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le 23 decembre 2007

Nous sommes déjà à l'avant veille de Noël et voilà qu'un mois et demi est passé depuis la dernière mise à jour. Les semaines défilent à la vitesse grand V et les occupations sont telles que j'ai tout juste le temps de respirer. Le 12 novembre, nous avions évoqué le prix Fémina et depuis, vous êtes nombreux à m'en demander les résultats. Nous devions les avoir dans le courant décembre mais à ce jour " point de son, point d'image !" De toutes façons je ne me fais pas trop d'illusions car nous avons en face des grandes pointures de l'humanitaire et ça risque de plaire d'avantage que les animaux. Dans l'attente, il nous reste l'espoir et comme tout le monde le sait " l'espoir fait vivre". Je vous remerçie toutes et tous pour le vote que vous m'avez accordé, j'ai reçu beaucoup de mails me le confirmant. Encore merci.
Le gros évènement après la dernière mise à jour à été le sauvetage, in-extremis, de 14 lévriers barzoïs qui, sans mon intervention étaient voués à l'euthanasie.
En septembre j'avais déjà été appelée pour enquéter sur un élevage de Barzoïs paraîssant sur le déclin et dont la propriétaire était une dame agée de 78 ans. J'en avais avisé la D.D.S.V. et nous nous étions rendus sur place pour nous rendre compte de l'état des animaux. Je vous passerais les détails d'une intervention mal ressentie par la propriétaire, et les discussions houleuses à travers les barreaux du portail. J'ai fini par convaicre la dame de me laisser entrer et j'ai pu jeter un coup d'oeil discret sur les chiens. J'avoue que j'avais été d'avantage interpellé par leur regard que par leurs mauvais état. Certes, le laisser aller ne faisait aucun doute et l'entretient laissait à désirer mais les chiens ne parraissaient extrêmement maigres, je m'étais laissé dire que ce type de race était normalement trés mince et je ne me suis pas affolée d'avantage. J'ai toutefois laissé ma carte à cette dame lui proposant ma collaboration en cas de problêmes et même de l'aider à nettoyer les chenils. J'ai voulu la mettre à l'aise, trouvant que la tâche était trop lourde pour elle en lui disant que j'aurais peut-être l'opportunité de lui placer quelques chiens, chose qu'elle a catégoriquement refusée. Je suis donc partie, sans définitivement classer l'affaire me disant quelle était à suivre !

Début novembre cette même personne m'appelle m'explicant qu'elle était à l'hopital et que, trés affaiblie elle serait obligée de se séparer de ses chiens à contre coeur, sa santé ne lui permettant plus de s'en occuper. Me voilà bien prise de cour car il me fallait, dans l'urgence, pouvoir acceuillir 14 Barzoïs ! Trés débordée, je lui demande de me donner une petite semaine pour pouvoir me retourner.
Trois jours passent. Je reçois l'appel d'un vétérinaire de ma connaissance qui était aussi le sien, me disant que l'éleveuse l'avait prié d'euthanasier tous ses chiens et qu'il avait refusé de le faire. Il ne m'a pas caché son inquiétude, l'épée de damoclès était sur la tête des animaux et la situatiuon était devenue plus qu'urgente. J'ai fait un immense bond sur ma chaise et j'ai trés vite pris contact avec l'éleveuse lui réaffirmant ma volonté de récupérer les chiens et lui faisant promettre de ne rien faire avant mon imminente venue. A partir de là, j'ai du aller trés trés vite ! Absorber 14 lévriers n'était pas dans mes possibilités, les chenils du refuge étant pleins à craquer. Je n'avais pas le choix et j'ai du me mettre en rapport avec une pension chenil qui puisse acceuillir tous les chiens, et mettre en place un timming pour les transporter.
Rien ne fut simple les Barzoïs, étant trés réservés pour ne pas dire complètement traumatisés, n'étaient pas faciles à déplacer. Le fait de quiter un chenil où ils étaient nés et d'où ils n'étaient jamais sortis les terrorisait complètement. En plus ils ne connaissaient que leur éleveuse et nous sommes apparus à leurs yeux comme des vilains chasseurs voulant les capturer. Enfin, tant bien que mal et trois voyages après, ils étaient tous installés à la pension aux bons soins de Véronique. Vous raconter les péripétie prendrait plusieurs pages aussi je vous en fait grâce, nous avions 14 cartes de tatouages, 14 chiens et il fallait mettre un nom sur chacun, c'est à dire regarder les oreilles, autant vous dire que ça a prit quelques jours. Véronique à fait un gros travial d'approche et petit à petit nos loulous se sont un peu décontractés. J'ai essayé de venir les voir le plus possible mais ça n'était pas facile.

 

Le 7 décembre mon vétérinaire m'a fait l'amitié de me consacrer une matinée et nous avons pu faire passer une petite visite de contrôle avec primo-vaccination à la clé sans oublier les tests leischmaniose qui se sont tous avérés négatifs. Ouf ! Les chiens pouvaient donc être mis à l'adoption et déjà, "Lévriers en détresse " et le "Club du Barzoï " s'en étaientt inquiétés après que je les eu contactés. J'ai eu le plaisir, je dirais même l'immense plaisir de faire la connaissance de gens formidables qui, dans un élan de solidarité sont venus adopter nos Barzoï de tous les coins de France, ne regardant ni leur âges avancés, ni leurs défauts physiques, ni certaines pathologies grâves que nous avions découvertes. Merci du fond du coeur.

Premier voyage de 4 !

Deuxième voyage de 4 autres !

Quel magnifique cadeau de Noël pour ces pauvres amours qui n'ont connu que le béton du chenil sans la chaleur d'une famille, sans véritable affection. Quel choc pour eux de découvrir le confort, la vie en famille et les soins attentifs dont ils font l'objet actuellement. Vous les parents adoptifs nous vous aimons pour ce que vous leurs avez déjà apporté et tout ce que vous allez encore leur donner. J'ai découvert ces Lévriers Russes que je connaissais peu et que j'ai véritablement appréciés. Je n'oublierais jamais la façon qu'ils ont de nous regarder !

Pétula, chienne de chenil un peu négligée, est trés honorée et trés heureuse de faire la connaissance du magnifique Nanou, prince russe sorti des steppes et ... des rêves ! Désormais ils vivront ensembles et Pétula se demande si ce conte de fée va devenir réalité...

Voilà nos loulous confortablement installés dans leurs nouvelles demeures.

J'imagine que vous avez compris que ce nouveau sauvetage n'a fait que creuser un trou financier que nous ne vous avons jamais caché et que, vous pouvez en cette période de fêtes nous aider par l'intermediaire de paypal. Pas besoin d'envoyer des sommes faramineuses, les gouttes d'eau faisant les grandes rivières vous pouvez sans rougir balancer trois, quatre ou cinq euros et plus " si affinité " ça ne peut certainement pas nous faire de mal ! Cette fin d'année est encore plus difficile que la dernière mais il faudra tenir le coup et vous pouvez y contribuer.
A ce jour, les croquettes pour chiens s'achètent par pickup bien plein !

Après les chiens, on pourrait peut-être parler chats, ça nous change un peu des chevaux !
Je ne pense pas vous avoir mis au courant de la perte de notre Grand-Roux, et pourtant Dieu sait si on l'aimait et si on le regrette. Il nous a quitté en septembre dans sa vingtroisième année. Vingt trois ans d'amour et de fidélité inconditionnelle. Jamais il ne s'est éloigné de plus de cinquante mètres de la maison et chaque nuit notre lit était le sien. Après une légère fellure du fémur il a dévelloppé une tumeur osseuse et nous avons du le faire endormir. Il reste dans nos têtes et dans nos coeurs, autant de complicité sans aucune faille ne peut s' effacer.

Le sort a voulu que la mémoire de Grand-Roux perdure sous la forme d'un petit roux. En effet, le jour de la porte ouverte, des visiteurs sont arrivés avec un minuscule chat roux quasi-mourrant dans les mains, qu'ils avaient trouvé dans une rigole. Il était d'une maigreur impressionnante, trés sale et à peine âgé d'un mois. Le pronostique vital semblait plus que réservé mais déjà nous nous affairions à le faire vivre. Faisant l'objet des meilleurs soins vétérinaires et d'une nourriture lactée appropriée, sa résurection n'a pas vraiment tardé. C'est Marilyne qui l'a prit sous son aile et il est devenu le superbe petit chat attachant et câlin que vous allez voir. Il contribu à perpetuer le souvenir de notre Grand-Roux, mais lui, s'appelle Tiroux !

 

A cette avant veille de Noël, quel bonheur de pouvoir vous donner un deuxième exemple de grande solidarité de la part d'un groupe de petites cavalières, tombées amoureuses d'un cheval des Haras Nationaux mis au travail dans leur centre équestre. Il faut dire que ce petit cheval nommé Loukoum avait été loué dans deux centres successifs et qu'il avait fait la joie de nombreuses jeunes filles qui l'avaient monté dans le cadre de leur école d'équtation.

Mais un jour, le pauvre Loukoum c'est mis à boiter d'une manière irréversible. Atteint de la maladie de l'os naviculaire ( petit os du pied ), âgé d'à peine huit ans, il ne pourra plus être monté et les Haras de ce fait le mettent en vente sur internet, précisant son handicap, c'est à dire que dans ce cas seuls les bouchers peuvent être interressés et le sort réservé à Loukoum reste l'abbatoir ! Alors nos petites cavalières se sont émues et la seule façon de le sauver était de réunir l'argent pour l'acheter. Mais il fallait monter sur le prix du boucher, une fois de plus et les petites décidèrent de se cotiser pour le rachat de leur protégé et ont réussi à réunir les 530 euros indispensables.
Mais l'acheter c'est une chose, trouver un endroit gratuit pour sa retraite en était une autre ! Alors je vous donne en mille, à qui pourrait-on penser ? A Paula bien sûr et à son acceuillant refuge ! Je fus donc trés vite contactée par une des mamans qui a eu la gentillesse de s'occuper rondement de l'affaire. Impossible de refuser, alors, le 22 novembre accompagnée de Jo mon salarié j'allais chercher le petit Loukoum qui vient de ce fait agrandir notre grande framille.

Nous sommes arrivés le soir et il était un peu tard pour intégrer Loukoum à un groupe, sans surveillance. Nous l'avons donc installé confortablement dans un box où il n'a pas semblé plus perturbé que ça, mangeant à pleines dents le bon grain et le foin mis à sa disposition.

 

Dès le lendemain, il a rejoint un groupe de juments dans un parc avec abris où il est bien parti pour une retraite des plus heureuses. Depuis il fait du lard ! Il a déjà pris un certain nombre de kilos et se prélasse au soleil auprès des juments décontractées qui se reposent à ses pieds. Bonne et longue vie à toi, petit Loukoum, ici tu ne crains plus rien.

 

Encore une bien jolie petite histoire de Noël ( heureusement qu'on a les histoires, faute de cadeaux ! ! ! ), celle de notre petit Twistou, nommé au départ Tiago par ses propriétaires mais que nous avons renommé vu les circonstances !
A la mi-décembre notre cabinet vétérinaire équin, en la personne de Cécile, m'appelle pour me demander un service. Ils ont, depuis quelques jours un petit poulinou adorable, âgé de sept mois, qu'ils doivent euthanasier, mais aucun des quatres vétérinaires n'arrivent à prendre la décision et surtout à passer à l'acte. Tiago est bien trop mignon, mais il est mobleur c'est à dire complètement ataxique, il tricotte avec ses pieds et dodeline de la tête. Son handicap est congénital et, dans le troupeau de l'élevage il ne pouvait se défendre et ne représentait aucune valeur marchande. Bien sûr, une fois encore le seul endroit pouvant accueillir ce pauvre handicapé ne pouvait être que le refuge de Paula. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous partons, Marilyne et moi chercher le pauvre déshérité et depuis il se refait une santé au refuge. Rejeté par le troupeau le pauvre loulou avait perdu de l'état et présentait une maigreur palpable et un poil mité plein de croûtes. A ce jour, nourri au grain spécial élevage, au bon foin de crau, vermifugé, il se refait une petite santé et nous gratifie d'une affection particulière. Déjà son regard a changé et il nous accueille avec des hennisements. Encore un, vu son âge, qui risque de m'enterrer !!!

Twistou for ever !!!

A la veille des fêtes de fin d'année, il me reste à vous souhaiter à tous un joyeux Noël et peut-être une Bonne Année, car je ne pense pas que nous pourrons prendre le temps de revenir sur le site avant le jour de l'an ! N'oubliez pas le refuge qui lui, ne connait pas la " trève des confiseurs " et qui coûte chaque jours plus de mille euros. Le cheptel dépasse les 180 chevaux, on ne compte plus les chiens et les finances, je le répette sont en grande souffrance. Merci à vous tous et toutes de ne pas nous oublier.
Trés bonnes fêtes à tous.
 

 

 

le 12 novembre 2007

Après un long silence, Dany et moi étions très motivés ce soir pour mettre enfin le site à jour. Malheureusement le sort en a décidé autrement et notre serveur est tout simplement en panne, alors notre mise à jour ne pourra partir qu'après réparation. Il faut croiser les doigts pour que ça se fasse au plus vite car ce soir nous avions une info exceptionnelle à vous communiquer dont la chute est annoncée pour demain 13 novembre à minuit. Je m'explique: Je ne sais si vous avez entendu parler du prix Fémina qui met à l'honneur une femme dite exceptionnelle. Cette année proposée pour le Gard, j'ai finalement été élue pour représenter mon département. Très heureuse de ce qui peut ressembler à un brin de reconnaissance, la motivation n'en est que plus importante que lorsque l'on sait que 5000 Euros récompenseront l'heureuse élue. Alors pourquoi pas moi ? Et pourquoi pas 5000 Euros pour l'Asso qui pourront se transformer en abris supplémentaires pour nos petits loups, l'hiver arrivant à grand pas. Il ne me reste qu'a vous donner la marche à suivre pour pouvoir voter pour moi ou plutôt pour nous et même pour eux !

Je compte sur vous pour faire passer le message vite, vite, vite !!!

 

 

Si ce message à une certaine importance, ceux qui vont suivre me paraissent aussi très intéressants. Par exemple des nouvelles de nos moribonds de l'Hérault qui à ce jour sont méconnaissables. Malgré de grosses difficultés au départ les 2 juments Palomino de Paulhan commencent à ressembler à des juments en bonne santé. Claffies de poux, en diarrhée profuse, squelettiques, il a fallu plusieurs traitements pour finir par avoir une amélioration. Nous n'avons pas encore vraiment gagné, mais je pense que nous tenons le bon bout et les photos qui vont suivre en sont la preuve. Quant à Bunty, le petit étalon, je suis beaucoup moins optimiste. Malgré les soins appropriés à sa fourbure, la ferrure orthopédique et les bonnes conditions de détention, Bunty a toujours beaucoup de mal à se déplacer, son pied rétréci ne pousse pas en corne et je ne peux que croiser les doigts. La seule consolation c'est de savoir qu'il est plus heureux avec nous.

Sun Rise et Nifty

 

 

Quant à nos trésors squelettiques de Mèze, vous allez halluciner en voyant le résultat des soins attentifs et de la nourriture de qualité donnée à profusion ! Ca marche bien, à vous de juger ! Même les plus maigres sont devenus magnifiques, bravo à l'équipe qui, bien conseillée, a su redonner vitalité et forme à ce cheptel en grande misère physiologique. Même la vieille Rosa, bourrée d'arthrose, avec un pied cassé et dépassant déjà la trentaine, à réussi à prendre quelques dizaines de kilos et vit en liberté au refuge avec Guernica dont l'âge canonique n'est un secret pour personne. Elle est rentrée chaque soir au box et mène une vie de cheval de luxe ! Les 5 autres sont dans leur parc où ils s'éclatent, en pleine forme, essayant d'oublier leur passé.

 

N'oubliez pas de consulter les photos de la dernière mise à jour, vous pourrez comparer. La suite, incroyable, c'est Rosa, l'ex-squelette ambulant ! ! !

 

 

Lors de notre dernier contact il nous a été difficile de rajouter Capucine aux news. Pourtant c'est encore une histoire intéressante, celle de ceux qui font n'importe quoi en ramenant des animaux sauvages, extraits de leur lieux de vie ou en les achetant dans des animalerie dont les pratiques inégales ne sont plus un secret. Comme vous le savez la détention des singes est absolument interdite dans notre pays par des particuliers. C'est la raison pour laquelle la petite Capucine est arrivée au refuge, capturée par les pompiers, nous étant confiée par la Direction des Services Vétérinaires. Bien que détenue dans une cage, elle jouit des meilleures conditions possibles. D'ailleurs, comme vous le voyez sur les photos suivantes, elle peut profiter de temps en temps d'une liberté provisoire !

 

 

Comme vous le savez peut-être, nous avons fait notre porte ouverte le 30 septembre, sous la pluie ( ça s'appelle de la chance ) après 4 mois de sécheresse totale. D'ailleurs, depuis, il n'est pas tombé une goutte ! Donc peu de rentabilité mais le plaisir de compter une dizaine de nouveaux adhérents. Dés le lendemain, les affaires reprennent sans aucune cesse ! Un grand père très ému m'appelle au téléphone pour me signaler des petits chiots déclinants déposés dans un roncier. Je me suis empressé d'aller constater avec Marilyne et, nous avons en effet trouvé une portée de chiots croisés Rottweiller jetée négligemment prés du cimetière de St Privas des Vieux. Ils avaient à peine 20 jours et le pronostic vital aurait pu être réservé si notre prise en charge n'avait pu se faire immédiatement. Amené chez le vétérinaire dés le lendemain matin ils ont eu tous les soins nécessaires et encore plus qu'il n'en fallait. Regardez les petites merveilles sauvées d'une mort certaine.

 

 

Le 4 octobre un appel de la commune de Marguerites me signale un cheval, type camargue, en divagation depuis 4 jours. Personne ne l'a réclamé malgré les recherches minutieuses de la municipalité. Etonnant, comment ce fait-il qu'on ne recherche pas son cheval perdu ? Je crois avoir la réponse : Le pauvre cheval est extrêmement maigre, vieux et boiteux. Qui peut-il encore intéresser ? Je vous le donne en mille, c'est vraiment le genre de cheval qu'on peut lâchement abandonner sur la route car il a déjà tout donné ! Les photos de la prochaine mise à jour pourront vous assurer de son bon entretien au refuge. Il n'est déjà plus le même, il a retrouvé forme et joie de vivre. Toutefois s'il vous semble le reconnaître, n'hésitez pas à m'en faire part. Nous l'avons appelé Mistral ou plutôt Mistraou, plus provençal !

 

 

Le 8 octobre, déjà 4 jours sans nouvel arrivage ( incroyable ! ) nous recevons Gringo et Kentucky. Ces 2 chevaux appartiennent ou plutôt appartenaient à un monsieur en détresse morale et physique qui n'était plus apte à s'en occuper. Gringo a u vécu très particulier, il est le seul rescapé d'un incendie d'écurie dans lequel il a été brûlé au troisième degré sur une grande partie du corps. Les soins qui ont été apportés ces dernières années étaient si minimes que les plaies, en particulier celles du dos, présentaient une nécrose profonde dont les mouches s'étaient appropriée. Il était urgent de limiter les dégâts et de commencer un traitement à base de pommade allant vers une amélioration à ce jour constatée. Le maréchal ferrant n'ayant pas été sollicité souvent, le nôtre a du réparer le manque évident. A ce jour, Gringo va beaucoup mieux, ses plaies se referment, lui et son copain ont des pieds tout neufs, ils ont un bon abris et leur retraite s'annonce plutôt bien.

Les pieds avant valaient bien une photo ! Ceux après aussi !

 

 

 

 

Comme vous le savez, les molosses sont actuellement sur la sellette, les petits Rottweillers en sont une preuve vivante et je ne cesse d'être sollicitée. J'avoue mon amour inconditionnel pour ces gros nounours avec lesquels je partage ma vie, Sysco Fila Brasilero et Tchango, Cane Corso, 2 molosses adorables et adorés. Le 9 octobre j'ai eu vent de l'existence d'un autre Cané Corso détenu par la fourrière, dont les jours était comptés. Prévenue, photos à l'appui, je n'ai pu resister à la copie conforme de mon Tchango bien aimé et son euthanasie m'était insupportable. Autorisée par la D.D.S.V. je suis allée le chercher le 15 octobre juste avant une euthanasie programmée. Starsky est un véritable amour, il n'a de cesse de manifester sa reconnaissance et son affection. Malheureusement je ne peux l'ajouter aux membres de la famille car, curieusement il est plutôt chasseur et courserait avec plaisir ma dizaine de chats ! Toutefois, si vous habitez à moins de 15 kilomètres du refuge, que vous avez un jardin entièrement clôturé et pas de chat, je serai heureuse de le savoir dans une famille choyé comme il le mérite. Je vous le redit, c'est un amour ! Et en plus il est magnifique.

 

La veille du jeudi de la Toussaint je me suis rendue à Sainte Croix de Caderle après avoir été avertie par des promeneurs de plusieurs animaux dans un état d'abandon quasi total. C'est avec effroi que nous avons découvert trois chiens attachés à des arbres dans un état de maigreur impressionnant sans eau, sans nourriture et sans abris, dormant à même le sol dans une commune de montagne où la température est déjà bien fraîche. Bien sûr il s'agit de trois molosses, deux Rottweillers et un jeune Cane Corso absolument squelettique. Plus loin dans un minuscule poulailler, un petit âne tournait en rond, il semblait nous implorer de lui ouvrir la porte. Comme les autres il n'avait rien à manger et sa maigreur laissait apparaître une colonne vertébrale saillante ainsi que ses hanches. Son poil d'hiver devait dater de l'année dernière et il était couvert de poux. Il fallait agir vite et j'étais effrayée à l'idée du pont de 4 jours. Je n'ai donc saisie la Direction des Services Vétérinaire que le lundi 5 novembre et l'affaire a été menée bon train. Dans la journée Monsieur le Préfet prenait un arrêté nous autorisant la saisie de tous les animaux en présence des gendarmes et d'un technicien D.D.S.V. Le mardi 6 novembre nous procédions à l'enlèvement mais quelle ne fut pas ma surprise de constater que le Cane Corso avait disparu, lui et sa chaîne. La première idée qui m'est venue à l'esprit a été la mort car son état cachectique ne pouvait lui permettre de rester en vie très longtemps.

Nous avons donc pu prendre le petit âne, le mâle et la femelle Rottweiller. J'avais eu la prudence d'emmener Jo mon salarié qui a fait des études d'éducateur canin et j'avoue avoir été surprise par son savoir faire auprès des molosses. En quelques minutes il les avait en laisse tous les deux ! Pour la petite histoire il faut préciser que ce tortionnaire là est aussi vigile propriétaire d'une société de gardiennage et qu'il habite en Lozère, sachant que les animaux étaient dans le Gard à plusieurs dizaines de kilomètres de chez lui et qu'il ne leur rendait visite que 2 fois par semaine. Les animaux ont vraiment l'instinct de survie très développé ! A ce jour tout le monde est à la maison, chacun a vu le vétérinaire et les chiens pèsent à peu prés la moitié de leur poids, autant vous dire que les 2 gamelles quotidiennes ne font pas un pli ! Léon, l'âne a été traité pour les poux, vermifugé et nourri avec du haut de gamme. Tout trois sont des amours et nous sommes très heureux de les avoir sortis de cette galère. Nous avons finalement eu des nouvelles du Cane Corso et il est bien vivant. Il a tout simplement changer d'arbre, il es attaché dans la cour de son propriétaire. J'ai bien sûr déposé plainte. Affaire à suivre.

 

 

Et pour finir une histoire pour le moins cocasse d'un sanglier solitaire qui ne voulait plus l'être et qui tournait désespérément autour de l'enclos de nos cochons avec une envie folle de goutter la captivité. Il a eu vite fait de concrétiser son envie en sautant le grillage et nous l'avons trouvé un beau matin confortablement installé avec les nôtres ! Je me plais à vous rapporter la réflexion de Jean-Claude, mon mari qui a dit que ce petit sanglier avait du entendre parler de Paula Loïs et qu'il voulait absolument faire sa connaissance ! Ca y est c'est fait !

 

J'espère que la densité de ces dernières news nous fera pardonner l'énorme retard apporté à cette mise à jour, je sais que vous comprendrez tous où sont les priorités. A bientôt merci à tous pour votre soutient.

le 10 septembre 2007

Enfin des nouvelles ! Je sais, c'est toujours un peu long, mais ici c'est toujours un peu dur ! C'est vrai, j'ai eu quelques semaines improductives, presque léthargiques pendant lesquelles j'ai tourné en rond en essayant de faire mon deuil. Ca va mieux et je suis repartie de plus belle, sachant que dans ce monde cruel il ne faut surtout pas s'endormir et pour cause ! J'étais presque en train de devenir une bonne à rien mais quelques coups de téléphone m'ont obligée à me ressaisir, et tant mieux.
Les photos qui vont suivre pourraient vous paraître du voyeurisme tant elles sont insupportables, mais non, c'est tout simplement la réalité et, une fois de plus, je ne pouvais rester immobile, ressassant ma peine et oubliant ceux qui sont en détresse. Je vais tout de suite vous rassurer, ils sont déjà tous à la maison faisant l'objet des meilleurs soins. Ouf !
Fin août, je suis alertée par un mail venant de l'Hérault, me signalant un élevage de chevaux près de Mèze dont l'état est bien loin d'être satisfaisant. Il faut dire que les conditions ne sont pas réunies. Les chevaux ne sont pas abreuvés, très peu nourris et des personnes sensibles se sentent obligées de parer au plus pressé en apportant, le plus souvent possible eau et nourriture. La plupart des juments sont gestantes, les plus jeunes et les plus solides résistent au mieux mais celles qui ont un peu d'âge et dont la santé n'est pas au top niveau sont à la traîne et, sont très vite devenues cachectiques, c'est à dire maigres jusqu'à la fonte musculaire. Quant au petit étalon, Bunty, c'est une véritable pitié. Il souffre, depuis je ne sais combien d'années, de fourbure chronique, lui mettant une pression insupportable dans ses pauvres petits pieds. Il faut dire que nous savons de source sûre que ce pauvre animal est resté pendant quatre ans dans un box sordide duquel il ne sortait que très rarement pour ne pas dire jamais.
Il est sur un terrain caillouteux où il est pour lui très difficile de se déplacer. Du soleil, de la chaleur, du vent très souvent violent, tel est son environnement, mais il essaie de survivre, et ses yeux en disent long sur son désespoir. Il est toujours content d'avoir de la visite et les personnes dévouées ne tarissent d'éloges sur son caractère affectueux. Lors de l'enquête j'ai pu m'en apercevoir, il ne me lâchait plus ! Il fait partie de ceux qui ont rejoint le refuge avec les deux juments Palomino qui, étaient elles aussi en danger, à vous de juger de l'état. Merci à la D.D.S.V. de l'Hérault pour son efficacité et sa rapidité.
Pour la petite histoire il est important de signaler que ces trois chevaux saisis sont tous pleins papiers de Quarter Horse, chevaux américains représentant une certaine valeur marchande, et c'est là qu'on se pose la question: " Où est le profit pour les soit-disant éleveurs " parceque bien sûr, le propriétaire se dit éleveur. Eleveur bien dépassé dont la gestion me semble poser problème. Pas trop d'argent pour la nourriture, pas trop de temps pour porter l'eau, toujours aussi peu d'argent pour le vétérinaire, quant au maréchal, il ne reste plus rien !
Depuis leur arrivée comme d'hab. , tout à été mis en place et les voilà partis pour une nouvelle vie. Celui qui me donne le plus de soucis, c'est Bunty, sa fourbure chronique est irréversible, on peu noter une bascule et atrophie de la troisième phalange, le pied antérieur droit est rétracté. Aujourd'hui il a été ferré orthopédiquement, il est sous anti-inflammatoire et la litière de copeaux très épaisse qui tapisse sont box lui permet d'évoluer avec un peu plus d'aisance.

Le 6 septembre, accompagnée de la D.D.S.V. et des gendarmes nous débarquions sur le site pour emmener nos pauvres malheureux.

Notre Bunty

Mais ce n'est pas tout, un malheur n'arrive jamais seul et, la veille de partir pour la saisie des chevaux américains, je reçois le soir un mail, me signalant un troupeau de squelettes ambulants à huit kilomètres de l'endroit où nous devons intervenir. Interloquée, je saisie la D.D.S.V. de l'Hérault, travaillant sur mon ordinateur jusqu'à 23 heures, en expliquant que nous pouvons faire d'une pierre deux coups, profitant du camion, et qu'avec le van en complément, nous pouvons emmener tous ce petit monde vers un meilleur destin. Il faut dire que les photos étaient parlantes et que déjà j'avais les larmes aux yeux, bien décidée à faire le maximum. C'est comme ça, que le six septembre nous procédions à deux saisies à la fois. Si la première c'est bien passée ( le propriétaire avait l'air de prendre conscience de ses erreurs ! ! ! ), la deuxième nous a tout de suite semblé plus compliquée. Il faut dire que le " propriétaire", est un repris de justice et que, au récit de ses exploits, nous avons eu quelques frissons. Ce " brave " monsieur avait été incarcéré quelques années pour avoir écrasé les jambes d'une femme avec sa voiture, car elle n'était pas d'accord avec lui. De quoi refroidir les plus courageux ! Mais nous étions bien secondées, Marilyne et moi par la D.D.S.V, la gendarmerie, et la police municipale. A vrai dire, aucun document ne pouvait prouver la propriété de cet individu. Aucun cheval ni poulain n'était pucé ni identifié et les papiers étaient inexistants. Après avoir été averties que nous ne pourrions jamais attraper ses animaux ( dixit le propriétaire ) nous sommes arrivés, sûrs de rien avec nos licols et nos longes, et, miracle, ils sont tous venus confiants se jeter dans nos bras. A notre grand étonnement malgré leur faiblesse et leurs carences, ils sont tous montés dans le camion ne posant aucun problème, même la vieille jument au pied cassé dont l'état de cachectie nous a fait craindre le pire.La plupart sont des poulains carencés, je dirais même très carencés, au point qu'une des pouliches présente une anomalie que je n'avais encore jamais vue malgré mon habitude des pathologies rares. En effet cette petite pouliche aux yeux bleus avait tellement manqué que sa machoire n'avait pas évolué normalement et que des dents n'avaient pas la place de sortir, affirmation de notre vétérinaire. De plus en plus étonnant et de plus en plus navrant !
Tout ce petit monde est arrivé à bon port, et nous sommes heureux de faire le maximum pour qu'ils puissent retrouver une vie décente après tant de martyre. Il faut préciser que l'eau n'était distribuée à ces animaux avec parcimonie et que grâce à l'alimentation régulière de quelques bienfaiteurs, ils ont pu survivre.

Dès cette semaine deux plaintes seront déposées auprès du Procureur de la République de Montpellier.

 

Mais, Dieu merci, il y a aussi quelques évènements heureux et ce qui suit en est la preuve. Nous sommes très heureux d'avoir des nouvelles de notre Indigo, cheval particulièrement acquit à notre bienveillance puisqu'il est aveugle et de ce fait nous remerçions Anne-Marie de l'avoir adopté malgré sa cessité. A l'époque, notre amie venait de perdre un cheval et sa jument restait seule avec sa tristesse. Mais depuis, Girl est partie sur l'autre rive, laissant seul notre Indigo, à qui il fallait trouver un nouveau compagnon. Chose faîte : Hyrcan s'est trouvé sur le bon chemin, après une pyroplasmose sa propriétaire ne le montait plus et, elle cherchait une famille d'accueil. Bonne aubaine, Indigo a de ce fait trouvé le compagnon idéal et les voilà comme deux larrons en foire. Merci la vie !

 

Sachant qu'une adoption est en principe une chance pour nos pensionnaires, je suis heureuse de vous annoncer que notre Oxygène a trouvé une nouvelle maman et que, ça a l'air de coller parfaitement. C'est vrai notre amie Julie est ravie de sa nouvelle acquisition et Oxygène ( Valinco d'Espiens pour les non intimes ! ) lui donne beaucoup de satisfaction. Julie avait déjà trois chevaux, tous récupérés, mais son grand coeur lui disait à l'oreille qu'un de plus n'était pas un problème ! C'est comme ça qu'elle a décidé, après sa visite au refuge, d'adopter notre bel Oxygène. Ce cheval a un parcours atypique, il a été opéré après une torsion d'intestins et il s'en est merveilleusement sorti, gardant comme séquelles un problème d'absorption alimentaire risquant une nouvelle colique et, pour le moins une cicatrice gonflée au niveau de l'abdomen, bien visible sur les photos. Avant d'arriver au refuge, notre Oxy faisait un début de colique après l'autre. Mais une année passée au refuge, nourriture appropriée exige, plus une colique à l'horizon et, Valinco d'Espiens âgé d'à peine 13 ans, Anglo Arabe confirmé devenait adoptable. Merci à Julie pour les bons soins qu'elle lui procure.

Et bien que nous ne courrons pas après l'augmentation du cheptel, les naissances restent un bonheur incommensurable ! En effet notre belle Princesse, ânesse mal traitée pendant des années, rachetée dans un état de misère physiologique, a donné le jour, le 15 août ( date de mon anniversaire, 60 ans déjà ! ) à une petite merveille prénommée Touareg. Mais ça n'a pas été aussi simple que vous pourriez l'imaginer. Notre Princesse dont la gestation avait souffert de carences pendant de nombreux mois, n'a pu assumer le bébé, alimentairement parlant dès sa naissance. Touareg est venu au monde particulièrement grand mais aussi très maigre et sa maman n'était pas en mesure de l'allaiter. Alors bien sûr, il a fallut faire avec et surtout sauver le bébé qui n'avait rien à téter.

Pour lui donner quelques forces, je suis d'abord allée traire une jument suitée lui donnant les premières forces pour se défendre avec un biberon plein de bon lait. Ensuite il a fallu faire une piqûre à sa maman pour favoriser la montée de lait et lui administrer de nombreuses compresses chaudes sur les mamelles pour les assouplir. Notre bébé requinqué a très vite trouvé la force qui lui manquait, et depuis, c'est un bonheur de le voir évoluer en pleine santé. T'en fais pas Touareg, nous fêterons notre anniversaire ensemble jusqu'à la fin du monde ! ! ! ( en espérant que mon arthrose me foute la paix ! )

 

 

 

le 25 juillet 2007

Bien qu'il me soit toujours difficile de parler d'Humour à l'imparfait, j'essaie de me rendre à l'évidence et je reprends doucement le dessus car la vie continue pour nous tous et pour eux, et ça, c'est incontournable.

Ayant pris un grand retard, la mise à jour de ce soir se voudra conséquente car la roue tourne et beaucoup de choses se sont passées malgré tout. Nous avons eu 2 nouvelles adoptions, le petit âne Marius et la chienne Câline. C'est Florence et Grégory qui ont eu " la grande chance " d'accueillir notre adorable petit Marius qui depuis le 5 juillet tient compagnie à leur ânesse Siska dans leur propriété de Fontanes. Les deux filent le parfait amour et batifolent dans de grandes prairies. Ils font le bonheur de leurs parents adoptifs qui ne tarrissent d'éloges sur leurs protégés. Voilà encore un placement rassurant !

Nous allons passer maintenant de " l'âne au chien " puisque c'est Câline qui prend la vedette. En effet le 17 juillet Christine a craqué sur notre petite protégée rentrée au refuge depuis quelques semaines seulement et qui n'y aura pas fait de vieux os. A peine le temps de s'habituer que déjà elle trouve une famille avec une copine chienne Pékinoise. Aux dernières nouvelles tout se passe bien, bêtes et gens s'entendent à merveille et nous souhaitons à tous une bonne continuation.

C'est avec plaisir que nous avons eu quelques nouvelles de nos adoptés déjà ancien tel que Surprise, Quetch et Quyrielle et nos loups, qui comme vous le savez, sont en Bretagne.

Surprise coule des jours heureux avec le poney Tango, l'ânesse Nini et Jordan dit Patate, tout ce petit monde extrêmement choyé par Rébecca et Yoyo. Lorsque nous sommes allées, Marilyne et moi, les voir, nous avons été bluffées par le changement de notre Surprise ! Le joli petit poulain qui avait quitté le refuge est devenu une pouliche costaud et maintenant on reconnaît parfaitement ses origines espagnoles. Je rappelle qu'elle est née de Calista, jument espagnole du camion du même adjectif, saisi à Chaumont, et dont les chevaux étaient, pour la plupart, à l'article de la mort. Nous ne nous étions pas vraiment aperçus que Calista était gestante et Surprise fut une vrai surprise ! Nous sommes très heureux que cette puce ait trouvé une si bonne famille. Merci à Rèb et Yoyo pour tant d'amour.

Quetch et Quyrielle ne sont pas mal lotties non plus. Elles sont aimées et jouissent de pâturages impressionnants. Bientôt fini les galipettes, les choses sérieuses vont commencer et le débourrage de ces 2 petites camargues est programmé pour cette année. Elles ont un bel abri, d'immenses prairies et ça les changent vraiment de leur cabane en ruine qui s'écroulait sur leur tête avant d'être saisies et de trouver refuge chez nous. Merci à Jessica et son mari pour leurs bon soins.

Anes, chiens, chevaux et pourquoi pas des nouvelles de nos loups-loups devenu bretons. C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je prends connaissance des nouvelles de mon Alpha, si grièvement blessé lors de cette épouvantable chasse dont vous avez déjà pris connaissance. Alpha va très bien, la balle que nous n'avons pu extraire de sa tête ne provoque pas de dégât et il est égal à lui-même, toujours aussi beau. Mon Québec paraît très heureux avec ses deux femelles et je suis ravie de constater chaque jours les basses températures bretonnes qui leurs vont à merveille ( pardon pour les touristes avides de soleil ! ) sachant que c'était de la chaleur qu'ils souffraient le plus chez nous. Le 29 avril, nos amis ont fait une porte ouverte et ils ont eu la surprise d'avoir la visite d'environ 700 personnes. Voilà un beau début, c'est une première très réussie, bravo ! Ils ont aussi créé un blog : www.refugecoatfur.blog.fr, si ça vous intéresse, vous allez pouvoir communiquer avec eux.

Beaucoup d'entre vous attendent des nouvelles de nos petits ânes de Gallargues. Elles sont plutôt bonnes car ils sont ici depuis plus d'un mois. Après mon enquête le propriétaire à pris peur et a fait appel à un maquignon pour les leurs vendre. Avertie par les gens du village j'ai pu prendre contact avec le marchand en question et les racheter dans la foulée. Ils sont passées directement du camion à mon van sans autre transit. Il est vrai que j'étais très inquiète de savoir que ces pauvres animaux qui avaient déjà bien pati, puissent se retrouver sur des foires et passer de maquignons en maquignons avec les traumatismes que ça entraîne forcément.

Aujourd'hui ils sont tous en pleine forme, plus de poux, plus de poils mités, plus de plaie sur leur corps, plus de pieds abîmés, plus de côtes saillantes. Oscar et Françis sont bien ronds avec un poil très brillant, ils évoluent dans un joli parc herbeux et mènent une petite vie tranquille loin des sévices qui leur étaient infligés. Quant à Princesse, elle est magnifique ! Elle n'a plus rien à voir avec la Princesse d'avant, elle est plus que ronde et profite de l'excellente nourriture "spécial élevage" dont elle se régale chaque jour attendant patiemment le petit ânon à venir. Nous nous en faisons tous une joie ! Avec un peu de chance, le vétérinaire qui trouvait les ânes en très bon état lors de leur détention précédente, aura peut-être la curiosité de jeter un oeil sur le site. La différence avant-après risque de lui sauter aux yeux et pourrait lui donner une bonne leçon. N'est ce pas docteur !

C'est encore une histoire d'âne, bien triste au départ mais qui est en train de tourner plutôt bien. Le 5 juin, je suis appelée au téléphone par la mairie de Villeneuve-les-Avignons ( pas la porte à coté !) car les policiers municipaux ont trouvé sur la route une vielle ânesse dans un si triste état, que la secrétaire de mairie en à fait déplacer un vétérinaire. Personne ne sait quoi faire de la pauvre petite vielle et bien sûr Paula Loïs pourrait bien venir la chercher ! Aussitôt dit aussitôt fait, nous attelons le van et partons bille en tête, Marilyne et moi, voler au secours de la pauvre abandonnée. Après avoir appelé des amis qui habitent sur place, nous nous retrouvons au centre ville, et Delphine et Chloé nous conduisent à l'endroit où le pauvre animal a été attaché. Triste découverte ! L'ânesse est prostrée, la tête en bas, elle ouvre et ferme sa bouche sans arrêt, un peu comme une carpe et j'avoue que nous sommes toutes très impressionnées. Son corps est encore couvert d'un poil d'hiver épais, mais lorsque nous passons la main sur son échine nous sentons une terrible maigreur. Inquiète, je vais immédiatement en bouche et découvre d'abord une dentition à faire frémir. Certaines molaires ont tant poussé, qu'elles sont devenues immenses provoquant ce geste cité ci-dessus et empêchant complètement l'ânesse de se nourrir. En plus, je découvre un lampas, énorme inflammation du palais et franchement je me dis qu'il était temps que cette pauvre petite vielle se perde pour avoir la chance de nous rencontrer.

Depuis, le propriétaire a été retrouvé, nous savons que notre rescapée s'appelle Manon, qu'elle est très vielle (je l'aurai deviné ! ) et que son papa préfère que nous la gardions car il n'a as les moyens de s'en occuper. Manon a eu beaucoup de chance, le dentiste équin a fait un excellent travail, elle peut maintenant manger à volonté, son poil d'hiver a disparu grâce à un très bon pansage et si elle reprend du poil, c'est celui de la bête ! Elle a déjà beaucoup changé, elle est absolument adorable et fait ici l'unanimité. Les photos produites ce soir sont celles après son arrivée, les plus jolies seront pour la prochaine fois. Brave Manon tu mérites bien un peu de bonheur et à mon avis, tu finiras tes jours au refuge.

Finalement, cette mise à jour m'a fait le plus grand bien. Je me rends compte que ma mission n'est pas terminée et que mon cher Humour est peut-être fier de moi, fier de nous, car ici c'est toute une équipe qui travaille au service des animaux. Je suis heureuse de l'avoir formée. Comme vous pouvez le constater pendant sa maladie il a fallu quelquefois faire abstraction de mes sentiments et de ma peine pour voler au secours de ceux qui avaient besoin de notre aide. Par exemple le 11 juillet, le camion de foin chargé de 17 tonnes de cette précieuse nourriture est arrivé au matin, de bonne heure alors que mes 2 garçons étaient absents, l'un en vacance, l'autre en congé hebdomadaire. Le stock étant à la fin, il fallait coûte que coûte décharger les ballots de 250 kilos chacun, chose que je n'ai pas l'habitude de faire, mais, une fois de plus, je me suis mis des coups de pieds aux fesses et, en 3 heures de temps, j'ai réussi à décharger tout le semi-remorque et finalement, pas si mal que ça, malgré une apréhension et un stress que je vous laisse deviner. Marilyne a mitraillé avec l'appareil photo, aussi étonnée que moi et nous vous en faisons profiter.

Voulant ce site très convivial, je tiens à continuer à m'adresser à vous comme à des amis, passionnés, compréhensifs, sensibles et tolérants. Mon coéquipier, mon gendre Dany m'aide considérablement à chaque fois et c'est grâce à lui que j'arrive à vous offrir autant d'illustrations photographiques que vous pouvez agrandir. Merci à lui et à sa patience jusqu'à quelquefois minuit, car bien sûr, ce genre de prestation ne peut se faire qu'en dehors des heures déjà dépassées du travail effectué au refuge et de son travail personnel. Merci aussi à Christelle et Jean-Guillaume qui envoient chaque fois les nouvelles aux abonnés et prennent en compte les e-mails du site. Merci une fois de plus à tous ceux et toutes celles qui m'ont remplacée auprès d'Humour alors que j'étais appelée ailleurs et pardon à mon Humour de l'avoir abandonné quelquefois pour des raisons que la raison pourrait bien ignorer. Merci aussi à vous tous qui m'avez assurée de votre sympathie. A bientôt.

le 21 juillet 2007

Voilà bien longtemps que nous n'avons donné de nouvelles et malheureusement elles sont une fois de plus d'une grande tristesse. Je viens de passer 4 semaines de véritable enfer au chevet d'Humour, mon cheval de Selle Français, né à la maison il y a 12 ans.
Le 19 juillet mon bel Humour nous a quitté suite à une pathologie du motoneurone central, plus simplement une dégénérescence du système nerveux, maladie d'une grande rareté qui détruit insidieusement et de manière pernicieuse la musculature provoquant une amyotrophie spectaculaire palpable de jour en jour sans altérer l'appétit ni la brillance de la robe. Il n'existe aucun traitement pour cette pathologie complètement irréversible et l'on peut dire que l'on voit son cheval mourir de jour en jour dans l'impuissance totale. La seule possibilité est l'utilisation d'anti-inflammatoires puissants pour éviter la souffrance et permettre au cheval de se lever le plus souvent possible.
Le plus terrible est de savoir qu'on ne peut rien faire mais il est impossible de prendre la décision ultime. Humour a mangé comme un ogre jusqu'à la dernière minute, son poil était magnifique et il était resté égal à lui même, très câlin, facétieux, toujours gourmand et aussi curieux de son environnement. Je l'ai vu fondre chaque jour, perdre des centaines de kilos, mais son moral semblait intact. La souffrance n'était visible qu'entre les 2 piqûres de calmant. Les 2 derniers jours il avait beaucoup de mal à se lever, son arrière main ne le portait plus et pour se coucher il se laissait tomber de tout son poids se blessant à chaque articulation et même aux arcades.
Pendant 4 semaines je me suis préparée à lui dire adieu mais malgré tout je n'arrivais pas à dire stop.

Humour a déjà perdu plus de 100 kilos Si la plupart des chevaux aurait prit peur devant un ventilateur en marche, Humour a tout de suite compris le bien être qu'il pouvait lui procurer, dans le calme le plus total. Il m'aura étonnée jusqu'au bout.

Humour a eu un parcours bien particulier, né chez nous de ma jument Venda il devait devenir le deuxième cheval de sport de ma fille Charlotte. Il a eu une jeunesse dorée, choyé par toute la famille, mais Charlotte a arrêté l'équitation pour des raisons personnelles. Notre magnifique poulain plein de vie, fougueux à souhait et beaucoup trop gâté devenait insupportable. Comme je le dis toujours un cheval ( comme un humain d'ailleurs ! ) trouve son équilibre dans un peu de travail et j'ai donc décidé de faire débourrer Humour par notre ami Simon, instructeur. Tout c'est très bien passé, Humour avait beaucoup de sang et moi pas beaucoup de temps pour le monter. C'est donc mon avocat qui l'a pris en main alors qu'il avait déjà huit ans et qu'il ne savait pas faire grand-chose. Une complicité s'est installée entre le cheval et le cavalier et, malgré ses débuts tardifs dans le saut d'obstacle, Humour s'est révélé un excellent sportif sous la houlette d'Olivier et, depuis l'année dernière ils faisaient un couple de gagnants.

Toujours aimé et respecté Humour a eu 12 ans de belle vie, pendant laquelle il n'a cessé de nous étonner. Nous sommes, Olivier et moi atterrés par ce départ si rapide et pour le moins inattendu. Merci à Maryline, Cindy, Karine et les garçons qui l'ont tant entourés pendant ces dernières semaines. Merci aussi à vous tous qui m'avez envoyé des messages de soutien.
Tchao mon Humour, tu resteras dans nos coeurs.
J'avais ce soir l'intention de faire une mise à jour du site particulièrement importante, mais l'émotion qu'a généré mon récit est si forte que je suis incapable de tenir mes prévisions. Je tiens à vous rassurer pour les ânes, ils sont ici depuis plusieurs semaines, complètement transformés. Pour le chien enfermé dans le garage, il a passé 2 jours chez le vétérinaire mais je n'ai pas beaucoup de détails.
Pardonnez moi de vous faire encore attendre, je sais que vous comprendrez. A la semaine prochaine.

 

le 1 juin 2007

C'est avec le coeur bien gros que nous faisons ce soir cette mise à jour car Twiggy nous a quittés pour toujours le 21 mai, date à laquelle nous étions toutes deux, parties pour Lyon à l'école vétérinaire. Ce matin là, à 5 heures, toute l'équipe était présente, même Jean et Delphine venus exprès d'Avignon pour charger notre Twiggy dans le van.Je suis partie remplie d'espoir pour faire des examens plus approfondis et éventuellement faire pratiquer une intervention chirurgicale le lendemain. J'avais eu, la semaine précédente, plusieurs entretiens avec la chirurgienne ainsi que des échanges de mails et je voulais encore croire au miracle. Malgrè des soins attentifs et constants, je faisais semblant de voir des améliorations mais la réalité était différente. Chaque jour notre petite puce se dégradait physiquement, ses escares restaient stationnaires mais les tendons se retractaient et les mouvements de rééducation devenaient de plus en plus difficiles. Pourtant Twiggy était toujours aussi mignone, aussi affectueuse et attachante mais elle ne marchait pas et la vie n'était pas possible.

 

A l'école vétérinaire où nous avons été très bien accueillies toute une équipe a pris en charge notre bébé. Plusieurs examens ont été pratiqués, radios des jambes et des hanches mais c'est à l'échographie que tout c'est compliqué. L'articulation de sa rotule droite était extrêmement détériorée par une infection ancienne qui datait d'avant son arrivée au refuge, les cartilages étaient rongés, une énorme fibrine c'était installée et l'intervention n'était plus réalisable avec espoir de guérison. J'avais enrayé l'infection avec une couverture antibiotique importante mais les dégats étaient déjà trop avancés En plus les tendons étaient durs et rétractés. Avec beaucoup de délicatesse la chirurgienne m'a fait comprendre qu'il n'y avait plus aucun espoir et qu'il fallait prendre une décision pour qu'elle ne souffre pas d'avantage.

J'ai pu rester un peu plus d'une heure avec elle pour le dernier adieu qui me déchirait le coeur, elle a mangé son foin avec appetit, hennissait si je me levais et mettait sa tête contre moi quand je me rasseyais prés d'elle. Jusqu'à la dernière minute elle a été la plus adorable des pouliches et je ne pourrai jamais oublier sa jolie petite frimousse et les merveilleux moments que nous avons passé ensembles. Twiggy n'a jamais trotté que dans ma tête, que dans mes rêves et ma seule consolation est de savoir que pendant quelle était prés de nous elle a été heureuse et choyée. Si je l'avais laissé dans sa ferme, elle serait morte à petit feu dans les souffrances qu'on peut à peine imaginer.Adieu ma Twiggy tu nous laisses un très grand vide. J'ai repris la route avec difficulté, les larmes plein les yeux et la tête prête à exploser !

Aprés ce triste récit j'avoue qu'il m'est difficile de parler d'autres choses, surtout que je n'ai pas vraiment de bonnes nouvelles. J'essaie de déméler quelques enquêtes, des ânes détenus dans des conditions inacceptables, maigres, couverts de poux, ni bien nourris ni bien abreuvés et j'ai de grandes difficultés à les faire enlever.L'anesse gestante ne peut mêttre bas dans de telles conditions.
Un chien qui meurt lentement enfermé dans un garage ( ne vous inquiétez pas je m'en occupe ) et aussi tous les animaux d'un refuge à placer après le douloureux décés de leur propriétaire. Tous ça va pouvoir se régler pour le mieux dans les semaines qui vont suivre.

Un vétérinaire (de notoriété publique) a osé dire que les ânes étaient en parfait état et qu'il n'y avait absolument rien à redire, menaçant les personnes auteur d'une pétition, de poursuites judiciaires ! ! ! Je vous laisse apprécier !

Malgré tout il me faut vous faire part de ma candidature aux élections législatives sur la 4ème circonscription du gard, sous l'égide du MHAN ( Mouvement Homme Animaux Nature ) pour lequel je me suis engagée il y a déjà quelques années. Mon amie, Christiane Grassor se présente elle, sur la 5ème. Vous comprendrez tous notre démarche qui est de compter les voix apportées aux animaux pour leur défense et leur respect. Vous trouverez le site du MHAN en lien et je ne peux que vous appeler à voter au premier tour pour ses représentants dans de nombreuses régions françaises. Nous devont être nombreux pour constituer un groupe de pression pouvant faire avancer la protection animale.

Quelques nouvelles des chiens qui continuent à reprendre du poil de la bête au refuge, ceux atteint de leishmaniose sont soignés et vont beaucoup mieux, les craintifs s'apprivoisent petit à petit et nos mordeurs mordent de moins en moins. Cannelle et Oscar qui sont sur l'affiche de Christiane sont d'ailleurs à adopter, il sont en pleine forme !

Quelques jolies images d'Aramis, adopté par la famille Vicente, dans son nouveau domaine en compagnie de sa copine Shiva qui venait lui rendre visite. Shiva est aussi une rescapée de 4 mois qui vit au refuge et dont notre salarié Jean-Christophe s'occupe avec beaucoup de soins.

Je ne manquerai pas de renouer le contact aprés les élections, j'espere que je serai plus en forme et que je pourrai vous donner des bonnes nouvelles avec beaucoup de jolies images.A bientôt

 

le 20 avril 2007

Le temps passe vite au refuge et je m'aperçois que nous sommes très en retard pour la mise à jour du site, c'est assez fréquent et je le regrette. Il faut dire que les événements se sont succédés et pas des moindres ! Enquête, sauvetage, naissance et une population d'animaux à son maximum avec un minimum de salariés. En plus, pour ma part, une énorme fatigue qui me pompe toute mon énergie et je soupçonne les années qui passent et qui s'accumulent d'en être un peu la cause. D'ailleurs, pardon à tous ceux qui ont participé financièrement et qui n'ont eu en retour qu'un grand silence, mais surtout ne croyez pas que c'est de la grossièreté de ma part. Sans prendre un seul jour de congé je n'arrive pas du tout à tenir mon emploi du temps et je privilégie le travail sur le terrain avec les animaux. Mais ne désespérez pas, je promets de répondre à tous !

Il nous a fallu tout d'abord terminer la capture des chiens et ça ne fut pas une mince affaire. Ensuite il a fallu tatouer, vacciner, stériliser, soigner et entreprendre des traitements contre la leishmaniose car, bien sûr, je n'ai pas eu le courage de faire euthanasier les malades.

Une des dernières captures: la féroce Nina mordeuse et peu sociable, mais on garde le moral !

4 images sympas au refuge

La meute diminue peu à peu, 6 de nos petits ont déjà trouvé une bonne famille d'accueil, Bricole, Laurette, Paloma, Faustine, Polux et Aramis.

Il manque Laurette, la prochaine fois !

En premier, la petite Bricole se remet de son hystérectomie bien gardée par son nouveau copain Vlad. Ensuite, Paloma, dix ans, joue comme une gamine avec sa nouvelle copine. Puis, Faustine qui a enfin vaincu sa peur dans sa nouvelle famille. Notre beau Polux qui a fait craquer Pascale, notre bénévole, et Aramis pour qui Cindy a littéralement fondu. Il faut préciser qu'Aramis qui n'a que 18 mois est atteint de leishmaniose et que sa famille d'accueil prend l'engagement de le soigner à vie. Bravo !

E t si l'on parlait un peu de chevaux ?

Le week-end dernier j'ai été alertée par une cavalière qui randonnait du côté de la Drôme et qui avait remarqué, au milieu d'un troupeau, une petite pouliche de trait se traînant à côté de sa mère et ne pouvant pas se lever sur ses postérieurs. Notre randonneuse émue se met à la recherche du propriétaire et a apprend par ce dernier que le bébé comtois avait eu un accident la nuit d'avant. La pouliche avait essayé de sauter dans un râtelier de prairie où elle était restée bloquée toute la nuit.
Avertie de ces faits par mail le samedi 14 et après avoir examiné la photo jointe, de très près, mon inquiétude n'a cessé d'augmenter et quelques recherches plus tard, je décide d'appeler le propriétaire. Ce dernier commence par s'emballer, me disant de m'occuper de mes affaires. C'est alors que j'ai opté pour la douceur, quelque peu hypocrite, mais qui permet le dialogue, indispensable dans ce cas. J'apprends donc que le vétérinaire est venu, diagnostiquant des lésions musculaires et peut-être une luxation de la hanche, mais que sans radio, il était difficile de savoir si il y avait une ou plusieurs fractures. A partir de cet instant l'image du pauvre bébé ne m'a plus quittée et l'envie d'atteler mon van et de voler à son secours n'a fait que s'amplifier. Je rappelai donc l'éleveur, lui proposant de racheter cet animal dont il ne pourra jamais rien faire et dont le destin " boucherie chevaline" semblait bien compromis pour un poulain de 2 mois. Il finit par accepter et, dés le lundi matin je partais, direction le nord de la Drôme accompagnée de Nella, "gentille délatrice". Nous n'avons bien sûr pas pu prendre de photo à notre arrivée sur place mais les larmes nous sont vite montées aux yeux en voyant le triste tableau et en respirant cette "odeur de mort" que je connais déjà trop bien. L'état infectieux était très avancé, les escarres étaient couverts de pu et la pouliche gisait couverte de mouches au milieu des excréments de sa mère. Mon espoir de la sauver commençait à s'envoler mais j'ai vite senti une sorte d'énergie vitale qui se dégageait de ce petit animal pour le moins, agonisant. Je vous passe les détails de l'embarquement à la fourche du tracteur, l'énervement du paysan et l'ambiance tendue qui en découlait mais, une heure après nous emmenions notre précieux trésor en direction du refuge. Nous avons pu négocier le prix en faisant descendre de 300 euros à 200, expliquant que les chances de la sauver étaient quasi inexistantes et que le fait de la laisser agoniser à la ferme ne lui rapporterait pas un centime. Pendant le voyage nous avons, au téléphone, supplié nos vétérinaires de bien vouloir nous attendre, malgré l'heure tardive et quelques heures plus tard, l'appareil de radiologie nous apprenait qu'aucun membre n'était fracturé. Depuis la jolie Twiggy est choyée par toute l'équipe, elle est levée au palan régulièrement, soignée, perfusée. Un traitement par injection lui a été prescrit et nursing (la retourner plusieurs fois par jour) et rééducation sont devenus notre quotidien. Chaques jours nous notons un nouveau progrès, aussi petit soit-il, mais qui nous permet de garder un peu d'espoir. C'est un amour.

Se tiendra-t-elle un jour debout sur ses 4 pieds ? C'est la question cruciale.j'y mets mon savoir, mon expérience et mon amour et l'équipe me suit, pourvu que ça marche ! Même mon chien Sisco vient veiller sur elle !

Twiggy sera-t-elle une nouvelle miraculée du refuge ?

 

 

Le mardi 17 fut une très grosse journée alliant soins intensifs, maréchal ferrant, livraison et, la cerise sur le gâteau la naissance d'un joli poulinou. Certes c'est un événement très heureux mais, en un jour déjà si bien rempli, nos forces commençaient à nous manquer. Ne l'attendant pas tout à fait aussi tôt nous n'avions pas changé la jument de parc, changement prévu pour le lendemain. Il a donc fallu porter le poulain à bras et c'est qu'il était déjà bien lourd le joli coquin ! ! !
Quelques jours avant nous avons eu une grosse averse et Hasba a trouvé très confortable de faire son bébé dans une grosse flaque de boue !
La mère et l'enfant se portent bien.

 

le 26 mars 2007

Si nous sommes un peu en retard à notre rendez-vous, c'est que ces deux dernières semaines ont été particulièrement chargées suite à cette saisie de chiens que vous avez pu découvrir la fois précédente. Les week-end aussi ne nous ont pas permis beaucoup de répit car ils ont été consacrés à l'avancement de la pose des nouveaux abris. Les photos suivantes sont une preuve de l'activité intense des 17 et 18 mars où, grâce à à nos amis bénévoles et Jean-Claude, mon mari, nous avons pu terminer un abri de plus pour 4 juments qui ont été bien heureuses de pouvoir se préserver de l'affreux mistral soufflant à plus de cent kilomètres à l'heure pendant toute la semaine.