L'histoire de Fatale des Landes

C’est François, de l’association
Ultimathera qui a
le 1er croisé le chemin de Fatale des Landes.
Elle était couchée dans un parc, ne pouvant se relever
qu’avec grande difficulté donc ne pouvant ni manger ni
boire correctement, extrêmement maigre, les 2 sabots antérieurs
déformés, coulant le pus et il en émanait une odeur
nauséabonde. J’ai oublié de signaler que Fatale
était « hébergée » sur un
somptueux domaine du Vaucluse proposant des chambres à 100 euros
la nuit ! ! ! Son propriétaire d’alors,
qui n’était pas propriétaire des lieux, disait vouloir
la soigner mais n’en avait pas eu le temps, et patati et patata…
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Après tentative d’Ultimathera pour aider
à soigner la jument, et alors que le proprio n’a pas
fait le moindre effort ni tenu parole, c’est devant la DSV (
Direction des Services Vétérinaires ) du Vaucluse que
le dossier a été porté. Il fallait agir très
vite car le sort de Fatale était d’être embarquée
( alors qu’elle ne tenait plus debout ! ! !)
pour la Bretagne où une vie de poulinière l’attendait
( on croit rêver ou plutôt cauchemarder ! ! !).
Il faut dire que Fatale des Landes est la fille d’un grand étalon
de sport Selle Français et que nombre de ses fils et filles
sont de très bons chevaux de saut d’obstacle. Revenons-en
à la visite de la DSV, qui, devant l’état catastrophique
de la jument proposait l’euthanasie.

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C’est alors que Paula est intervenue à
la demande de François et avec accord des DSV du Gard et du Vaucluse
pour emmener légalement Fatale au Refuge et tenter de la soigner.
Encore aujourd’hui nous devons dire « tenter »
car, même si Fatale va mieux, a un moral en béton, se lève
pour manger son foin et avaler tous ses compléments nutritionnels,
supporte tous les soins, elle n’est pas encore sauvée.
Et pourtant, ce n’est pas faute de mettre les bouchées
doubles : 3 maréchaux et un vétérinaire équin
ont passé une matinée entière sur ses pieds antérieurs
malades, au passage, merci à eux pour leur compétence
et leur disponibilité !
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Quant à son ex-proprio, il ne se contentait pas de laisser
mourir à petit feu sa jument, et a été pris en
excès de vitesse à Avignon. Les autorités se
sont alors rendus compte que sa voiture, dont il n’avait pas
les papiers, portait une fausse immatriculation, que les papiers de
chevaux qu’il présentait pour endormir les soupçons
en se faisant passer pour un grand cavalier (mytho avec ça ! !)
avaient été volés dans un centre équestre
de la région et qu’il était recherché pour
le même genre de faits par une brigade de l’Ouest de la
France. Avec tout cela, il n’a pas pu repartir…
 
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Certains, habitant le Vaucluse, auront peut-être
reconnu cette histoire, car le mythomane ex-proprio de Fatale a fait
l’objet de plusieurs articles dans le journal « la
Provence ». De notre côté, nous aurions aimé
reconstituer l’histoire de Fatale des Landes. Comment cette jument
de 9 ans de grande origine, née dans l’Ouest de le France,
ayant participé pendant la saison 1999/2000 a plusieurs concours
de saut d’obstacle a-t-elle pu se retrouver en 2002/2003 dans
le Sud, malade, chez un marchand peu recommandable qui l’a vendue
à un délinquant recherché et qui l’a laissée
sans soins ?
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