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Nouvelles du jour ! - Novembre 2012

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14 novembre 2012

Un grand bonjour !

Depuis quelques semaines, l'hiver montre son nez avec soudain des températures très basses, et même quelques gelées matinales ! Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, nous avions encore 20 degrés l'après-midi ! La transition est difficile, pour nous comme pour nos chevaux ; de ce fait nous avons déjà du ressortir les couvertures pour protéger nos pensionnaires les plus fragiles (un mois plus tôt que l'année dernière !). Mais cette année, nous sommes un peu plus confiants face à l'hiver, aussi rude soit-il, car avec 14 nouveaux abris construits depuis l'an dernier, beaucoup plus de nos pensionnaires passeront la mauvaise saison au sec. Nous en sommes vraiment ravis, et rassurés. Il manque encore quelques abris à construire mais d'ici 1 an j'espère, l'intégralité des parcs en disposeront. C'est formidable !

Manifestation ANTI-CORRIDA

Le 20 octobre dernier, tout semblait se liguer contre nous. D'un côté, Météo-France ne cessait d'annoncer depuis 4 jours des trombes d'eau et même des épisodes cévenols et de l'autre des personnes mal intentionnées s'évertuaient à faire courir le bruit que la manif de Nîmes était annulée au profit de celle de Paris ! Voilà de quoi décourager un régiment mais le vent a très vite tourné en notre faveur et, dès notre arrivée le soleil a commencé à percer, faisant monter la température à plus de 25° ce qui nous a permis d'arborer fièrement nos beaux tee-shirt à manches courtes de l'Alliance sans avoir le moindre frisson.

 

Puis le cortège s'est ébranlé jusqu'aux arènes, certains brandissant des pancartes très parlantes et et scandant des slogans contre la corrida, dans une ambiance festive et colorée très significative de cette région du sud !
Devant les arènes, nous avons formé "CORRIDA STOP" en lettres humaines et c'était très émouvant. Quelle bonne idée, c'était vraiment génial !

 

Certes nous n'étions pas tout à fait 500 (comptage fait sur place) mais cette manif était de qualité, avec des gens sincères et déterminés et pour ma part, je n'ai pas été déçue, sachant que c'était la deuxième de cette année 2012 à Nîmes et qu'il y avait deux autres manifs.

Peu nombreux mais néanmoins présents !

 

Alors bravo à Claire et ses bénévoles pour cete organisation sans faille et sachez que nous serons toujours là pour dire non à la torture dans les arènes.

 


Un nouvel abri pour nos poneys !

Le mois dernier, nous vous présentions Tipiak, petit poney perdu à Nîmes. Nous vous avions annoncé notre projet de construire un abri et de nouvelles clotûres afin de pouvoir mettre Tipiak dans le même parc que Pirlouit. Choses promises, choses dues !

Construction de l'abri.

 

Le nouvel abri est construit, ainsi que des clotûres adéquates pour maitriser Tipiak, vilain fugueur ! Nous sommes un peu déçus car nos deux crapules ne s'entendent pas comme nous l'aurions souhaité ; ils n'ont aucune agressivité l'un envers l'autre mais ont plutôt tendance à faire "bande à part", chacun dans un coin du parc. Le temps fera sans doute son oeuvre et ils finiront très copains, c'est sûr ! Déjà, nous les avons surpris tous les deux sous l'abri, un jour de pluie ! Pour le moment ils ne veulent pas manger ensemble, mais ça viendra vite !

Bien installés, nos deux compères sont ravis !

 

Merci Jean-Claude, Jean-Pierre et Chacha pour leur formidable travail !!!


Bienvenue URGEL !

Remontons un peu le temps ! Le 30 septembre dernier, nous accueillons au refuge le beau URGEL, un anglo-arabe de 5 ans, entier ! Ce petit cheval entier, mis en fourrière par la mairie de Perthuis dans le Vaucluse, appartenait à des gitans qui, coutumiers du fait, le laissait divaguer à droite, à gauche.
Beaucoup de campements de gitans sont établis dans ce coin du département, faisant plus ou moins du trafic avec toutes sortes d'animaux et les habitants en ont assez.
La petite association de Perthuis en la personne d'Anita, sa présidente, a donc fait le nécessaire pour que le cheval soit mis en lieux sûr, ses côtes étaient bien saillantes et il n'aurait pas fallu longtemps pour qu'il devienne vraiment maigre.
Par chance pour lui, Urgel n'était ni pucé, ni identifié et de ce fait, personne n'était en mesure de le réclamer, seule une association de protection animale pouvait prétendre le récupérer mais il n'y avait pas grand monde qui se bousculait au portillon.

C'est comme cela que nous sommes partis, Jean-Claude et moi, le dimanche 30 septembre en direction de la Provence et c'est vrai que Perthuis, ce n'est pas vraiment la porte à côté !
Après 3h et demie de route avec le van, nous sommes arrivés dans un centre équestre où Urgel était très sommairement installé.
Nous avons donc embarqué l'animal qui, au demeurant semblait bien calme pour un petit entier. La mairie m'a remis les papiers de cession en bonne et due forme et nous voilà en possession d'un joli petit chou qui a eu bien de la chance d'échapper à une destinée à laquelle je préfère ne pas penser !

J'en ai profité pour aller voir un cheval en danger dans une pension très proche et là, j'ai cru cauchemarder. C'était l'horreur ! Je me suis demandé comment on pouvait payer 250€ pour mettre un cheval en pension dans un tel endroit. Les paddocks exigus étaient d'une saleté repoussante, comme tout le reste et les pauvres chevaux avaient un air profondément triste, prostré dans 10 ou 15 cm de boue et de crottin, en plein terrain vague sans un arbre, juste un minuscule abri fait de bric et de broc, enfin, un genre de prison sordide où la nourriture ne semblait pas être très abondante.
Mais que dire ? Que faire ? Pas de maltraitance avéré mais une succession de négligences et un appât du gain, de la part des propriétaires, bien évident. Me voilà encore repartie angoissé, Jean-Claude était outré et c'est encore un coup de plus à notre moral !

Revenons à notre petit nouveau, le voyage s'est bien passé, j'avais délégué les biberons de la journée et Cactus n'a manqué de rien, je suis arrivée juste pour l'avant dernier du soir !

Depuis, Urgel a été castré, identifié, c'est un gentil petit cheval, agréable à regarder et parait-il, débourré. Rapidement inquiêt (et aussi un peu comédien !), il faut souvent l'apaiser et le rassurer, mais il n'a aucun vice et peut aussi se montrer très câlin. Il sera très vite à l'adoption et pourra faire le bonheur d'une famille.

 


Au revoir, mon beau Cheyenne...

Le samedi 27 octobre fut une bien triste journée pour toute l'équipe... Durant la nuit, un orage terrible a grondé, la foudre est tombée à plusieurs reprises plongeant le refuge dans le noir complet, le vent s'est mis à souffler très fort, certains chevaux ont henni mais en principe ils n'ont pas peur de l'orage. Au petit matin, lors de la distribution habituelle de nourriture, Camille se rend compte que notre Cheyenne manque à l'appel. C'est très inhabituel ; Cheyenne est un grand gourmand et il est toujours le premier dans son abri pour réclamer sa ration ! Il n'est que 7h20 du matin, il fait encore nuit noire et c'est donc à la faible lumière de la frontale que Camille cherche le disparu... Rapidement, elle distingue une masse sombre au milieu de parc, au sol. Très inquiète, elle s'en approche mais réalise rapidement que le corps de Cheyenne est complètement inerte. Il n'y a aucune trace de lutte, Cheyenne ne s'est pas débattu, il n'a pas souffert, et l'hypothèse d'une crise cardiaque est immédiatement avancée. On ne s'y attendait pas du tout car, bien que sa boiterie ait pris des proportions ces derniers temps,  notre chouchou était en bonne santé, son moral et sa joie de vivre était évidente ; lui et sa compagne Sarah aimaient se réfugier dans leur confortable abri à la moindre alerte du temps et y prenaient leurs repas faisant preuve d'une parfaite entente.

Des photos souvenirs ; Cheyenne il y a quelques années.

 

Cheyenne arrive au refuge En 1995. Un coup de téléphone en provenance de la Suisse m'avait beaucoup émue, Cheyenne, âgé d'à peine 15 ans était devenu boiteux à cause d'une importante tendinite et voué à la boucherie car inutile.
Son ancienne propriétaire essayait par tous les moyens de trouver une chute heureuse à ce cheval qui lui avait appartenu auparavant et pour lequel elle avait gardé une certaine affection.

C'était les débuts de notre association, sur le premier lieu de vie du refuge. A l'époque nous n'avions qu'une trentaine de chevaux et il était certes plus facile de dire oui quand un cheval était en détresse.
J'ai donc accepté d'accueillir le beau  Cheyenne pour le meilleur et pour le pire et j'avoue que le temps qu'il a passé avec nous fut « le meilleur » !
Après un après-midi de camion, il est arrivé, un peu avant minuit, très fatigué et surtout très boiteux
Sa boiterie était sérieuse et handicapante et il posait à peine son postérieur gauche.
Ce beau cheval noir, chaussé de 4 balzanes blanches qui fut d'abord un émerveillement pour les yeux, se révélait en grande souffrance et très vite la décision de le faire opéré fut prise car le vétérinaire nous assurait 10 ans de tranquillité minimum et ça valait vraiment la peine pour lui.
Ce fut un succès total, au bout de 2 mois Cheyenne marchait pratiquement normalement et son statut de retraité au repos lui a autorisé une convalescence plus que prolongée !

Voilà notre Cheyenne le 12 août 1995, bien que sa robe soit plus claire, on reconnaît bien sa liste blanche et ses balzanes haut-chaussées. Il adorait que je lui gratte le front, c'était pour lui un tel plaisir qu'il en fermait les yeux !

 

Puis il a passé allègrement la trentaine malgré une arthrose installée de son postérieur, qui le faisait boitiller occasionnellement aux changements de temps, comme beaucoup de vieux chevaux.
Adorable avec les humains et aussi avec ses congénères, il n'a jamais posé quelque problème que ce soit et tout le monde aimait Cheyenne !

Pour toute l'équipe, ici, la disparition de notre "Chéché" est d'une grande tristesse mais pour moi c'est un vrai chagrin. Il représentait les débuts de l'asso et du refuge, il était un pionnier, et quel pionnier ! Toujours beau (jusqu'au bout d'ailleurs), avec un port altier, il était souvent remarqué pour sa belle allure, son poil noir brillant (plus clair les premières années) et aussi pour sa grande gentillesse. Il avait gardé longtemps sa belle musculature de cheval de sport avec un poitrail impressionnant, sans oublier ses quatre balzanes blanches, haut-chaussées, c'était vraiment la grande classe !

Des photos récentes de notre garçon.

On y voit bien ses postérieurs déformés, mais il est toujours resté si beau !

 

Encore un qui restera à tout jamais gravé dans nos cœurs et nos esprits, je crois pouvoir dire qu'il a été comblé avec nous et je suis heureuse de lui avoir donné presque 20 ans de plus, 20 ans de douce retraite sans une seule ombre au tableau.
Merci Chéché d'avoir été aussi extraordinaire, repose en paix.

J'aimerai que tous ces chevaux que nous aimons puissent partir un jour, comme Cheyenne, sans souffrance, d'un arrêt cardiaque, c'est la mort la plus douce !
Cet hiver en cours risque d'être très dur pour certains de nos vétérans très avancés en âge et nous risquons malheureusement, d'en voir partir certains, c'est horriblement triste mais c'est la roue de la vie !

Au revoir, mon brave garçon. Nous t'aimions tous beaucoup, adorable et attachant, vraiment tu étais un cheval idéal, et tu nous manqueras beaucoup.


Cactus grandit !

Tout le monde a bien sûr eu connaissance de l'arrivée de Cactus au refuge, petit ânon orphelin, le 17 septembre dernier. Si les débuts ont été difficiles, les doutes et l'inquiétude toujours présents, désormais nous sommes bien soulagés !

Mais oui, il est sauvé, mais oui, il va très bien, mais oui je suis très fatigué mais qu'importe le but semble atteint, notre petit dernier est en pleine santé, il a triplé de volume, c'est maintenant un grand garçon de 2 mois !
Nous commençons à avoir quelques différents, pas bien graves mais je dois un peu sévir car nous rentrons bientôt dans l'adolescence, et, comme tous les ânons-biberon, il commence à faire son petit dominant, à mordre un peu plus fort, à vouloir sortir quand il faut manger et nous sommes quelquefois en conflit mais notre amour mutuel reste le plus fort, comme les grands moments de câlins ! Je remarque d'ailleurs qu'il est beaucoup plus affectueux que son frère, j'espère que ça va durer.
Son papa, Jean-Claude en est gaga, au point de me remplacer quelquefois la nuit lorsque je suis trop fatiguée et j'avoue que c'est une bonne chose.

Jolie photo de famille !!!

 

Bébé passe du temps en liberté dans le refuge, il est plus facile que son frère Bambou et fait moins de bêtises. Il a une passion pour les voitures contre lesquelles il se frotte avec un plaisir incroyable, il faut d'ailleurs faire très attention lorsque l'on arrive car il n'hésite pas à se jeter sur les véhicules, ça, c'est particulier, nous découvrons !

Malgré quelques pluies violentes qui nous ont plongés dans la boue, nous avons la chance d'avoir encore des journées ensoleillées avec une température très douce ce qui permet à notre ânon de s'ébattre dans de bonnes conditions, c'est important pour son transit, le mode box étant, pour ces bébés, facteur de constipation !

Question nourriture, je pense qu'il sera plus en avance que Bambou car déjà, il machouille quelques brins de foin ou de petites herbes vertes, ça me donne l'espoir d'un sevrage peut-être plus facile et aussi plus rapide, on verra bien. Je précise que Bambou a téter jusqu'à 7 mois, je n'en pouvais plus !

Nous sommes presque à la mi-novembre, Cactus a deux mois, ses dents poussent à vue d’œil et sont de plus en plus mordantes, il faut garer les mollets et les fesses, il adore ça !

A bientôt pour d'autres nouvelles de notre petit chenapan.

Cactus rencontre Bambou, son grand frère !

 

Voilà encore une mise à jour bien fournie ! D'autres nouvelles suivront dans les prochaines semaines.

Un grand merci, une nouvelle fois, pour votre fidélité.

A très bientôt,

Paula, et toute l'équipe.