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Nouvelles du jour ! - Janvier 2013

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PARTENAIRE de

Bonne visite !

 

31 janvier 2013

Bonjour à tous !!!

Toutes nos excuses pour notre silence depuis quelques temps, mais nous voilà !

Mieux vaut tard que jamais !

Il y a un vieil adage qui dit que l'on peut présenter ses vœux pour la nouvelle année jusqu'à la fin du mois de janvier et je pense que le moment est venu, nous sommes à la limite !
Mes amis, toute l'équipe du refuge se joint à moi pour vous souhaiter le meilleur pour 2013, nous espérons toujours que la maltraitance animale finira par diminuer mais déjà beaucoup d'enquêtes se profilent à l'horizon et je crains que ce ne soit pas pour tout de suite.
Nous vous remercions pour votre présence fidèle sur le site et aussi pour votre générosité.
L'année 2012 a été difficile et je pense que la crise actuelle n'y est pas étrangère, à part les grosses fondations, toutes les associations de protection animale sont mal à l'aise financièrement et nous ne dérogeons pas à la règle. Le train de vie de notre refuge est très élevé et sa gestion est loin d'être facile. Le bilan 2012 est bien négatif, bien que les comptes ne soient pas terminés, je sais déjà qu'il va falloir jongler.
Vous me direz que nous avons l'habitude . . . et, vous aurez raison, sauf que cette année s'annonce bien pire ! Malgré une partie de nos adhérents qui nous est restée fidèle, beaucoup ont du revoir leur don à la baisse et certains n'ont certainement pas pu s’acquitter de leur cotisation. C'est une chose que je comprends et je n'en veux à personne mais c'est vrai qu'ici notre petit monde animal mange tous les jours et demande des soins, crise ou pas, sans parler de toute la gestion monstrueuse des frais inhérents au refuge. Tout cela est dit mais je sais que chacun ne peut faire que selon ses moyens, alors je prie le ciel de nous aider à rester debout.
Personne ne manque de quoi que ce soit, rassurez-vous, les fournisseurs me font confiance et attendent, depuis 20 ans ils savent qu'ils ont toujours été payés, notre cabinet vétérinaire est très compréhensif et nous devrions pouvoir gérer cette année qui commence, avec votre aide, bien sûr, vous êtes un peu le cœur du refuge !
J'ai commencé à envoyer les reçus, nous ne vous oublions pas, vous aurez le votre dans les temps, n'oubliez pas de déduire votre don à raison de 66,66 %  dans votre déclaration d'impôts.
Nous ferons une assemblée générale en avril ou mai, la date n'est encore pas fixée, je le ferai dès que nous serons tous d'accord.
Très fatiguée et contrariée par pas mal de choses, un peu handicapée par une arthrose devenue chronique, j'ai l'impression de ne pas être très opérationnelle en ce moment, ça ira mieux un peu plus tard, je l'espère ! Et puis nous avons un certain nombre de chevaux d'un âge canonique qui nous quittent et nous quitterons peut-être cet hiver, saison difficile pour nos vétérans, et c'est vrai que c'est stressant et attristant.
Grâce à Camille, vous aurez tout de même les nouvelles, même si elles ne sont pas toujours très bonnes, elle fait un travail formidable avec ce site qu'elle a, elle-même, entièrement repensé et qui remporte un certain succès !
Merci à tous, pour tout, à très bientôt.
Paula LOÏS  

Mon Tchango est en sursis !

Avec sa soeur de coeur, Gucci

 

L'an dernier, j'avais perdu mon chien bien aimé Sisco entre Noël et le jour de l'an et les fêtes s'étaient transformées en enfer.

En 2012 c'est son frère de cœur, Tchango, mon chien de race cane corso, qui est en fin de vie.

 

Tous bienheureux ! Du temps où la vie était rose.

 

Après une visite chez le vétérinaire le 3 décembre alors qu'il urinait du sang, la décision de l'opérer a été prise dans la foulée, l'échographie révélant une tumeur de la prostate infectée et probablement cancéreuse. En cours d'intervention, le véto m'a appelé pour me dire qu'il venait de découvrir une deuxième tumeur énorme au niveau de la vessie et que la masse était trop importante pour en faire l'ablation. « je referme après nettoyage »me dit-il, « vous pourrez le garder quelques jours, le temps de lui dire ADIEU ! » 
J'ai eu l'impression que le sol se dérobait sous mes pieds, cette fin d'année allait être un second cauchemar !
J'ai prié Dieu, j 'avoue que seul un miracle pouvait redonner un peu devie à mon petit ange et je l'ai soigné nuit et jour, couchée la nuit sur le plancher pour ne pas le quitter !

Le lendemain de l'intervention Ma table de cuisine transformée !!!

 

Dès le premier jour après l'opération, des trous de nécrose, genre fistules sont apparus autour de la cicatrice évacuant des quantités incroyables de pus, c'était très impressionnant au point perdre tout espoir, mais ce n'est pas mon genre.
Il a fallu faire preuve de ténacité et de soins minutieux avec une asepsie de chaque instant, changeant les alèses jetables X fois par jour, tenant les plaies impeccables sans discontinuer, administrant une quantité de cachetsimpressionnante, Tchango était très mal, sans réflexe et je le voyais partir . . .

Pas du tout la forme notre grand garçon ...

 

Dès le 4ème jour, j'ai doublé les antibiotiques avec de la pénicilline en plus et continué les soins, il fallait tout tenter et enrayer l'infection. Les jours passaient et j'ai commencé à voir une véritable amélioration !
C'était incroyable, les plaies profondes commençaient à bourgeonner et diminuaient, le processus de cicatrisation était engagé et Tchango avait repris de l'appétit. Il recommençait à remuer son petit bout de queue et une petite étincelle éclairait son regard, c'était celle de Noël, qui approchait d'ailleurs à grand pas !

Le 2 janvier, je lui ai enlevé les points (26, quand même!), après un mois et ce n'était pas simple car ils étaient très enfermés dans la chair mais il a été si adorable que tout s'est très bien passé, sans le moindre incident !
Au 7 janvier, mon Tchango paraît en pleine forme, parfaitement heureux et sans aucune souffrance. Je sais qu'il est condamné à très court terme mais je profite de chaque instant de cette rémission. Plus d'un mois est passé depuis l'intervention et nous sommes toujours ensemble !

Une de ses premières vraies sorties avec le chat Wazick Dodo près du poêle avec Chippie !

 

Merci à Jean-Claude, mon époux qui m'a terriblement aidée en prenant en charge notre Cactus et ses biberons, à 80 %, qui m'a assistée pour les soins plusieurs fois par jour et qui m'a bien soutenue. Je remercie aussi le ciel car cet épisode ressemble un peu à un miracle que je n'osais plus espérer et, si le pire reste à venir, le moment présent est merveilleux !
Notre Tchango a plus de 11 ans et, comme tous les molosses c'est un âge déjà bien avancé mais il semblait très en forme et je me plaisais à imaginer qu'il pourrait battre tous les recors de longévité.
Mais c'était sans compter ces deux cancers qui rongent sa vessie et sa prostate, tout à fait insidieusement puisqu'il ne montrait aucun signe de fatigue particulier.

En attendant, nous profitons pleinement de cette rémission qui nous enchante et essayons de ne pas penser au pire !

Pas de Noël pour notre vieux Quimper...

Triste surprise au matin du 24 décembre. Zoé, qui est chargée de la tournée ce jour là, découvre Quimper couché dans son parc, des traces de luttes autour de lui. Il est 7 heures du matin, il a sans doute passer une partie de la nuit couché, et notre vieux garçon ne parvient plus à se lever... Si ce n'est pas la première fois que cela arrive, ce jour-là nous le trouvons particulièrement affaibli, à bout de forces.

Au cours des derniers mois, et à plusieurs reprises, nous avons trouvé Quimper dans cette situation. Souffrant d'une arthrose très avancée aux hanches et aux jarrets, ce grand Selle Français de 30 ans faisait parti des vieux chevaux qui se couchent fréquemment pour se reposer, mais ne parviennent pas toujours à se relever. Parfois, une piqure d'anti-inflammatoire était suffisante pour apaiser la douleur et lui redonner de la force. Quelques fois par contre, nous devions l'aider en utilisant des sangles fixées au tracteur afin de le soulever. Depuis un an, nous avions du avoir recours à ce système une dizaine de fois. Il faut savoir que, si c'est souvent très efficace, c'est aussi une technique stressante pour l'animal tout comme pour nous (utiliser un tracteur en étant tout proche d'un cheval comporte évidemment des risques, nous ne sommes jamais certains de la réaction de l'animal...), et épuisante physiquement pour lui. A chaque fois, nous pensions que c'était le bout du chemin, nous étions prêts à prendre l'ultime décision pour lui, mais il nous surprenait toujours par sa rage de vivre et son courage. Il s'accrochait à la vie, et il pouvait se passer de longues semaines sans que nous ayons le moindre problème ; il ne semblait pas souffrir particulièrement et gardait un bon moral. Dans ces conditions, il nous était difficile de décider quoi que ce soit.

Ces photos datent de l'été dernier, Quimper était encore tout rond !

 

Mais depuis quelques temps, nous constatons que malgré des rations de nourritures riches et abondantes, Quimper maigrit à vue d'oeil. Il se déplace de plus en plus difficilement, son arthrose devenait insupportable. L'hiver est une saison difficile pour nos très vieux pensionnaires. Nous ne pouvons pas tous les installer dans des box, d'autant que certains ne le supportent pas ! Quimper en faisait parti ; il a vécu quasiment toute sa vie enfermé dans un box, ne sortant que pour sauter des obstacles sur une carrière. Seules les performances comptaient, et il a reçu de l'être humain d'avantage de coups et de violence que de caresses et paroles apaisantes, si bien qu'il est devenu très agressif. Une victime de plus de la bêtise humaine ! Lorsque nous l'avons recueilli au refuge, c'était un cheval haineux et violent ; il nous a posé bien des soucis ! Il avait une facheuse tendance à charger quiconque entrait dans son parc ! Il avait développé une telle colère envers l'homme, mais peut-on réellement lui en vouloir ?! Peu de personne pouvait l'approcher et s'occuper de lui ; disons qu'il avait "ses têtes". Durant ces dernières années, il s'était enfin (et heureusement !!!) un peu calmé et était d'avantage commode ! Il vivait une petite vie tranquille dans un parc avec abri, qu'il partageait avec Christelle, une vieille jument de 42 ans, très caractérielle ! Ils s'entendaient plutôt bien, nos deux compères !

Ce lundi 24, pour la première fois, nous constatons qu'il ne veut plus rien savoir, lui si battant, il ne fait plus aucun effort pour se lever, s'abandonne. Il est couché depuis sans doute plusieurs heures, son corps ne suit plus, il est inutile de s'acharner. Nous le couvrons d'une couverture et lui faisons néanmoins une piqure d'anti-inflammatoire ; au moins il ne souffre pas. Nous appelons notre vétérinaire qui ne contredit pas notre décision ; elle connait bien le cas de Quimper. En fin de matinée, notre vieux loulou pousse son dernier soupir ; Zoé l'a accompagnée jusqu'au bout. Il est désormais là où il ne souffre plus, et c'est un réel soulagement pour tous.

Au revoir, Grand Garçon...

 

Une affaire sordide de plus !

Pénible journée, ce 18 janvier 2013 !

Il a fallu partir très tôt ce matin car la convocation pour le tribunal était programmée pour 10 heures et Privas (Ardèche), ce n'est pas la porte à côté !
Il ne faisait pas chaud du tout chez nous mais là-bas, c'était du moins 4, à peine passé 10 heures. Je suis arrivée un peu en retard car les routes sont très tortueuses, il faut passer 2 cols et le macadam était par endroit plutôt glissant !
De toutes façons, c'est un coup de poker, la convocation n'a souvent rien à voir avec l'heure de l'audience et c'est exactement ce qui s'est passé.

J'ai vu défiler quelques affaires typiques de la correctionnelle comme les agressions à l'arme blanche, un chasseur alcoolisé faisant usage de son arme en plein village, un père irresponsable ne payant pas ses pensions alimentaires et, finalement notre affaire est passée seulement l'après-midi, suite aux quelques décisions concernant des délibérés en attente, comme d'habitude !
J'avoue que je bouillais un peu et, la crêpe mangée à la hâte dans la brasserie d'en face m'est un peu restée sur l'estomac. L'affaire en question me tient très à cœur car elle représente le type de maltraitance qui, malheureusement prend de plus en plus d'ampleur, celui des personnes qui vivent sur le dos des animaux en créant une association dite « plus ou moins, de protection animale » !

Étant donné que nos finances ne sont pas très reluisantes en ce début d'année, je me suis présentée sans avocat et c'est vrai que devant un tribunal, on a plus de chance de gagner accompagné d'une « robe noire » que seul devant des tortionnaires qui eux, ont toujours droit à l'assistance juridictionnelle.
Mais qu'à cela ne tienne, j'étais très déterminée et, comble de la chance, j'avais comme allié, la D.D.P.P de l'Ardèche (services vétérinaires) en la personne du technicien avec lequel nous avions monté le dossier. Cerise sur le gâteau, un monsieur très distingué et sympathique représentait le groupe des voisins plus ou moins mitoyens avec la prévenue se trouvant aux premières loge pour attester des horreurs qu'ils pouvaient voir au quotidien. La SPA de l'Ardèche a aussi été nommée mais n'était ce jour, pas représentée.
Ouf, d'un seul coup, je me sentais moins seule et remerciait le ciel d'être si bien assistée .
Juste quelques mots pour donner un aperçu de la situation, la prévenu faisait l'objet de 9 chefs d'inculpation (et encore je pense qu'on aurait pu en rajouter !) allant du non respect de la réglementation aux maltraitances les plus caractérisées.

J'ai eu l'impression dès le début de l'audience que le tribunal était ému par tant de cruauté et, Madame le Président a été des plus objectives ; les témoins de la partie civile ont été entendus, le technicien DDPP en premier, droit dans ses bottes et tout à fait décidé à aller jusqu'au bout et ne faisant aucun cadeau, puis moi-même et j'avoue que je n'ai pas donné dans la dentelle, expliquant que depuis 10 ans, la prévenue jouait la comédie en pleurant dans le gilet de tous les observateurs, allant même jusqu'à menacer de se suicider mais qu'il ne fallait plus tomber dans ce piège et considérer que depuis tant d'années, les animaux avaient payer un trop lourd tribu !
A la question « Que demandez-vous comme dommages et intérêts ? » j'ai répondu que mon intention n'était pas d'essayer de gagner de l'argent avec les animaux (ces gens là étant insolvables, pas la peine d'en rajouter!) mais que ma demande se limitait à ce que les animaux restant soient enlevés de ce mouroir et que la prévenue n'ait plus le droit d'en posséder, au moins pour cinq ans, puisque maintenant on ne peut plus le demander à vie considérant que l'humain est « perfectible », ça, je n'en suis pas si sûre !

Quand au collectif des voisins, son représentant a été non moins déterminé, allant à l'essentiel mais dépeignant la réalité avec la plus grande clairvoyance et donnant des précisions jusque là inconnues.
La prévenue s'est embrouillée dans des explications à dormir debout, s'enfonçant un peu plus à chaque instant et brandissant son spray de ventoline pour se faire plaindre ! Pour ma part je sentais mon palpitant battre la chamade et ma tension monter, sans bien sûr en faire état !
Le moment le plus stressant a été l'audition de la plaidoirie de l'avocate défendant la prévenue.
C'était insupportable, elle enchaînait les mensonges et faisaient des descriptions imaginaires de l'endroit, c'était facile de s'apercevoir qu'elle n'y avait jamais mis les pieds. Enfin, c'est son boulot et c'est au tribunal de juger.

Le moment béni a été le réquisitoire du procureur ; nous, parties civiles, nous avons bu ses paroles, il a décrit la situation d'une manière parfaite, a fait preuve d'une grande empathie pour les animaux martyrisés et, emporté dans son élan, a fustigé la prévenue sans ménagement, énumérant tous les points litigieux qu'elle contestait en démontant sans difficulté les excuses qu'elle pouvait se trouver.
Pour finir, il a demandé, à ce que tous les animaux restant lui soient enlevés et qu'elle n'ait plus le droit d'en reprendre, ceci assorti de trois mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve pendant 5 ans ! L'affaire a bien sûr été mise en délibéré, au 8 février à 13 h.

Si Monsieur le Procureur est suivi par le parquet, nous pourront parler d'une victoire supplémentaire pour la protection animale, alors croisons les doigts, pour ma part je prie Dieu en espérant qu'il m'entende !

Ce n'est pas toujours le cas, mais à Privat nous nous sommes trouvés devant un tribunal sensible à la maltraitance et conscient des abus commis dans un but lucratif, sous couvert d'association.

Je suis rentrée en fin d'après-midi plutôt lessivée par le stress mais aussi par presque 4 heures de route de montagne aller-retour, mais ça ne m'a pas empêchée de venir au bureau quelques heures pour taper ce rapport que je trouve bien intéressant et pour le moins satisfaisant bien qu'il ne faille pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, expression consacrée que je trouve particulièrement horrible.

Nous avons déjà gagné plus de 30 procès et je souhaite que ce dernier vienne s'ajouter à tous nos autres succès. Alors. . . au 8 février !!!!!!!!!

Dépôt de plainte du 21/02/2012

Au début du mois de février 2012, je me suis rendue sur le site de l'association « Les Chevaux du ?????» sur la commune de Vallon Pont d'Arc dans le département de l'Ardèche.
J'ai été sollicitée par plusieurs personnes qui ont été très choquées par les maltraitances exercées sur les animaux de Madame ?????????? qui gère cette association dite de « protection animale ».
J'ai tout de suite été interpellée par ce nom qui ne m'était pas inconnu.

En effet, certains souvenirs sont remontés à ma mémoire et j'ai très vite pu faire la relation avec des enquêtes que j'avais effectué en 2005, à Alès dans la nouvelle zone industrielle de Larnac où Madame ?????? et son compagnon détenaient des animaux dans des conditions inacceptables. Il y avait de nombreux chiens dans un état lamentable, les chiennes très maigres avaient toutes des chiots, eux aussi carencés avec le gros ventre plein de vers. Tous présentaient des maladies de peau, aucune structure n'était mise à leur disposition et ils vivaient tous dans la boue, sous la pluie froide. Un nombre important de chats étaient enfermés dans une espèce de poulailler grillagé, ils étaient trempés et n'avaient pas d'abri, il servaient eux aussi à la reproduction.
J'avais été à l'époque très choquée par une ânesse qui était couchée dans l'écurie à même le béton, sans aucune litière. Elle était couverte d'escarres profonds et ne pouvait plus se lever, l'euthanasie eut été une délivrance pour elle. Un jeune étalon de type arabe était détenu dans un camion en épave qui lui servait d'habitation, il s'enfonçait dans 80 centimètres de fumier et ne sortait jamais.
Quelques chevaux en état très moyen (côtes saillantes) attendaient dans des petits parcs boueux, j'ai appris, plus tard qu'ils servaient à donner des cours à des enfants, en toute illégalité.

C'est le seul cheval que j'ai pu photographier car elle ne me lâchait pas ! C'était un grand cheval ibérique avec la peau sur les os et un poil d'hiver énorme ! Très osseux le pauvre animal, il s'était protégé avec un poil d'hiver impressionnant, il faisait -15 ce jour là, en février l'an dernier.

L'endroit était sordide, d'une saleté repoussante et ressemblait à un dépotoir tant il y avait d'objets hétéroclites et de déchets.

Les lamas qui n'ont rien à manger ont détruit complètement le terrain, plus un seul arbre n'est vivant ! En partant, furtivement, j'ai pu prendre 2 autres photos dont celle-ci où on aperçoit la petite vache gestante, d'une extrême maigreur avec un yack tellement garni de poils épais qu'on ne voit pas grand chose !

 

Le discours de Madame ?????, inchangé à ce jour, se limitait à des jérémiades entrecoupées de larmes, faites pour attendrir et tromper l'interlocuteur, quel qu'il soit.
J'avais été alarmée, à l'époque par un voisin, qui, aux premières loges, constatait lors de sa venue chaque week-end, de nouvelles horreurs concernant la mort de plusieurs animaux, des chevaux en particulier dont le corps n'était pas toujours évacué en temps et en heure. Il racontait qu'il avait vu une jument s'empaler et mourir avec les tripes dehors, entre autre.
A l'époque je m'étais à nouveau rendue dans cet endroit avec le Directeur des Services Vétérinaires qui avait pu constaté la misère de tous les animaux. Aucune saisie n'avait été programmée car Madame ????? pleurait sur son sort en disant qu'elle n'avait pas d'argent mais que bientôt elle déménagerait et serait copieusement rémunérée par la mairie d'Alès. Qu'avec cet argent, elle remonterait des structures confortables pour les animaux sur un joli terrain.
L'expulsion étant imminente nous avons voulu laisser cette chance à la famille ????? bien que, personnellement je n'étais pas vraiment convaincue. Monsieur Blanc, Directeur DDSV de l'époque m'avait demandé de surveiller leur départ pour ne pas lâcher totalement l'affaire.
Puis tout est allé très vite, j'y suis retournée quelques fois mais mes occupations prenantes au refuge ne m'ont pas laissé le loisir de suivre de près les agissements de ces personnes. J'ai appris plus tard qu'ils avaient été indemnisés et, qu'après avoir dépensé beaucoup d'argent dans les bistrots et restaurants d'Alès, ils étaient partis en Ardèche, personne n'a pu me donner de renseignement sur la commune.

J'ai donc perdu de vue ces personnes en espérant qu'elles s'étaient installées au mieux et que les animaux avaient gagné au change, jusqu'à ces dernières semaines où j'ai été sollicitée pour enquêter sur « les chevaux du ????? » !
La dénomination de cette association ne m'étais pas inconnue, en effet, une personne m'avait demandé un exemplaire vierge de contrat d'adoption pour une pouliche comtoise qu'elle ne voulait pas garder et qu'elle allait confier dans l'Ardèche sachant que j'étais un peu surchargée. Elle s'était laissée embobiner par Madame ????? qui lui assurait faire de la protection animale.
J'avais donc fourni un contrat d'adoption vierge avec des conditions qui semblaient mettre la pouliche à l'abri !
Le contrat d'adoption m'était donc revenu, griffonné salement avec un feutre et des taches partout mais avec une signature illisible et sans mentionner le nom de la responsable, ceci ne me permettant pas de faire quelque rapprochement que ce soit. Ce n'est qu'après la dénonciation pour maltraitance que j'ai appris que les chevaux du ????? et ????? ????? ne faisait qu'un et mon inquiétude a grandi.

Lors de ma visite, le 7 février dernier, j'ai d'abord été horrifié par l'état des lieux mais j'ai voulu garder mon calme pour pouvoir demander des nouvelles de la pouliche comtoise adoptée sous contrat. Ce fut chose faite et j'avoue ne pas avoir été très étonnée d'apprendre que Ubaye n'était plus de ce monde ! J'ose à peine imaginer dans quelles souffrances cette petite pouliche avait pu mourir, connaissant les individus depuis longtemps, la petite n'avait que 15 mois lors de l'adoption. Son numéro de transpondeur était 250259700253434, elle était de race comtoise et avait une robe alezan crins lavés (copie du contrat en pièce jointe).
Lorsque j'ai demandé pourquoi nous n'avions pas été mis au courant de ce triste événement, elle m'a répondu qu'elle n'y avait pas pensé, alors qu'il est précisé qu'un certificat vétérinaire était exigé en cas de décès de l'animal. Je demande à ce jour la date du décès de la pouliche ainsi qu'un récépissé d'équarrissage.
J'ai aussi demandé des nouvelles de son étalon de race Frison, joli cheval que j'ai connu alors qu'elle venait d'en faire l'acquisition qui était rond et fier reproducteur. Elle m'a dit qu'il allait très bien mais n'a pas voulu me le montrer ! Et pour cause car j'ai appris qu'il était mort le 10 mai 2011 dans des conditions épouvantables. Squelettique, atteint de fourbure chronique, l'animal en très grande souffrance était sollicité sans arrêt pour saillir toutes les juments. Tout le monde sait qu'un cheval étalon excité par une jument en chaleur peut aller jusqu'à l'épuisement pour saillir malgré un état de délabrement notoire.
Ce fut sa dernière saillie, il est mort d'épuisement. Je suis horrifiée par le comportement de cette femme sans coeur dont la perversité va jusqu'à prendre plaisir à voir un cheval mourir par sa faute.
Je joins le témoignage fourni par la personne ayant assisté à cette scène insupportable. Cet étalon a immédiatement été remplacé par un autre de type Gipsy Cob, qui a repris le flambeau du pauvre ????? qui repose en paix et qui, si nous laissons faire, finira comme son prédécesseur et tous les autres.
Bien tristes histoires, mais ce ne sont que quelques reflets des horreurs perpétrées sur le site de cette association dite de protection animale !
Bien sûr, nous avons tous compris que les juments sont saillies chaque année mais, à priori, personne ne voit de poulain ! C'est curieux, pour le moins mais je reste persuadée que la malnutrition et les mauvais traitements ne permettent pas aux poulinières de mener à bien leur gestation. Je note une incompétence totale en matière d'équidés et d'élevage en général. Je précise que dans la protection animale, la reproduction n'est pas de mise et ne se pratique pas du tout sauf si la jument est accueillie gestante, bien sûr.
J'avoue avoir eu de nombreuses pensées pour ces animaux qui ont essayé de survivre pendant cette période sibérienne que nous venons de traverser où chez nous 200 animaux ont été abreuvés au seau et aux bidons presque 24 heures sur 24, je ne pense pas que ceux de Vallon aient eu le même traitement ! Je ne suis pas certaine que tous aient survécu !

Je n'ai pu faire le comptage des animaux lors de ma venue, Madame ???? ne m'ayant pas autorisé à voir tous ses animaux dont une grande partie serait en mauvais état. J'ai constaté, en passant la main sur leur dos que les chiennes allaitantes étaient d'une grande maigreur, la propriétaire dit que c'est normal ! Plusieurs portées sont nées ces dernières semaines, les petits sont dans le froid sans soins, je suis révoltée. Les mères de race berger allemand sont toutes dysplasiques, maladie congénitale transmise à tous les chiots. Dans ces cas, la reproduction est interdite.
Plusieurs personnes s'étaient plaintes sur Alès à propos de chiots achetés chez Giraud, morts pour la plupart quelques temps après. L'argent reste bien sûr la seule motivation de ces gens peu scrupuleux. Difficile aussi de prendre des photos, elle me suit partout.

Quelques chèvres vont et viennent à l'extérieur de la propriété, elles sont en bon état vu qu'elles divaguent, j'ai aperçu 2 lamas dans un état moyen mais avec un pelage très fourni et trompeur, j'en possède et de ce fait peux comparer.

Dirigée par la Police Municipale, j'ai pu voir 2 de leurs chevaux dans un parc squatté (où à ce jour se trouvent aussi des chèvres au piquet), j'ai pu constater que l'un d'entre eux, de type ibérique, est squelettique malgré un énorme poil d'hiver.
Il y a d'autres chevaux sur leur parc que j'ai aperçu de loin, aussi des ânes, peut-être une vingtaine d'équidés, une vache naine dans un état de misère physiologique et aussi un jeune yack. Aucune trace de nourriture n'est visible près de ces animaux, je n'ai pas vu d'eau de boisson.

A la question : « Avez-vous des abris pour tous ces animaux ? » Madame ????? a répondu qu'elle commencerait les travaux sous peu en me montrant une bétonnière qu'elle venait d'acquérir !

Je n'ai pas les mots pour décrire le site, déchetterie, décharge, mouroir, un lieu inadapté pour les animaux mais aussi pour les gens bien que ces derniers soient en mesure de choisir !
Madame ????? n'a aucune compétence, elle est dangereuse pour les animaux mais aussi pour les gens (photos du blog jointes) qu'elle instruit au niveau équitation et à qui elle fait prendre des risques.

En 2009, elle a organisé une randonnée à cheval, lors de son arrivée à Collias dans le Gard, les pauvres chevaux avaient les sabots rognés jusqu'au sang, ils ont du être rapatriés à Vallon en camion ne pouvant plus poser les pieds par-terre, encore un effet de l'incompétence de ?????????? qui ne sait même pas qu'un cheval qui randonne doit être ferré !

Impossible de raconter toutes les anecdotes épouvantables, les escroqueries à la vente d'animaux, il faudrait une rame entière de papier et de longues heures mais je pense que Monsieur le Maire et aussi la Police Municipale peuvent en rajouter. L'audition des voisins me paraît judicieuse, celui que j'ai rencontré est très remonté !
Je voudrai juste parler encore de l'équarrisseur qu'elle ne fait pas venir se débarrassant des cadavres très nombreux on ne sait comment, des voisins racontent sur le net qu'elle en aurait jeter dans l'Ardèche (ceci sous toute réserve), pollution visuelle et olfactive pour le voisinage proche, mais pour ma part, le pire reste le martyre des animaux. Monsieur Le Campion de la D.D.P.P m'a lui même demandé mon aide en me priant de déposer plainte.

Madame ?????? vit dans son monde, totalement au dessus des lois, même celles régissant les associations, je suppose que rien n'est en ordre de ce côté là.
La plupart des équidés ne sont pas identifiés, les autres animaux probablement pas non plus, a-t-elle seulement le diplôme ATE pour emmener les touristes en ballade ? Il me semble que non, c'est très grave !

Je me permets d'insister sur l'urgence de la situation et me présente à vos bureaux pour déposer plainte contre Madame ????????????? demeurant à « ??????? 07350. Vallon Pont d'Arc , pour mauvais traitements à animaux et cruauté dans certains cas, défaut de recours à l'équarrissage, non respect de la réglementation régissant les animaux, l'urbanisme, l'environnement.
Je demande le retrait de ces animaux dans leur totalité et l'interdiction d'en posséder pour une durée de 5 ans minimum.
Je m'engage, au nom de l'association C.H.V.A.L dont je suis la présidente fondatrice à accueillir une partie de ces animaux et trouver des familles d'accueil sérieuses pour les autres, ceci dans le cadre d'une éventuelle saisie conservatoire pour arrêter le martyre des animaux.

Je vous prie de prendre en considération ma constitution de partie civile dans cette affaire.

Paula LOÏS

Nos nouvelles adoptions !

Julie, une grande ponette au caractère bien trempé, rejoint sa nouvelle famille dans le courant du mois de décembre. Elle y est très bien installée au côté d'une belle jument anglo-arabe. Pour le moment, elles vivent chacune dans un parc, mais à l'avenir, si elles s'entendent, elles seront ensemble. Nous souhaitons à Julie et ses adoptants, un bel avenir ensemble !

Julie bien installée !

 

Puis à la mi-janvier, c'est la belle Mélis qui nous quitte. Elle fut un véritable coup de coeur pour une famille très sympatique. Elle est installée sur un terrain magnifique, bien vert malgré la saison, ce qui n'est pas pour déplaire à notre grande gourmande ! Beaucoup de bonheur et une longue et belle vie pour toi, jolie fille !

Très bien montée, elle fait le bonheur de la jeune fille !
Mélis avec deux autres juments, elles s'entendent déjà très bien !

 

Et enfin, la semaine dernière, nous emmenions Cannelle et Julie, nos deux chèvres. Les voilà dans un groupe de copines, chez une dame passionnée par ces biquettes ! Elles y seront comme des coqs en pâte : 2 hectares bien clôturés, un grand abri et des sorties en troupeau dans la garrigue plusieurs fois par semaine ! Une vraie vie de chèvres, nous sommes ravis !

Cannelle (la plus petite) et Julie (la grande !) avec toutes les copines !

 

Ainsi s'achève les nouvelles du refuge !

Il ne nous reste qu'à vous remercier une fois encore pour votre fidélité, et à très bientôt !