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Nouvelles du jour ! - Mars 2013

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Bonne visite !

 

15 mars 2013

Vous les attendiez, les voilà ! Des nouvelles toutes fraîches du refuge : des drames, des adoptions, des nouveaux arrivants et des informations importantes, tout un programme !

Manifestation très importante !

Grande manifestation nationale et européenne contre l'abattage sans étourdissement et le premier projet européen d'abattoir exclusivement rituel, à Guéret.

RDV le samedi 13 avril 2013, à 13h, Place Bonnyaud, à Guéret (23000).

L'abattage sans étourdissement, c'est un animal que l'on force à entrer dans une machine de torture qui va l'empêcher de se débattre lorsqu'il voit arriver un énorme couteau, qui lui tranche la gorge, en s'y reprenant à plusieurs fois (dans la plupart des cas). Il va ensuite agoniser pendant de longues minutes, la gorge tranchée, pédalant de douleur et de détresse sur un sol souillé d'excréments et de sang.

Le projet d’abattoir rituel de Guéret est un symbole fort, celui du détournement de la dérogation européenne à l'étourdissement et de l'acceptation de la souffrance animale et de risques sanitaires, financés par des fonds publics. Premier projet d'Europe de ce type (tous les autres abattoirs pratiquant l'abattage sans étourdissement étant mixtes).

Sera présente, la sénatrice de l'Ain, Mme Goy-Chavent, qui a déposé deux propositions de loi : l'une pour l'étiquetage des viandes issues de l'abattage rituel, l'autre pour que l'étourdissement soit rendu obligatoire pour tout abattage, y compris rituel. D'autres intervenants seront annoncés à mesure de leurs confirmations.

Marche pacifique, happening, intervenants. Nous allons hurler plus fort que jamais notre opposition à ce projet et à l'abattage à vif. L'abattage conventionnel est une horreur, mais en attendant une prise de conscience générale, interdire l'abattage sans étourdissement serait déjà un progrès.

Nous vous demandons de vous munir de "boites à meuh", il s'agit de ces petites boites qui font "meuh" quand on les retourne, d'une rose et de visuels "parlant" sur panneaux. Pour les personnes d'autres pays, n'hésitez pas à amener un drapeau: Manifestation européenne !

Soleil et Prince sont adoptés !

Depuis quelques mois, nous avions tout mis en oeuvre afin de trouver une bonne famille à Soleil. En effet, il était grand temps de s'occuper à temps plein de notre gros percheron, qui aura 7 ans cette année. Sauvé de la foire de Maurs alors qu'il n'avait que 8 mois (voir son histoire ICI ), ce titan au grand coeur est curieux de tout, très proche de l'homme, un véritable nounours ! Nous avons reçu beaucoup de propositions d'adoption pour lui ; mais nous nous sommes montrés très difficiles ; nous voulions le meilleur pour lui !

Et c'est comme cela que nous avons rencontré Mélanie et Arnaud, qui ont littéralement craqué pour notre "Soso" ! Le contrat fut rapidement signé, et le 24 février dernier, Soleil embarquait dans le camion qui l'emmenait dans sa nouvelle vie. La séparation avec Justin, son compagnon de pré, est un peu difficile, si bien que nous avons du faire monter Justin dans le camion afin que Soleil accepte d'y aller à son tour ! Après quelques hennissements inquiêts, nous avons pu remettre Justin dans son parc, et Soleil s'est gentiment calmé.

Embarquement un peu laborieux, mais finalement notre Soleil est bien sage dans le camion !

 

A son arrivée, Soleil était très attendu ; les flashs crépitaient de partout, on aurait dit une star !!! Il a un peu transpiré pendant le trajet, du coup Arnaud lui a mis une couverture séchante sur le dos. C'était une grande première pour Soleil, mais cela ne semble absolument pas le perturber ! Très rapidement à l'aise, c'est comme s'il avait toujours vécu là !

 

Les heureux adoptants ont même créé un compte Facebook spécial pour Soleil ! Ainsi, nous avons des nouvelles et des photos quasiment tous les jours, c'est un grand bonheur pour nous ! Ici au refuge, nous étions tous très attachés à notre Soso ! Il partagera désormais sa vie avec Anaïs, une jument pur-sang, dans un parc avec abri. Très sociable comme à son habitude, il s'est rapidement attaché à elle, et panique dès qu'il se retrouve seul !

Soleil heureux !

 

Soleil est le plus choyé, le plus aimé, le plus chouchouté des chevaux ! Le débourrage est prévu pour les mois à venir ; malgré sa grande gentillesse, Soleil a beaucoup à apprendre !

 

Bonne route mon Grand Garçon, nous te souhaitons une très longue et belle vie !

 

Début mars, c'est au tour de Prince de rejoindre sa nouvelle famille. Prince avait été accueilli au refuge il y a plusieurs mois ; son ancien propriétaire ne pouvant plus l'assumer. C'est un cheval formidable, il nous a tout de suite beaucoup plu !

Très beau le Prince, l'été dernier.

 

Son adoptant, nous le connaissons très bien puisqu'il s'agit de notre grand ami Jean-Pierre ! Nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années, et depuis, J-P vient quelques jours chaque semaine au refuge, où il y fait un travail formidable. Il a littéralement craqué pour notre adorable garçon, et c'est donc en toute sérénité que nous lui confions notre Prince.

Notre grand Prince très bien installé !

 

Déjà propriétaire de 2 chevaux, Jean-Pierre veut faire de lui son nouveau complice pour de longues randonnées dans la région. A 18 ans, Prince a encore une pêche d'enfer et de l'énergie à revendre ! La retraite, ce n'est pas pour tout de suite ! C'est un excellent cheval de loisir, très bien dans sa tête, il n'a peur de rien et est très polyvalent.

Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur à tous les deux !

 

Gringo nous quitte...

En janvier dernier, notre grand brûlé Gringo était mis en avant dans la rubrique "LE CHEVAL DU MOIS". (Vous pouvez consulter son histoire ICI.) Nous disions de lui que, malgré ses brûlures sur une grande partie du corps, il vivait plutôt bien. Mais depuis quelques semaines, tout s'est empiré. Une infection généralisée s'est déclarée, du pus sortait de ses blessures et pour la première fois, Gringo nous a vraiment montré sa souffrance. Malgré des soins et un lourd traitement antibiotique, la guérison semble impossible.

Ces derniers jours, la gravité des infections et l'absence d'amélioration nous a convaincu qu'il fallait prendre la décision de l'endormir. La souffrance endurée par ce cheval n'était plus concevable, et lorsque nous l'avons appelé, notre vétérinaire ne nous a pas contredit. Gringo avait plus de 40 ans ; jusqu'à la fin il a gardé un grand appétit et un courage incroyable.

Ciao Bonhomme ; tu étais un brave cheval, si courageux. La vie ne t'a pas épargné, mais tu as bien profité de toutes ces années au refuge. Tu étais vraiment un battant ! Tu est désormais là où il n'y a plus de souffrances. Tu resteras dans nos coeurs pour longtemps.

La perte de Gringo nous a causé beaucoup d'inquiétude par rapport à Kentucky, son fidèle compagnon avec qui il partageait sa vie depuis plus de 10 ans. Se retrouvant soudain seul, nous craignions que Kentucky se laisse dépérir. A 36 ans, il est pourtant très important que ce cheval garde le moral et l'appétit. C'est pourquoi nous lui avons très rapidement présenté Danseur, un hongre de 27 ans. Il est probablement le plus gentil cheval du refuge ! Danseur s'entend avec tout le monde, et tout le monde s'entend avec lui ! Nous avons donc été très heureux de constater que le courant est immédiatement bien passé entre nos deux compères ! Dès le premier jour, ils mangeaient ensemble dans l'abri et partageaient de longues séances de grattage mutuel. Désormais, ils ne se quittent plus ! Plus jeune et plus dynamique, Danseur stimule Kentucky, qui désormais se déplace beaucoup plus dans son parc, allant même jusqu'à s'offrir quelques foulées de grand galop ! Le moral au plus haut, nous espérons garder Kentucky encore de longues années avec nous ; nous l'aimons beaucoup !!!

Le grattage mutuel montre une grande complicité entre deux chevaux. Difficile de croire que Kentucky et Danseur se connaissent depuis quelques jours à peine !

 

Adieu mon Tchango...

Adieu mon ange, le 28 février, tu nous a dit adieu pour toujours me laissant avec un indescriptible chagrin. Certes, nous savions tous que la maladie faisait son chemin mais chaque jour qui passait était un jour de gagné et nous en profitions très largement. Après ton opération du 3 décembre, il n'y avait déjà plus aucun espoir et le vétérinaire te donnait quelques jours. Mais nous nous sommes battus tous les deux et nous avons réussi à venir à bout des vilaines fistules et de cette terrible infection. A peine une semaine après, la cicatrisation était évidente, tu avais repris de l'appétit et un goût à la vie que je n'osais plus espérer et là, tu es parti pour une rémission absolument incroyable, tu m'as prouvé que tu étais « le battant ». Ta joie de vivre embellissait à nouveau mes journées, tu jouais à nouveau comme un chiot, tu trottinais, tu réclamais ton repas en sautant et ne risquais pas de donner ta part à Gucci !

Avec ta soeur de coeur, Gucci !

Tu as recommencé à garder la maison, à te hérisser à la vue d'étrangers dans la cour, tu étais redevenu le Tchango des temps heureux et nos rapports n'en étaient que plus étroits. La seule ombre au tableau, c'était une certaine difficulté à uriner, mais tu ne semblais pas en souffrir, il fallait juste sortir souvent, le jour comme la nuit et, même si c'était très fatiguant pour moi, je le faisais avec amour, bien déterminée à t'accompagner autant que je le pouvais. Presque trois mois de grand bonheur ponctués de moments inoubliables et de complicité sans faille, c'était inespéré et presque miraculeux !

Tant de si beaux souvenirs avec lui !

Puis la dernière semaine, tu as montré des signes d'inconfort, tu ne savais pas trop comment te coucher, je ne te sentais pas à l'aise et j'ai compris que notre bonheur ne durerai que très peu. La nuit du 27 au 28 tu n'allais pas bien, je ne t'ai pas quitté, comme la veille et l'avant veille, mais ton courage était tel que j'avais du mal à définir une vraie souffrance. Le 28 au matin c'était de plus en plus difficile pour uriner et l'après-midi tes reins se bloquaient et j'étais effondrée. Je t'avais juré que tu ne souffrirais pas et de suite je t'ai fait une petite injection qui t'a immédiatement soulagé le temps d'appeler le vétérinaire. Ce dernier a été formidable, il s'est fait remplacer à la clinique pour venir au plus tôt et j'ai prié très fort pour que tu restes calme et serein jusqu'à la dernière minute. Tu es parti gentiment, sans sursaut, tu t'es endormi dans mes bras en confiance totale, je n'ai cessé de te dire que je t'aimais et d'ailleurs . . . je t'aime encore et toujours. Tu étais le gardien de ma vie, de ma maison, de ma voiture, mon beau body-guard, celui qui aurait donné sa vie pour moi.

Tchango à 3 ans, avec sa maman ! Tchango et Sisco, mes gardiens, désormais réunis...

 

Ta vie, je l'avais sauvée alors que tu étais condamné comme chien mordeur et j'ai eu la joie de te sortir de ce mauvais pas et tu me l'as rendu au centuple. Tu as été le compagnon idéal pendant près de 10 ans, tu emmènes avec toi une partie de ma vie, vas rejoindre Sisco, ton frère de cœur, vous me manquerez toujours, mon chagrin est immense.

Tu étais le meilleur des chiens...

 

Elf et Gavroche, deux inséparables !

Le 4 mars, j'étais sollicitée par les gendarmes pour 2 chevaux en divagation qui avaient été déposés chez un éleveur du côté de Fourques et il me fallait les récupérer au plus tôt.
Je suis donc partie avec Camille le mardi en début d'après-midi et nous avons fait un bon bout de route pour arriver jusqu'à ces deux « fugueurs » !
Nous savions par les gendarmes que les animaux étaient pucés mais ces derniers n'étaient pas en mesure de retrouver les propriétaires.
Dans ce cas, comme à l'ordinaire, c'est à nous que les pouvoirs publics s'adressent et, bien sûr tous les frais nous en incombent, transport et entretien sans parler des visites vétérinaires pour certains. Dans le cas présent, les chevaux étaient en bon état seuls les pieds avaient sérieusement besoin d'être parés !

Leurs pieds manquent visiblement de soins et n'ont pas du voir le maréchal-ferrant depuis un moment !

 

Le premier est très bien monté dans le van, quant au deuxième, il a fallu jouer de stratagèmes genre, croûtons de pain, carottes et vifs encouragements, mais le bougre avait décidé de nous faire perdre notre temps. Ouf, au bout d'une quarantaine de minutes il a enfin daigné rejoindre son copain dans le van.
Quand je dis le bougre, ce n'est pas méchant du tout car en fin de compte ce sont deux adorables loulous qui, depuis qu'ils sont au refuge, nous donnent entière satisfaction et sont les plus câlins de la terre ! Nous serions presque heureux de les avoir si ça n'était pas encore deux bouches de plus à nourrir ! Et quelles bouches ! Deux grand dadets, type selle-français, modèle XXL !

En bon état général, rond à souhait !

 

Après avoir enfin pu récupérer quelques renseignements auprès des Haras (un vrai parcours du combattant) je me suis obstinée à retrouver les propriétaires qui, malgré la puce, étaient tout simplement inconnus !
Bien que trouvant cette histoire bizarre, je n'ai rien lâché et  "motivation et détermination" m'ont guidé dans mes recherches qui ont quand même duré 48 heures !
Coups de fil à droite, messages mail à gauche, j'ai fini par trouver et j'avoue que je suis tombée de haut. Le propriétaire n'habite pas dans la région et les chevaux ont tout simplement été mis dehors par la personne qui les gardait moyennant une petite pension payée très régulièrement mais Madame n'en voulait plus ; plutôt cavalier comme procédé mais ça existe, je l'ai déjà vu plus d'une fois !

Alors je crois que Gavroche et Elf sont là pour un certain temps, là-dessus se greffe une histoire humaine peu réjouissante et je ne vais surtout pas les remettre dehors, en plus, ils sont trop mignons, donc ça y est ils vont faire partie du cheptel pour une période indéfinie, je préfère le dire comme ça ! ! !

Le 4 mars, nous accueillons au refuge Elf (à gauche) et Gavroche (à droite), deux adorables chevaux.

 

En arrivant au refuge, nous avons du installer Elf et Gavroche en box, le temps que nous préparions leur parc (clotûres à refaire ! ). Ils ont été très patients, de véritables amours ! C'est bien simple, on ne les entendait pas ! Pas un coup de pied dans la porte, pas un hennissement. Si tous les chevaux pouvaient être comme eux ! Néanmoins, ils sont absolument inséparables, et il ne faut surtout pas les éloigner ! A peine quelques mètres, et déjà c'est la panique !

Après le travail du maréchal, les pieds de nos nouveaux pensionnaires ont bien changés !

 

Hier, nous avons pu enfin les installer comme il se doit, ils peuvent désormais profiter des 3 hectares qui leur sont réservés ! A cette époque de l'année, nous n'avons pas encore beaucoup d'herbe, mais ils semblent quand même ravis !

 

Nous perdons cette année certains de nos très vieux chevaux, ça faisait partie de nos craintes et, malheureusement ils ne sont pas éternels. Nous allons programmer pour très bientôt le "grand voyage" pour Phoebus qui baisse de plus en plus et devient un légume entre deux crises d'épilepsie de plus en plus violentes. Il a 37 ans et n'a plus envie, le tout c'est d'arriver à prendre la décision avant qu'il y ait un drame et ce n'est pas le plus facile, je suis déjà très affectée par le décès de mon Tchango et celui de Gringo, tous deux petits pères courage  !

Tout ça pour dire que, même s'il serait plus raisonnable de diminuer le cheptel, les places vides ne le restent pas et nous sommes toujours les plus heureux lorsque nous pouvons accueillir des malheureux, on ne se refait pas !

Jour de chance pour Hulotte !

Quelquefois, un mauvais coup peut vous sauver la vie !

C'est exactement ce que pourrait dire Hulotte qui doit la vie à une blessure impressionnante sur la foire de Maurs dans le Cantal !

Elle faisait partie des nombreux chevaux stationnés sur cette foire qui sont pour la plupart, des condamnés en puissance.
Cette foire est appelée foire chevaline et les chevaux qui y arrivent repartent le plus souvent dans les camion de la mort pour la plupart du temps en Italie, pays de grosse consommation de viande de cheval.

Affiche sordide ! Hulotte à la foire, parmi ses compagnons d'infortune...

 

Mais Hulotte a eu, si l'on peut dire, de la chance car blessée à la tête, elle a particulièrement attiré l'attention des âmes sensibles et sa douceur et sa gentillesse ont fait le reste.
A la question « Que lui est-il arrivé ? » les maquignons répondaient qu'elle avait pris un coup de pied de cheval ! Elle saignait tellement que le vétérinaire de la foire est venu arrêter l’hémorragie en lui faisant un pansement d'élastoplast lui enveloppant toute la tête, ce qui interpellait encore d'avantage et suscitait la compassion !
Elle ne pouvait de ce fait plus partir en Italie dans un tel état et du coup a manqué le mauvais camion !
Merci à Irène, grande habituée des foires qui a sauvé beaucoup de chevaux, qui a été la première à craquer pour elle, à Samuel qui a assuré le transport depuis Decazeville, merveilleusement et dans un temps record, merci à vous tous et toutes qui avez participé à son sauvetage.

L'arrivée de la belle au refuge. Sereine et très calme, c'est comme si elle avait toujours été là !

 

Après que nous ayons terminé les premiers soins, je me pose une question : « Est-ce vraiment un coup de pied de cheval qui a blessé Hulotte ? » A mon avis, il n'en est rien car sous l'énorme pansement il n'y avait qu'une coupure courte et peu profonde, sous un hématome de l'arcade, vraiment peu de dégât pour un coup de pied de cheval ! Ça ressemble plutôt à un coup de trique sec mais bien asséné et dans un endroit comme la foire de Maurs, il n'y aurait rien d'étonnant !

Tout doucement, nous arrachons l'élastoplaste. Hulotte ne bouge pas une oreille durant tous les soins, c'est un véritable Amour !

Enfin, même si c'est ça, la bichette aura eu la vie sauve et c'est le principal, le saignement de l'arcade est toujours spectaculaire, même pour les humains d'ailleurs, et c'est ce qui a compté dans le sauvetage.

Donc, pour faire court, Hulotte va bien, sa blessure est relativement bénigne et d'ici une semaine ou deux il n'y paraîtra plus rien.

Les soins terminés, notre Hulotte est toute belle !

 

Ce qui me semble plus grave, c'est l'arthrose de ses membres, la pauvre jument craque comme un vieux parquet à chaque pas et à 18 ans, ça paraît prématuré. Elle a du beaucoup travailler, certainement en attelage, j'ai pensé qu'elle avait peut-être tiré les roulottes pour les touristes. C'est extrêmement fatiguant car les charges sont souvent trop importantes pour un seul cheval et la plupart ne font pas long feu ! Nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire, en attendant Hulotte est au refuge et nous ferons notre possible pour lui donner une vie agréable, autant que faire se peut.

Bienvenue chez nous, jolie fille, ton repos est bien mérité.

Des nouvelles de Cactus !

Des nouvelles un peu difficiles aujourd'hui, alors pour vous redonner un peu de beaume au coeur, voici des bonnes nouvelles de notre Cactus. Notre ânon-biberon grandit à vu d'oeil, il a maintenant presque 6 mois ! Il se nourrit déjà très bien avec une alimentation solide adaptée à son âge. D'ici quelques semaines, il sera sevré complètement sevré du lait, il deviendra un grand garçon !!!

Depuis son arrivée au refuge alors qu'il n'avait que 2 jours, Cactus a l'habitude de vivre toute la journée en liberté dans le refuge. Aussi mignon soit-il, c'est une vraie crapule, il nous embête, nous mord et nous poursuit partout ! Il porte également un étonnant intérêt pour les véhicules (voitures, tracteur...), et il nous faut être très prudent car ce Cactus n'a peur de rien !!! Il est si craquant qu'il nous est difficile de le disputer !

Mais il est désormais assez grand pour être en contact avec des congénères un peu plus turbulants ! ; c'est pourquoi nous l'avons présenté à nos autres jeunes ânes : Touareg (5 ans), Bambino (2 ans) et Bambou (1 an et demi), son grand frère ! Pour l'instant, Cactus est un peu faché d'être enfermé dans un parc, la liberté, c'était chouette ! Mais d'ici peu nous sommes certains qu'il s'amusera comme un fou avec ses copains !