Comme quoi, nous ne sommes pas les seuls à vouloir que tout cela s'arrête ; au fil des années les agissements de Mr. Papin lui ont amené plus d'ennemis que d'amis !!! Mais, que l'on soit "particulier" ou "association", nous n'avons pas le pouvoir d'agir légalement, laissons à la DDPP le soin de faire un rapport et de prendre les mesures appropriées, en espérant que tout aille au plus vite.

Nous sommes début mars 2017. Impossible de passer 3 semaines sans croiser de nouveaux cadavres à la Manade du Cigalas ! Après une surveillance accrue depuis les derniers taurillons morts et les promesses mirobolantes des tenanciers de la « manade » sur FR3 (vidéo de ce reportage sur notre page facebook!), on a pu constaté la même absence nourriture, un peu de paille de temps en temps, c'est bien sûr très insuffisant et les jeunes taurillons meurent les uns après les autres.

Donc, le 3 mars 2017, la dépouille d'un petit taureau gisait sur le sol et les propriétaires se dépêchaient, dans la foulée, de faire disparaître les traces de ce cadavre suspicieux.


La DDPP a été avertie et s'est rendue sur place très vite, la balle est dans le camps du Tribunal qui finira peut-être par prendre la mesure de l'importance des cruautés perpétrées par Monsieur Papin et ses acolytes ! En ce moment, il fait saillir les juments auxquelles il ne donne ni à boire ni à manger, la soif les tenaille, elles attendent la pluie !

Ces chevaux sont physiquement en état mais meurent de soif !

Heureusement, nous sommes en hiver et les pluies fréquentes remplissent un minimum les baignoires...

 

Affaire à suivre, on ne lâchera rien jusqu'à ce que justice soit rendue à ces pauvres victimes ! A force de privations, de tortures, de souffrances et de morts trop souvent annoncées, nous finirons bien par y arriver, nous voulons encore un peu y croire !

Les jours suivants, il y a du mouvement à la manade ! On s'affaire depuis quelques jours, les esprits s'échauffent, les gendarmes rodent, les quelques pauvres taureaux affamés ont disparu. Des chevaux sont en vente sur le bon coin depuis 4 jours, LES RATS QUITTENT LE NAVIRE ET C'EST BIEN COMME ÇA ! On ne peut qu'espérer que les chevaux en vente tombent entre de bonnes mains ; mais par rapport à leur vie actuelle, on peut dire que ça ne peut être que mieux !!!

Puis enfin, c'est la délivrance, le couperet tombe ! Le 14 mars, nous avons entre nos mains l'ordre officiel d'enlèvement des équidés restants (beaucoup ont disparu en quelques jours!) ; la Manade du Cigalas, c'est fini ! Fini, la découverte des cadavres, fini les chevaux squelettiques ou couverts de poux, fini les angoisses au quotidien... C'est jour de joie pour nous au refuge, l'aboutissement de très longues années de combat !

12 chevaux, dont deux pouliches d'à peine quelques jours, sont transportées au refuge. Merci à notre ami Jack, toujours disponible avec son camion, pour nos transports imprévus !

Voilà ce petit monde prêt à vivre une autre vie, une vie sans privation, avec de la nourriture en abondance, de l'eau tous les jours, un entretien au quotidien, et tous les soins indispensables à leur bien-être.

 

Certains sont très maigres, d'autres un peu plus ronds, mais tous manquent de soins. Vétérinaire, vermifuge, maréchalerie, dentiste... Durant leur premiers jours au refuge, nous sommes aux petits soins pour eux, et bien sûr tous savourent le bon foin de Crau à volonté et les rations de céréales. La seule ombre au tableau, c'est que nous risquons la contagion des poux à tout le cheptel car ils en sont klaffis ! Ils se grattent, pour la plupart au sang et, avec les poulinous ce n'est pas vraiment évident de traiter comme il le faudrait ! Mais tout rentrera dans l'ordre et nous vous donnerons rapidement de leurs nouvelles, promis !

Nous tenons à dire un grand merci à la brigade de Vézenobres qui a pris les bonnes décisions après la découverte d'un dernier taurillon mort dimanche 12 mars, et nous a assistés toute cette journée, à la DDPP à nos côtés sur cette affaire, à nos amis qui ont apporté leur aide pour les transports, merci de tout coeur.
Nous ne lâcherons rien tant que nous n'aurons pas obtenu l'interdiction pour cet individu, de détenir des animaux, mais aujourd'hui, les animaux ont gagné.

HOURRA, une naissance éprouvante...

Parmi les 12 équidés saisis à la Manade du Cigalas, une jument est un cas très particulier. Elle s'appelle NAMANY, si jolie jument demi-sang arabe âgée de 15 ans...

Namany chez Mr. Papin en janvier 2017. Déjà très maigre, elle a continué à "fondre" à vu d'oeil malgré nos demandes de l'enlever au plus vite...

Squelettique, cette pauvre jument n'a plus que la peau et les os mais une chose nous interpelle immédiatement : ses mamelles sont pleines de lait ! Il y a donc deux hypothèses, soit elle a déjà pouliné récemment et son petit est mort, Mr. Papin se serait empressé de s'en débarasser dans un coin ... Soit elle est gestante et sur le point de mettre bas. Cela nous semble assez surréaliste étant donné son état mais nous ne pouvons exclure cette idée. Quoi qu'il en soit, Namany est installée dans un box confortable, une bonne ration de foin de Crau, la belle semble soulagée de cette nouvelle vie.

Namany vient d'arriver au refuge. Nous pensions faire un album photo plus complet dès le lendemain mais nous n'en avons pas eu le temps !

Pauvre puce...

 

Mais le lendemain matin, tout bascule. Nous la trouvons couchée dans son box dans une mauvaise posture, incapable de se relever, visiblement en souffrance et épuisée. L'état de sa vulve nous fait rapidement comprendre qu'elle est effectivement gestante et que le travail a commencé, mais rien ne se passe comme il le faudrait... Nous appelons immédiatement notre vétérinaire qui, dans l'urgence de la situation, arrive très rapidement.

Après l'avoir fouillée, Cécile nous assure qu'un poulain est bien vivant dans sa poche et qu'il ne demande qu'à sortir !
Mais voilà, Namany n'a déjà plus de force, elle est très faible et le poulain en se retournant dans le bassin a touché des nerfs et ses postérieurs ne réagissent plus.
On entreprend donc d'essayer de sauver la maman et son poulain en allant le chercher et en le tirant avec des longes, mais la mère s'affaiblit d'avantage malgré la perfusion branchée depuis 40 minutes et, petit à petit on la sent partir, les muqueuses sont blanches et même très blanches, elle est épuisée et il nous reste une seule chance, celle de sauver le poulain, Namany est en train de mourir !

 

Alors Cécile, notre véto, s'affaire à anesthésier la jument qui est perdue et à pratiquer une césarienne par terre, devant le box. Pour nous, c'est épouvantable, jamais nous n'aurions imaginé qu'une jument aussi décharnée pouvait être à terme et nous sommes effondrés... Mais l'espoir prend le dessus et il faut que ce poulain vive, Namany ne doit pas être morte pour rien, elle lui a tout donné, le peu qu'elle pouvait grapiller a été pour lui, nous allons tout faire pour qu'il vive ! Je peux néanmoins vous promettre que durant ce terrible moment, Namany n'a absolument pas souffert, elle n'a rien sentie et s'en est allée en donnant la vie à un nouveau petit être...

Tous, nous nous mobilisons et nous prenons de suite le nouveau-né en charge. Il se trouve que c'est une petite pouliche, déjà très jolie, palomino comme sa maman... Il faut la réchauffer, la frictionner, faire circuler le sang... Elle est très maigre mais bien vivante, elle a un peu bu la tasse mais nous lui mettons la tête en bas et le liquide s'écoule. Elle respire, nous la posons au soleil pour la réchauffer, Hourra sera son nom, c'est l'année des H et HOURRA est un cri de victoire ! RIP Namany, tu es pour toujours gravée dans nos mémoires, nous avons tout essayé mais nous sommes arrivés trop tard, bien trop tard, pourtant ça fait des semaines que nous réclamons ton enlèvement, quelle tristesse, tu étais si jeune.

 

Comme presque chaque année, nous avons au refuge un poulain orphelin, issu de la bétise des humains à vouloir faire reproduire à tout prix, sans soins, sans nourriture... Paula devient une nouvelle fois maman de substitution ! C'est une tâche réellement épuisante, la petite doit téter toutes les 3 heures, de jour comme de nuit, autant dire qu'il faut apprendre à vivre sans dormir ! Heureusement, Jean-Claude est lui aussi bien présent et tous les deux se relayent pour nourrir la puce.

 

Ses premiers jours de vie sont précaires et nous ne pouvons pas encore nous réjouir. Hourra refuse tout d'abord les biberons avant de finalement commencer à téter au bout de 2 jours ; heureusement, une amie éleveuse a pu nous donner du colostrum congelé qu'elle avait en réserve, ce précieux "premier lait" contient tous les anticorps de la jument, protégeant le poulain contre les infections et les maladies durant les premiers mois ; c'est indispensable à sa survie ! Mais notre petite puce cumule les soucis. Elle présente de grande difficultés à se lever seule ; elle n'est pas une grande prématurée, mais il lui manquait tout de même un petite semaine, tellement importante pour un nouveau-né quel qu'il soit ! Sans oublier qu'elle a énormément souffert dans le ventre de sa pauvre maman qui n'avait rien à lui offrir et les carences sont bien là ! De plus, elle souffre de problèmes intestinaux et notre bébé a toutes les peines du monde à expulser ses crottins. A peine venue au monde depuis une semaine que déjà son quotidien est fait de piqures, de soins, de lavements...etc ! Ces jours de survie ont été ponctués de craintes, d'espoir, d’améliorations et de dégradations quelquefois, mais surtout d'avancées dans le temps, car il faudra un mois pour pouvoir affirmer que Hourra est vraiment sortie d'affaire.

 

Les semaines passent et notre puce grandit à vu d'oeil. Elle a progressivement pris des forces et parvient désormais sans problème à se lever seule. Ses soucis intestinaux persistent néanmoins et nous la surveillons de très près, mais elle n'en reste pas moins une pouliche pleine de vie et de fougue, au caractère déjà très affirmé, comme souvent avec les "bébés-biberon" !! Paula et Jean-Claude sont bien fatigués par le rythme effréné des biberons mais il faut tenir le coup pour Hourra, jusqu'à au moins 6 mois, courage ! Pour ceux qui nous suivent sur notre page Facebook "Refuge C.H.E.V.A.L." ou bien sur la page personnelle de Paula, vous y trouverez des nouvelles très fréquentes de notre petit amour, avec de nombreuses photos et vidéos ! Nous ne pouvons pas tout retranscrire sur le site, ce serait très long et nous avons encore bien des choses à vous raconter car, entre les biberons de Hourra, la vie et le quotidien du refuge continue, avec son lot de saisie, d'enquêtes, d'adoptions, de transport, de soins...etc etc !!!!

Merci à tous ceux qui nous soutiennent moralement, n'oubliez pas que toutes ces actions qui s'enchaînent coûtent chères et que nous ne vivons pas, malheureusement que d'amour et d'eau fraîche.
Vous pouvez nous aider concrètement par le biais de notre Paypal associationcheval@free.fr ou en nous envoyant un chèque à l'ordre de l'association CHEVAL, route de Servas, 30340 Salindres.
Le lait de jument coûte très cher, les soins, la naissance, les saisies qui se succèdent, tout ça constitue un puits sans fond et il y a des moments où il faut savoir en parler, même si Paula n'est pas très forte pour ce genre d'exercices, elle a une sainte horreur de réclamer même si ce n'est pas pour elle !

Vous pouvez aussi parrainer Hourra pour 20 € mensuel !

 

L'histoire ne s'arrête pas tout à fait ici car, il y a quelques jours, une jeune femme nous contacte. Cette personne a bien connu la jument il y a quelques années et nous raconte son histoire, désespérement triste...

Namany appartenait à une monitrice dans un club et elle était montée régulièrement, quand elle ne poulinait pas !
Elle a donc eu un très joli poulain il y a 4 ans, et Hourra est la copie conforme de son frère. Il est devenu magnifique, comme sa maman, il est maintenant presque adulte, c'est une merveille !

 

Alors comment se fait-il que Namany, jument choyée par tous, a fini dans un mouroir chez Patrick Papin ?
La monitrice, propriétaire, a vendu Namany alors que le petit Doudou avait un an et demie, on n'en connaît pas la raison, toujours est-il que, cette acheteuse qu'elle disait très bien ne l'a pas gardée et que la malheureuse Namany s'est retrouvée sur le site du BonCoin quelques temps après !

Namany était une super jument, adorée par tous les cavaliers du club

 

A partir de là, on peut tout imaginer, même les maquignons, savoir quel parcours pourri elle a pu avoir pour atterrir à la manade du Cigalas ? Mr Papin a sans doute aperçu cette si belle jument à donner ou bien à vendre pour une bouchée de pain et il a sauté sur cette occasion pour se faire quelques sous ! En effet, la robe palomino est recherchée car ces magnifiques chevaux couleur "or" peuvent être vendus plus chers qu'un "simple" alezan ou bai... C'est révoltant et tellement futile, ma pauvre Namany, tu es si mal tombée, chez cet homme qui, non content de ne pas nourrir son cheptel, s'empresse de faire reproduire ses juments... Nous lui souhaitons le pire et espérons que plus jamais, il ne possède un seul animal !!!

Quand elle est arrivée chez nous absolument cachectique, elle boitait très fort du postérieur droit qu'elle tenait sous elle. Qu'a-t-il pu arriver à cette si belle jument pour qu'elle meure à petit feu, privée de nourriture, d'eau et des soins les plus élémentaires, handicapée, alors qu'elle était tant appréciée et tant admirée pendant ses heures de gloire ?

Nous ne cessons de le répéter, ne faite confiance à personne pour vendre un cheval à moins d'être proche de l'acheteur, et encore ! Ce genre de situation justifie une fois encore la raison pour laquelle nous sommes si sévères concernant nos conditions d'adoptions, et que nous refusions de nombreux placements car nous ne sommes pas convaincus par la famille adoptive...

TARGA nous quitte...

Les décès, on ne s'y habitue jamais vraiment mais malheureusement il faut les accepter, c'est le cycle de la vie, lorsqu'il survient après de belles et longues années passées sur cette Terre...

Un matin de cette fin de mars, je découvre pendant la distribution de nourriture, notre jument Targa qui n'a pas l'air très en forme. Certes, elle est âgée de plus de 30 ans mais jusqu'à ce jour elle ne nous a pas montré le moindre signe de faiblesse. Bien ronde, gourmande comme personne, n'ayant aucun problème d'arthrose ni aucune pathologies visibles ; nous pensions la garder encore bien des années avec nous. Mais ce matin-là, elle ne vient pas manger sa ration, reste prostrée au fond de son parc, visiblement quelque chose ne va pas. Son état ne semble pas être les symptomes d'une colique (pathologie la plus courante) ; nous lui faisons néanmoins une injection d'anti-douleur et la surveillons durant la matinée.

En début d'après-midi, elle ne va pas vraiment mieux et nous profitons d'une visite de notre vétérinaire pour la faire examiner. Elle confirme que son état est très moyen, elle a de la fièvre, son rythme cardiaque est trop haut et ses muqueuses trop pâles ! Tout cela n'augure rien de bon mais nous sommes un peu dans le flou face à ces symptômes divers. Notre vétérinaire réalise une prise de sang et des prélèvements à la recherche d'une éventuelle maladie ou infection.

Nous surveillons alors notre Targa, elle reste au parc avec ses copines (impossible de la séparer pour l'installer en box, trop de stress et cela n'améliorerait en rien son état ! ). Le soir, elle semble plus détendue, la fièvre est tombée grâce aux injections et elle semble aussi avoir plus d'appétit.

Mais le lendemain, au petit matin du 30 mars, je découvre le corps sans vie de notre belle mamie. Aucun signe de violence, elle ne s'est pas débattue, elle n'a pas souffert, sans doute emportée par une crise cardiaque... Ma pauvre puce, que t'es-t-il arrivé, si vite ?

 

Finalement, nous aurons la réponse dans la matinée avec les résultats des examens. Targa souffrait, sans doute depuis des années, d'un cancer de l'intestin. Elle n'a pourtant jamais eu de gros symptômes à part des épisodes de diarrhées de temps en temps, rien de si inquiétant, mais petit à petit la maladie a fait son oeuvre dans ses organes. Notre vétérinaire nous assure que, face à l'évolution si soudaine de son cancer, nous aurions de toute façon du la faire euthanasier car c'est une pathologie très douloureuse et incurable, même si nous l'avions détectée plus tôt. Finalement, Dame Nature a bien fait les choses et notre Targa s'en est allée sereinement et naturellement.

 

Née en Argentine, elle a été ramenée en France dès son plus jeune âge. Lorsque sa propriétaire n'a plus pu la garder, elle nous l'a confiée au refuge ; c'était il y a plus de 15 ans ! Ciao, ma belle, on t'aimait beaucoup et j'aurais voulu que tu vives un peu plus...

AQUELO & INCA, encore une belle adoption !

Une fois n'est pas coutume, ce joli mois de mars se termine comme il a commencé, c'est-à-dire par une double et belle adoption !

Fin octobre 2016, nous participions, aux côtés de 30 millions d'Amis et de la Fondation Brigitte Bardot, à une grosse saisie au sein d'une manade à Générac où près de 30 chevaux, adultes et poulains, mourraient de faim et de soif à petit feu. Le refuge étant déjà plus qu'au complet, nous ne pouvons accueillir que 2 juments squelettiques. Parmi elles, la jolie Aquelo, jument Camargue de 6 ans, n'ayant plus que la peau sur les os.

La pauvre Aquelo est squelettique, couverte de centaines de tiques et porte de multiples marques de morsures d'autres chevaux ... Sa vie n'était vraiment pas douce pour une si jolie et gentille petite puce. Au refuge, bien installée en box et sortie en paddock, elle réapprend à faire confiance en l'homme, et surtout, dévore avec appétit ses rations de foin et de céréales !!

 

Très vite remise en état grâce aux bons soins du refuge, elle est devenue magnifique et méconnaissable ! Un peu timide durant les premières semaines, elle a fini par nous accorder sa confiance et s'est révélée être une adorable jument, très câline, un vrai pot de colle ! De plus, nous avons entamée avec elle un travail de débourrage pour rapidement se rendre compte qu'elle connaissait déjà beaucoup de choses ! Après quelques ballades en extérieur, tout se passe à merveille et nous décidons de la proposer à l'adoption afin de lui trouver une nouvelle famille !

Complètement métamorphosée, Aquelo est toute ronde et se révèle être une super jument de promenade ! Un vrai plaisir pour Léa, notre bénévole !

On peut dire qu'elle n'a pas attendu très longtemps car un beau jour, nous accueillons au refuge deux personnes charmantes, une mère et sa fille. Ces dernères nous font excellente impression ; elles nous expliquent vouloir adopter deux compagnons pour faire de petites promenades d'une part, mais surtout pour le plaisir d'avoir des chevaux chez elles, leur rêve depuis toujours ! Très vite, la maman tombe amoureuse du doux regard d'Aquelo et l'adoption se décide immédiatement ! Pour sa fille, le choix est également facile car nous lui présentons Inca, et là encore c'est le coup de foudre ! Inca est un adorable hongre de 21 ans ; nous l'avons accueilli fin novembre 2016 car ses propriétaires ne pouvaient plus le garder. Il n'est plus tout jeune mais encore en super forme et pourra encore être monté tranquillement pendant plusieurs années.

Le bel Inca, un gentil cheval proche de l'homme, sociable et très bien éduqué.

 

Autant dire que l'un et l'autre ne seront pas restés très longtemps avec nous mais nous sommes ravis de les emmener, Paula, Léa et moi, le 31 mars, dans leur nouvelle famille, à une 50aine de km du refuge. L'embarquement et le trajet se passent très bien et nous arrivons dans une très jolie propriété ; un parc bien vert attend nos deux loulous qui se précipent pour brouter ! Le duo que nous avons formé semble très bien fonctionner, ils se suivent partout et s'entendent à merveille! Très rassurées par tout cela, nous donnons notre entière confiance à leurs adoptantes pour prendre soin d'eux et nous reprenons la route pour rentrer.

Un magnifique parc plein d'herbe, juste en face de la maison, un superbe abri, et même des copains chevaux chez le voisin ! Des conditions idéales pour le bien-être de nos loulous ; nous sommes très heureux !

 

Depuis, nous avons souvent eu des nouvelles et tout se passe toujours bien, c'est formidable !

 

Ce sont sur ces très belles nouvelles que le mois de mars se cloture. L'année s'écoule tranquillement, avec de belles histoires, des réussites et des joies, mais aussi des tragédies. C'est ainsi qu'est le quotidien du refuge, je pense que vous commencez à avoir l'habitude ! Il ne me reste qu'à vous dire à bientôt pour la suite de nos aventures en 2017 !!

Bien amicalement

Camille

 

Les événements de avril et mai 2017

Bonjour à tous !

Nina, une saisie loupée !

Parfois, les choses ne se passent pas toujours comme prévu !!! Le 14 avril, nous sommes sollicités par ma DDSV pour récupérer une jument maigre à Uzès, à quelques dizaines de km de chez nous.

Un peu dans l'urgence, il nous faut atteler le van et partir, Paula, Léa et moi, pour récupérer cette pauvre louloute dont nous ne savons pas grand chose. Sur place, nous faisons la connaissance du propriétaire ainsi que plusieurs voisins venus nous aider. Depuis des mois, ces voisins se mobilisent pour cette jument, tâchent de lui apporter de la nourriture, elle est très jeune (1 an ou 2) et en bien mauvais état. Son propriétaire n'est pas un mauvais bougre mais un jeune homme un peu en "marge de la société", du genre babacool, au chômage et n'ayant pas forcément les moyens financiers d'entrenir ses 3 chevaux ! Il nous explique avoir voulu sauver cette pouliche chez un bourreau qui voulait la tuer (nous connaissons bien cette homme pour avoir à mainte reprise portée plainte pour des cas de maltraitance chez lui !), en soit cela parait être une bonne action mais il s'est en réalité tiré une balle dans le pied car, déjà propriétaire de 2 juments, la 3ème représentait une surchage financière qu'il ne pouvait pas assumer et ce sont les chevaux qui trinquent, une fois de plus.

De plus, les chevaux sont parqués sur un terrain n'ayant pas l'eau courante, le propriétaire doit aller jusqu'au village pour remplir une citerne. Lors de notre venue, leur bac est vide et les voisins ne cachent pas que ce bac est effectivement plus souvent vide que plein...

Il manque plusieurs dizaines de kg à Nina, c'est une pouliche en pleine croissance et il semble évident qu'elle souffre de carences.

 

Bref, il parait donc judicieux d'enlever cette pouliche sauf qu'elle, elle en a décidé autrement !!! En effet, à peine entrés dans le parc, nous comprenons que les choses ne seront pas si simples ! Nina est complètement sauvage, nous parvenons à lui toucher le bout du nez mais impossible d'approcher d'avantage et lorsqu'elle voit le licol, c'est la panique !!! Son propriétaire lui même ne peut pas l'attraper ! De plus, comme il est malheureusement fréquent chez les chevaux appaloosa, elle ne voit pas bien (elle sera sans doute aveugle dans quelques années), ce qui n'aide en rien pour sa crainte de l'homme !! Les clotures sont loin d'être solides, la peur pourrait la pousser à traverser les fils et s'enfuir dans les champs, ce serait la catastrophe ! De plus, le terrain est jonché par endroit de carcasses de voiture et autres ferrailles, en galopant les juments pourraient se blesser sévèrement... Enfin, pour ne rien arranger, les 3 juments ont été mises récemment dans un parc bien vert (la veille, elles étaient encore sur le terrain d'à côté, complètement rasé), de ce fait elles ont brouté toute la nuit, elles n'ont pas faim et notre seau de grain ne les attire pas du tout !

Baïla & Sauvage, les deux autres juments, très gentilles et bien plus sociables que Nina ! Les photos ne sont pas très parlantes mais si la baie est plutôt jolie, la grise est bien maigrichonne...

 

Après une heure d'essai, nous devons nous résoudre : nous n'attraperons pas cette jument aujourd'hui ! Même si nous sommes nombreux sur place, impossible de la "coincer" dans un coin, elle est terrifiée et en deviendrait dangereuse... C'est donc bredouilles que nous rentrons au refuge ! L'affaire ne s'arrête néanmoins pas là car le propriétaire reste sous surveillance. Il s'est engagé à mieux nourrir ses animaux, à les vermifuger et leur remplir le bac d'eau de façon systématique. Les Services Vétérinaires iront faire une visite de contrôle dans quelques temps...

Un peu de verdure !

Le quotidien au refuge est souvent rythmé par des événement particuliers, des arrivées, des départs, des naissances, des décès...Etc. Mais parfois, il faut aussi prendre le temps de profiter de chaque journée "normale" ! Ainsi, comme chaque printemps, le refuge verdit à vu d'oeil et l'herbe pousse... sur les chemins ! Effectivement, le sur-paturage sur la propriété depuis plus de 25 ans a pour conséquence que l'herbe ne pousse quasiment pas dans les parcs des chevaux, sauf pour certains terrains plus grands et donc moins piétinés !

Ce groupe de 6 vit de manière quasiment autonome sur un terrain de 3 hectares. Seulement un peu d'apport de foin en hiver mais le reste de l'année, ils se débrouillent ! Beaucoup de boutons d'or en ce moment mais aussi de l'herbe qui, au vu des rondeurs des chevaux, semblent bien nourrissante !!!

 

Pour les autres, nous avons pour habitude d'installer des clôtures provisoires et de laisser en liberté sur les chemins quelques uns de nos pensionnaires. Certes, me direz-vous, il y a du favoritisme mais nous sommes obligés de faire des choix, il n'y a pas assez d'herbe pour nos 250 chevaux et généralement ce sont les derniers arrivés qui en profitent (puisqu'ils sont maigres!) ! Ou bien les plus fragiles, ceux qui ont du mal à passer l'hiver et on besoin de retrouver le moral. Ou encore nos jeunes chevaux, en pleine croissance, pour qui l'herbe est très bénéfique et excellente pour leur santé.

 

C'est une période très agréable pour eux comme pour nous, et l'occasion de faire de jolies photos !!Il ne faut pas oublier que le refuge est situé dans le Gard, c'est une région plutôt sèche, les sols sont généralement plein de cailloux et il est rare de voir des terrains très verts une fois passé le printemps ! C'est dommage mais c'est aussi pour cette raison que Paula a fait le choix de fonder son refuge ici ; le Gard est une région où la maltraitance est à son plus haut point. Il est évident que l'on est plus souvent face à des chevaux squelettiques ici plutôt qu'en Normandie, ou dans une autre région où l'herbe est haute et grasse toute l'année !

 

Merci aussi à nos bénévoles, ceux qui viennent régulièrement au refuge et accorde du temps à nos loulous, pour en sortir quelques uns de leur parc et les faire brouter un moment ! C'est bon pour le moral de chacun !

 

Saisie chez Mr Papin, des nouvelles des chevaux !

Le 12 mars dernier, nous saisissions 10 chevaux et 2 poulains chez Mr Papin à Lézan ; une ultime saisie qui signifiait la fermeture de la Manade du Cigalas puisque tous les animaux (équidés et bovins) ont été retirés à cet homme. Parmi les chevaux saisis, certains étaient en très mauvais état, maigres, couverts de poux et infectés de vers intestinaux ; d'autres plus en forme mais manquant néanmoins de soins (maréchalerie, dentiste..Etc). Voici donc la présentation et des nouvelles de chacun !

Commençons par notre crapule HOURRA ! Le mois dernier, vous avez été nombreux à lire son éprouvante naissance et le décès de la maman Namany, tellement maigre et faible qu'elle n'a pas pu survivre à la mise bas... Malgré tout, Hourra a maintenant 2 mois et demi et on peut dire qu'elle est en pleine forme ! Si les premières semaines de sa vie ont été chargées d'inquiétudes et d'angoisses (refus de prendre le biberon, problème intestinaux, constipation permanente...), tout ça est maintenant dernière elle et elle peut maintenant profiter à fond de la vie ! C'est une pouliche très rigolote et attachante, facétieuse et turbulente comme tous les bébés ! Le sevrage est encore loin et, si le biberon de 3h du matin a pu être supprimé, il n'en reste pas moins que Paula & Jean-Claude se relayent 7 fois par jour pour nourrir leur petite puce. Elle commence néanmoins à mâchouiller le foin et l'herbe, tout est source de curiosité pour elle ! Elle sort chaque jour dans un parc pour se défouler, une vraie boule d'énergie !

 

Ce jour-là, nous récupérions aussi deux juments suitées. Les pouliches n'ont que quelques jours mais elles sont plutôt en bonne forme ! LOTA est une très gentille jument Portugaise d'environ 20 ans ; s'il lui manque quelques dizaines de kg, son état n'est pas catastrophique mais elle présente néanmoins un mélanome sur la paupière inférieur de l'oeil. Ce n'est pas douloureux, mais non seulement ce n'est pas très esthétique et surtout, avec l'arrivée de l'été, les mouches et divers insectes se seraient agglutinés dessus, au risque de provoquer une plaie et une infection. De ce fait, Cécile notre véto a préféré lui enlever, sous anesthésie locale. L'opération n'a duré que quelques minutes, tout s'est très bien passé et quelques jours plus tard, son oeil droit était aussi beau que le gauche ! Sa fille, que nous avons appelé HOPE, se porte à merveille. C'est un vraie amour, très proche de l'homme, un vrai pot de colle qui aime réellement notre compagnie.

LOTA à son arrivée au refuge en mars 2017
La voici après 2 mois chez nous. Il lui manque encore quelques kg mais elle est nettement plus belle ! Quant à Hope, elle grandit à vu d'oeil et est toujours aussi adorable !

 

La jument JUNGLE, 20 ans, était elle-aussi suitée d'une toute petite puce âgée d'à peine 2 jours lorsqu'elles ont rejoint le refuge. Jungle nous a donné du fil à retordre ; elle n'a sans doute jamais été manipulé, elle craint énormément l'homme et il a fallu beaucoup de travail et pas mal de risques pour lui mettre un licol et la monter dans le camion ! Depuis, nous tâchons de passer du temps avec elle pour la sociabiliser mais ce n'est pas une mince affaire ! Elle nous a montré un caractère très fort, n'hésitant pas à attaquer lorsqu'elle se sent menacée (le fait qu'elle soit mère accentue sans doute cette aggressivité car elle protège sa pouliche), heureusement elle est très gourmande alors avec une carotte ou une poignée d'herbe, elle finira par se laisser amadouer ! La petite HAVANA se laisse malheureusement influencée par sa mère et à ce jour, elle est encore très craintive. Mais, curieuse, elle nous observe et commence à s'approcher de plus en plus de nous !

JUNGLE à son arrivée au refuge en mars 2017
Malgré des rations astronomiques (en quantité, Jungle mange d'avantage qu'un cheval de trait !), Jungle est toujours trop maigre à nos yeux... Il faut dire qu'Havana est goulue et tête énormément ; lorsqu'elle sera sevrée, sa maman reprendra plus facilement de belles rondeurs !
Havana n'a que 2 mois et demi mais elle est déjà en pleine mue ! En effet, comme tous les chevaux Camargue (et autres chevaux "blancs" !) , elle est née alezane, mais d'ici quelques années elle sera aussi blanche que sa maman. De ce fait, elle est en train de perdre son poil de bébé et sera bientôt grise, pour ensuite s'éclaircir progressivement.

 

Beauté est une jument Camargue de 16 ans, en bon état général malgré des poux qui grouillaient sous son poil, comme rarement on en a vu ! Lors de son arrivée au refuge, nous savions déjà que Beauté était gestante et nous la pensions prête à mettre bas dans les premiers jours tant ses mamelles étaient gonflées ! Mais la belle nous a fait languir car il aura fallu attendre le 3 mai pour découvrir son merveilleux poulain. C'est l'année des H, et il faut avouer que nous avons du mal à nous décider pour le nommer alors finalement, il s'appelera H, tout simplement ! Un nom atypique pour un poulain très typé et au caractère déjà bien affirmé ! Beauté est une très bonne mère, très protectrice et durant les premières jours, elle ne tolère pas que l'on approche son bébé ! Lui se montre bien timide mais curieux, d'autant qu'il nous voit jouer et faire de gros câlins à Hope (pouliche de LOTA) alors il est très tenté lui aussi, et s'approche un peu plus chaque jour !

H est né le 3 mai au petit matin, en excellente santé ; c'est un gaillard déjà bien costaud et prêt à découvrir le monde !

 

Voici HARMONIE, une très belle jument d'environ 20 ans. Plutôt en bon état, c'est une jument adorable et très câline. Elle vivait à la manade avec l'étalon Attila, et nous avons appris de source sûre qu'ils n'étaient ensemble que depuis quelques semaines. De ce fait, il est possible qu'Harmonie ait été saillie lors des chaleurs du printemps et, dans le doute, notre vétérinaire nous propose de lui faire des injections pour la faire avorter. A moins de 3 mois de gestation, cet acte ne comporte aucun risque et la jument ne ressent absolument rien. Harmonie n'est plus toute jeune, il est inutile de la faire pouliner une année encore. Elle partage désormais le parc d'Eden, notre beau garçon noir, lui aussi nous l'avions récupéré chez Mr. Papin lors de la saisie d'août 2014, il n'avait que la peau et les os !

 

Ce n'est pas visible sur les photos mais tous les chevaux saisis étaient infestés de poux, c'était parfois écoeurant tant ils grouillaient sous le poil d'hiver ! Il nous aura fallu plusieurs traitements pour en venir à bout et les soulager enfin de démangeaisons insupportables. ELISA était sans aucun doute la plus atteinte et, à force de se gratter contre les arbres, elle n'avait quasiment plus de poils et la peau très irritée. Désormais, ses poils ont bien repoussés et notre adorable mamie de 24 ans est toute ronde et en pleine forme. C'est une jument merveilleuse, très reconnaissante envers nous pour les soins qu'elle reçoit.

Elisa est complètement "pelée", elle s'est gratté jusqu'au sang par endroit ! De telles démangeaisons, c'est à devenir fou !
Deux mois plus tard, notre belle Elisa est méconnaissable ! Ronde à souhait, un beau poil doux a repoussé sur tout son corps et elle peut enfin profiter d'une vie bien plus agréable !

 

LOLA, jument camarge de 26 ans, est la doyenne de ce groupe. C'était aussi la plus maigre (hormis Namany) et celle qui a le plus de mal à grossir. Un examen du dentiste nous révêlera qu'elle n'a quasiment plus de molaires, ce qui explique qu'elle a de grandes difficultés pour se nourrir. Néanmoins, ça ne l'empêche pas d'avoir un appétit d'ogre et de dévorer l'herbe dont elle dispose à volonté, en plus de l'apport en céréales et en fibres, un mélange spécial "Sénior" qu'elle reçoit 3 fois par jour. Après 2 mois, elle est encore bien maigrichonne mais nous sommes convaincus qu'elle reprendra du poids petit à petit. D'autre part, la perte de son poil d'hiver nous a révélé de nombreuses cicatrices, dont certaines sont impressionnantes ; qu'a pu vivre cette pauvre jument ?... Elle ne mérite rien de tout cela, d'autant que c'est un amour de jument, très douce et câline, elle nous remercie chaque jour en venant chercher des caresses !

Sous son épais poil d'hiver, Lola est très maigre...
Lola a un peu grossit mais il lui faudra sans doute plus de temps que les autres pour retrouver de belles rondeurs.

 

Ce pauvre CANABIS, il était temps qu'il quitte cette sordide manade. Certes, il n'est plus tout jeune (environ 25 ans), mais il est plutôt maigre, son poil est vilain, il est couvert de poux et surtout, d'une immense tristesse lorsque nous le récupérons. Très dominé par les autres chevaux pas toujours gentils avec lui, ce cheval n'a plus le goût de vivre et c'est à peine s'il vient manger lorsqu'on lui distribue sa ration... Mais, petit à petit, il a repris le moral et s'est finalement complètement révêlé lorsque nous l'avons installé dans le parc de Pépito, l'un de nos doyens de 35 ans, qui a une pêche incroyable et c'est un amour avec ses congénères. Canabis s'est donc trouvé un super copain, dès le premier jour il mangeait leur grain "nez contre nez" et depuis, ils ne se quittent plus ! Canabis a bien grossi et retrouvé une seconde jeunesse !

Après 2 mois passé au refuge, Canabis n'est plus le même. Autant physiquement que moralement, nous découvrons avec plaisir un tout autre cheval, heureux de vivre, gourmand, adorable et joueur !

 

JULES était déjà bien gros lorsque nous l'avons récupéré, malgré ses 20 ans c'est un cheval rustique qui n'a pas besoin de beaucoup manger pour être en bon état. Par contre, il n'avait pas du voir le maréchal-ferrant depuis bien longtemps ! Ses sabots étaient très longs et cassés et il gardait même un unique fer sur le postérieur gauche ! Il s'est très bien adapté à sa vie au refuge, c'est un gentil garçon, un peu timide au premier abord mais très sociable dès qu'il est en confiance.

 

ATTILA n'a que 7 ans, c'est un cheval superbe avec sa robe palomino ! Entier à son arrivée, il a rapidement été castré à la clinique et depuis, il profite d'une vie tranquille au refuge. C'est un cheval très sympa, proche et l'homme et assez calme pour son âge !

Il n'a fallu que quelques semaines pour qu'Attila reprenne les quelques kg qu'il lui manquait. Il est maintenant bien rond et en excellente santé.

 

Nos 13 nouveaux pensionnaires profitent donc désormais d'une nouvelle vie au refuge, ils ne connaitront plus jamais ni la faim ni la soif, et nous ferons en sorte qu'ils aient la plus belle et longue vie possible avec nous. Hormis Attila, les adultes ne sont plus tout jeunes, ils finiront sans doute leurs jours avec nous et nous sommes tellement heureux et soulagés qu'ils soient en sécurité, loin de la Manade du Cigalas qui a vu mourir tant et tant de chevaux dans des conditions épouvantables... Les poulains seront peut-être un jour proposés à l'adoption mais pour le moment, nous en sommes loin et c'est avec plaisir que nous les voyons grandir et évoluer avec nous !

Levis, de retour 10 ans après...

Lorsqu'un équidé est adopté au refuge, son nouveau propriétaire signe un contrat dans lequel il y a plusieurs clauses à respecter. L'une d'elle interdit la revente, c'est-à-dire que si cet adoptant ne peut plus garder le cheval (poney ou âne!) pour une raison ou une autre, il est dans l'obligation de nous contacter et nous le reprenons au refuge. Ainsi, nous assurons la sécurité de nos pensionnaires adoptés, afin qu'ils ne soient pas revendus n'importe où et que nous n'ayons plus jamais la moindre nouvelle !

Ainsi, début mai, nous sommes contactés par Justine ; elle a adopté le beau Levis lorsqu'il était encore tout jeune et depuis, il faisait son bonheur. Malheureusement, les problèmes financiers auxquelles elle est confronté depuis quelques temps lui rend impossible d'assumer la pension de Levis, et c'est réellement à contre coeur qu'elle décide de nous le ramener, plus de 10 ans après l'avoir accueilli. Pour nous, c'est toujours une déception, surtout après tant d'années, mais nous ne pouvons pas refuser et acceptons bien sûr de reprendre Levis !

Le 7 mai, nous voyions arriver un van au refuge et, à l'intérieur, Levis ! D'ailleurs, merci à Justine d'avoir assurer le transport du retour, c'est plutôt rare et d'habitude, nous devons nous même aller rechercher le cheval ! Paula est très heureuse de revoir ce gros nounours et l'équipe fait sa connaissance (il y a 10 ans, nous n'étions pas tous là!). Levis est un Merens âgé de 18 ans maintenant, il est absolument superbe, il a été très bien soigné, il ne fait pas du tout son âge et sa crinière très fournie lui donne un charme fou ! Paula l'avait sauvé de la boucherie alors qu'il n'était qu'un poulain...

 

Après des "aux revoirs" très difficiles avec Justine, nous installons Levis avec notre groupe de 6 hongres sur un terrain de 2 hectares. Nos garçons sont assez caractériels et ont une hiérarchie bien installée. Il faudrait un peu de temps pour que Levis trouve sa place au sein du troupeau mais nous le surveillons de près chaque jour pour qu'il n'y ait aucun problème ! Petit à petit, il s'intègre bien et tous deviennent bons copains !

 

Depuis, Justine demande quasiment chaque jour des nouvelles de lui, elle y était très attachée et elle a même décidé d'être sa marraine. Levis est encore jeune et en pleine forme, c'est un merveilleux cheval de randonnée mais il a un caractère assez spécial ; très craintif avec les hommes, c'est un cheval de "filles" qui a besoin de calme et de douceur pour donner sa confiance. A ce jour, nous ne sommes pas décidés pour le proposer à nouveau à l'adoption, peut-être plus tard...

 

On récupère encore Quimoun !

Après Levis, c'est au tour de Quimoun de revenir au refuge, après 2 ans d'adoption...

Quimoun, c'est notre pauvre malchanceux !!! Il est arrivé au refuge en mai 2006 lors de la saisie des chevaux de Mr Perrier en Corrèze. Une cinquantaine de purs-sang arabes avaient alors rejoint le refuge, tous en mauvais état, maigres, couverts de poux ou porteurs de maladies de peau à un stade très avancée. Quimoun n'avait alors que quelques mois mais déjà il révélait un caractère difficile et un tempérament délicat. D'une sensibilité extrême, Quimoun est un grand inquièt, il a beaucoup de mal à accorder sa confiance et il a besoin d'énormément de calme et de patience pour assimiler les choses. Il vivait néanmoins une vie sereine au refuge, et lorsqu'il a eu 6 ans, nous l'avons proposé à l'adoption, tout en étant exigeants sur le choix de son adoptant(e) !

 

C'est alors que nous faisons la connaissance de Virginie, une jeune femme qui tombe littéralement amoureuse de notre beau garçon ! Elle a une grande expérience dans les chevaux, Quimoun deviendrait son compagnon de balade et toutes les conditions semblent optimales pour lui. Début février 2011, Quimoun partait donc dans sa nouvelle famille, nous espérions que ce soit définitif. Les premiers mois se passent très bien, Virginie travaille avec lui selon la méthode éthologique mais elle fait le bon choix de démarrer le véritable travail de débourrage que lorsqu'il a 6 ans. Il progresse doucement mais rencontre déjà certaines difficultés... Malheureusement, en octobre 2013, Virginie nous recontacte car rien ne va plus avec Quimoun. Il est débourré mais devient ingérable, voire dangereux, dès qu'elle le monte. Le problème semble venir une incompatibilité de caractère, Virginie est une femme formidable mais sans doute un peu trop vive et énergique pour notre grand trouillard qui panique rapidement... Lorsque des problèmes personnels et financiers viennent s'ajouter à tout cela, elle préfère nous le rendre au refuge plutôt que de le laisser "croupir" dans son parc sans pouvoir s'en occuper en toute sécurité. Quimoun réintègre donc le refuge, nous sommes déçus mais compréhensifs, certains humains et certains chevaux ne sont pas faits pour s'entendre !

 

En avril 2015, nous sommes alors contactés par mail par une dame, très intéressée par Quimoun ! Au premier abord, nous lui expliquons qu'elle habite trop loin du refuge donc l'adoption est impossible. Mais elle est très insistante et propose de venir au refuge pour discuter de tout cela ! Quelques jours plus tard, nous faisons donc la connaissance de Carole-Anne et son compagnon, et je dois dire que nous avons tout de suite été séduits ! Certes, ils habitent dans la Drôme et les 70 km maximum que nous exigeons pour une adoption sont bien dépassés, mais nous voyons en eux l'unique chance de Quimoun de trouver SA famille idéale. Carole-Anne est une douceur incroyable, entre elle et Quimoun, le contact se fait immédiatement et après à peine quelques minutes dans son parc, notre cheval ne la lâche plus ! Le coup de foudre semble réciproque et, après une longue discussion, l'adoption est conclue par la signature du contrat. Le 2 mai, Paula, Mady et moi sommes sur la route pour l'emmener dans sa nouvelle maison !

Nous découvrons une région superbe et sommes accueillies avec plaisir par nos nouveaux amis ! Quimoun est installé dans son parc et il semble déjà très à l'aise. Lorsqu'il sera plus intégré, il vivra avec 5 copains sur d'immenses terrains (beaucoup plus d'herbe que chez nous !), la grande vie pour lui ! Carole-Anne a pour but de le "redébourrer" tout en douceur, nous lui faisons une grande confiance et, après un petit pique-nique sympatique au milieu du parc des chevaux, nous reprenons la route du retour !

 

Les mois suivants sont un vrai conte de fée. Nous recevons des nouvelles régulières et tout se passe à merveille pour Quimoun. Carole-Anne a une relation fusionnelle avec lui, elle peut le monter sans problème, il découvre les grandes randonnées avec beaucoup de plaisir et rien ne semble pouvoir entacher ce si beau tableau !

 

Mais une fois de plus, les aléas de la vie ont tout bouleversé. Une séparation du couple a eu pour conséquence que Carole-Anne ne pouvait plus assumer seule ses 6 chevaux et, pour leur bien, elle a du faire le choix d'en placer plusieurs dans de bonnes familles. Pour Quimoun, comme l'exige notre contrat d'adoption, il doit revenir au refuge et, sincèrement, nous sommes très déçus ! Il nous faut retourner le chercher, Paula et moi, au fin fond de la Drôme, le 8 mai dernier, et même si nous sommes ravis de le revoir, un retour d'adoption n'est jamais un grand plaisir ! Quimoun embarque sans problème dans le van et nous pouvons prendre le chemin du retour. Depuis 2 ans, il a l'habitude de vivre en troupeau et de brouter de l'herbe alors, pour ne pas trop le chambouler, nous choisissons de l'installer avec notre groupe de 5 juments, sur un terrain de 3 hectares. Il est très vite intégré et se sent comme un coq en pâte avec toutes ses filles !!!

 

Néanmoins, ces deux années ne sont pas vaines car Carole-Anne a pu faire évolué Quimoun pour le rendre beaucoup plus serein et confiant. Elle nous explique qu'il est une parfaite monture de randonnée, il adore ça, seul ou en groupe. Par contre, le mors le stresse mais tout se passe à merveille avec un simple licol !

A ce jour, nous ne sommes pas particulièrement pressés de le re-proposer à l'adoption ! Si une personne correspondant parfaitement au caractère de ce cheval apparait un jour, nous pourrons toujours y réfléchir mais pour le moment, nous le laissons reprendre ses marques au refuge, lui qui a connu tant de changements en quelques années!

Eden & Eclat sont adoptés !

Certains reviennent, et d'autres partent ! En début d'année, nous faisons la rencontre d'une dame charmante ; elle habite Uzès, possède un très beau terrain et nous explique être à la recherche de deux ânes ! Très vite, nous lui présentons Eden et Eclat, nos deux petites crapules nés chez nous suite à la saisie de leurs mamans, et aujourd'hui âgés de 3 ans. Ce sont de tout petits modèles, non montables mais cette dame recherche uniquement des compagnons pour elle et des nouveaux copains adaptés à la taille de ses petits-enfants, alors c'est parfait !

Eden et Eclat au refuge (avec leurs copains Elvis et Boston !). Un sacré quatuor de grandes oreilles, tous très sympas !

 

Il a fallu ensuite que l'on patiente quelques mois, le temps pour elle de réaliser quelques travaux pour accueillir nos ânes dans les meilleures conditions (construire l'abri, clôturer..). Le 12 mai, tout est prêt et c'est le grand jour ! Après un embarquement dans le van un peu laborieux (oui, un âne, c'est tétu !!!), Paula et moi prenons la route vers Uzès.

Nous découvrons alors une propriété superbe et un parc magnifique arboré de pins immenses, d'énormes mûriers et autres oliviers ! Un cadre idyllique mais nous informons immédiatement notre adoptante que les ânes ont la fâcheuse habitude de ronger l'écorce des arbres (ce qui a pour conséquence de "tuer" les arbres!) et, malgré l'herbe, il lui faudra vite grillager les troncs par sécurité pour ces arbres centenaires ! Quoi qu'il en soit, nos deux loustics sont on ne peut mieux installés et découvrent tranquillement les lieux. Pour eux qui n'ont jamais rien connu d'autre que le refuge, c'est un sacré changement mais d'ici quelques jours, ils seront bien plus à l'aise et se sentiront vite chez eux ! Nous sommes vraiment ravis qu'ils ne soient pas séparés, il se connaissent depuis leur premier jour et il est bien plus rassurant de changer de vie en étant avec son meilleur copain !

Un joli parc, de l'ombre et de l'herbe, un bel abri et même des copines chèvres ! Nous espérons qu'Eden et Eclat soient très heureux ici !

 

Longue vie, petits ânes chéris, en espérant que tout aille au mieux pour vous ! Bien sûr, nous gardons contact avec l'adoptante et recevrons des nouvelles régulièrement.

2 nouveaux sauvetages !

En cette fin du mois de mai, Paula est contactée par un monsieur, habitant de Cavillargues (à 40 min du refuge), pour nous signaler une jument et son poulain dans un état dramatique chez un de ses voisins. Pour ceux qui l'ignore, il se trouve que Paula a été opérée de l'épaule il y a 2 semaines, elle ne peut pas conduire et même, les secousses de la voiture ne lui sont pas conseillées. Mais la voix de ce monsieur au téléphone lui donne l'impression que c'est urgent et elle décide malgré tout d'aller voir ces chevaux, accompagnés par son mari Jean-Claude.

Sur place, elle découvre tout d'abord un cheval plutôt rond, les sabots un peu abimés mais rien de très grave. L'enclos est minuscule mais un abri est excellent état est construit, les clotûres sont propres, il y a de l'eau dans l'abreuvoir... A première vue, l'inquiétude de cet homme est étrange mais, en s'approchant un peu plus, tout devient clair ! Dans le parc d'à côté, il y a effectivement une pauvre jument et son poulain, tous les deux dans un état affolant. La jument est squelettique, ses sabots sont aussi en bien mauvais état, et le pauvre petit poulain survit tant bien que mal. Son poil est hirsute, il est visiblement très maigre lui aussi. En s'approchant, il est flagrant que tous les deux sont couverts de poux et ils se grattent sans cesse, ça grouille sur le bébé, pauvre chou...

 

Dès le lendemain, le dossier photos est envoyé à la DDPP et il faut avouer qu'ils ont fait de l'excellent travail car, à peine quelques jours plus tard, le 30 mai exactement, nous recevons l'ordre de saisie officielle délivrée par le procureur ! Comme vous vous en doutez, nous sommes ravis et très réactifs ; nous voilà donc partis sur la route, Paula & moi, ainsi que notre amie Valérie, toujours disponible avec son camion, et deux jeunes filles qui l'accompagnent. En effet, nous prévoyons deux transports dans l'idée de prendre aussi l'étalon car même s'il est en bon état, nous avons appris que le propriétaire risque d'être expulsé du terrain et que va devenir le pauvre cheval ?

Arrivés sur le terrain, le propriétaire nous y attendait de pied ferme. Il faut dire qu'il nous avait croisés peu de temps avant avec les véhicule de transport et 2 voitures de gendarmes. Les chevaux ont du foin, les abreuvoirs sont propres et pleins. Mais le fourrage semble de mauvaise qualité et la jument le mange du bout des lèvres...

Une jument gestante puis allaitante doit recevoir du foin de bonne qualité et un apport en céréales, et non pas un fourrage bon marché n'ayant aucune valeur nutritive ! D'ailleurs, elle n'a déjà quasiment plus de lait alors qu'une jument soignée peut allaiter son poulain jusqu'à 1 an !
A quoi bon construire un si bel abri si c'est pour laisser les animaux mourir à petit feu ?! C'est incompréhensible...

 

Le reste de l'opération ne fut pas simple du tout, nous sommes tombés sur des gens plutôt compliqués, dans le déni total, criant à corps et à cri qu'ils aimaient leurs animaux et refusant énergiquement de les laisser partir ! Après des tonnes de tergiversations, nous avons pu enfin charger la jument et son poulain et Valérie n'a pas trainé pour prendre la route du retour.

Mais quand vint le moment d'emmener l'étalon, nous avons eu droit à une crise du propriétaire et, comme ce n'est pas nous qui commandons, nous avons du laisser tomber, nous contentant d'une promesse de castration et d'un suivie sérieux de la DDPP.

ANKO, l'étalon, est en bon état mais il aurait besoin de voir le maréchal-ferrant !

 

Imaginez la violence de l'étalon quand il a vu partir sa jument ; c'est un jeune cheval de 7 ans, plutôt en bonne forme et très costaud !! Bien sûr, le proprio n'en faisait absolument pas façon, il est avait même un peu peur bien que son cheval soit gentil mais vigoureux. Il a été incapable de lui mettre le licol que nous lui avions prêté et franchement, nous sommes partis dépités et inquièts aussi qu'ils finissent par traverser les clotûres, par colère, et se retrouver en divagation sur les routes... Les gendarmes sont néanmoins bien présents et surveillerons le gaillard pour les prochains jours. Pour la suite, le propriétaire nous certifie qu'il a trouvé un nouveau terrain pour l'installer puisqu'il doit quitter celui-ci...

Donc, nous ramenons le van à vide et c'est une grande impression de frustration pour tout le monde !

Nous tenons à dire un Grand Merci à la brigade de Laudun qui a été exemplaire ; sans elle nous n'aurions rien pu faire, sinon se faire casser la figure !!! Les petits sont là, c'est l'essentiel, maintenant c'est à nous de jouer pour une remise en état MIRACULEUSE ! Ils ont été installés dans un box confortable, le temps de s'adapter au changement, nous voulons les avoir sous les yeux ! Bien sûr nous les avons séparés (la maman est trop faible), mais pas complètement car les box sont séparés par une grille qui laisse passer les "coucou" !

LA STAR est une très gentille jument, calme et docile.

Son poulain, que nous avons appelé GRIMM, peut se montrer un peu turbulent mais, pour son âge, il est vraiment très sage lorsque l'on s'occupe de lui.

 

Les premiers soins leurs ont d'ores et déjà été prodigués. Ils ont été traités contre les poux, ils seront progressivement vermifugés (nous ne pouvons pas donné une grosse dose d'un coup, c'est trop risqué !), notre vétérinaire vient les voir demain jeudi et le maréchal-ferrant viendra vendredi pour la jument ! Tout un programme, mais surtout une bonne alimentation, du foin de Crau et des céréales de qualité.

La dernière information est que La Star est probablement encore gestante. Certe, sa maigreur ne révèle pas vraiment un "gros ventre" de poulinière mais nous savons que l'étalon est resté avec elle pendant 1 mois après la naissance de Grimm. Or, une jument, lorsqu'elle a mis bas, est en chaleur quelques jours après (ce sont les chaleurs de lait) et elles peuvent tout à fait être à nouveau saillie... Pauvre jument, elle n'est qu'un ventre, d'autant qu'elle est encore très jeune ( 5 ou 6 ans) et les gestations à répétition, sans recevoir assez de nourriture ni aucun soin, sont un énorme risque pour sa santé tout comme pour celle des poulains. Nous avons d'ailleurs appris qu'un poulain est déjç décédé l'année précédence, d'une autre jument que La Star qui depuis a été confiée à quelqu'un. Nous allons tout faire pour qu'elle reprenne assez de forces pour mener à bien sa gestation, et mettre au monde en toute sécurité celui qui sera son dernier poulain, avant un repos bien mérité !

Nous ne manquerons pas de vous donner de leurs nouvelles (très bonnes, on l'espère !) le mois prochain !

Après un bon pansage, Grimm a déjà meilleure mine ! Nous avons appris qu'il a en réalité 9 mois, mais son petit corps si maigre lui donne à peine 5 mois... Ce petit bonhomme commence mal dans la vie, il est déjà bien carencé mais le voilà enfin en sécurité et nous allons tout faire pour que tout rentre dans l'ordre au plus vite !

 

Ce sont sur ces mots que s'achèvent nos nouvelles des mois d'avril et de mai. L'année 2017 poursuit son cours et je pense que, cette année encore, nous sommes loin d'être au chômage avec encore bien des événements, bons ou moins bons...

En vous remerciant de votre fidélité, et à très bientôt, fin juin probablement !

Amicalement,

Camille

 

Les événements du mois de juin !

1er juin, une bien triste journée...

Le mois de juin commence bien difficilement... En effet, le premier jour du mois, nous avions pris la décision - bien sûr après en avoir longuement discuté avec notre vétérinaire - d'endormir notre si gentil CHOCO. Notre bonhomme ne va pas bien du tout ; à plus de 35 ans, il souffre depuis des années d'une fracture du genou qui s'est aggravée avec le temps et le fait grandement souffrir. Jusqu'à présent, Choco vivait plutôt bien malgré sa pathologie, il était heureux et son petit train-train quotidien - sortie en parc la journée, retour dans son box douillet le soir - lui convenait à merveille. Mais depuis quelques semaines, Choco ne pouvait presque plus marcher, chaque pas était une torture et le matin, il était très compliqué pour lui de sortir de son box. De plus, notre garçon nous a toujours habitué à être très gourmand et lorsque nous avons constaté qu'il n'avait plus d'appétit, nous comprenions que la douleur devenait insupportable. Certes, il n'a pas vraiment maigri, tout rond et tout beau, ce fut un véritable déchirement de lui dire au revoir. Mais il était hors de question pour nous de le laisser dépérir, la médecine vétérinaire a aussi des limites et les cures d'anti-inflammatoires, pourtant très puissants, devenaient inefficaces pour calmer les douleurs.

 

Pour la petite histoire, nous vous rappelons que Choco est arrivé au refuge le 12 avril 2012 ; nous l'avions récupéré chez un propriétaire qui n'en prenait pas du tout soin ! Vivant avec d'autres chevaux bien plus jeunes, le pauvre papy se faisait malmener! Chassé et chahuté en permanence, il ne pouvait en aucun cas accéder à la nourriture et il mourrait de faim à petit feu. Nous ne savons pas depuis quand ni comment il a eu sa fracture, peut-être un coup de pied d'un congénère ou bien une chute... Choco était dans un état épouvantable lorsque nous l'avons accueilli, il avait déjà une trentaine d'années et était si maigre que nous ne pensions même pas pouvoir le sauver !

Choco à son arrivée au refuge, en avril 2012

 

Mais le gaillard nous a rapidement prouvé qu'il avait une vraie rage de vivre et, en quelques mois, il est devenu superbe et coulait des jours heureux avec nous. Bien adapté à sa jambe tordue, il se déplaçait à son rythme mais pouvait gambader sans souffrance. Nous ne nous attendions vraiment pas à le garder tant d'années, 5 ans à son âge, c'est long et nous sommes très heureux d'avoir pu lui apporter une fin de vie la plus douce et confortable possible, des années de bonheur et de bonne nourriture.

 

Choco était un véritable amour, d'une gentillesse sans faille et d'une grande douceur. Tous les enfants l'adoraient, il avait aussi beaucoup de parrains et marraines qui ont été très tristes à l'annonce de son décès. Merci à vous d'avoir participer à sa vie durant ces quelques années. Ciao mon Choco, nous t'aimons très fort et ne t'oublierons jamais !

Malheureusement, cette affreuse journée ne s'arrête pas là car nous trouvons que Câline n'est pas du tout en forme. Elle aussi aurait plus de 30 ans mais surtout, elle présente depuis des années les symptômes de deux pathologies. D'une part, elle a des mélanomes très développés sous la queue et autour de la vulve qui l'empêche de faire ses crottins correctement - les mélanomes sont des tumeurs très fréquentes chez les chevaux gris, bien souvent externes et situées sur les muqueuses (anus et vulve, fourreau et parfois dans la bouche ou autour des yeux) mais certains sont internes et détruisent progressivement les organes. Ce sont néanmoins des tumeurs assez communes mais il faut surveiller qu'elles n'envahissent pas le colon et l'anus, pouvant provoquer un "bouchon". D'autre part, Câline souffre du syndrome de Cushing (cancer de l'hypophyse), une maladie grave qui provoque de l'hirsutisme (poils longs et bouclés et anomalie de la mue), des défaillances rénales et hépatiques et une léthargie permanente (le cheval n'a aucune réaction, il est abattu et vit comme au ralenti).

 

Depuis des années déjà, nous la tenons à bout de bras, conscients qu'elle arrive en fin de vie mais elle ne semblait pas souffrir alors nous la laissions mener son quotidien tranquille ! Néanmoins, alors que nous parvenions à la garder ronde et belle, depuis quelques mois nous la voyions maigrir à vue d'oeil, malgré de grosses rations de nourriture adaptées à son âge et sa dentition. L'été est toujours une saison difficile pour les chevaux atteint d'un Cushing, la chaleur est un facteur aggravant et notre Câline n'y fait pas exception. Ainsi, ce 1er juin en fin de journée, nous la trouvons couchée dans son parc (Câline ne supportait pas l'enfermement, hors de question qu'elle vive en box !) et incapable de se relever. Elle semble épuisée, son rythme cardiaque est très élevé et ses muqueuses sont pâles. Nous devons alors rappeler Cécile, notre véto, qui ne tardera pas à venir et, face à notre vieille jument, elle ne peut que nous proposer de l'endormir. Quoi qu'il en soit, son coeur battait tellement vite qu'il risquait de s'arrêter dans les prochaines heures et nous aurions sans doute trouver son petit corps sans vie le lendemain matin...

Câline a beaucoup maigri ces dernières semaines, bien qu'elle ait toujours gardé son appétit !

 

Câline s'endormira pour toujours sous nos caresses réconfortantes, elle n'était pas la plus "caline" des juments !, plutôt indifférente à l'homme mais néanmoins très gentille et attachante. Nous avons beaucoup de peine de la perdre ainsi, mais chaque chose a une fin et nous devons accepter de laisser partir nos si vieux pensionnaires. Nous avons fait le maximum pour eux durant les années passées avec nous et je crois que l'on peut dire que Câline était heureuse ici ! Nous l'avions récupérée le 22 mai 2011, très maigre et abandonnée attachée à un arbre à quelques km du refuge ! Elle a profité d'une retraite douce et paisible. Au revoir, jolie fille, tu vas retrouver son vieil ami Portos, avec qui tu as passé de longues années et qui est décédé le 14 février dernier à l'âge de 37 ans...

Un GRAND merci !!!

Le 6 juin, nous avons le grand plaisir d'accueillir au refuge toute une équipe de bénévoles, venus réaliser des travaux de peinture pour nos écuries ! Il s'agit en réalité d'une association - Mars Volunteer Program -, en partenariat avec Royal Canin, qui fait deux ou trois actions par an, de manière totalement volontaire et bénévole, pour rendre service et aider une structure choisie.

Nous ne sommes pas habitués à une telle effervescence au refuge, une trentaine de personnes s'agitent dans tous les sens pour ranger, nettoyer et traiter le bois de nos écuries avec de la lazure et un produit contre les insectes ! Ce groupe travaille de façon très efficace, en à peine 2 heures, tout est fini et le résultat est formidable !

 

Bien sûr, les chevaux avaient été sortis des box, seule notre petite Hourra a pu admirer toute cette agitation puis nous l'avons déplacé car les odeurs de lazure peuvent être toxiques jusqu'au séchage ! En tout cas, ça donne à nos écuries un bon "coup de jeune"!, et surtout une protection nécessaire pour le bois, pour les années à venir.

 

Nous ne pouvons que remercier très chaleureusement cette super équipe, des gens très sympas, dévoués et motivés ! Revenez quand vous voulez, nous en serions ravis !!!

 

Bienvenue Murphy !

Bien sûr, notre activité principale concerne les chevaux mais il nous arrive bien souvent de s'occuper également d'autres animaux. Nous manquons de structures d'accueil pour les chiens et les chats (quelques chenils seulement), heureusement il existe dans la région beaucoup d'Associations dédiées à nos amis domestiques mais nous savons nous aussi nous montrer présents dans certains cas d'urgence.

Le 5 juin, nous accueillons donc Murphy, un chien de race American Bully. Ce petit bonhomme adorable appartient à un jeune homme, habitant non loin du refuge. Depuis quelques semaines, par deux fois, Murphy nous a été amené car il était en divagation sur la route. Heureusement, il est identifié et nous avions pu sans problème retrouver son maître. Mais, après une longue conversation avec ce dernier, il apparait que le mieux, dans l'intérêt du chien, est de nous le confier. En effet, son propriétaire a des difficultés pour s'occuper de lui, il travaille, manque de temps libre et, même s'il aime beaucoup son chien, il a peur qu'il finisse par se faire percuter par une voiture à force de fuguer. C'est le coeur gros qu'il nous laisse donc prendre soin de Murphy, nous accordant sa confiance pour le soigner et éventuellement lui trouver une nouvelle famille plus disponible.

 

Comme la plupart des molosses, et contrairement à leur mauvaise réputation, Murphy est un amour de toutou ! Tout ce dont il a besoin, ce sont des câlins et encore des câlins ! Joueur et dynamique, il aime notre compagnie et ne présente pas la moindre aggressivité envers qui que ce soit. Il ne réagit pas aux chats et dès qu'il voit un autre chien, il remue la queue et veut jouer !

 

Murphy a d'ores et déjà été emmené chez le vétérinaire pour y être castré et mis à jour de ses vaccinations. Il est en pleine forme !

3 nouveaux mini-pensionnaires !

Nous avons l'habitude de recevoir chaque jour, chaque semaine, des dizaines voire des centaines d'appels ou de mails venant de propriétaires qui nous demandent de récupérer leur(s) cheval(aux) car, pour une raison X ou Y, ils ne peuvent plus l'assumer. Bien sûr, nous ne pouvons pas toutes les accepter, loin de là ! Le refuge n'est pas extensible à l'infini, nous n'avons "que" 80 hectares et tous nos parcs sont bien remplis ! Et puis, bien sûr, nos accueils sont priviligiés pour de réels sauvetages avec des animaux en souffrance et dont le prognostic vital est parfois engagé.

Néanmoins, une fois de temps en temps, lorsqu'un parc se libère, il peut nous arriver d'accepter d'accueillir des équidés en bonne santé, afin d'aider des propriétaires en difficulté. Ainsi le 7 juin, suite à des contacts téléphoniques depuis quelques semaines, une dame nous amène ses 3 minis poneys, qu'elle est dans l'incapacité de garder. Elle les aime beaucoup et leur a offert durant des années, les meilleurs soins, mais sa situation personnelle et familiale a changé et elle se retrouve sans terrain et sans solution pour eux. Elle nous explique qu'elle a beaucoup cherché, elle aurait eu des possibilités de les placer chez des gens mais, n'ayant pas grande confiance en eux et inquiète pour l'avenir de ses bébés, elle a préféré les confier à un refuge avec l'idée qu'ils pourraient être replacés mais sous contrat d'adoption, donc protégés !

Nous faisons donc la connaissance de CACHOU (6 ans), LUNA (14 ans) et ECLAIR (3 ans) !

 

Tous les trois sont trop mignons et en pleine forme, ils sont jeunes et, outre quelques soucis de peau pour Luna et Eclair (dermite estivale) que la propriétaire devait soigner au quotidien et qu'il nous faudra nous aussi traiter !, ils sont en parfaite santé. Un peu trop ronds, ils auraient besoin de perdre chacun quelques kilos pour leur confort et leur santé (risque de fourbure) mais nous préférons toujours les voir ainsi plutôt que trop maigres ! Nous installons les trois crapules dans un parc adapté aux poneys de cette taille (clotûres très basses), ils visitent leur nouvel environnement et semblent déjà très à l'aise ! Ils font même la connaissance de leurs voisins, et ne se montrent pas le moins du monde impressionnés par des chevaux pourtant bien plus grands qu'eux !!!

 

Bienvenue à vous 3 ! Ils seront sans doute proposés à l'adoption prochainement, mais nous serons exigeants envers les futurs adoptants car la dermite, si ce n'est pas "grave", est une pathologie pénible car elle provoque des démangeaisons désagréables pour l'équidé. Chronique et incurable, elle nécessite des soins quotidiens, surtout durant toute la belle saison (tant qu'il y a des mouches!) et c'est assez contraignant ! L'idéal serait en plus de les placer ensemble, ils se connaissent depuis toujours, sont très attachés les uns aux autres et il serait dommage de les séparer ! Ce sont néanmoins des amours de poneys, plein de tendresse et d'envies de câlins, on les adore déjà !

 

On accueille ITHAQUE, retraité de cirque !

Bien souvent, nous vous parlons de Cécile, notre vétérinaire ! Spécialisée dans les chevaux bien sûr, il lui arrive aussi de travailler dans le monde du cirque et elle est de ce fait compétente avec des animaux plus "exotiques" tels que les lamas, chameaux et dromadaires, zèbres, éléphants et même les grands fauves !! Ainsi, depuis plusieurs années, elle cotoie de près le cirque MEDRANO et, en association avec eux, ils ont pu offrir des retraites bien méritées à bon nombre "d'artistes poilus" ! Ainsi, Boy, Dahlia, Camélia, Kaboul, Kenya, Tao, Quatar et bien d'autres (ce sont des zèbres, chameaux, dromadaires et lama) coulent désormais des jours heureux dans des associations adaptées à ces animaux, ou bien même chez des particuliers compétents.

Mais lorsqu'il a fallu trouver une "maison de retraite" pour Ithaque, Cécile nous a sollicité car elle a confiance en nous et, qui plus est, elle vient assez souvent au refuge pour pouvoir garder contact avec son grand protégé. Il est vrai qu'Ithaque, elle le connait depuis de très nombreuses années et tient beaucoup à lui. Aujourd'hui âgé de 25 ans, Ithaque a passé plus de 20 ans au cirque Médrano. Voilà déjà 2 ans qu'il ne travaille plus et ne fait plus aucune représentation mais la monte dans les camions était devenue difficile à cause de son entorse du jarret.

Après l'avoir récupéré au cirque, Cécile se charge du transport et nous emmène donc ce si beau garçon, le samedi 10 juin. C'est un grand frison, encore très beau malgré son âge et plutôt en bonne forme et dynamique ! Medrano s'engage d'ailleurs à payer les éventuels frais médicaux que nous pourrions avoir pour lui, une belle action prouvant que ce cirque se préoccupe réellement du bien-être de ses animaux, ce qui est plutôt rare dans ce monde de spectacle et nous ne pouvons que remercier chaleureusement et admirer cette troupe pour son sérieux et son respect envers les animaux avec lesquels ils travaillent !

En ce moment, les journées sont caniculaires et il fait plus frais dans les box que dehors ! Du coup, Ithaque est installé dans un box confortable et ne sort qu'en fin d'après-midi jusqu'au matin, dans un grand parc, pour se détendre et profiter de la fraicheur de la nuit !

 

Pour la petite histoire, Ithaque est entier et il le restera ! En effet, les frisons sont fragiles à l'anesthésie et Ithaque est bien trop vieux pour être castré. De toute façon, il est adorable et, même s'il est toujours ravi d'apercevoir une jolie jument, il est très sage, respecte les clotûres de son parc et se contente juste de faire le beau !

 

C'est un cheval très proche de l'homme, câlin, docile et très doux malgré sa grande taille ! Bienvenu au refuge mon bel Ithaque, nous espérons que tu couleras des jours heureux ici avec nous, nous t'aimons déjà beaucoup et tu nous le rends bien !

 

Des nouvelles de nos derniers rescapés !

Depuis le début de l'année 2017, nous avons récupéré plusieurs équidés en mauvais état ou malades, et vous êtes nombreux à attendre de leurs nouvelles ! En voici, elles sont plutôt encourageantes pour certains mais aussi inquiétantes pour d'autres ... :

Notre ânesse PÂQUERETTE, avec nous depuis le 23 février, est arrivée avec les sabots atrocement longs et déformés. A 9 ans, elle n'avait sans doute jamais vu le maréchal-ferrant, vivait dans une grange avec des chèvres, une épaisse couche de fumier sous les pieds, sans jamais sortir ni se déplacer et se nourrissant de paille, d'épluchures de légumes et de pain ! Après un premier (et gros!) travail sur ses sabot, réalisé sous anesthésie générale, Pâquerette avait doucement réappris à marcher et s'en sortait plutôt bien. Mais son pied antérieur droit, complètement tordu, restait extrêmement douloureux et nous nous faisions beaucoup de soucis pour elle.

Pâquerette adore faire sa sieste à l'ombre d'un chêne !

 

Le jeudi 15 juin, Lilian notre maréchal-ferrant, jugeant que les sabots ont déjà bien repoussés, souhaite à nouveau travailler dessus. Pas d'anesthésie cette fois, Pâquerette est adorable et, même si elle a beaucoup de difficulté à soulever un pied et tenir sur 3 jambes, elle se montre très docile et complètement immobile malgré le bruit assourdissant de la disqueuse ! Lilian peut ainsi réaliser un très bon parrage tout en lui laissant au maximum les sabots au sol, pour son confort. Son antérieur droit n'est plus le même, la torsion du sabot qui lui faisait si mal n'existe plus et le prochain parrage, dans quelques mois (lorsque la corne aura poussé), devrait pouvoir donner des résultats inespérés !! Ce jour-là, nous nous contentons des antérieurs, il faudra aussi lui arranger les sabots postérieurs dans quelques semaines mais chaque chose en son temps, il vaut mieux lui laisser le temps de s'habituer progressivement à de nouveaux appuis.

 

Paquerette semble très contente de ses nouveaux petits pieds, qui commencent enfin à ressembler à des sabots "normaux" ! Notre maréchal-ferrant a bon espoir de lui rendre les meilleurs appuis possible pour son confort et celui de ses articulations. Certes, les radios que nous avions faites à son arrivée étaient catastrophiques, les phalanges sont détruites et/ou déplacées mais si nous parvenons à diminuer au maximum la douleur et que Paquerette puisse profiter pleinement des prochaines (et on l'espère, nombreuses !) années, alors nous pourrons dire que notre mission est une réussite !

 

A ce jour, nous profitons de chaque progrès et Paquerette jouit toujours d'une liberté dans le refuge ! Sitôt libérée après la maréchalerie, elle s'est empressée de retourner à son activité favorite : manger !! Paquerette n'aura peut-être pas une vie très longue mais je crois que l'on peut dire que pour le moment, cette nouvelle vie lui plait beaucoup, à notre demoiselle !!

 

Le 16 février dernier, nous accueillions ILONA, jolie ponette qui nous a été confiée par ses propriétaires. Peu après son arrivée au refuge, Ilona a déclaré des symptomes inquiétants et, suite à de nombreuses analyses, il s'est avéré qu'elle était positive à la piroplasmose, anaplasmose et maladie de Lyme ! Ces maladies, dont Ilona était probablement porteuse depuis longtemps, étaient en sommeil et se sont "réveillés" suite sans doute à son changement de lieu de vie (un minimum de stress peut suffire dans ce cas). Une sacrée panoplie qui aurait pu lui être fatale mais Ilona est une battante et, après un mois sous traitement antibiotique puissant, on peut dire que notre gentille puce s'en sort assez bien.

 

Ses maladies lui ont fait perdre énormément de poids qu'elle peine à reprendre mais elle s'est quand même bien arrondie depuis 1 mois et c'est très appréciable ! Il faut néanmoins savoir que la maladie de Lyme provoque des douleurs articulaires terribles et, pour son confort, il vaut mieux qu'Ilona reste assez légère !

Elle profite toujours d'une vie de privilégiée ; en liberté dans le refuge, elle se promène à sa guise, broute ça et là l'herbe qu'elle adore, passe de longues heures en compagnie de ses congénères (un peu jaloux de sa condition, eux aussi voudraient être libres !) puis n'hésite pas à rentrer dans son box lorsqu'elle veut s'y reposer. Nous lui offrons une vie aussi douce et confortable que possible, en espérant que tout cela dure le plus longtemps. Il ne faut pas oublier que les pathologies dont elle souffre sont chroniques et incurables pour certaines, nous pouvons stabiliser les symptômes grâce à des traitements mais il nous faut nous attendre à des rechutes éventuelles, à un moment ou un autre...

 

Petit clin d'oeil à HOURRA, notre bébé biberon qui grandit à vu d'oeil et se porte à merveille ! Née le 15 mars dernier, nous avions récupérée sa maman Namany la veille chez Mr. Papin, manadier bien connu dans la région et contre qui nous menions depuis des années un combat pour faire cesser la maltraitance chez lui. Namany était squelettique et tellement faible qu'elle n'a pas survécu à la mise bas mais nous nous sommes par la suite battus pour que sa fille survive, que Nanamy ne soit pas morte pour rien...

Hourra n'a donc que 3 mois et demi mais elle est déjà très grande, fière et en pleine forme ! Curieuse de tout mais aussi assez trouillarde face à ses congénères, elle découvre le monde chaque jour un peu plus et nous montre une joie de vivre très réjouissante !

Loin d'être sevrée, elle dévore toujours ses multiples biberons tous les 3 heures mais elle commence progressivement à s'intéresser à l'alimentation solide, foin et céréales lactées.

Pour le plaisir des yeux, voici quelques photos de la merveille !

 

Et n'oubliez pas qu'Hourra serait ravie d'avoir de nouveaux parrains et marraines (merci aux 3 marraines déjà investies pour elle !). N'hésitez pas à nous contacter !

Le 30 mai dernier, après une enquête rondement menée et la réactivité des Services Vétérinaires, nous devions récupérer en urgence une jument et son poulain, tous les deux dans un état préoccupant. LA STAR et son bébé de 9 mois, que nous avons appelé GRIMM, étaient tous les deux très maigres et couverts de poux.

Un mois est passé et, doucement mais surement, tous les deux se refont une santé et semblent sur la bonne voie pour s'en sortir. La Star nous a causé beaucoup d'inquiétude durant les premiers jours car elle n'avait pas d'appétit, semblait fatiguée et vraiment pas en forme. Elle boudait le foin de Crau et ne touchait pas à ses céréales, seule l'herbe semblait lui convenir alors nous lui construisions des parcs provisoires dans tous les coins encore verts du refuge (le mois de juin a été très chaud et tout est déjà plutôt sec !)

 

Mais nous étions toujours inquiets et, lors de la visite de notre vétérinaire, nous lui avons demandé de réaliser une prise de sang et faire tous les tests nécessaires pour en savoir plus sur sa santé. Quelques jours après, les premières réponses arrivent ; le taux de globules blancs crève le plafond, ce qui signifie qu'elle souffre d'une grosse infection, ce qui explique son état de faiblesse et son manque d'appétit. Immédiatement, un traitement antibio est mise en place, il faut dire que La Star n'aime pas beaucoup les piqûres mais il faut ce qu'il faut pour guérir alors elle fait preuve d'une bonne coopération néanmoins !!!

Nous attendons encore les résultats du laboratoire pour mieux comprendre cette infection (piroplasmose, anaplasmose ?...), ce sont des analyses très longues car le laboratoire doit mettre l'échantillon en culture et attendre !

Ilona doit encore prendre plusieurs dizaines de kg ! Néanmoins, l'hypothèse qu'elle soit gestante semble se confirmer car son bas-ventre s'arrondit visiblement.

Ce n'est pas vraiment une excellente nouvelle car cette gestation rendra plus longue et difficile la prise de poids puisque toutes les calories ingérées seront utilisées en priorité pour le développement du poulain.

 

Nous constatons néanmoins une nette amélioration, La Star a beaucoup plus d'appétit et dévore désormais ses rations de foin sans demander son reste ! Nous sommes toujours aux petits soins pour elle et espérons la voir très prochainement ronde et belle !

Pour ce qui est du petit GRIMM, lui est en pleine forme et déborde d'énergie. Plusieurs traitements ont été nécessaires pour le débarasser de ses poux mais aussi de longs pansages pour faire tomber ce vilain poil piqué. A ce jour tout va mieux et les démangeaisons ne sont plus qu'un mauvais souvenir ! Il prend progressivement du poids, contrairement à sa maman il a un appétit féroce et ne laisse pas une miette de ses rations !

Photos du 7 juin, Grimm a encore besoin d'être brossé mais une chose est sûre, il a la pêche !

 

Très mignon et proche de l'homme, il aime notre compagnie et adore les câlins. Bientôt, Grimm pourra être installé dans un parc avec des copains de son âge. Nous avons préféré attendre qu'il reprenne du poids et du "poil de la bête"! car nos poulains de 1 an, nés au refuge, sont bien plus vigoureux que lui et surtout, physiquement, ils font le double et nous ne voulons surtout pas qu'il y ait de blessures ! D'ailleurs, depuis quelques jours, Grimm passe quelques heures en paddock avec Hourra, ils font connaissance et commencent à jouer !

Photos du 28 juin, doucement mais sûrement, notre bonhomme grossit ! Hourra est encore un peu timide et n'ose pas l'approcher mais d'ici quelques temps, ils joueront tous les deux comme des fous !

 

Spartacus est adopté !

Le 26 juin est un grand jour car c'est le début d'une nouvelle vie pour notre Spartacus ! En effet, notre beau grisou a été un véritable coup de coeur pour Carol et Dominique qui étaient venus nous rendre visite au refuge il y a quelques semaines. Ce couple charmant et très sympa nous explique être à la recherche d'un cheval, ils avaient déjà craqué pour lui en le voyant sur notre site et la rencontre n'a fait que confirmer leur sentiment !

 

Spartacus vit au refuge depuis février 2014 après que nous l'ayons récupéré chez un "éleveur" qui laissait mourir son cheptel à petit feu ! Ce magnifique hongre pur-sang arabe d'une dizaine d'années coulait des jours heureux au refuge mais étant jeune et en parfaite santé, sa place est d'avantage au sein d'une formidable famille.

Ainsi, ce jour du 26 juin, il embarque très sereinement dans le van et le voilà parti en direction de la frontière Gard-Lozère, dans une superbe propriété de plusieurs hectares où d'autres copains chevaux l'attendent !

Bien installé dans le van, Spartacus est prêt à prendre la route !

 

Le voyage et l'installation se passent à merveille, Spartacus est un cheval très calme et serein, bien dans sa tête et proche de l'homme, rien ne le stresse ! Nous vous souhaitons, chers adoptants, beaucoup de bonheur avec notre Grisou ! Débourré mais encore inexpérimenté dans le travail, Spartacus a encore beaucoup de choses à apprendre mais ses adoptants sont très compétents et ils le transformeront rapidement en un merveilleux compagnon de randonnée, c'est certain !

 

Longue et belle vie mon garçon, tu le mérites !

Cette belle histoire ne s'arrête pas tout à fait là car, lors de leur venue au refuge, Carol et Dominique ont craqué aussi pour Logo, l'un de nos chiens ! Ils s'accordent quelques jours de réflexion mais il est probable qu'ils reviennent l'adopter prochainement, et peut-être même aussi un second cheval pour leurs enfants ! Ce serait formidable, mais nous leur laissons le temps d'y penser, c'est une grande décision d'accueillir tous ses animaux et il ne faut pas se précipiter. Histoire à suivre mais en tout cas, un grand merci à ces gens formidables... !

Adoption de notre ISA !

Le mois de juin se termine mieux qu'il n'a commencé avec, cette fois, une adoption canine ! Isa, notre chienne Staff, vit au refuge depuis près de 4 ans, après que nous l'ayons sauvée de l'euthanasie alors qu'elle n'était qu'un chiot. Depuis, nous cherchions la famille idéale pour elle, connaissant cette race et capable de l'éduquer et l'aimer comme elle le mérite. En effet, Isa est un amour de chienne mais elle est aussi pleine d'énergie et de fougue, elle a besoin d'être canalisée et d'apprendre les limites. La vie en chenil, malgré tout l'amour que nous lui portions et les ballades quasi quotidiennes grâce à nos bénévoles dévouées, n'est pas idéale pour l'éducation et nous sommes réellement ravis d'avoir rencontré ces adoptants !

 

Dans cette famille, ce sont des amoureux des chiens ! La grand-mère a adopté l'année dernière notre chienne épagneul LOLA et elle est très heureuse ! Le fils possède déjà un staff qu'il adore et Isa sera la chienne des parents ! Nous avons pris la précaution de tester au refuge l'entente d'Isa avec le staff et tout s'est passé à merveille. Isa est très sociable, elle adore tout le monde, les humains comme les canins !

Nous te souhaitons beaucoup de bonheur ma belle, bien sûr nous gardons contact avec ta nouvelle famille et prendrons très souvent de tes nouvelles, en espérant que tout se passe au mieux !

Dernière photo avant le grand départ !

Isa a ensuite bondit dans la voiture comme si elle la connaissait depuis toujours, très sereine et ravie de partir "en ballade", elle est prête pour sa nouvelle vie !

 

 

Ce sont sur ces bonnes nouvelles que se termine le mois de juin ! Une fois n'est pas coutûme, ces dernières semaines furent encore bien remplies, nous accueillons de nouveaux pensionnaires et d'autres partent dans une nouvelle famille, c'est le quotidien du refuge et on ne s'en lasse jamais !

Il ne me reste qu'à vous dire merci pour votre lecture et votre investissement envers notre travail et les animaux !

A bientôt,

Camille ALVAN

 

Les événements de juillet 2017

Bonjour à tous !

Nous revoilà pour vous raconter nos derniers événements du mois de juillet. Je pense que vous avez tous pu voir les bulletins météo de ces dernières semaines pour savoir qu'il fait chaud, vraiment très chaud ! On parle de canicule, le thermomètre monte certains jours jusqu'à 40°C à l'ombre, alors je vous laisse imaginer ce que ça donne en plein soleil ! Chaque jour ou presque, nous espérons très fort qu'un orage finisse par éclater au dessus du refuge, la nature a besoin d'eau mais rien n'y fait, depuis des semaines déjà, c'est la sécheresse !!!

Tout cela ne nous facilite pas le travail et les soins pour nos nombreux pensionnaires. Bien sûr, eux aussi ont chaud mais il faut avouer qu'eux n'ont rien à faire de la journée à partir somnoler à l'ombre d'un arbre ou dans leur abri et attendre les températures plus "douces" (ou disons, moins insupportables! ) de la nuit. Je crois que l'on peut dire que nous les envions un peu !!! Car pour nous, humains, nous devons continuer à distribuer la nourriture, remplir et changer les bacs d'eau pour que les animaux aient autre chose que de l'eau bouillante !, ramasser les crottins dans les paddocks, etc... Chaque tâche, il faut le dire, n'est pas sans difficulté avec ces températures extrêmes mais c'est ainsi, on tient le coup et merci aux quelques bénévoles courageux qui viennent prêter main forte à l'équipe cet été !

Sauvetage de Bambou, chevreuil miraculé !

Le 3 juillet, un monsieur habitant non loin du refuge non contacte par téléphone. Il a trouvé un chevreuil sur le bord de la route, sans aucun doute percurté par une voiture. Vivant mais choqué, il ne bouge pas et ce monsieur a pu le ramener chez lui. Son vétérinaire, peu habitué à la faune sauvage, lui a alors conseillé de nous contacter, et nous nous sommes donc empressés d'aller chercher ce pauvre petit bonhomme...

Nous l'avons appelé Bambou (ça change un peu de Bamby !). Effectivement il a l'air sonné mais, outre quelques égratignures, il ne présente pas de blessures graves ou de fractures. La crainte est qu'il puisse avoir une hémorragie interne qui risque de le tuer dans les prochaines heures... Mais il faut croiser les doigts pour lui, nous l'installons au calme dans un box, il est très calme pour un animal sauvage, se laisse caresser sans crainte, ce qui peut éventuellement nous faire penser qu'il a pu être élevé au biberon par quelqu'un. Nous ne le saurons jamais mais une chose est certaine, nous voulons qu'il vive !

 

Et Bambou nous prouve qu'il le veut car il passe sans aucun problème sa première nuit, et le lendemain matin il a l'air un peu plus vif. Mais le problème est qu'il refuse de se nourrir. Nous lui proposons pourtant de multiples branchages, tout ce qu'un chevreuil aime, mais Bambou ne veut rien savoir...

Quelques jours passent, Bambou ne mange toujours pas mais il se montre par contre de plus en plus alerte. D'ailleurs, au matin du 3ème jour, il parvient à sauter la porte de son box et s'offre une petite promenade parmi nos chevaux ! Heureusement, Paula le voit et avec l'aide de Jean-Claude, ils parviennent à le rentrer dans les écuries. Non pas que nous ne voulions pas qu'il reprenne sa liberté, au contraire, mais il faut le relâcher loin du refuge ; ici il y a des clotures électriques de partout, parfois du grillage et c'est dangereux pour un animal avec des bois !

 

Le 5ème, Bambou grignote des feuilles, il est vif et réactif, nous pensons qu'il est temps de lui rendre sa liberté. Il ne semble avoir aucune séquelle de son face à face avec une voiture, il peut marcher et courir, il sera donc capable de se débrouiller dans la nature, à condition qu'il se tienne loin des routes !

Transporter un chevreuil n'est pas si simple. Certes il est de petite taille mais, et bien que Bambou soit très calme avec nous, il n'en reste pas moins un animal sauvage et il ne se laisse pas manipuler comme un chien ! Il nous faut donc l'embarquer dans le van en prenant garde à ses bois, en effet dans la panique il pourrait nous faire très mal ou même se blesser lui-même. Heureusement, tout se passe du mieux possible ! Nous faisons quelques km pour l'emmener dans un zone interdite aux chasseurs, au beau milieu des bois et loin des routes. Quel plaisir de le voir s'éloigner en trottinant, en pleine forme et heureux de sa liberté retrouvée.

Sois prudent petit Bamby, on te souhaite le meilleur, nous étions déjà très attachés à toi !

 

Oxygène est opéré...

Avec les animaux, nous ne sommes jamais à l'abri d'un incident ! En effet, un matin du début juillet, on découvre notre cheval Oxygène, pensionnaire du refuge depuis bien des années, avec un oeil fermé et larmoyant. Jusque-là, rien de dramatique, souvent les chevaux se cognent la tête, ou bien une piqure d'insecte peut provoquer une inflammation. Mais, après observation, l'oeil d'Oxygène semble vraiment abimé et surtout très douloureux alors, ne voulant courir aucun risque, nous préférons faire appel à notre vétérinaire.

 

Malheureusement, ce que nous craignons arrive. Cécile est formelle ; Oxygène a du se cogner très fort contre une paroi de son abri, sans doute en chassant un insecte (il n'a pas d'arbre dans son parc donc c'est la seule hypothèse), et son oeil a reçu un choc très violent, il est presque creuvé. Pour sauver cet oeil et tenter de faire en sorte que notre loulou ne devienne pas borgne, il n'y a qu'une solution : la chirurgie. Oxygène n'est plus tout jeune (environ 25 ans), une anesthésie générale est toujours un peu risquée mais nous n'avons pas le choix, alors dès le lendemain, nous l'emmenons à la clinique vétérinaire. Il y restera une semaine, l'opération (qui consiste en une greffe d'une partie de l'oeil) s'est très bien passée mais les soins sont assez délicats et notre anglo-arabe n'est pas toujours très conciliant !

Puis il peut revenir au refuge et depuis maintenant 3 semaines, nous devons lui prodiguer des soins 3 fois par jour (collyre et pommade ophtalmique) et il reçoit également des traitements anti-inflammatoire et anti-douleur. Finalement, Oxygène se montre très gentil, il se laisse faire sans broncher et déjà, nous sommes ravis de constater qu'il voit mieux. Notre vétérinaire suit de près l'évolution du greffon, tout va bien et nous pouvons espérer qu'il retrouver quasiment une vue normale d'ici plusieurs semaines.

 

D'ici là, il est obligé de rester enfermé en box car il doit absolument éviter le soleil et la poussière, mais il s'y plait plutôt bien et hennit dès qu'il aperçoit quelqu'un dans les écuries, pour recevoir une carotte ou une caresse ! Un vrai amour, ce bonhomme !

Sacré Oxy, tu nous causes bien des soucis (déjà opéré d'une grave colique il y a des années) mais tu es un sacré guerrier et nous espérons te garder bien des années encore avec nous !

 

Malheureusement, il faut quand même le dire, tout cela a un coût, la chirurgie sur les équidés coute chère et même si nos vétérinaires sont conciliants, les factures concernants les soins pour notre cheptel sont conséquentes et nous ne sommes pas contre un peu d'aide ! Ainsi, nous remercions encore et toujours nos fidèles adhérents, ne nous oubliez pas et n'hésitez pas non plus à parler de nous autour de vous pour nous faire connaitre encore plus ! Nous avons besoin de votre générosité au quotidien ; pas seulement lors des sauvetages et des nouveaux arrivants mais aussi pour les soins, l'alimentation, le confort et le bien-être de tout notre cheptel !!!

Merci à vous tous, de tout coeur !

Enfin la délivrance...

Parfois, aimer les animaux c'est aussi savoir dire "stop" à une souffrance incurable. Vous savez sans doute que nous sommes sollicités quasiment chaque jour pour des chevaux en mauvais état, maigres et/ou blessés, auxquels il faut porter secours. Bien sûr, il vous faut être conscients que nous ne pouvons pas sauver tous les chevaux, non seulement parce que le refuge est déjà plus qu'au complet et que chaque nouvel accueil n'est jamais très simple, mais aussi et surtout car nous n'avons aucune autorité pour donner ordre de saisir un cheval ! Pour cela, il faut faire une enquête, puis faire appel aux Services Vétérinaires qui à leur tour, feront une enquête et pourront, eux seuls, décider ou non d'enlever des animaux à leur propriétaire.

Mais dans certain cas, des contacts téléphoniques peuvent suffire pour aider un équidé en difficulté. En effet, début juillet, Paula est contactée par une dame au sujet d'une jument. Jolie espagnole de 18 ans, elle n'était plus, ces dernières années, que l'ombre d'elle même. Un naviculaire fracturé, une fourbure avérée, elle survivait plus qu'elle ne vivait, délaissée, peu nourrie pour ne pas dire dénutrie, la souffrance était palpable et elle ne se déplaçait plus pour aller boire, la douleur était à son paroxisme. Les dames qui s'en occupaient un peu, demandaient au propriétaire peu scrupuleux, de mettre fin à cette pauvre vie, mais depuis des mois, il restait inflexible.

 

Paula a alors tout de suite écrit au maire de la commune, lui demandant de bien vouloir faire preuve d'humanité en sommant le propriétaire d'arrêter cet animal. Elle a été très claire, quelque peu menaçante, ayant même pris contact avec la presse locale !

Et ce fut un succès, quelques jours après nous apprenions que la pauvre jument avait été euthanasiée, merci Monsieur le maire et veuillez pardonner notre ton quelque peu acerbe, il s'agissait vraiment d'une urgence et c'est vrai que dans ce cas, il est difficile de rester très courtois !!
RIP petite fille, là où tu es, tu ne souffriras plus jamais. C'est un véritablement soulagement pour nous, on peut considérer que c'est encore une nouvelle victoire, même si nous ne nous sommes pas déplacé, le mail de Paula a été très déterminant !

 

Anis est adoptée !

Excellente nouvelle, notre Anis a trouvé une nouvelle famille auprès d'Anaïs ! Un joli coup de coeur entre elles deux, une feeling qui a mis un peu de temps à s'installer mais finalement, je crois que l'on peut dire qu'elles sont devenues très amies !

Anis, jument Camargue de 6 ans, vivait au refuge depuis fin octobre 2016 ; nous l'avions récupérée squelettique, vivant au sein d'une manade avec quelques 30 chevaux, manquant de nourriture et de tous les soins nécessaires ! En quelques mois, Anis s'est rapidement refaite une santé, elle est devenue toute ronde et vraiment très jolie ! Par contre, pour ce qui est de son caractère, elle nous a donné du fil à retordre car elle a sans doute très peu connu l'homme, elle était très inquiète voire même sauvageonne à son arrivée. Il a fallu beaucoup de temps et de patience pour qu'elle nous accorde sa confiance et comprenne que nous ne lui voulions aucun mal.

 

En quelques mois, elle a appris à marcher en licol, accepter qu'on lui touche chaque partie du corps, donner les pieds, tenir à l'attache... Puis nous avons poursuivit le travail dans un but de la débourrer, lui apprendre le port de la selle et du filet, puis accepter un cavalier. Elle est jeune et en bonne santé et pourrait sans problème devenir une super jument de loisir !

Depuis le printemps, Anis travaille quotidiennement et apprend vite ! Elle porte sa première cavalière, Léa ! Elle se montre gentille et courageuse, notre grande inquiète !!

 

Lorsqu'Anaïs est venue au refuge, à la recherche du premier cheval de sa vie, son regard a croisé celui d'Anis et ce fut pour elle une certitude : c'était elle qu'elle souhaitait adopter ! Le 17 juillet, nous embarquons Anis dans le van ; commence pour elle une nouvelle vie ! Bien sûr, il reste encore beaucoup de travail avant de pouvoir partir en ballade sereinement mais Anis est actuellement en pension chez Valérie, au centre équestre que nous connaissons bien ! Anaïs se fait aider par des professionnels pour poursuivre le débourrage et tout se passe très bien ! Plus tard, elle pourra la ramener chez elle sur son terrain, lorsqu'elles seront prêtes toutes les deux à être complètement autonomes.

 

Longue et belle vie à vous deux les filles, nous vous souhaitons beaucoup de bonheur et de longues randonnées ensemble ! Bien sûr, nous gardons contact avec Anaïs et avons régulièrement des nouvelles de notre jolie jument.

De bonnes nouvelles !

Un petit mot pour vous apporter de bonnes nouvelles pour notre jument LA STAR, dernière rescapée arrivée au refuge le 30 mai dernier avec son poulain. Vous êtes nombreux à vous inquiéter pour elle et demander des nouvelles alors en voici ! Nous avons enfin pu avoir les résultats de ses examens sanguins ; le laboratoire avait en fait égaré le premier échantillon, il a donc fallu refaire une seconde prise de sang, l'envoyer au labatoire, attendre les 15 jours nécessaires ... Bref, ce fut interminable mais enfin une réponse : La Star est positive à la piroplasmose, une maladie assez fréquente, transmise par les tiques. En soi, ce n'est pas ça la bonne nouvelle puisque c'est une maladie grave et souvent chronique mais au moins, on avance ! Notre vétérinaire est donc venue lui faire des injections de Carbésia, le seul traitement efficace contre cette maladie. Nous avons toujours beaucoup d'appréhension lorsqu'il faut y avoir recours car, si ce produit est très efficace contre la piro, il est aussi à double tranchant car certain chevaux y réagissent très mal et peuvent faire de violentes coliques. De ce fait, durant quelques jours, nous surveillons la jument de très près mais elle ne semble pas montrer le moindre symptôme ; au contraire elle est en pleine forme !!

Nous vous laissons d'ailleurs apprécier sa reprise de poids. Elle n'est pas encore aussi ronde qu'on le voudrait, loin de là, mais déjà, les progrès se font bien sentir et c'est formidable ! Pour ce qui est de son moral, on peut dire que tout va très bien ! Elle qui montrait des signes d'anorexie depuis son arrivée, désormais elle dévore ses rations avec appétit, n'en laisse pas une miette et réclame dès qu'elle nous aperçoit ! Depuis peu, elle partage son parc avec Hamless, notre papy de 32 ans, ils sont très copains et passent beaucoup de temps à se faire des "gratouilles mutuelles !"

 

Enfin, nous savons désormais à coup sûr, suite à des examens, que La Star n'est finalement pas gestante, malgré nos craintes. Non pas que nous n'aimions pas les adorables poulains mais cette jument a déjà pouliné l'année dernière et sa santé étant ce qu'elle est, il n'est vraiment pas nécessaire qu'elle ait un poulain cette année encore ! Te voilà tranquille ma belle, nous continuons les soins et la surveillance quant à ta maladie mais tu sembles sur la bonne voie, tes kg supplémentaires le prouvent !

Un nouvelle famille pour Iguan !

Ce mois-ci, nous avions l'intention de vous parler de notre papy Iguan dans l'espoir de lui trouver une nouvelle famille avant le retour de l'hiver. Mais en fait, ce sera inutile car ce jour du 5 août, un véritable miracle s'est produit car nous faisons la connaissance d'une famille qui souhaite adopter notre adorable toutou !!

Ce chien de type épagneul X Setter vit au refuge depuis de bien longues années. En effet, il appartenait à un homme qui a vécu et travaillé ici durant 3 ans. Il semblait aimer son chien et en prenait soin mais, un beau jour, il est parti et il a tout simplement "oublié" son compagnon ! Quelle ne fut pas notre surprise et notre colère, nous avons par la suite chercher à le contacter pour comprendre son geste et la seule réponse que nous avons eu est qu'il ne pouvait pas prendre son chien dans son nouveau logement et qu'il viendrait le récupérer "plus tard". Sauf que "plus tard" est devenu "jamais" !, et depuis près de 3 ans, Iguan attend désespérement... Malgré plusieurs relances téléphoniques, ce monsieur n'a plus jamais donné signe de vie et nous avions donc pris la décision de chercher une nouvelle famille, aimante et responsable, pour ce brave toutou !

 

Jusqu'à récemment, Iguan partageait sa vie avec Isa, notre adorable Staff, mais cette dernière a été adopté le mois dernier et son copain s'est retrouvé bien seul. Depuis, nous l'avons installé avec Tyson, un amour de molosse, ils s'entendent bien mais ce n'est pas pareil. Heureusement, des bénévoles dévouées viennent 3 fois par semaine pour offrir une petite promenade aux chiens, c'est excellent pour leur moral mais ça n'a rien à voir avec une vie de famille.

Iguan n'est plus tout jeune, il aurait environ 8 ans. Les hivers froids et humides sont difficiles pour lui malgré sa niche très isolée, la canicule de l'été n'est pas vraiment plus facile (cette année, nous l'avons tondu pour l'aider à mieux supporter la chaleur, il a habituellement les poils longs !) ; bref, nous sommes tellement heureux de savoir qu'il pourra désormais savourer le confort d'une maison pour ses prochaines années... Iguan est un amour de toutou, il n'est vraiment pas compliqué à vivre, il s'entend avec tout le monde (chiens et chats), il a de la tendresse à revendre et serait le plus heureux des chiens dans un panier au coin du feu (ou plutôt devant la clim en ce moment !).

 

Ces gens formidables qui ont décidé de lui ouvrir la porte de leur maison, c'est une famille suisse alors il a fallu faire un tour chez le vétérinaire pour vacciner notre Iguan contre la rage et lui faire un passport, ce qui est obligatoire pour passer la douane. Au moins, là-bas, il devrait avoir moins chaud qu'ici !!!

 

Nous te souhaitons une belle et longue vie mon beau garçon, tu le mérites vraiment ! Un grand merci à ta nouvelle famille, on prendra des nouvelles de temps en temps !

 

Journée Portes-Ouvertes !

Pour clore ce mois de juillet qui fut finalement un mois assez calme par rapport à d'autres (ouf !), il ne nous reste plus qu'à vous annoncer, ou vous rappeler, que notre grande Journée Portes-Ouvertes aura lieu comme chaque année le premier dimanche de la rentrée, c'est-à-dire le 3 septembre ! Nous vous attendrons nombreux ce jour-là pour venir à la rencontre de nos pensionnaires, faire connaissance des derniers arrivés et bien sûr passer une excellente journée dans la joie et la bonne humeur ! Evidemment, nous avons commandé le soleil alors on espère qu'il sera lui aussi au rendez-vous, sans pour autant briller trop fort !! (souvenir de l'année dernière où nous avions eu des températures très (très !) élevées, dur dur !)

L'habituelle buvette sera présente, ainsi que les stands de restauration. La brocante et la tombola seront aussi de la parties, les ballades à poney pour les enfants, le stand de protection animale et diverses activités. Probablement, nous auront cette année encore la visite bien appréciée de Walter Badet, notre ami et éthologue, pour une démonstration de travail en liberté avec les chevaux. Enfin, une jolie nouveauté cette année car vous pourrez admirer un beau spectacle réalisé par une jeune fille et sa jument, un plaisir pour les yeux !

Notez bien la date, dimanche 3 septembre, et rendez-vous au refuge avec votre famille et/ou vos amis !!!

A très bientôt

Cordialement

Camille ALVAN

 

 

Les événements d'août et septembre 2017

ELECTRA et REGLISSE sont adoptées !

Les adoptions sont toujours un grand moment pour nous et bien sûr pour nos chevaux ! C'est l'aboutissement de notre travail, et une grande satisfaction pour tout le monde ! En réalité, la plupart des pensionnaires du refuge resteront jusqu'à la fin de leurs jours avec nous car leur âge, leur santé ou leur trop lourd passé ne nous permettent pas de changer leur mode de vie. Mais certains, jeunes et pouvant partager des belles balades avec un super cavalier, sont proposés à l'adoption et attendent une nouvelle famille.

Le 16 août, c'est notre petite ELECTRA qui embarque sagement dans le van en direction de Ners, non loin du refuge, pour y rejoindre Sarah, son adoptante. Nous connaissons d'ailleurs bien cette jeune femme car elle avait, il y a quelques années, fait quelques mois de bénévolat au refuge et lorsqu'elle revenu nous voir cet été en nous expliquant chercher une jeune jument, nous n'avons pas beaucoup hésité car nous lui accordons toute notre confiance. Déjà propriétaire d'une jument et d'une ponette, Electra fut un vraie coup de coeur pour elle et en quelques jours, la décision était prise de l'adopter !

Electra vivait au refuge depuis début avril 2016, arrivée dans un bien triste état, très maigre, couverte de poux et de gâle. En quelques mois, grâce à une excellente nourriture et nos bons soins, la belle s'est refaite une santé et elle est devenue une superbe pouliche de 3 ans en pleine forme !

 

Le transport s'est très bien passé, l'adaptation avec les autres juments a été parfaite, comme si elles se connaissaient depuis toujours ! C'est le coeur léger et ravies de ce placement que nous sommes repartis, longue vie à toi petite puce, bien sûr nous aurons souvent de tes nouvelles avec ta nouvelle maman !

 

Lors de notre journée Portes-Ouvertes du 3 septembre, nous faisons la connaissance d'un couple charmant, qui nous explique être à la recherche urgente d'un cheval car leur poney est décédé récemment et leur jument se retrouve seule ; solitude qu'elle ne supporte pas ! Leur choix se porte rapidement sur Réglisse, une gentille jument d'une dizaine d'année, qui vit au refuge depuis 2 ans. Elle n'est pas débourrée mais ces gens ont beaucoup d'expérience dans ce domaine et il n'y a aucune inquiétude pour que Réglisse puisse devenir une super jument de loisir avec eux.

Tout se décide très vite, les conditions d'adoption sont respectées et quelques jours plus tard, Paula et moi attelons le van une fois de plus, en direction d'Orange. Le transport est assez chaotique, Réglisse n'est pas méchante pour un sous mais elle n'est pas vraiment éduqué et avec elle, rien ne se fait avec beaucoup de douceur ! De ce fait, alors que l'on roule, on aperçoit à travers la vitre que Réglisse a détruit la cloison de séparation dans le van ! Arrêt d'urgence, on se dépatouille tant bien que mal pour tout réparer mais tout est tordu, bref, sacrée Réglisse !

 

Heureusement, nous arrivons finalement à bon port avec une jument en pleine forme, aucun bobo malgré son agitation. Réglisse découvre alors un immense parc très boisé, un grand abri et fait la connaissance de Victoria, superbe jument arabo-frisonne. La rencontre se passe bien, le temps de dire au refuge à Réglisse et sa nouvell famille à qui nous faisons grande confiance pour prendre soin d'elle !

Sois heureuse ma belle !

 

REBEL et ALZANO nous quittent...

Les décès, même s'ils font partis de la vie, ne sont jamais un moment agréable et dire adieu à nos pensionnaires qui ont passés de très longues années avec nous est toujours très éprouvant. Ainsi, le 28 août, notre vétérinaire bient u refuge car depuis quelques semaines, nous discutions d'endormir deux de nos vieux loulous, malades et en bout de course.. L'acharnement thérapeute n'est pas notre façon d'agir, il arrive un moment où la bonne alimentation et la médecine vétérinaire atteignent leurs limites et il faut savoir prendre une décision, par amour pour l'animal car, bien sûr, il est hors de question de le laisser souffrir inutilement.

 

Ainsi, ce jour-là, notre petit REBEL nous quitte. Âgé de 34 ans, ce petit bonhomme vivait au refuge depuis de longues années, profitant d'une retraite bien mérité après avoir travaillé dans un centre équestre jusqu'à ses 20 ans révolus ! D'une gentillesse sans faille, Rebel a sans doute appris à de nombreux enfants à monter à cheval, il devait être le chouchou de tout le monde ! Il partageait sa vie avec Tilt, son pote de toujours, décédé l'année dernière à l'âge de 33 ans. Bien que Rebel se soit bien entendu avec une nouvelle copine, notre jument Chaloun, il n'était plus vraiment le même sans son ami. Depuis quelques mois, nous le voyions maigrir doucement, malgré une alimentation très riche et adaptée à son grand âge. Rebel avait pourtant de l'appétit mais notre vétérinaire nous a expliqué qu'il n'assimilait plus du tout les calories, son organisme était trop fatigué.

Au revoir petit bonhomme, nous t'adorions et ne t'oublierons jamais !

Ce même-jour, nous prenons aussi la décision, avec l'approbation bien sûr de notre vétérinaire, d'endormir ALZANO. Âgé d'une trentaine d'année, Alzano vivait au refuge depuis mai 2006 ; il appartenait à Mr Perrier, "éleveur" de pur-sang arabes en Corrèze a qui nous avions saisis plus de 40 chevaux dans un état épouvantable !

Doté d'un caractère assez spécial, Alzano supportait mal ses congénères et pouvait se montrer aussi assez turbulent envers l'humain, mais nous l'aimions comme ça ! Ataxique depuis toujours, Alzano souffrait aussi d'une ancienne fracture au genou qui a progressivement évoluée et est devenue de plus en plus douloureuse. S'il a pu vivre tranquillement depuis de longues années, ces derniers temps notre garçon peinait à se déplacer malgré les cures régulières d'anti-inflammatoires et son état général était devenu très préoccupant.

 

Ciao mon garon, désormais tu es là où tu ne souffres plus.

BEATLES, quel drôle de nom pour un cheval !

Paula raconte :

S'il n'y avait que le nom de drôle, ce serait moindre mal ! Mais ce qu'il y a de moins drôle c'est la façon dont la propriétaire a regardé son cheval mourir à petit feu, sans jamais appeler un vétérinaire ou même s'inquiéter de le voir perdre des kilos tous les jours jusqu'à ce qu'il devienne un spectre, un squelette ambulant !

Qu'on ne me dise pas qu'il s'agit de négligence, de manque de compétence ou de manque d'argent car depuis plusieurs mois la S P A des Baux de Provence harcèle cette propriétaire sans cœur pour qu'elle fasse venir en urgence un vétérinaire, mais elle fait la sourde oreille, rien ne l’atteint.

En désespoir de cause, le directeur de la SPA m'appelle en m'expliquant le cas, avec photos par messagerie à l'appui. Pour moi c'est monstrueux et malgré notre refuge un peu surchargé je n'hésite pas à accepter de venir le chercher car, au vu des photos, le petit bonhomme ne vivra pas longtemps et il faut agir très vite.

C'est alors que le 12 septembre 2017 au matin, nous partons, Camille et moi avec notre van attelé, au secours de cette pauvre misère. Daniel, de la SPA des Baux nous attend devant la gendarmerie de Saint Rémy de Provence et nous démarrons, accompagnés des gendarmes en direction du pré où se trouve Beatles.

Les photos déjà alarmantes sont loin de la réalité, le pauvre cheval n'a plus que la peau sur les os, il est prostré la tête en bas, il a la volonté de venir vers nous mais il ne peut qu'avancer à pas très lents et peu surs ! Il est à bout de souffle et je sens mes larmes monter ! Comment peut-on en arriver là quand on voit le champs plein d'herbe (bordé par les canaux d'irrigation) on imagine bien que le cheval est très malade pour ne rien brouter !

 

Nous mettons le van en place, les gendarmes sont abasourdis par l'état du cheval et vont convoquer la propriétaire. Le pauvre petit a du mal à lever le pied pour monter, il faut l'aider malgré une bonne volonté évidente, il semble d'une grande gentillesse. Nous reprenons la route bien décidées à faire venir notre vétérinaire au plus tôt et commencer les analyses et sérologies usuelles.

 

Après un retour à la vitesse petit V pour ménager notre Beatles, nous arrivons au refuge et dès la descente du van il a semblé se réveiller à la vue des copains, il se sentait déjà moins seul, mais la vue du bon foin de Crau n'a pas été une révélation, il n'en voulait pas ! Très vite notre vétérinaire est venue et, dès le lendemain nous avions les résultats des premières analyses, absolument alarmantes ; l'anémie est avérée, les globules blancs sont au maximum, les rouges quasi-inexistant, l'infection bat son plein, tout à fait normal qu'il n'est pas d'appétit, il se laisse mourir ! En deux deux je me procure les antibio « force 7 » et commence une série d'oxytétracycline en intraveineux qui durera 10 jours !

Au bout de trois jours, l'appétit revient ! Beatles mange son aliment trié sur le volet, avale goulûment pommes et carottes coupées dans son auge et commence à grignoter ce bon foin à disposition, pour moi, l'espoir revient. Nous attendons quelques jours les résultats de la sérologie, c'est toujours trop long quand on est inquiet et le pronostic finit par tomber, il est très positif à la pyroplasmose et il va falloir faire ce traitement lourd que j'appréhendais déjà au vu de son état. Comment va-t-il supporter ? Nous mettons toutes les chances de notre côté en faisant plusieurs injections précédées d'anti-inflammatoires puissants et d'antispasmodiques et, trois jours après, le traitement fini, notre protégé semble en forme, je crois que nous sommes en train de réussir !

Voilà un mois qu'il est en soin et qu'il est extrêmement gâté, tout le monde ici l'adore, il est la gentillesse personnifiée et nous pouvons lire sa reconnaissance au fond de ses yeux.

Son ventre s'est bien rempli, on aperçois les prémices d'une prise de poids que j'espère rapide. C'est un véritable sauvetage, sans nous il ne serait plus de ce monde ! La suite ne tardera pas, et risque de nous étonner tous, je vous promets des photos magnifiques !

Ce sont sur ces mots encourageants que s'achèvent nos nouvelles pour les mois d'août et septembre. Encore pas mal d'événèments qui rythment notre vie et notre quotidien à tous ici, et l'avenir ne sera sans doute pas vraiment plus calme ! C'est ainsi, avec les animaux il n'y a jamais de répit mais heureusement, ils nous le rendent toujours au centuple par leur amour et leur reconnaissance !

A bientôt, et merci à tous de votre fidélité !

Camille ALVAN

 

2 novembre 2017

Bonjour à toutes et tous,

A vous tous qui nous suivez depuis longtemps ou qui avez découvert le refuge dernièrement, j'aimerai, exceptionnellement vous parler du nerf de la guerre, j'ai nommé « Les finances » ! Comme vous avez pu le remarquer, je ne fais pas d'appels au dons intempestifs, ni sur le site, ni sur les réseaux sociaux car j'ai une sainte horreur de réclamer, et surtout pas de l'argent ! Je me démène un maximum pour éviter de le faire mais . . . Mais la réalité est là et, je m'aperçois à la fin octobre, qu'une grande partie des colonnes de notre tableau des adhérents, est très incomplète. C'est à dire que les cases cotisations restent immaculées pour plus de 50 % d'entre vous ! C'est beaucoup trop pour que nous puissions continuer à faire tourner le refuge dans de bonnes conditions. Nos difficultés ne doivent pas devenir endémiques ! Les comptes de l'an dernier ont fait ressortir des dépenses de 423 640 € alors que les revenus ne se sont montés qu'à 309 370 €, soit un déficit de 114 270 €. Donc qu'il nous faut chaque jour 1170 € pour faire tourner la boutique. C'est énorme ! Vous comprenez qu'il a fallu s'accrocher dès le début de cette année pour faire en sorte de ne pas mettre le refuge en danger. Ces chiffres n'englobent que le fonctionnement, c'est à dire que nous n'avons fait aucun travaux, que les nouveaux abris qui étaient à l'ordre du jour n'ont pu être créer (il en manque encore au moins six), et que l'entretien des bâtiments a été, du coup, bien négligé.

Lors des années précédentes, bien que notre région n'ait rien à voir avec la Normandie, nous avions toujours un bout de prairie où les chevaux pouvaient « broutiller » et les dépenses de foin étaient un peu moins conséquentes, mais cette année, à l'heure qu'il est, nous n'avons pas eu la moindre goutte de pluie depuis 6 mois et le refuge ressemble aux terres du Saël ! Je n'ai jamais vu une telle sécheresse de ma vie ! De plus, le cheptel a terriblement augmenté bien que chaque jour je refuse, la mort dans l'âme, 5 ou 6 chevaux dont les propriétaires veulent se séparer, quelquefois pour des motifs qui ne me semblent peu crédibles ou même abusifs. Les camions de foins se suivent et les factures sont si rapprochées que, les honorer, devient un parcours du combattant.
J'étais dans la région parisienne il y a une semaine où le Haras de Bory et un membre bienfaiteur m'ont invité à participer au Grand Prix organisé par Hélène et Patrick Postillon pour essayer de faire rentrer un peu d'argent lors d'une exposition sur notre association. Nous y avons rencontré l'acteur Guillaume Cannet qui est adhérant chez nous depuis l'an dernier et il a bien voulu paraître dans cette vidéo où il nous confirme sa qualité de Parrain de l'Association C.H.E.V.A.L ! C'est un grand honneur, bien sûr et j'espère que cette prestation incitera ses fans (très nombreux) à suivre le chemin, comme il le dit si bien. https://www.youtube.com/watch?v=igwv79qNQHA

Guillaume est un garçon particulièrement sympathique et sincère, il aime les animaux, les siens certes mais il a aussi de la compassion pour ceux qui souffrent, il est le premier acteur à grand succès à prendre position pour notre association et c'était à noter !

Le court séjour s'est bien passé et nous a permis d'investir dans un voyage de foin qui est malheureusement presque terminé, ça va tellement vite que ça me donne le tourni ! Merci à tous les acteurs de ce charmant épisode ! Nous développerons mieux cet épisode lors d'une prochaine mise à jour. C'était un petit intermède, dans mon texte qui peut vous paraître fastidieux, mais je reprends le sens de mon intervention pour vous dire encore que nous avons franchement besoin de vous en cette période difficile. Les factures s'accumulent un peu ces jours, du retard dans le foin, les vétérinaires etc … On ne peut se laisser déborder. Je sais que je n'écris pas beaucoup et de ce côté là, je ne pense pas que ça s'arrange ces prochains jours car la dernière directive de Monsieur Macron concernant les emplois aidés, va nous mettre un peu plus dans la difficulté. En effet, les emplois aidés sont purement et simplement supprimés et pour nous, comme pour beaucoup d'associations, c'est juste une catastrophe ! Nous employons au refuge 2 salariées seulement en C.D.I et nos autres employés sont en contrat aidés, alors l'an prochain, ça risque d'être la cata. Sandra, notre secrétaire bénévole vient chaque semaine une grosse demi journée, elle s'occupe surtout de l'administratif et a vraiment que très peu de temps pour le reste d'où mon idée d'embaucher une secrétaire à mi-temps en contrat aidé, idée tombée à l'eau avec la nouvelle directive ! Pour ma part, je passe plusieurs heures par jour au bureau, passage obligé qui ne m'enchante guère mais indispensable, alors cette année je vais envoyer ce courrier à chacun de nos adhérents, soit par mail, soit par courrier pour que tous sachent qu'un effort financier leur est demandé avant la fin de l'année, pour que nous puissions continuer cette belle œuvre qui nous tient debout contre vents et marées ! Il est évident que nous comptons parmi nos membres, quelques donateurs particuliers qui nous soutiennent très largement et qui nous permettent de tenir le coup, je les remercie du fond du cœur au passage, mais ils ne sont pas nombreux et nos parrains, marraines et cotisants annuels nous sont absolument indispensables, chaque donateur compte et représente une pierre de l'édifice qui ne doit jamais s'écrouler. Dans les projets nous aurions aimé refaire les toits des écuries qui commencent à prendre l'eau et j'appréhende fort les prochaines pluies qui pourraient bien ressembler à des déluges après une telle sécheresse, c'est une entreprise gigantesque de gérer ce refuge et mes nuits ne sont pas des plus sereines, croyez-moi. Je vais tout de même faire faire un devis pour les toitures, on sait jamais, un miracle peut se produire et je peux vous assurer qu'il y en a déjà eu beaucoup depuis 26 ans que nous œuvrons pour nos protégés !
Je ne vais pas m'étendre d'avantage au risque de vous lasser, j'espère que le message est bien passé et que les jours qui suivent, la boite aux lettres s'avérera trop petite, sachant que le refuge ne désemplit pas, déjà de nouvelles saisies pointent à l'horizon et je ne pourrais pas refuser, l'état des chevaux des dernières enquêtes est proche de la mort, de soif et de faim, quelle angoisse de côtoyer tant de misère pendant que sur internet on fait des appels aux dons pour que la France puisse acheter le livre de prière de François 1er, des millions et des millions d'Euro. Certes, depuis que le monde est monde, il y a des riches et il y a des pauvres, c'est comme ça depuis toujours mais je trouve qu'il y a de moins en moins de limites dans la démesure et ça me démonte, tout simplement, surtout quant je vois cette galère que nous vivons au quotidien, juste pour pouvoir faire le bien !
Merci pour l'oreille attentive que vous m'avez prêtée, merci d'être toujours là quand il le faut, nous, nous sommes là pour eux tous les jours mais ça ne suffit pas, ils ont aussi besoin de vous tous. Merci encore, j'ai eu plaisir à m'adresser à vous, c'est un fait plutôt rare !


Paula LOÏS