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Nouvelles du jour ! - Juin 2013

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PARTENAIRE de

Bonne visite !

 

27 juin 2013

Bonjour à tous !

Décidément, nous avons bien du mal à tenir nos engagements ! Nous qui vous avions promis des nouvelles rapides, voilà que nous arrivons déjà à la fin juin ! Mais le temps passe si vite au refuge ! Chaque jour, nous nous disons "aujourd'hui, on s'occupe de la mise à jour sur le site !", mais chaque "aujourd'hui" devient le lendemain, et le surlendemain ! Bref, cette fois on s'y met, Camille et moi, et on vous donne des nouvelles !

Enfin, l'été est là ! Un temps merveilleux, des températures qui n'en finissent plus de monter... Nous et nos pensionnaires en profitons enfin, après un hiver qui fut bien long ! Et pourtant, été comme hiver, le quotidien du refuge reste le même, avec des joies et des peines, des nouveaux arrivants, des sauvetages...

Safran & Yegua nous rejoignent !

Depuis 30 ans que je pratique les Haras Nationaux, j'ai fini par comprendre que les chevaux qui y étaient hébergés avaient forcément une utilité, soit pour saillir, soit pour travailler selon leur spécificité.
Dans la mesure où ils ne sont plus opérationnels, leur avenir pourrait bien s'assombrir et quelquefois même, devenir bien noir !
C'est la raison pour laquelle depuis quelques années nous avons racheté quelques-uns d'entre eux pour essayer de leur assurer une retraite bien méritée ; il y a eu Loukoum boiteux, Tarzan-Janno avec une artérite et une tumeur sous la gorge, Gigolo avec une hanche coulée, Jasmin avec un crapaud à l'antérieur (très récidivant!) et Justin qui lui était en bonne santé mais n'avait pas été dressé et en plus n'était plus en mesure de saillir.

Dernièrement, Safran et Yegua, stationnés à Uzès, devenaient un peu encombrants, Yegua ayant terminé son contrat et Safran refusant de se soumettre à l'attelage, job auquel il était destiné, voilà pourquoi  ma vétérinaire préférée commençait à s'en inquiéter. Dans la foulée, elle s'est faite leur avocat et m'a demandé de les prendre au refuge, l'un et l'autre.

C'est toujours avec un brin de culpabilité que nous accueillons des animaux en bon état, c'est vrai que, pour ma part, je n'ai pas l'impression de faire un sauvetage, et pourtant . . .
Et puis, il y a aussi le fait de savoir que beaucoup de chevaux sont à sauver, certains sont en grande souffrance, mais comment ne pas accepter ces deux là qui sont tout près du refuge et dont l'avenir est plus qu'incertain ? C'est difficile de prendre les décisions mais il faut dire aussi que refuser quelque chose à ma véto, c'est aussi très compliquée car c'est d'abord elle qui nous rend des services et qui, à sa façon, nous aide beaucoup.

Donc, résultat des courses, Yegua et Safran des Sapins sont arrivés un beau matin du 14 mai et depuis, coulent des jours tranquilles au refuge.

Safran est un grand costaud de race Mulassier du Poitou avec une magnifique robe Isabelle, âgé de 7 ans qui, vous l'avez compris n'est pas un adepte du boulot et ne se sent aucune disposition pour tirer un attelage quel qu'il soit !

C'est un cheval adorable, un gros nounours comme on les aime !


Quant à Yegua,  c'est une fifille toute ronde de robe bai et, si ses origines sont inconnues, elle n'en est pas moins charmante. Elle est née en 92 et prend donc 21 ans cette année. Pendant des années elle a pris un nombre considérables d'étalons sur son dos ; étant elle-même stérilisée, elle servait à recueillir le sperme tout simplement, et je peux vous dire que c'est une sacrée costaud ! Je crois qu'elle n'aura pas volé sa retraite après tant d'années de « services rendus à la nation » !!!

 

Il nous reste à leur souhaiter une vie paisible dans le calme du refuge où ils ne manquerons de rien.

Notre Cactus, 8 mois, est castré !!

En mai, nous prenions la décision de faire castrer Cactus, notre ânon turbulent élevé au biberon depuis son plus jeune âge. En effet, le petit monstre que nous adorons nous cause un peu de soucis ; à 8 mois, il se montrait très "porter sur la chose !!!" et n'avait de cesse de grimper sur le dos de ses copains de parcs. En plus de cela s'ajoutait un comportement difficile à gérer. Bref, il était temps de réagir !

Trop inquiète à l'idée de l'emmener à la clinique et de le laisser seule toute une nuit, si loin de la maison, j'ai préféré demander à Cécile, notre véto, de pratiquer la chirurgie à domicile.

Cette situation possède certes d'avantage de risques qu'en clinique, mais nous avons grande confiance en Cécile.

 

Cactus se réveille tranquillement, dans les bras de Cécile !

 

C'est donc sans problème que s'est déroulée la castration de Cactus. Les soins qui ont suivis n'ont posé pas de soucis, et le caractère de notre ânon s'est rapidement apaisé ! Une semaine après, il jouait comme si de rien n'était avec son frère Bambou, ainsi que Bambino et Toto, les copains !

Il reste une belle fripouille mais est devenu bien plus gérable !

Très joli notre Cactus ! Il a aujourd'hui 9 mois, c'est un ânon en pleine forme, joueur, taquin et espiègle ! Nous l'adorons !

 

Eliott, chien de garde devenu chien de salon !

Après avoir été plusieurs fois interpellée à propos d'un chien très maigre, je me mettais en quête d'une famille d'accueil avant de faire quelque intervention que se soit, bien consciente de la taille de l'animal. Il s'agissait d'un dogue allemand attaché à une niche dont l'état de maigreur était préoccupant et je n'avais pas la possibilité de l'accueillir chez moi dans la mesure où je venais d'adopter Ourka, déjà de très grande taille. Il n'était donc pas question de mettre la charrue avant les bœufs !
Je me suis très vite souvenue d'un couple d'amis qui avaient adopté, il y a pas mal d'années, un dogue allemand chez nous et dont le décès avait été pour eux un véritable crève cœur. Je prenais donc contact en leur proposant de devenir famille d'accueil pour un dogue dont je ne savais rien et que je n'étais pas du tout sûre de pouvoir enlever. Tout ça semblait très aléatoire, mais c'était sans compter sur ma détermination !
Donc, un beau matin pluvieux, je décide d'aller voir le chien et de discuter avec le propriétaire, Camille et Anthony m'accompagnent, c'est une manière pour eux de s'initier à la bonne marche d'une enquête.
Dès l'arrivée sur les lieux, le chien sort de sa niche et nous ne pouvons que constater sa maigreur.
Je me dirige vers le propriétaire, me présente et lui parle aussitôt de son chien et de son état, y allant avec des pincettes pour ne pas le braquer. Je voyais bien qu'il était un peu chatouilleux étant donné que déjà plusieurs personnes avaient fait la démarche en se montrant plutôt agressives. Il m'assure qu'il nourrit très bien son chien, avec des croquettes de qualité et qu'un vétérinaire suit l'animal et qu'il ne comprenait pas pourquoi il ne grossissait pas. Le dialogue a pu s'instaurer sans problème et j'ai pu lui expliquer que je connaissais bien les dogues pour en avoir eu plusieurs, et que cette race de chien fonctionnait surtout à l'affection et aux relations avec la famille.
Pour situer l'histoire, il faut préciser que le propriétaire et sa famille sont en train de construire une immense maison de bois, qu'ils vivent en attendant dans un mobil home avec leurs enfants et qu'il n'y a pas de place pour Eliott. Les enfants sont petits, pas en mesure de jouer avec un aussi grand chien et les parents travaillent du matin au soir.
Je suis persuadée que notre loulou pourrait s'épanouir et de ce fait reprendre du poids dans une famille qui lui donnerait du temps et d'avantage d'affection et j'en fais part à mon interlocuteur.
Ce monsieur n'est pas un sauvage, il n'a simplement pas pris la mesure du drame que vit ce pauvre chien et je sens qu'il n'est pas contre le fait de le placer.
« Je ne vous connais pas, me dit-il, je ne veux pas donner Eliott au premier qui passe, il me faut des garanties », c'est alors que je lui propose de téléphoner à son vétérinaire qui me connaît bien et qui pourra le renseigner, aussitôt dit, aussitôt fait ! Bien sûr, ce dernier lui brossa un tableau de ma personne on ne peut plus « digne de confiance » et un quart d'heure après, les papiers étaient au nom du refuge et Eliott dans la voiture. Vite fait et bien fait, les jeunes ont dit : « Voilà une affaire rondement menée ! »

Eliott au refuge, avant que nous l'emmenions dans sa nouvelle famille.

Dans quelques kilos, il deviendra magnifique !

 

Après 2 mois et demi dans sa famille d'accueil, Eliott ne sera plus en accueil mais tout simplement en famille car Roger et Josiane ont craqué et décidé de l'adopter définitivement.

Notre grand garçon profite désormais d'un confort bien mérité ; une vraie vie de pacha !!!

A ce jour, il a 3 ans et demi et a déjà pris 7 kilos depuis le 30 mars. Son poil est devenu brillant, il respire la santé et la joie de vivre, par contre il a perdu ses attributs car je l'ai fait castrer la semaine dernière, c'est une opération que nous pratiquons automatiquement, nos chiens et chats adoptés sont tous stérilisés.

 

Eliott chez le vétérinaire, le jour de la castration.

Tout s'est très bien passé !

 

Il vit avec 6 autres chiens de petites tailles, tous issus de sauvetages, deux chats et donne beaucoup d'amour à sa nouvelle famille ; c'est un amour de chien ! Il doit encore prendre quelques kilos, rien ne presse.
Je suis très heureuse de ce dénouement que je considère comme un vrai sauvetage venant s'ajouter aux nombreux autres .

 

Bonne continuation Eliott, Josiane et Roger et toute leur tribu !

Nouvelles de Jenny

Vous souvenez-vous de Jenny, pauvre ponette décharnée, squelettique et rongée par les poux ? Notre petite louloute a désormais bien changé ! Il nous a fallu 3 traitements puissants pour éradiquer ces parasites, et une nourriture riche et abondante, fractionnée en plusieurs repas dans la journée, afin de le redonner de jolies rondeurs. L'herbe du printemps lui a été également très bénéfique !

AVANT !!! (26 avril 2013) APRES !!! (28 juin 2013)

 

Jenny affirme un caractère bien trempé, c'est une véritable fripouille ! A 30 ans, et après tout ce qu'elle a vécu, elle a une pêche étonnante et son moral est au plus haut !

Longue vie à toi petite puce, nous espérons te garder encore plusieurs années avec nous !

Quant à sa copine PECHARA, que nous avons récupéré en même temps afin qu'elle ne subisse pas un bien triste sort, est aussi en pleine forme. Son ventre grossi à vu d'oeil, sa gestation semble désormais évidente ! Notre inquiètude demeure néanmoins car malgré des tentatives de sociabilisation, Péchara reste très sauvageonne. Distante, elle semble terrorisée par l'être humain... Cela risque de nous poser problèmes avec son poulain, si elle nous empêche de l'approcher... Nous avons encore quelques mois devant nous pour adoucir la belle !

 

Le beau Urgel rejoint sa nouvelle famille

Samedi 22 juin, nous embarquons Urgel dans le van, en direction de sa nouvelle maison. En effet, notre beau anglo-arabe a été un véritable coup de foudre pour Manon et Ghislain, ses adoptants. Il est désormais installé sur une belle propriété de 80 hectares, à quelques dizaines de km du refuge.

Les demandes d'adoptions pour Urgel ont été nombreuses ; mais ce magnifique cheval est loin d'être facile, c'est pourquoi nous avons pris le temps de bien réfléchir à la meilleure place pour lui.

Nous espérons qu'il sera au mieux chez Ghislain ; nous passerons le voir et prendre de ses nouvelles régulièrement.

Urgel est arrivé au refuge en septembre 2012. Entier, ce magnifique cheval appartenait à une famille de gitans qui, coutumiers du fait, le laissait divaguer à droite, à gauche. Récupéré par la fourrière, Urgel n'était pas pucé ; c'est pourquoi il nous a été confié.

Urgel découvre son nouvel environnement !

 

A 5 ans, Urgel est débourré mais reste un jeune cheval en manque d'expérience. Il est néanmoins très bien dans sa tête et très à l'écoute. Il a seulement besoin qu'on l'aide à canaliser son énergie et sa fougue, typique des chevaux de cette race. Nos jeunes adoptants auront donc un peu de travail avant d'en faire un parfait cheval de loisir ! Nous souhaitons beaucoup de bonheur à Manon et Ghislain avec leur nouveau compagnon.

Il vit avec Pompon, un âne de 12 ans, très sympa ! Après avoir passé quelques jours de chaque côté de la clotûre, nos deux compères ont fait connaissance et ont été installé ensemble dans un grand parc très herbeux. A notre grande surprise, tous les deux s'entendent déjà à merveille ! (nous avions de grandes craintes ; chevaux et ânes ne s'entendent pas toujours).

 

Longue vie à toi mon bel Urgel ! Nous passerons te revoir prochainement.

Voilà donc de belles et longues nouvelles, j'espère que tout cela vous a plu ! Je ne cesse de vous remercier pour votre fidélité, et vous dit à très bientôt !