01 décembre 2005: Le
poney COQUIN et PAULINE, sa copine.
Pauvre petit Coquin, lorsque je suis venue te chercher dans l’Hérault
avec ta copine Pauline, je n’aurais pas donné bien cher de
ta peau tant tu étais squelettique, déshydraté, avec
un tout vilain poil ! …Et en plus, ta tête vraiment grisonnante
me laissait penser que tu n’étais pas de la première
jeunesse ! Quant à Pauline, ta compagne d’infortune,
ses difficultés à mettre un pied devant l’autre, ressemblaient
de trop près à une fourbure, maladie des sabots malheureusement
trop souvent rencontrée et dont l’espoir de guérison
n’est pas toujours évident. C’était donc la
totale !
J’avais été contactée par la Direction des
Services Vétérinaire de l’Hérault quelques
jours avant, me demandant de venir chercher les animaux en urgence car
leur état sanitaire s’aggravait chaque jour. Ils faisaient
partie du petit cheptel d’une ferme pédagogique du coin et
la propriétaire dépressive ne s’en occupait plus du
tout, elle n’en avait, disait-elle, plus la force ! ! !
Ca me paraît une drôle de pédagogie de montrer aux
enfants en visite, des animaux dans un tel état .
J’en reviens à toi Coquin et à Pauline, et, en vous
faisant monter dans le van, j’avais conscience, une fois de plus,
de me mettre sur le dos de gros soucis de remise en état, car,
je le répète, vous n’étiez ni l’un, ni
l’autre, des jeunes premiers et je sais bien qu’il est mille
fois plus difficile de requinquer des équidés qui avancent
en âge !
Nous vous avons donc pris en main sérieusement dès votre
arrivée . Rendez-vous fût pris avec le dentiste équin,
le vétérinaire, le maréchal-ferrant et, avec ça,
une bonne nourriture adaptée à chaque cas dans un box bien
confortable.
En quelques mois, Coquin est devenu une petite boule, Pauline court comme
un lapin avec ses ferrures orthopédiques et nous, nous sommes bien
satisfaits de vous voir heureux et gâtés.
Je note, mon cher Coquin ton mauvais petit caractère de vieux
poney grincheux, tu portes bien ton nom, quant à toi ma Pauline,
tu es la plus adorable et la plus câline des ponettes.
Longue vie à vous deux, à ce jour vous ne craignez plus
rien et l’avenir ne peut être que rose.
Paula LOÏS
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