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Le 5 février 2009
Je suis tout à fait consciente de vous avoir beaucoup négligés
vous, nos internautes préférés, et je me rends compte
qu'il faut absolument donner un petit signe de vie avant que vous nous
croyiez disparus. Malheureusement ce ne sera pas ce soir que nous mettrons,
Dany et moi, le site à jour. Les événements ce sont
succédés, l'automne puis l'hiver sont arrivés et
c'est vrai que je n'ai pas vu le temps passer. Depuis la mi-octobre nous
sommes plongés dans une boue récurrente alimentée
par des pluies torrentielles et quasiment incessantes. Dès que
le ciel se dégage, le froid revient aussitôt, la boue gèle
et rien ne sèche ! En plus, les enquêtes sordides ne manquent
pas et sont souvent suivies de saisies. Le refuge est bondé, il
nous faut construire de nouveaux box pour pouvoir accueillir les pauvres
déshérités qui crèvent à petit feu
dans le froid et l'humidité et de surcroît sans nourriture
et sans soins.
Aujourd'hui, c'est une vraie journée de galère ponctuée
d'une pluie battante et d'orages violents dignes du moi de mars, mais
tout ça ne serait presque rien si nous n'avions pas perdu notre
UPSA. Ce matin, Sabine, notre véto, est venue l'euthanasier pour
abréger ses souffrances. Je prends quelques minutes pour vous résumer
l'histoire d'un battant, d'un cheval merveilleux victime, lui aussi de
la connerie humaine !
Un des pionnier de l'association, il est arrivé en 92, très
handicapé et extrêmement boiteux. UPSA venait d'un centre
équestre de Nîmes où il avait été un
excellent cheval de saut d'obstacle. Beaucoup trop sollicité il
a très vite présenté une inflammation des tendons
qui ne lui permettait plus de travailler autant. Alors l'horrible tenancier
de ce centre équestre n'a pas hésité à le
faire névrectomiser pour pouvoir continuer à l'exploiter
au maximum. Ne sentant plus la douleur notre vaillant UPSA a sauté,
sauté, encore sauté jusqu'à ce qu'il se fracasse
les boulets des antérieurs sur l'obstacle devenant handicapé
à jamais. L'accueillir au refuge alors naissant, fut pour moi un
véritable bonheur. J'ai pu le choyer à mon aise, le soigner
tant et plus pour finir par le voir trotter et galoper comme un autre
cheval. J'ai apprécié, tout au long de ces années
son caractère affirmé, son intelligence et son côté
affectueux. Mais UPSA était resté très fragile et
ses antérieurs nécessitaient une ferrure régulière.
Ses boulets déformés étaient souvent enclin aux chocs
et des soins étaient nécessaires. Mais le temps qui passe
n'arrange pas ce genre de problèmes et les articulations se soudaient
peu à peu.
Un vilain abcès très sournois a fait son travail destructeur
sans que nous puissions trop nous en rendre compte. Le fait d'être
névrectomisé, le cheval ne sentait pas la douleur lancinante
et l'infection qui rongeait son pied. Je suis intervenue trop tard et
malgré les soins intensifs je n'ai pu le guérir. La radio
d'hier était sans équivoque, il fallait abréger les
souffrances au plus tôt avant UPSA ne puisse plus du tout poser
le pied par terre.
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Malgré les yeux tout gonflés
par les larmes, j'ai voulu donner à UPSA un dernier sourire.
Il me manquera longtemps. |
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Ce soir je hais, du plus profond de moi-même celui qui est à
l'origine de ce drame. Rassurez vous, à ce jour la névrectomie
est interdite et les sales types dans le genre de J........ne pourront
plus exploiter leurs chevaux grâce à ce procédé
indigne.
Je suis vraiment désolée que cette apparition soit aussi
triste après ce long silence. Je vous promets de revenir vers vous
très vite pour combler le vide de nouvelles entre mai 2008 et aujourd'hui,
je vous sais assez généreux pour me pardonner.
Sachez que nos finances ne s'arrangent pas, que d'autres animaux vont
arriver incessamment, tous dans un triste état entraînant
de nouveaux frais importants.Ne nous oubliez pas, à très
bientôt.
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