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Nouvelles du jour ! - Mai 2013

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Bonne visite !

 

15 mai 2013

Assemblée Générale de l'Association C.H.E.V.A.L. : samedi 8 juin 2013

Mes chers amis, je peux vous assurer que ce n'est pas vraiment facile de gérer un refuge de l'importance du nôtre et j'avoue que depuis la fin de l'année dernière c'est un peu, pour moi, la traversée du désert aussi bien moralement que financièrement !
Comme beaucoup d'entre nous ont pu le constater, l'hiver a été très long, particulièrement humide et générateur de boue. Nos chemins n'étaient plus praticables, et les véhicules ont cassé les uns après les autres, heureusement que notre garagiste est un ami et qu'il sait attendre sinon nous aurions été à pied, merci Alain. Nous venons de finir les réparations du tracto-pelle et Jean-Claude, pourtant très fatigué, a commencé à refaire les chemins dès le soleil revenu.
Nos vieux chevaux ont aussi souffert de leur membres arthrosés, et comme vous le savez, nous en avons perdu quelques-uns. Mais la roue de la vie s’arrête un jour et plusieurs d'entre eux sont partis à des âges canoniques, laissant malgré tout un grand vide, pour nous et aussi leur compagnon de parc. Je le répète, notre cheptel est très vieillissant et malgré l'attention que nous leur portons, ils ne sont pas éternels.
Dans un autre registre, je vous annonce que nous aurions beaucoup de plaisir à vous recevoir au refuge pour notre assemblée générale décidée un peu à la hâte, au milieu d'un emploi du temps bien chargé.
Elle se tiendra donc chez nous, en espérant avoir un beau soleil car j'aurais aimé la faire dehors dans notre bel environnement, le samedi 8 juin à partir de 14 heures. Vous y êtes tous les bienvenus, nous parlerons  de la trésorerie, bien mise à mal ces dernières années (rapport des comptes), du règlement intérieur, du renouvellement du bureau, du rapport moral bien sûr et vous pourrez poser vos questions. Votre cotisation devra être à jour.
Je vous dis donc à bientôt, au plaisir de cette rencontre.

Certains d'entre vous n'ont pas encore en leur possession leur reçu pour la déduction fiscale et j'en suis désolée, j'en envoie chaque semaine mais j'ai du mal à arriver au bout. A mon avis tout sera parti d'ici la fin de la semaine prochaine.
De toutes les façons il n'y a pas d'urgence du tout puisque, comme vous le savez (ou pas!), la réglementation a changé et, depuis cette année, nous ne devons plus envoyer les justificatifs mais les garder au moins 3 ans en cas de contrôle, voilà qui va bien m'arranger !
Ici, c'est toujours la course et le travail de bureau est absolument inimaginable, ça en devient angoissant ! N'oublions pas que nous avons encore jusqu'à la fin mai pour faire nos déclarations et fin juin pour ceux qui la font par internet.
L'état nous prend de l'argent tous les jours par le biais de très nombreuses taxes, ne soyons pas si pressés de lui en donner encore plus, prenons notre temps !
Donc pas d'inquiétude, les derniers courriers partiront dans quelques jours, je vous remercie pour votre compréhension.

Encore un grand merci à l'équipe qui  permet au refuge de perdurer aussi bien que faire se peut.

Jenny, sauvée "in extremis" !

Lorsque j'ai vu sur internet la photo de la pauvre ponette, j'ai vraiment eu un choc !

 

Cachectique, pouilleuse, à demie pelée, j'ai vite remarqué qu'il n'y avait pas foule au portillon pour la récupérer ! Certes, le moment n'est pas propice aux nouvelles entrées mais il y a des cas où il est difficile de se voiler la face et laisser ce pauvre petit être mourir à petit feu. Je n'ai pas réfléchi longtemps et, après avoir appris qu'elle se trouvait près de Montpellier, j'ai pensé que je ne pouvais faire autrement que d'aller la chercher, étant à peine à 90 kilomètres. C'est comme ça que le 25 avril, le van attelé, je partais pour le département de l'Hérault, sur le coup des 14 heures.

Ce fut une véritable épopée, je dirai même le parcours du combattant. La route était très encombrée, avec des travaux par-ci, par-là, et, cerise sur le gâteau, un lieu de rendez-vous complètement introuvable. Pour finir, après plus d'une heure de galère à tourner en rond et faire demi-tour sur demi-tour (avec le van, pas facile!) j'ai fini par appeler les propriétaires qui m'ont indiqué un autre itinéraire qui ne m'a pas plus réussi que le premier. Au plus je roulais, au plus je m'éloignais et, pour ma décharge, il faut dire que les abords de Montpellier, ça ressemble à l'enfer, avec une circulation des plus intenses et des automobilistes pour le moins, peu courtois ! Pour en finir, j'ai demandé à la propriétaire de bien vouloir venir me chercher à un point déterminé non loin de l'endroit où je me trouvais et j'étais rassurée de savoir que ma tension nerveuse allait enfin baisser ! C'était bien sûr sans compter sur un bouchon énorme qui immobilisait les véhicules dans les 2 sens à cause d'un accident qui paraissait grave. Me voilà donc déviée dans le sens contraire de mon point de rendez-vous alors que les autres étaient déviés aussi d'un autre côté. J'ai cru devenir folle.
Finalement, grâce au téléphone portable nous nous sommes enfin retrouvés et j'ai été conduite vers les pauvres petits abandonnés et là, je me suis rendu compte à quel point j'avais bien fait de venir, il était plus de 18 heures !

Jenny, petit être squelettique n'est plus que l'ombre d'elle même ! La peau sur les os, certes, mais la peau au sang à cause des poux. Cette petite ponette nous a été donnée pour 23 ans, mais suite à un examen dentaire réalisé par notre vétérinaire, elle aurait en fait plus de 30 ans.

Triste état de Jenny, squelettique et rongée par les poux.

 

Il y a une autre ponette attachée de court et un mâle entier de très petite taille qui, d'après les propriétaires attendait ses acheteurs. Tout en chargeant Jenny, j'ai demandé s'ils allaient détacher l'autre ponette qui ne pouvait ni boire ni manger et la femme m'a dit qu'elle attendait que quelqu'un ait envie de la prendre car elle avait des enfants à nourrir et ne pouvait acheter du foin. Je n'avais donc pas tout vu ni tout entendu ! Je leur ai dit que si elle devait mourir à petit feu au bout de la corde, il valait mieux que je la prenne et aussitôt dit, aussitôt fait.

Elle s'appelle Pechara, elle n'est pas en si mauvais état que l'autre mais complètement ensauvagée et  très craintive et comble de malheur probablement gestante.

Ses oreilles "crantées" tend à prouver qu'elle vient d'Espagne, où elle a sans doute naviguer de maquignon en maquignon ; ces derniers n'étant pas franchement réputés pour leur douceur envers les équidés !!!

Il lui faudra du temps pour pouvoir à nouveau faire confiance à l'humain.

 

Très curieuse mais sauvageonne, il va nous falloir du temps et de la patience pour "apprivoiser" notre petite Pechara.
Probablement gestante, il est primordial que la future Maman soit sociabilisée avant l'arrivée du poulain ! Pour l'instant, elle s'adapte tranquillement au refuge.

 

Je ne réfléchis pas plus, il est tard et me voilà repartie avec les 2 petites mères, au lieu d'une !
J'ai eu droit ensuite aux embouteillages traditionnels du soir à Montpellier.
J'ai su, après coup que la seule baignoire d'eau croupie malodorante se trouvant sur le lieu de vie des poneys avait servie à laver le cochon que les gens avaient tué quelques jours avant. J'ai eu envie de vomir, j'y avais trempé les doigts dedans !!! Il y a quand même de drôles de gens, c'est le moins qu'on puisse dire !

Nous sommes enfin arrivées après 20 heures, on pourra dire, à bon port !

Dès le lendemain, nous passons Jenny au traitement pour les poux, puis un second traitement 3 jours pus tard. Notre petite ponette semble bien soulagée et cesse de se gratter au point de s'arracher la peau.

Séance d'épouillage ! Le poil s'en va par plaques avec l'éponge ! Sous sa crinière, des croûtes jaunes plus ou moins purulentes

 

A bientôt pour d'autres nouvelles, nous allons essayer de redonner vie à Jenny, et redonner confiance à Pechara !

Pour l'anecdote, voici la découpe des carottes et des pommes, friandises et vitamines données au quotidien à Jenny ! Elle adore ça, bien évidemment !

 

Julie revient au refuge !

Julie, une jolie ponette blanche de 24 ans, a été adoptée au refuge il y a un peu plus de 4 ans. Elle vivait en compagnie d'un autre cheval ; chouchoutés et très gâtés, les deux gaillards profitaient d'un grand terrain très herbeux ! Quoi de mieux pour eux, nous direz-vous ?! C'était sans compter le tempérament très fugeur de notre Julie, qui a mené la vie IMPOSSIBLE à ses adoptants !!! Sans cesse en divagation malgré l'herbe en abondance et des clotûres correctes, allant jusqu'à rentrer chez les voisins et dévaster les fleurs des jardins, elle est devenue ingérable ! La décision fut donc prise de la ramener au refuge.

Julie est arrivée toute ronde, très bien soignée, elle n'a manquée de rien. C'est bien dommage pour elle, la voilà "punie" dans un parc bien clotûré (clotûre haute et très bien électrifiée) ! En très bonne santé, coquine mais super sympa, notre ponette bien coquine pourrait éventuellement être ré-adoptée pour tenir compagnie à un autre équidé par exemple, à condition d'avoir d'excellentes clotûres ! A noter que Julie n'est pas montable.

Jolie Julie toute ronde ! Elle a fait connaissance de son voisin, notre mulet Bounty !

 

Kentucky nous quitte...

En avril dernier, nous vous annoncions la mort de GRINGO, notre grand marthyr, brûlé vif il y a plusieurs années. Ce dernier s'est endormi à plus de 40 ans, laissant derrière lui son grand copain KENTUCKY, ayant eu avec lui plus de 10 ans de vie commune. Ils ont tout d'abord vécu ensemble chez leur propriétaire puis nous les avons récupéré chez ce monsieur, incapable physiquement et mentalement de s'occuper correctement des chevaux. Depuis octobre 2007, nos deux inséparables profitaient d'une retraite bien paisible au refuge.

Suite à la perte de son compagnon, nous avons installé notre Kentucky avec Danceur, un adorable hongre de 27 ans. Tous deux s'entendaient très bien et sont vite devenus très proches. A 37 ans, Kentucky était jusqu'alors encore en pleine forme, il restait rond toute l'année, gardait un moral et une pêche incroyable. Il ne semblait pas particulièrement souffrir d'arthrose ni d'autres pathologies dues à son âge. Bref, un cheval au top ! Mais depuis la disparition de Gringo, et malgré sa bonne entente avec Danceur, nous constations que Kentucky déperrissait doucement. Maigrissant à vue d'oeil malgré des rations riches et copieuses, notre très vieux garçon nous montrait pour la première fois des signes de faiblesse...

A 37 ans, Notre Kentucky était encore tout rond !

Jusqu'à ce vendredi 3 mai où il a été victime d'une crise cardiaque. A peine une heure avant, il avait reçu sa ration de nourriture du soir, son comportement était tout à fait normal, tout allait bien. Le hasard a fait qu'Anthony et Camille étaient vers son parc pendant la soirée, Kentucky a tout d'un coup été très agité, galopant dans tous les sens, jusqu'à s'effondrer. Il s'est endormi calmement quelques minutes plus tard, bien entouré et sans souffrances.

Notre chagrin est immense ; nous aimions beaucoup ce grand cheval très attachant. Nous avons beau avoir conscience de l'âge canonique de certains de nos protégés, nous ne sommes jamais vraiment prêts à les voir partir... Malgré tout, nous sommes "soulagés" de le voir s'endormir ainsi, naturellement. C'est la plus belle mort que nous pouvons souhaiter à nos très vieux loulous.

Kentucky a désormais rejoint son grand copain, là où il ne souffre plus.

Au revoir mon Grand Garçon, nous t'aimions tant...

 

Porthos nous fait une grosse frayeur !

Depuis que le refuge existe, nous savons que les problèmes de santé de nos chers chevaux, nous tombent dessus de préférence le week-end et je vais, une fois de plus vous le démontrer.
Vendredi dernier, vers 19 heures je vois arriver Camille avec notre brave Porthos en main et déjà j'ai commencé à m’inquiéter.
A priori, le cheval était en train de faire une obstruction œsophagienne et se trouvait vraiment bouché, rejetant par ses naseaux, liquide et nourriture extrêmement violemment et j'ai tout de suite compris que la nuit risquait d'être mouvementée !
Après avoir fait les injections d'usage, j'ai longuement et énergiquement masser l’œsophage, relayée par l'équipe car c'est extrêmement fatiguant, sans obtenir le résultat escompté mais observant une légère amélioration. Quelques traces sanguinolentes m'ont incité à mettre en place, illico, une couverture antibiotique puissante par précaution et je n'ai pas eu à le regretter.
Il faut savoir qu'à partir de 19 heures, le vendredi soir, nous avons à faire au vétérinaire de garde et ce n'est pas forcement notre cabinet. En plus ils sont débordés et les week-end mouvementés, il y a souvent beaucoup d'attente, alors, si je peux me débrouiller, c'est préférable.
Mais le lendemain, le bouchon persistait et j'ai appelé la clinique, notre véto, Cécile a pu se déplacer en personne et nous étions rassurés car nous lui faisons entière confiance.
Même avec la sonde œsophagienne ça a été laborieux et j'étais satisfaite d'avoir pensé aux antibio au bon moment, je crains toujours dans ces cas là que quelques bribes passe dans les poumons.
Après cette pénible prestation qui fut un peu douloureuse, Porthos s'est mis en colique ; au début, n'ayant pas de transit au stéthoscope, j'ai d'abord pensé que c'était lié à l'obstruction mais plusieurs heures après rien n'avait changé. Il a fallu redoubler de piqûres et aussi de petites marches toute les 2 heures car cette fois, j'étais certaine que les intestins ne fonctionnaient pas. C'est vrai que c'est assez peu fréquent qu'il y ait les deux en même temps, mais pas de chance, nous étions bien devant une stase.

Pas très en forme notre garçon, lui qui est d'habitude si énergique et plein d'entrain...

 

Tout ça pour vous dire qu'il a fallu presque 4 jours pour résoudre définitivement le problème et enfin, crier victoire ! Le 4 mai, à minuit juste, Porthos s'allégeait d'un magnifique crottin et dans la foulée j'envoyais plusieurs SMS sur mon portable pour annoncer la bonne nouvelle !
La dernière piqûre a été faite le 10 et notre papy a rejoint son parc et sa copine Câline. Oui, j'ai bien dit papy car Porthos est dans sa 37ème année et c'est la raison pour laquelle j'étais particulièrement inquiète. C'est un cheval merveilleux, un des plus gentils du refuge et nous avons eu très peur !

Il fait partie d'un camion en provenance du Portugal arrivé au refuge il y a 16 ans. Tous avaient dépassé les 20 ans et partaient pour la boucherie, Porthos était très boiteux à cause d'un pied-bot à l'antérieur gauche mais il se débrouille et passe une super retraite en nous donnant beaucoup d'affection. Longue vie à toi mon bonhomme !

 

Bienvenu OURKA !

Ourka est un Léonberg X Malamut de 4 ans. Ses yeux vairons, un peu surprenants au premier abord, lui font un charme certain ! C'est un amour de chien !

Le 28 février dernier, je perdais mon fidèle TCHANGO à l'âge de 11 ans passés. Presque 3 mois ont passé et pourtant, il me hante toujours, je pense à lui le matin, le midi, le soir, il me manque, c'est terrible... Mais la vie continue et il me faut m'accrocher. Suite à cette douloureuse perte, vous avez été nombreux à m'envoyer des annonces concernant des Cane Corso à sauver, sachant que j'aime particulièrement cette race de molosse. Je vous remercie chaleureusement pour votre gentillesse à tous. J'avais certes, l'intention de venir en aide à un cane abandonné dans un bref délai car la souffrance n'attend pas. Mais les aléas de la vie en ont voulu autrement, une dame très malade m'avait contactée pour savoir si je pourrai prendre un de ses chiens ou chats après sa mort, son vœux le plus cher étant de trouver famille à ses enfants-animaux avant de mourir. C'est vrai que j'avais plus ou moins promis !
Début avril, j'ai appris que cette personne n'avait plus que quelques jours à vivre et que son vœux le plus cher serait que je prenne son chien Ourka.
Que dire, que faire ? Sinon de dire oui, je vais essayer de donner à Ourka le meilleur pour que la perte de sa maman lui soit plus douce. Quelques jours plus tard, Ourka nous rejoignait au refuge. C'est un amour mais il est très inquiet et en guise de petit chien, il est plus grand que GUCCI !

L'arrivée d'Ourka au refuge. D'un naturel très inquiet, il a eu besoin de temps pour s'adapter. A ce jour, il se sent très bien chez lui !

 

Bienvenu mon garçon ! Tu es bien différent de mon Tchango, mais tu mérites amplement ta place au sein de ma vie. Très fidèle, voire même un peu trop "pot-de-colle" par moment (je ne peux pas faire un pas sans qu'il me suive !), tu es un très bon loulou et je t'aime déjà très fort ! Paula.

 

Ainsi s'achève notre mise à jour bien garnie, pleins d'informations, des bonnes comme des mauvaises nouvelles, c'est comme d'habitude le quotidien du refuge.

Nous vous donnerons très bientôt des nouvelles toutes fraîches, en vous présentant ELIOTT, chien dogue allemand que nous avons récupéré il y a 15 jours, mais aussi de SAFRAN & YEGUA, deux chevaux que les Haras Nationnaux d'UZES ne pouvaient plus garder ; ils nous les ont donc confiés.

A très bientôt donc, et encore merci à tous pour votre fidélité !