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Refuge, Protection animale |
| ---- BULLETIN 1998 ----
- Page 4 - Le samedi 7 En effet, Macho revient. Il est 6 heures du matin, j'entends du bruit, je me dirige vers le bruit. Mon Macho est là, la tête en bas, des fils électriques des parcs à chevaux autour des bois, il ne peut plus relever la tête. Nous l'attrapons, nous le rentrons dans un box et nous faisons venir le vétérinaire. Atteint de trouble du cerveau et d'une double entorse cervicale, nous avons très peu d'espoir de le sauver. Malgré tout, j'essaie. Ce n'est pas toujours facile de soigner un animal sauvage, tel qu'un daim. Pourtant Macho avec ses bois de presque un mètre de hauteur, est resté dans le box et j'étais avec lui. Je l'ai soigné, je lui ai fait des piqûres, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Malheureusement nous l'avons perdu trois jours après, il est mort non sans que nous ayons tout tenté pour le sauver. Voilà ! La négligence de certaines personnes, qui laissent échapper leurs animaux, n'engendre qu'ennuis et drames. Le 13 mars, Macho s'endort définitivement dans mes bras, la tête sur mes genoux, je lui ferme les yeux. Je ne vous cache pas que je suis très bouleversée. Croquette agonise et Macho s'éteint, ça fait trop. Le lundi 23 mars En effet, Croquette va très mal. A deux reprises déjà, j'ai fait venir le vétérinaire pour l'euthanasier. Mais chaque fois elle se lève et chaque fois elle a l'oeil vif et chaque fois elle me regarde, avec son regard tellement profond, que ni lui ni moi, n'avons le courage de prendre une décision. Ce soir Croquette va vraiment très mal alors j'appelle le vétérinaire et je prends rendez-vous pour le lendemain. Le Mardi 24 Croquette nous quitte définitivement. Je sens dans son regard un reproche, elle était tellement battante, elle voulait vivre, même malade. Mais il était impossible, pour moi, de la laisser souffrir autant. Comment accepter une telle souffrance pour cette jument qui a déjà vécu un martyre chez son propriétaire. Ce mois de mars est un mois absolument épouvantable pour moi et les mois qui ont suivi dont pas été tellement meilleurs: j'ai fait de la dépression, ça a été très dur, je me suis mise à grossir, j'ai pris plus de vingt kilos. Je ne vais pas en dire plus parce que j'en ai parlé dans l'autre bulletin mais je tiens quand même à rappeler ces faits pour ceux qui arriveraient dans l'association: Croquette a passé quatre ans de martyre attachée par un pied à des filins au milieu d'une terre, sans nourriture et sans eau, bien souvent. Elle a passé sa vie à se débattre et à lutter contre la souffrance et contre la mort. Trois jours après le départ définitif de notre Croquette, nous avons eu aussi un énorme problème avec Jacquinot. Jacquinot, un vieux cheval de 30 ans, a fait une obstruction oesophagienne qui a mal tourné avec une énorme hémorragie, nous avons dû le conduire immédiatement à la clinique où nous avons passé une demi-journée avec lui et le vétérinaire. Quand il est rentré, il allait plutôt mal. Mais après de très bons soins (il est resté dans le box qu'occupait Croquette) nous avons pu le sauver. Il va très bien aujourd'hui, ne vous inquiétez pas, il n'a plus une seule dent, mais on arrive à le nourrir avec un régime un peu spécial, il a toujours son mauvais caractère, mais tout va bien pour lui. Ce maudit mois de mars ne pouvait "finir qu'en beauté": Illico, un poulain né au refuge d'une jument un peu spéciale, rejeté dès le début. A trois jours, il avait déjà des piqûres anti-inflammatoires à cause des coups de pied que lui donnait sa mère. Vous voyez: il a eu un très mauvais départ dans la vie. C'est un poulain de petite santé qui n’avait qu'un testicule ce qui provoque chez les chevaux un caractère plus que spécial, presque insupportable. Nous l'avons fait castrer puis opérer à nouveau pour enlever le deuxième testicule: il a passé sa jeunesse à être soigné jusqu'au jour où il s'est empalé sur un piquet de clôture. Une fois de plus nous l'avons sorti d'affaire. Retour à l'accueil |