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le 23 decembre 2007
Nous sommes déjà à l'avant veille de Noël et
voilà qu'un mois et demi est passé depuis la dernière
mise à jour. Les semaines défilent à la vitesse grand
V et les occupations sont telles que j'ai tout juste le temps de respirer.
Le 12 novembre, nous avions évoqué le prix Fémina
et depuis, vous êtes nombreux à m'en demander les résultats.
Nous devions les avoir dans le courant décembre mais à ce
jour " point de son, point d'image !" De toutes façons
je ne me fais pas trop d'illusions car nous avons en face des grandes
pointures de l'humanitaire et ça risque de plaire d'avantage que
les animaux. Dans l'attente, il nous reste l'espoir et comme tout le monde
le sait " l'espoir fait vivre". Je vous remerçie toutes
et tous pour le vote que vous m'avez accordé, j'ai reçu
beaucoup de mails me le confirmant. Encore merci.
Le gros évènement après la dernière mise à
jour à été le sauvetage, in-extremis, de 14 lévriers
barzoïs qui, sans mon intervention étaient voués à
l'euthanasie.
En septembre j'avais déjà été appelée
pour enquéter sur un élevage de Barzoïs paraîssant
sur le déclin et dont la propriétaire était une dame
agée de 78 ans. J'en avais avisé la D.D.S.V. et nous nous
étions rendus sur place pour nous rendre compte de l'état
des animaux. Je vous passerais les détails d'une intervention mal
ressentie par la propriétaire, et les discussions houleuses à
travers les barreaux du portail. J'ai fini par convaicre la dame de me
laisser entrer et j'ai pu jeter un coup d'oeil discret sur les chiens.
J'avoue que j'avais été d'avantage interpellé par
leur regard que par leurs mauvais état. Certes, le laisser aller
ne faisait aucun doute et l'entretient laissait à désirer
mais les chiens ne parraissaient extrêmement maigres, je m'étais
laissé dire que ce type de race était normalement trés
mince et je ne me suis pas affolée d'avantage. J'ai toutefois laissé
ma carte à cette dame lui proposant ma collaboration en cas de
problêmes et même de l'aider à nettoyer les chenils.
J'ai voulu la mettre à l'aise, trouvant que la tâche était
trop lourde pour elle en lui disant que j'aurais peut-être l'opportunité
de lui placer quelques chiens, chose qu'elle a catégoriquement
refusée. Je suis donc partie, sans définitivement classer
l'affaire me disant quelle était à suivre !
Début novembre cette même personne m'appelle m'explicant
qu'elle était à l'hopital et que, trés affaiblie
elle serait obligée de se séparer de ses chiens à
contre coeur, sa santé ne lui permettant plus de s'en occuper.
Me voilà bien prise de cour car il me fallait, dans l'urgence,
pouvoir acceuillir 14 Barzoïs ! Trés débordée,
je lui demande de me donner une petite semaine pour pouvoir me retourner.
Trois jours passent. Je reçois l'appel d'un vétérinaire
de ma connaissance qui était aussi le sien, me disant que l'éleveuse
l'avait prié d'euthanasier tous ses chiens et qu'il avait refusé
de le faire. Il ne m'a pas caché son inquiétude, l'épée
de damoclès était sur la tête des animaux et la situatiuon
était devenue plus qu'urgente. J'ai fait un immense bond sur ma
chaise et j'ai trés vite pris contact avec l'éleveuse lui
réaffirmant ma volonté de récupérer les chiens
et lui faisant promettre de ne rien faire avant mon imminente venue. A
partir de là, j'ai du aller trés trés vite ! Absorber
14 lévriers n'était pas dans mes possibilités, les
chenils du refuge étant pleins à craquer. Je n'avais pas
le choix et j'ai du me mettre en rapport avec une pension chenil qui puisse
acceuillir tous les chiens, et mettre en place un timming pour les transporter.
Rien ne fut simple les Barzoïs, étant trés réservés
pour ne pas dire complètement traumatisés, n'étaient
pas faciles à déplacer. Le fait de quiter un chenil où
ils étaient nés et d'où ils n'étaient jamais
sortis les terrorisait complètement. En plus ils ne connaissaient
que leur éleveuse et nous sommes apparus à leurs yeux comme
des vilains chasseurs voulant les capturer. Enfin, tant bien que mal et
trois voyages après, ils étaient tous installés à
la pension aux bons soins de Véronique. Vous raconter les péripétie
prendrait plusieurs pages aussi je vous en fait grâce, nous avions
14 cartes de tatouages, 14 chiens et il fallait mettre un nom sur chacun,
c'est à dire regarder les oreilles, autant vous dire que ça
a prit quelques jours. Véronique à fait un gros travial
d'approche et petit à petit nos loulous se sont un peu décontractés.
J'ai essayé de venir les voir le plus possible mais ça n'était
pas facile.

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Le 7 décembre mon vétérinaire
m'a fait l'amitié de me consacrer une matinée et nous
avons pu faire passer une petite visite de contrôle avec primo-vaccination
à la clé sans oublier les tests leischmaniose qui se
sont tous avérés négatifs. Ouf ! Les chiens pouvaient
donc être mis à l'adoption et déjà, "Lévriers
en détresse " et le "Club du Barzoï " s'en
étaientt inquiétés après que je les eu
contactés. J'ai eu le plaisir, je dirais même l'immense
plaisir de faire la connaissance de gens formidables qui, dans un
élan de solidarité sont venus adopter nos Barzoï
de tous les coins de France, ne regardant ni leur âges avancés,
ni leurs défauts physiques, ni certaines pathologies grâves
que nous avions découvertes. Merci du fond du coeur. |
Premier voyage de 4 !
Deuxième voyage de 4 autres !
Quel magnifique cadeau de Noël pour ces pauvres amours qui n'ont
connu que le béton du chenil sans la chaleur d'une famille, sans
véritable affection. Quel choc pour eux de découvrir le
confort, la vie en famille et les soins attentifs dont ils font l'objet
actuellement. Vous les parents adoptifs nous vous aimons pour ce que vous
leurs avez déjà apporté et tout ce que vous allez
encore leur donner. J'ai découvert ces Lévriers Russes que
je connaissais peu et que j'ai véritablement appréciés.
Je n'oublierais jamais la façon qu'ils ont de nous regarder !
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Pétula, chienne de chenil un peu
négligée, est trés honorée et trés
heureuse de faire la connaissance du magnifique Nanou, prince russe
sorti des steppes et ... des rêves ! Désormais ils vivront
ensembles et Pétula se demande si ce conte de fée va
devenir réalité... |
Voilà nos loulous confortablement installés dans leurs
nouvelles demeures.
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J'imagine que vous avez compris que ce nouveau sauvetage n'a fait
que creuser un trou financier que nous ne vous avons jamais caché
et que, vous pouvez en cette période de fêtes nous
aider par l'intermediaire de paypal. Pas besoin d'envoyer des sommes
faramineuses, les gouttes d'eau faisant les grandes rivières
vous pouvez sans rougir balancer trois, quatre ou cinq euros et
plus " si affinité " ça ne peut certainement
pas nous faire de mal ! Cette fin d'année est encore plus
difficile que la dernière mais il faudra tenir le coup et
vous pouvez y contribuer.
A ce jour, les croquettes pour chiens s'achètent par pickup
bien plein !
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Après les chiens, on pourrait peut-être parler chats, ça
nous change un peu des chevaux !
Je ne pense pas vous avoir mis au courant de la perte de notre Grand-Roux,
et pourtant Dieu sait si on l'aimait et si on le regrette. Il nous a quitté
en septembre dans sa vingtroisième année. Vingt trois ans
d'amour et de fidélité inconditionnelle. Jamais il ne s'est
éloigné de plus de cinquante mètres de la maison
et chaque nuit notre lit était le sien. Après une légère
fellure du fémur il a dévelloppé une tumeur osseuse
et nous avons du le faire endormir. Il reste dans nos têtes et dans
nos coeurs, autant de complicité sans aucune faille ne peut s'
effacer.
Le sort a voulu que la mémoire de Grand-Roux perdure sous la forme
d'un petit roux. En effet, le jour de la porte ouverte, des visiteurs
sont arrivés avec un minuscule chat roux quasi-mourrant dans les
mains, qu'ils avaient trouvé dans une rigole. Il était d'une
maigreur impressionnante, trés sale et à peine âgé
d'un mois. Le pronostique vital semblait plus que réservé
mais déjà nous nous affairions à le faire vivre.
Faisant l'objet des meilleurs soins vétérinaires et d'une
nourriture lactée appropriée, sa résurection n'a
pas vraiment tardé. C'est Marilyne qui l'a prit sous son aile et
il est devenu le superbe petit chat attachant et câlin que vous
allez voir. Il contribu à perpetuer le souvenir de notre Grand-Roux,
mais lui, s'appelle Tiroux !
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A cette avant veille de Noël, quel
bonheur de pouvoir vous donner un deuxième exemple de grande
solidarité de la part d'un groupe de petites cavalières,
tombées amoureuses d'un cheval des Haras Nationaux mis au travail
dans leur centre équestre. Il faut dire que ce petit cheval
nommé Loukoum avait été loué dans deux
centres successifs et qu'il avait fait la joie de nombreuses jeunes
filles qui l'avaient monté dans le cadre de leur école
d'équtation. |
Mais un jour, le pauvre Loukoum c'est mis à boiter d'une manière
irréversible. Atteint de la maladie de l'os naviculaire ( petit
os du pied ), âgé d'à peine huit ans, il ne pourra
plus être monté et les Haras de ce fait le mettent en vente
sur internet, précisant son handicap, c'est à dire que dans
ce cas seuls les bouchers peuvent être interressés et le
sort réservé à Loukoum reste l'abbatoir ! Alors nos
petites cavalières se sont émues et la seule façon
de le sauver était de réunir l'argent pour l'acheter. Mais
il fallait monter sur le prix du boucher, une fois de plus et les petites
décidèrent de se cotiser pour le rachat de leur protégé
et ont réussi à réunir les 530 euros indispensables.
Mais l'acheter c'est une chose, trouver un endroit gratuit pour sa retraite
en était une autre ! Alors je vous donne en mille, à qui
pourrait-on penser ? A Paula bien sûr et à son acceuillant
refuge ! Je fus donc trés vite contactée par une des mamans
qui a eu la gentillesse de s'occuper rondement de l'affaire. Impossible
de refuser, alors, le 22 novembre accompagnée de Jo mon salarié
j'allais chercher le petit Loukoum qui vient de ce fait agrandir notre
grande framille.
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Nous sommes arrivés le soir et il était un peu tard
pour intégrer Loukoum à un groupe, sans surveillance.
Nous l'avons donc installé confortablement dans un box où
il n'a pas semblé plus perturbé que ça, mangeant
à pleines dents le bon grain et le foin mis à sa disposition.
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Dès le lendemain, il a rejoint un groupe de juments dans un parc
avec abris où il est bien parti pour une retraite des plus heureuses.
Depuis il fait du lard ! Il a déjà pris un certain nombre
de kilos et se prélasse au soleil auprès des juments décontractées
qui se reposent à ses pieds. Bonne et longue vie à toi,
petit Loukoum, ici tu ne crains plus rien.
Encore une bien jolie petite histoire de Noël ( heureusement qu'on
a les histoires, faute de cadeaux ! ! ! ), celle de notre petit Twistou,
nommé au départ Tiago par ses propriétaires mais
que nous avons renommé vu les circonstances !
A la mi-décembre notre cabinet vétérinaire équin,
en la personne de Cécile, m'appelle pour me demander un service.
Ils ont, depuis quelques jours un petit poulinou adorable, âgé
de sept mois, qu'ils doivent euthanasier, mais aucun des quatres vétérinaires
n'arrivent à prendre la décision et surtout à passer
à l'acte. Tiago est bien trop mignon, mais il est mobleur c'est
à dire complètement ataxique, il tricotte avec ses pieds
et dodeline de la tête. Son handicap est congénital et, dans
le troupeau de l'élevage il ne pouvait se défendre et ne
représentait aucune valeur marchande. Bien sûr, une fois
encore le seul endroit pouvant accueillir ce pauvre handicapé ne
pouvait être que le refuge de Paula. Aussitôt dit, aussitôt
fait ! Nous partons, Marilyne et moi chercher le pauvre déshérité
et depuis il se refait une santé au refuge. Rejeté par le
troupeau le pauvre loulou avait perdu de l'état et présentait
une maigreur palpable et un poil mité plein de croûtes. A
ce jour, nourri au grain spécial élevage, au bon foin de
crau, vermifugé, il se refait une petite santé et nous gratifie
d'une affection particulière. Déjà son regard a changé
et il nous accueille avec des hennisements. Encore un, vu son âge,
qui risque de m'enterrer !!!
Twistou for ever !!!
A la veille des fêtes de fin d'année, il me reste à
vous souhaiter à tous un joyeux Noël et peut-être une
Bonne Année, car je ne pense pas que nous pourrons prendre le temps
de revenir sur le site avant le jour de l'an ! N'oubliez pas le refuge
qui lui, ne connait pas la " trève des confiseurs " et
qui coûte chaque jours plus de mille euros. Le cheptel dépasse
les 180 chevaux, on ne compte plus les chiens et les finances, je le répette
sont en grande souffrance. Merci à vous tous et toutes de ne pas
nous oublier.
Trés bonnes fêtes à tous.
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le 12 novembre 2007
Après un long silence, Dany et moi étions très motivés
ce soir pour mettre enfin le site à jour. Malheureusement le sort
en a décidé autrement et notre serveur est tout simplement
en panne, alors notre mise à jour ne pourra partir qu'après
réparation. Il faut croiser les doigts pour que ça se fasse
au plus vite car ce soir nous avions une info exceptionnelle à
vous communiquer dont la chute est annoncée pour demain 13 novembre
à minuit. Je m'explique: Je ne sais si vous avez entendu parler
du prix Fémina qui met à l'honneur une femme dite exceptionnelle.
Cette année proposée pour le Gard, j'ai finalement été
élue pour représenter mon département. Très
heureuse de ce qui peut ressembler à un brin de reconnaissance,
la motivation n'en est que plus importante que lorsque l'on sait que 5000
Euros récompenseront l'heureuse élue. Alors pourquoi pas
moi ? Et pourquoi pas 5000 Euros pour l'Asso qui pourront se transformer
en abris supplémentaires pour nos petits loups, l'hiver arrivant
à grand pas. Il ne me reste qu'a vous donner la marche à
suivre pour pouvoir voter pour moi ou plutôt pour nous et même
pour eux !
Je compte sur vous pour faire passer le message vite, vite, vite !!!
Si ce message à une certaine importance, ceux qui vont suivre
me paraissent aussi très intéressants. Par exemple des nouvelles
de nos moribonds de l'Hérault qui à ce jour sont méconnaissables.
Malgré de grosses difficultés au départ les 2 juments
Palomino de Paulhan commencent à ressembler à des juments
en bonne santé. Claffies de poux, en diarrhée profuse, squelettiques,
il a fallu plusieurs traitements pour finir par avoir une amélioration.
Nous n'avons pas encore vraiment gagné, mais je pense que nous
tenons le bon bout et les photos qui vont suivre en sont la preuve. Quant
à Bunty, le petit étalon, je suis beaucoup moins optimiste.
Malgré les soins appropriés à sa fourbure, la ferrure
orthopédique et les bonnes conditions de détention, Bunty
a toujours beaucoup de mal à se déplacer, son pied rétréci
ne pousse pas en corne et je ne peux que croiser les doigts. La seule
consolation c'est de savoir qu'il est plus heureux avec nous.
Sun Rise et Nifty
Quant à nos trésors squelettiques de Mèze, vous
allez halluciner en voyant le résultat des soins attentifs et de
la nourriture de qualité donnée à profusion ! Ca
marche bien, à vous de juger ! Même les plus maigres sont
devenus magnifiques, bravo à l'équipe qui, bien conseillée,
a su redonner vitalité et forme à ce cheptel en grande misère
physiologique. Même la vieille Rosa, bourrée d'arthrose,
avec un pied cassé et dépassant déjà la trentaine,
à réussi à prendre quelques dizaines de kilos et
vit en liberté au refuge avec Guernica dont l'âge canonique
n'est un secret pour personne. Elle est rentrée chaque soir au
box et mène une vie de cheval de luxe ! Les 5 autres sont dans
leur parc où ils s'éclatent, en pleine forme, essayant d'oublier
leur passé.
N'oubliez pas de consulter les photos de la dernière mise à
jour, vous pourrez comparer. La suite, incroyable, c'est Rosa, l'ex-squelette
ambulant ! ! !
Lors de notre dernier contact il nous a été difficile de
rajouter Capucine aux news. Pourtant c'est encore une histoire intéressante,
celle de ceux qui font n'importe quoi en ramenant des animaux sauvages,
extraits de leur lieux de vie ou en les achetant dans des animalerie dont
les pratiques inégales ne sont plus un secret. Comme vous le savez
la détention des singes est absolument interdite dans notre pays
par des particuliers. C'est la raison pour laquelle la petite Capucine
est arrivée au refuge, capturée par les pompiers, nous étant
confiée par la Direction des Services Vétérinaires.
Bien que détenue dans une cage, elle jouit des meilleures conditions
possibles. D'ailleurs, comme vous le voyez sur les photos suivantes, elle
peut profiter de temps en temps d'une liberté provisoire !
Comme vous le savez peut-être, nous avons fait notre porte ouverte
le 30 septembre, sous la pluie ( ça s'appelle de la chance ) après
4 mois de sécheresse totale. D'ailleurs, depuis, il n'est pas tombé
une goutte ! Donc peu de rentabilité mais le plaisir de compter
une dizaine de nouveaux adhérents. Dés le lendemain, les
affaires reprennent sans aucune cesse ! Un grand père très
ému m'appelle au téléphone pour me signaler des petits
chiots déclinants déposés dans un roncier. Je me
suis empressé d'aller constater avec Marilyne et, nous avons en
effet trouvé une portée de chiots croisés Rottweiller
jetée négligemment prés du cimetière de St
Privas des Vieux. Ils avaient à peine 20 jours et le pronostic
vital aurait pu être réservé si notre prise en charge
n'avait pu se faire immédiatement. Amené chez le vétérinaire
dés le lendemain matin ils ont eu tous les soins nécessaires
et encore plus qu'il n'en fallait. Regardez les petites merveilles sauvées
d'une mort certaine.
Le 4 octobre un appel de la commune de Marguerites me signale un cheval,
type camargue, en divagation depuis 4 jours. Personne ne l'a réclamé
malgré les recherches minutieuses de la municipalité. Etonnant,
comment ce fait-il qu'on ne recherche pas son cheval perdu ? Je crois
avoir la réponse : Le pauvre cheval est extrêmement maigre,
vieux et boiteux. Qui peut-il encore intéresser ? Je vous le donne
en mille, c'est vraiment le genre de cheval qu'on peut lâchement
abandonner sur la route car il a déjà tout donné
! Les photos de la prochaine mise à jour pourront vous assurer
de son bon entretien au refuge. Il n'est déjà plus le même,
il a retrouvé forme et joie de vivre. Toutefois s'il vous semble
le reconnaître, n'hésitez pas à m'en faire part. Nous
l'avons appelé Mistral ou plutôt Mistraou, plus provençal
!
Le 8 octobre, déjà 4 jours sans nouvel arrivage ( incroyable
! ) nous recevons Gringo et Kentucky. Ces 2 chevaux appartiennent ou plutôt
appartenaient à un monsieur en détresse morale et physique
qui n'était plus apte à s'en occuper. Gringo a u vécu
très particulier, il est le seul rescapé d'un incendie d'écurie
dans lequel il a été brûlé au troisième
degré sur une grande partie du corps. Les soins qui ont été
apportés ces dernières années étaient si minimes
que les plaies, en particulier celles du dos, présentaient une
nécrose profonde dont les mouches s'étaient appropriée.
Il était urgent de limiter les dégâts et de commencer
un traitement à base de pommade allant vers une amélioration
à ce jour constatée. Le maréchal ferrant n'ayant
pas été sollicité souvent, le nôtre a du réparer
le manque évident. A ce jour, Gringo va beaucoup mieux, ses plaies
se referment, lui et son copain ont des pieds tout neufs, ils ont un bon
abris et leur retraite s'annonce plutôt bien.
Les pieds avant valaient bien une photo ! Ceux après aussi !
Comme vous le savez, les molosses sont actuellement sur la sellette,
les petits Rottweillers en sont une preuve vivante et je ne cesse d'être
sollicitée. J'avoue mon amour inconditionnel pour ces gros nounours
avec lesquels je partage ma vie, Sysco Fila Brasilero et Tchango, Cane
Corso, 2 molosses adorables et adorés. Le 9 octobre j'ai eu vent
de l'existence d'un autre Cané Corso détenu par la fourrière,
dont les jours était comptés. Prévenue, photos à
l'appui, je n'ai pu resister à la copie conforme de mon Tchango
bien aimé et son euthanasie m'était insupportable. Autorisée
par la D.D.S.V. je suis allée le chercher le 15 octobre juste avant
une euthanasie programmée. Starsky est un véritable amour,
il n'a de cesse de manifester sa reconnaissance et son affection. Malheureusement
je ne peux l'ajouter aux membres de la famille car, curieusement il est
plutôt chasseur et courserait avec plaisir ma dizaine de chats !
Toutefois, si vous habitez à moins de 15 kilomètres du refuge,
que vous avez un jardin entièrement clôturé et pas
de chat, je serai heureuse de le savoir dans une famille choyé
comme il le mérite. Je vous le redit, c'est un amour ! Et en plus
il est magnifique.
La veille du jeudi de la Toussaint je me suis rendue à Sainte
Croix de Caderle après avoir été avertie par des
promeneurs de plusieurs animaux dans un état d'abandon quasi total.
C'est avec effroi que nous avons découvert trois chiens attachés
à des arbres dans un état de maigreur impressionnant sans
eau, sans nourriture et sans abris, dormant à même le sol
dans une commune de montagne où la température est déjà
bien fraîche. Bien sûr il s'agit de trois molosses, deux Rottweillers
et un jeune Cane Corso absolument squelettique. Plus loin dans un minuscule
poulailler, un petit âne tournait en rond, il semblait nous implorer
de lui ouvrir la porte. Comme les autres il n'avait rien à manger
et sa maigreur laissait apparaître une colonne vertébrale
saillante ainsi que ses hanches. Son poil d'hiver devait dater de l'année
dernière et il était couvert de poux. Il fallait agir vite
et j'étais effrayée à l'idée du pont de 4
jours. Je n'ai donc saisie la Direction des Services Vétérinaire
que le lundi 5 novembre et l'affaire a été menée
bon train. Dans la journée Monsieur le Préfet prenait un
arrêté nous autorisant la saisie de tous les animaux en présence
des gendarmes et d'un technicien D.D.S.V. Le mardi 6 novembre nous procédions
à l'enlèvement mais quelle ne fut pas ma surprise de constater
que le Cane Corso avait disparu, lui et sa chaîne. La première
idée qui m'est venue à l'esprit a été la mort
car son état cachectique ne pouvait lui permettre de rester en
vie très longtemps.
Nous avons donc pu prendre le petit âne, le mâle et la femelle
Rottweiller. J'avais eu la prudence d'emmener Jo mon salarié qui
a fait des études d'éducateur canin et j'avoue avoir été
surprise par son savoir faire auprès des molosses. En quelques
minutes il les avait en laisse tous les deux ! Pour la petite histoire
il faut préciser que ce tortionnaire là est aussi vigile
propriétaire d'une société de gardiennage et qu'il
habite en Lozère, sachant que les animaux étaient dans le
Gard à plusieurs dizaines de kilomètres de chez lui et qu'il
ne leur rendait visite que 2 fois par semaine. Les animaux ont vraiment
l'instinct de survie très développé ! A ce jour tout
le monde est à la maison, chacun a vu le vétérinaire
et les chiens pèsent à peu prés la moitié
de leur poids, autant vous dire que les 2 gamelles quotidiennes ne font
pas un pli ! Léon, l'âne a été traité
pour les poux, vermifugé et nourri avec du haut de gamme. Tout
trois sont des amours et nous sommes très heureux de les avoir
sortis de cette galère. Nous avons finalement eu des nouvelles
du Cane Corso et il est bien vivant. Il a tout simplement changer d'arbre,
il es attaché dans la cour de son propriétaire. J'ai bien
sûr déposé plainte. Affaire à suivre.
Et pour finir une histoire pour le moins cocasse d'un sanglier solitaire
qui ne voulait plus l'être et qui tournait désespérément
autour de l'enclos de nos cochons avec une envie folle de goutter la captivité.
Il a eu vite fait de concrétiser son envie en sautant le grillage
et nous l'avons trouvé un beau matin confortablement installé
avec les nôtres ! Je me plais à vous rapporter la réflexion
de Jean-Claude, mon mari qui a dit que ce petit sanglier avait du entendre
parler de Paula Loïs et qu'il voulait absolument faire sa connaissance
! Ca y est c'est fait !
J'espère que la densité de ces dernières news nous
fera pardonner l'énorme retard apporté à cette mise
à jour, je sais que vous comprendrez tous où sont les priorités.
A bientôt merci à tous pour votre soutient.
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le 10 septembre 2007
Enfin des nouvelles ! Je sais, c'est toujours un peu long, mais ici c'est
toujours un peu dur ! C'est vrai, j'ai eu quelques semaines improductives,
presque léthargiques pendant lesquelles j'ai tourné en rond
en essayant de faire mon deuil. Ca va mieux et je suis repartie de plus
belle, sachant que dans ce monde cruel il ne faut surtout pas s'endormir
et pour cause ! J'étais presque en train de devenir une bonne à
rien mais quelques coups de téléphone m'ont obligée
à me ressaisir, et tant mieux.
Les photos qui vont suivre pourraient vous paraître du voyeurisme
tant elles sont insupportables, mais non, c'est tout simplement la réalité
et, une fois de plus, je ne pouvais rester immobile, ressassant ma peine
et oubliant ceux qui sont en détresse. Je vais tout de suite vous
rassurer, ils sont déjà tous à la maison faisant
l'objet des meilleurs soins. Ouf !
Fin août, je suis alertée par un mail venant de l'Hérault,
me signalant un élevage de chevaux près de Mèze dont
l'état est bien loin d'être satisfaisant. Il faut dire que
les conditions ne sont pas réunies. Les chevaux ne sont pas abreuvés,
très peu nourris et des personnes sensibles se sentent obligées
de parer au plus pressé en apportant, le plus souvent possible
eau et nourriture. La plupart des juments sont gestantes, les plus jeunes
et les plus solides résistent au mieux mais celles qui ont un peu
d'âge et dont la santé n'est pas au top niveau sont à
la traîne et, sont très vite devenues cachectiques, c'est
à dire maigres jusqu'à la fonte musculaire. Quant au petit
étalon, Bunty, c'est une véritable pitié. Il souffre,
depuis je ne sais combien d'années, de fourbure chronique, lui
mettant une pression insupportable dans ses pauvres petits pieds. Il faut
dire que nous savons de source sûre que ce pauvre animal est resté
pendant quatre ans dans un box sordide duquel il ne sortait que très
rarement pour ne pas dire jamais.
Il est sur un terrain caillouteux où il est pour lui très
difficile de se déplacer. Du soleil, de la chaleur, du vent très
souvent violent, tel est son environnement, mais il essaie de survivre,
et ses yeux en disent long sur son désespoir. Il est toujours content
d'avoir de la visite et les personnes dévouées ne tarissent
d'éloges sur son caractère affectueux. Lors de l'enquête
j'ai pu m'en apercevoir, il ne me lâchait plus ! Il fait partie
de ceux qui ont rejoint le refuge avec les deux juments Palomino qui,
étaient elles aussi en danger, à vous de juger de l'état.
Merci à la D.D.S.V. de l'Hérault pour son efficacité
et sa rapidité.
Pour la petite histoire il est important de signaler que ces trois chevaux
saisis sont tous pleins papiers de Quarter Horse, chevaux américains
représentant une certaine valeur marchande, et c'est là
qu'on se pose la question: " Où est le profit pour les soit-disant
éleveurs " parceque bien sûr, le propriétaire
se dit éleveur. Eleveur bien dépassé dont la gestion
me semble poser problème. Pas trop d'argent pour la nourriture,
pas trop de temps pour porter l'eau, toujours aussi peu d'argent pour
le vétérinaire, quant au maréchal, il ne reste plus
rien !
Depuis leur arrivée comme d'hab. , tout à été
mis en place et les voilà partis pour une nouvelle vie. Celui qui
me donne le plus de soucis, c'est Bunty, sa fourbure chronique est irréversible,
on peu noter une bascule et atrophie de la troisième phalange,
le pied antérieur droit est rétracté. Aujourd'hui
il a été ferré orthopédiquement, il est sous
anti-inflammatoire et la litière de copeaux très épaisse
qui tapisse sont box lui permet d'évoluer avec un peu plus d'aisance.
Le 6 septembre, accompagnée de la D.D.S.V. et des gendarmes nous
débarquions sur le site pour emmener nos pauvres malheureux.
Notre Bunty
Mais ce n'est pas tout, un malheur n'arrive jamais seul et, la veille
de partir pour la saisie des chevaux américains, je reçois
le soir un mail, me signalant un troupeau de squelettes ambulants à
huit kilomètres de l'endroit où nous devons intervenir.
Interloquée, je saisie la D.D.S.V. de l'Hérault, travaillant
sur mon ordinateur jusqu'à 23 heures, en expliquant que nous pouvons
faire d'une pierre deux coups, profitant du camion, et qu'avec le van
en complément, nous pouvons emmener tous ce petit monde vers un
meilleur destin. Il faut dire que les photos étaient parlantes
et que déjà j'avais les larmes aux yeux, bien décidée
à faire le maximum. C'est comme ça, que le six septembre
nous procédions à deux saisies à la fois. Si la première
c'est bien passée ( le propriétaire avait l'air de prendre
conscience de ses erreurs ! ! ! ), la deuxième nous a tout de suite
semblé plus compliquée. Il faut dire que le " propriétaire",
est un repris de justice et que, au récit de ses exploits, nous
avons eu quelques frissons. Ce " brave " monsieur avait été
incarcéré quelques années pour avoir écrasé
les jambes d'une femme avec sa voiture, car elle n'était pas d'accord
avec lui. De quoi refroidir les plus courageux ! Mais nous étions
bien secondées, Marilyne et moi par la D.D.S.V, la gendarmerie,
et la police municipale. A vrai dire, aucun document ne pouvait prouver
la propriété de cet individu. Aucun cheval ni poulain n'était
pucé ni identifié et les papiers étaient inexistants.
Après avoir été averties que nous ne pourrions jamais
attraper ses animaux ( dixit le propriétaire ) nous sommes arrivés,
sûrs de rien avec nos licols et nos longes, et, miracle, ils sont
tous venus confiants se jeter dans nos bras. A notre grand étonnement
malgré leur faiblesse et leurs carences, ils sont tous montés
dans le camion ne posant aucun problème, même la vieille
jument au pied cassé dont l'état de cachectie nous a fait
craindre le pire.La plupart sont des poulains carencés, je dirais
même très carencés, au point qu'une des pouliches
présente une anomalie que je n'avais encore jamais vue malgré
mon habitude des pathologies rares. En effet cette petite pouliche aux
yeux bleus avait tellement manqué que sa machoire n'avait pas évolué
normalement et que des dents n'avaient pas la place de sortir, affirmation
de notre vétérinaire. De plus en plus étonnant et
de plus en plus navrant !
Tout ce petit monde est arrivé à bon port, et nous sommes
heureux de faire le maximum pour qu'ils puissent retrouver une vie décente
après tant de martyre. Il faut préciser que l'eau n'était
distribuée à ces animaux avec parcimonie et que grâce
à l'alimentation régulière de quelques bienfaiteurs,
ils ont pu survivre.
Dès cette semaine deux plaintes seront déposées
auprès du Procureur de la République de Montpellier.
Mais, Dieu merci, il y a aussi quelques évènements heureux
et ce qui suit en est la preuve. Nous sommes très heureux d'avoir
des nouvelles de notre Indigo, cheval particulièrement acquit à
notre bienveillance puisqu'il est aveugle et de ce fait nous remerçions
Anne-Marie de l'avoir adopté malgré sa cessité. A
l'époque, notre amie venait de perdre un cheval et sa jument restait
seule avec sa tristesse. Mais depuis, Girl est partie sur l'autre rive,
laissant seul notre Indigo, à qui il fallait trouver un nouveau
compagnon. Chose faîte : Hyrcan s'est trouvé sur le bon chemin,
après une pyroplasmose sa propriétaire ne le montait plus
et, elle cherchait une famille d'accueil. Bonne aubaine, Indigo a de ce
fait trouvé le compagnon idéal et les voilà comme
deux larrons en foire. Merci la vie !
Sachant qu'une adoption est en principe une chance pour nos pensionnaires,
je suis heureuse de vous annoncer que notre Oxygène a trouvé
une nouvelle maman et que, ça a l'air de coller parfaitement. C'est
vrai notre amie Julie est ravie de sa nouvelle acquisition et Oxygène
( Valinco d'Espiens pour les non intimes ! ) lui donne beaucoup de satisfaction.
Julie avait déjà trois chevaux, tous récupérés,
mais son grand coeur lui disait à l'oreille qu'un de plus n'était
pas un problème ! C'est comme ça qu'elle a décidé,
après sa visite au refuge, d'adopter notre bel Oxygène.
Ce cheval a un parcours atypique, il a été opéré
après une torsion d'intestins et il s'en est merveilleusement sorti,
gardant comme séquelles un problème d'absorption alimentaire
risquant une nouvelle colique et, pour le moins une cicatrice gonflée
au niveau de l'abdomen, bien visible sur les photos. Avant d'arriver au
refuge, notre Oxy faisait un début de colique après l'autre.
Mais une année passée au refuge, nourriture appropriée
exige, plus une colique à l'horizon et, Valinco d'Espiens âgé
d'à peine 13 ans, Anglo Arabe confirmé devenait adoptable.
Merci à Julie pour les bons soins qu'elle lui procure.
Et bien que nous ne courrons pas après l'augmentation du cheptel,
les naissances restent un bonheur incommensurable ! En effet notre belle
Princesse, ânesse mal traitée pendant des années,
rachetée dans un état de misère physiologique, a
donné le jour, le 15 août ( date de mon anniversaire, 60
ans déjà ! ) à une petite merveille prénommée
Touareg. Mais ça n'a pas été aussi simple que vous
pourriez l'imaginer. Notre Princesse dont la gestation avait souffert
de carences pendant de nombreux mois, n'a pu assumer le bébé,
alimentairement parlant dès sa naissance. Touareg est venu au monde
particulièrement grand mais aussi très maigre et sa maman
n'était pas en mesure de l'allaiter. Alors bien sûr, il a
fallut faire avec et surtout sauver le bébé qui n'avait
rien à téter.
Pour lui donner quelques forces, je suis d'abord allée traire
une jument suitée lui donnant les premières forces pour
se défendre avec un biberon plein de bon lait. Ensuite il a fallu
faire une piqûre à sa maman pour favoriser la montée
de lait et lui administrer de nombreuses compresses chaudes sur les mamelles
pour les assouplir. Notre bébé requinqué a très
vite trouvé la force qui lui manquait, et depuis, c'est un bonheur
de le voir évoluer en pleine santé. T'en fais pas Touareg,
nous fêterons notre anniversaire ensemble jusqu'à la fin
du monde ! ! ! ( en espérant que mon arthrose me foute la paix
! )

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le 25 juillet 2007
Bien qu'il me soit toujours difficile de parler d'Humour à l'imparfait,
j'essaie de me rendre à l'évidence et je reprends doucement
le dessus car la vie continue pour nous tous et pour eux, et ça,
c'est incontournable.
Ayant pris un grand retard, la mise à jour de ce soir se voudra
conséquente car la roue tourne et beaucoup de choses se sont passées
malgré tout. Nous avons eu 2 nouvelles adoptions, le petit âne
Marius et la chienne Câline. C'est Florence et Grégory qui
ont eu " la grande chance " d'accueillir notre adorable petit
Marius qui depuis le 5 juillet tient compagnie à leur ânesse
Siska dans leur propriété de Fontanes. Les deux filent le
parfait amour et batifolent dans de grandes prairies. Ils font le bonheur
de leurs parents adoptifs qui ne tarrissent d'éloges sur leurs
protégés. Voilà encore un placement rassurant !
Nous allons passer maintenant de " l'âne au chien " puisque
c'est Câline qui prend la vedette. En effet le 17 juillet Christine
a craqué sur notre petite protégée rentrée
au refuge depuis quelques semaines seulement et qui n'y aura pas fait
de vieux os. A peine le temps de s'habituer que déjà elle
trouve une famille avec une copine chienne Pékinoise. Aux dernières
nouvelles tout se passe bien, bêtes et gens s'entendent à
merveille et nous souhaitons à tous une bonne continuation.
C'est avec plaisir que nous avons eu quelques nouvelles de nos adoptés
déjà ancien tel que Surprise, Quetch et Quyrielle et nos
loups, qui comme vous le savez, sont en Bretagne.
Surprise coule des jours heureux avec le poney Tango, l'ânesse
Nini et Jordan dit Patate, tout ce petit monde extrêmement choyé
par Rébecca et Yoyo. Lorsque nous sommes allées, Marilyne
et moi, les voir, nous avons été bluffées par le
changement de notre Surprise ! Le joli petit poulain qui avait quitté
le refuge est devenu une pouliche costaud et maintenant on reconnaît
parfaitement ses origines espagnoles. Je rappelle qu'elle est née
de Calista, jument espagnole du camion du même adjectif, saisi à
Chaumont, et dont les chevaux étaient, pour la plupart, à
l'article de la mort. Nous ne nous étions pas vraiment aperçus
que Calista était gestante et Surprise fut une vrai surprise !
Nous sommes très heureux que cette puce ait trouvé une si
bonne famille. Merci à Rèb et Yoyo pour tant d'amour.
Quetch et Quyrielle ne sont pas mal lotties non plus. Elles sont aimées
et jouissent de pâturages impressionnants. Bientôt fini les
galipettes, les choses sérieuses vont commencer et le débourrage
de ces 2 petites camargues est programmé pour cette année.
Elles ont un bel abri, d'immenses prairies et ça les changent vraiment
de leur cabane en ruine qui s'écroulait sur leur tête avant
d'être saisies et de trouver refuge chez nous. Merci à Jessica
et son mari pour leurs bon soins.

Anes, chiens, chevaux et pourquoi pas des nouvelles de nos loups-loups
devenu bretons. C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je prends
connaissance des nouvelles de mon Alpha, si grièvement blessé
lors de cette épouvantable chasse dont vous avez déjà
pris connaissance. Alpha va très bien, la balle que nous n'avons
pu extraire de sa tête ne provoque pas de dégât et
il est égal à lui-même, toujours aussi beau. Mon Québec
paraît très heureux avec ses deux femelles et je suis ravie
de constater chaque jours les basses températures bretonnes qui
leurs vont à merveille ( pardon pour les touristes avides de soleil
! ) sachant que c'était de la chaleur qu'ils souffraient le plus
chez nous. Le 29 avril, nos amis ont fait une porte ouverte et ils ont
eu la surprise d'avoir la visite d'environ 700 personnes. Voilà
un beau début, c'est une première très réussie,
bravo ! Ils ont aussi créé un blog : www.refugecoatfur.blog.fr,
si ça vous intéresse, vous allez pouvoir communiquer avec
eux.
Beaucoup d'entre vous attendent des nouvelles de nos petits ânes
de Gallargues. Elles sont plutôt bonnes car ils sont ici depuis
plus d'un mois. Après mon enquête le propriétaire
à pris peur et a fait appel à un maquignon pour les leurs
vendre. Avertie par les gens du village j'ai pu prendre contact avec le
marchand en question et les racheter dans la foulée. Ils sont passées
directement du camion à mon van sans autre transit. Il est vrai
que j'étais très inquiète de savoir que ces pauvres
animaux qui avaient déjà bien pati, puissent se retrouver
sur des foires et passer de maquignons en maquignons avec les traumatismes
que ça entraîne forcément.
Aujourd'hui ils sont tous en pleine forme, plus de poux, plus de poils
mités, plus de plaie sur leur corps, plus de pieds abîmés,
plus de côtes saillantes. Oscar et Françis sont bien ronds
avec un poil très brillant, ils évoluent dans un joli parc
herbeux et mènent une petite vie tranquille loin des sévices
qui leur étaient infligés. Quant à Princesse, elle
est magnifique ! Elle n'a plus rien à voir avec la Princesse d'avant,
elle est plus que ronde et profite de l'excellente nourriture "spécial
élevage" dont elle se régale chaque jour attendant
patiemment le petit ânon à venir. Nous nous en faisons tous
une joie ! Avec un peu de chance, le vétérinaire qui trouvait
les ânes en très bon état lors de leur détention
précédente, aura peut-être la curiosité de
jeter un oeil sur le site. La différence avant-après risque
de lui sauter aux yeux et pourrait lui donner une bonne leçon.
N'est ce pas docteur !
C'est encore une histoire d'âne, bien triste au départ mais
qui est en train de tourner plutôt bien. Le 5 juin, je suis appelée
au téléphone par la mairie de Villeneuve-les-Avignons (
pas la porte à coté !) car les policiers municipaux ont
trouvé sur la route une vielle ânesse dans un si triste état,
que la secrétaire de mairie en à fait déplacer un
vétérinaire. Personne ne sait quoi faire de la pauvre petite
vielle et bien sûr Paula Loïs pourrait bien venir la chercher
! Aussitôt dit aussitôt fait, nous attelons le van et partons
bille en tête, Marilyne et moi, voler au secours de la pauvre abandonnée.
Après avoir appelé des amis qui habitent sur place, nous
nous retrouvons au centre ville, et Delphine et Chloé nous conduisent
à l'endroit où le pauvre animal a été attaché.
Triste découverte ! L'ânesse est prostrée, la tête
en bas, elle ouvre et ferme sa bouche sans arrêt, un peu comme une
carpe et j'avoue que nous sommes toutes très impressionnées.
Son corps est encore couvert d'un poil d'hiver épais, mais lorsque
nous passons la main sur son échine nous sentons une terrible maigreur.
Inquiète, je vais immédiatement en bouche et découvre
d'abord une dentition à faire frémir. Certaines molaires
ont tant poussé, qu'elles sont devenues immenses provoquant ce
geste cité ci-dessus et empêchant complètement l'ânesse
de se nourrir. En plus, je découvre un lampas, énorme inflammation
du palais et franchement je me dis qu'il était temps que cette
pauvre petite vielle se perde pour avoir la chance de nous rencontrer.
Depuis, le propriétaire a été retrouvé, nous
savons que notre rescapée s'appelle Manon, qu'elle est très
vielle (je l'aurai deviné ! ) et que son papa préfère
que nous la gardions car il n'a as les moyens de s'en occuper. Manon a
eu beaucoup de chance, le dentiste équin a fait un excellent travail,
elle peut maintenant manger à volonté, son poil d'hiver
a disparu grâce à un très bon pansage et si elle reprend
du poil, c'est celui de la bête ! Elle a déjà beaucoup
changé, elle est absolument adorable et fait ici l'unanimité.
Les photos produites ce soir sont celles après son arrivée,
les plus jolies seront pour la prochaine fois. Brave Manon tu mérites
bien un peu de bonheur et à mon avis, tu finiras tes jours au refuge.
Finalement, cette mise à jour m'a fait le plus grand bien. Je
me rends compte que ma mission n'est pas terminée et que mon cher
Humour est peut-être fier de moi, fier de nous, car ici c'est toute
une équipe qui travaille au service des animaux. Je suis heureuse
de l'avoir formée. Comme vous pouvez le constater pendant sa maladie
il a fallu quelquefois faire abstraction de mes sentiments et de ma peine
pour voler au secours de ceux qui avaient besoin de notre aide. Par exemple
le 11 juillet, le camion de foin chargé de 17 tonnes de cette précieuse
nourriture est arrivé au matin, de bonne heure alors que mes 2
garçons étaient absents, l'un en vacance, l'autre en congé
hebdomadaire. Le stock étant à la fin, il fallait coûte
que coûte décharger les ballots de 250 kilos chacun, chose
que je n'ai pas l'habitude de faire, mais, une fois de plus, je me suis
mis des coups de pieds aux fesses et, en 3 heures de temps, j'ai réussi
à décharger tout le semi-remorque et finalement, pas si
mal que ça, malgré une apréhension et un stress que
je vous laisse deviner. Marilyne a mitraillé avec l'appareil photo,
aussi étonnée que moi et nous vous en faisons profiter.

Voulant ce site très convivial, je tiens à continuer à
m'adresser à vous comme à des amis, passionnés, compréhensifs,
sensibles et tolérants. Mon coéquipier, mon gendre Dany
m'aide considérablement à chaque fois et c'est grâce
à lui que j'arrive à vous offrir autant d'illustrations
photographiques que vous pouvez agrandir. Merci à lui et à
sa patience jusqu'à quelquefois minuit, car bien sûr, ce
genre de prestation ne peut se faire qu'en dehors des heures déjà
dépassées du travail effectué au refuge et de son
travail personnel. Merci aussi à Christelle et Jean-Guillaume qui
envoient chaque fois les nouvelles aux abonnés et prennent en compte
les e-mails du site. Merci une fois de plus à tous ceux et toutes
celles qui m'ont remplacée auprès d'Humour alors que j'étais
appelée ailleurs et pardon à mon Humour de l'avoir abandonné
quelquefois pour des raisons que la raison pourrait bien ignorer. Merci
aussi à vous tous qui m'avez assurée de votre sympathie.
A bientôt.
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le 21 juillet 2007
Voilà bien longtemps que nous n'avons donné de nouvelles
et malheureusement elles sont une fois de plus d'une grande tristesse.
Je viens de passer 4 semaines de véritable enfer au chevet d'Humour,
mon cheval de Selle Français, né à la maison il y
a 12 ans.
Le 19 juillet mon bel Humour nous a quitté suite à une pathologie
du motoneurone central, plus simplement une dégénérescence
du système nerveux, maladie d'une grande rareté qui détruit
insidieusement et de manière pernicieuse la musculature provoquant
une amyotrophie spectaculaire palpable de jour en jour sans altérer
l'appétit ni la brillance de la robe. Il n'existe aucun traitement
pour cette pathologie complètement irréversible et l'on
peut dire que l'on voit son cheval mourir de jour en jour dans l'impuissance
totale. La seule possibilité est l'utilisation d'anti-inflammatoires
puissants pour éviter la souffrance et permettre au cheval de se
lever le plus souvent possible.
Le plus terrible est de savoir qu'on ne peut rien faire mais il est impossible
de prendre la décision ultime. Humour a mangé comme un ogre
jusqu'à la dernière minute, son poil était magnifique
et il était resté égal à lui même, très
câlin, facétieux, toujours gourmand et aussi curieux de son
environnement. Je l'ai vu fondre chaque jour, perdre des centaines de
kilos, mais son moral semblait intact. La souffrance n'était visible
qu'entre les 2 piqûres de calmant. Les 2 derniers jours il avait
beaucoup de mal à se lever, son arrière main ne le portait
plus et pour se coucher il se laissait tomber de tout son poids se blessant
à chaque articulation et même aux arcades.
Pendant 4 semaines je me suis préparée à lui dire
adieu mais malgré tout je n'arrivais pas à dire stop.
Humour a déjà perdu plus de 100 kilos
Si la plupart des chevaux aurait prit peur devant un ventilateur en marche,
Humour a tout de suite compris le bien être qu'il pouvait lui procurer,
dans le calme le plus total. Il m'aura étonnée jusqu'au
bout.
Humour a eu un parcours bien particulier, né chez nous de ma jument
Venda il devait devenir le deuxième cheval de sport de ma fille
Charlotte. Il a eu une jeunesse dorée, choyé par toute la
famille, mais Charlotte a arrêté l'équitation pour
des raisons personnelles. Notre magnifique poulain plein de vie, fougueux
à souhait et beaucoup trop gâté devenait insupportable.
Comme je le dis toujours un cheval ( comme un humain d'ailleurs ! ) trouve
son équilibre dans un peu de travail et j'ai donc décidé
de faire débourrer Humour par notre ami Simon, instructeur. Tout
c'est très bien passé, Humour avait beaucoup de sang et
moi pas beaucoup de temps pour le monter. C'est donc mon avocat qui l'a
pris en main alors qu'il avait déjà huit ans et qu'il ne
savait pas faire grand-chose. Une complicité s'est installée
entre le cheval et le cavalier et, malgré ses débuts tardifs
dans le saut d'obstacle, Humour s'est révélé un excellent
sportif sous la houlette d'Olivier et, depuis l'année dernière
ils faisaient un couple de gagnants.
Toujours aimé et respecté Humour a eu 12 ans de belle vie,
pendant laquelle il n'a cessé de nous étonner. Nous sommes,
Olivier et moi atterrés par ce départ si rapide et pour
le moins inattendu. Merci à Maryline, Cindy, Karine et les garçons
qui l'ont tant entourés pendant ces dernières semaines.
Merci aussi à vous tous qui m'avez envoyé des messages de
soutien.
Tchao mon Humour, tu resteras dans nos coeurs.
J'avais ce soir l'intention de faire une mise à jour du site particulièrement
importante, mais l'émotion qu'a généré mon
récit est si forte que je suis incapable de tenir mes prévisions.
Je tiens à vous rassurer pour les ânes, ils sont ici depuis
plusieurs semaines, complètement transformés. Pour le chien
enfermé dans le garage, il a passé 2 jours chez le vétérinaire
mais je n'ai pas beaucoup de détails.
Pardonnez moi de vous faire encore attendre, je sais que vous comprendrez.
A la semaine prochaine.
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le 1 juin 2007
C'est avec le coeur bien gros que nous faisons ce soir cette mise à
jour car Twiggy nous a quittés pour toujours le 21 mai, date à
laquelle nous étions toutes deux, parties pour Lyon à l'école
vétérinaire.
Ce matin là, à 5 heures, toute l'équipe était
présente, même Jean et Delphine venus exprès d'Avignon
pour charger notre Twiggy dans le van.Je suis partie remplie d'espoir
pour faire des examens plus approfondis et éventuellement faire
pratiquer une intervention chirurgicale le lendemain. J'avais eu, la semaine
précédente, plusieurs entretiens avec la chirurgienne ainsi
que des échanges de mails et je voulais encore croire au miracle.
Malgrè des soins attentifs et constants, je faisais semblant de
voir des améliorations mais la réalité était
différente. Chaque jour notre petite puce se dégradait physiquement,
ses escares restaient stationnaires mais les tendons se retractaient et
les mouvements de rééducation devenaient de plus en plus
difficiles. Pourtant Twiggy était toujours aussi mignone, aussi
affectueuse et attachante mais elle ne marchait pas et la vie n'était
pas possible.
A l'école vétérinaire où nous avons été
très bien accueillies toute une équipe a pris en charge
notre bébé. Plusieurs examens ont été pratiqués,
radios des jambes et des hanches mais c'est à l'échographie
que tout c'est compliqué. L'articulation de sa rotule droite était
extrêmement détériorée par une infection ancienne
qui datait d'avant son arrivée au refuge, les cartilages étaient
rongés, une énorme fibrine c'était installée
et l'intervention n'était plus réalisable avec espoir de
guérison. J'avais enrayé l'infection avec une couverture
antibiotique importante mais les dégats étaient déjà
trop avancés En plus les tendons étaient durs et rétractés.
Avec beaucoup de délicatesse la chirurgienne m'a fait comprendre
qu'il n'y avait plus aucun espoir et qu'il fallait prendre une décision
pour qu'elle ne souffre pas d'avantage.
J'ai pu rester un peu plus d'une heure avec elle pour le dernier adieu
qui me déchirait le coeur, elle a mangé son foin avec appetit,
hennissait si je me levais et mettait sa tête contre moi quand je
me rasseyais prés d'elle. Jusqu'à la dernière minute
elle a été la plus adorable des pouliches et je ne pourrai
jamais oublier sa jolie petite frimousse et les merveilleux moments que
nous avons passé ensembles. Twiggy n'a jamais trotté que
dans ma tête, que dans mes rêves et ma seule consolation est
de savoir que pendant quelle était prés de nous elle a été
heureuse et choyée. Si je l'avais laissé dans sa ferme,
elle serait morte à petit feu dans les souffrances qu'on peut à
peine imaginer.Adieu ma Twiggy tu nous laisses un très grand vide.
J'ai repris la route avec difficulté, les larmes plein les yeux
et la tête prête à exploser !
Aprés ce triste récit j'avoue qu'il m'est difficile de
parler d'autres choses, surtout que je n'ai pas vraiment de bonnes nouvelles.
J'essaie de déméler quelques enquêtes, des ânes
détenus dans des conditions inacceptables, maigres, couverts de
poux, ni bien nourris ni bien abreuvés et j'ai de grandes difficultés
à les faire enlever.L'anesse gestante ne peut mêttre bas
dans de telles conditions.
Un chien qui meurt lentement enfermé dans un garage ( ne vous inquiétez
pas je m'en occupe ) et aussi tous les animaux d'un refuge à placer
après le douloureux décés de leur propriétaire.
Tous ça va pouvoir se régler pour le mieux dans les semaines
qui vont suivre.
Un vétérinaire (de notoriété publique) a osé
dire que les ânes étaient en parfait état et qu'il
n'y avait absolument rien à redire, menaçant les personnes
auteur d'une pétition, de poursuites judiciaires ! ! ! Je vous
laisse apprécier !
Malgré tout il me faut vous faire part de ma candidature aux élections
législatives sur la 4ème circonscription du gard, sous l'égide
du MHAN ( Mouvement Homme Animaux Nature ) pour lequel je me suis engagée
il y a déjà quelques années. Mon amie, Christiane
Grassor se présente elle, sur la 5ème. Vous comprendrez
tous notre démarche qui est de compter les voix apportées
aux animaux pour leur défense et leur respect. Vous trouverez le
site du MHAN en lien et je ne peux que vous appeler à voter au
premier tour pour ses représentants dans de nombreuses régions
françaises. Nous devont être nombreux pour constituer un
groupe de pression pouvant faire avancer la protection animale.
Quelques nouvelles des chiens qui continuent à reprendre du poil
de la bête au refuge, ceux atteint de leishmaniose sont soignés
et vont beaucoup mieux, les craintifs s'apprivoisent petit à petit
et nos mordeurs mordent de moins en moins. Cannelle et Oscar qui sont
sur l'affiche de Christiane sont d'ailleurs à adopter, il sont
en pleine forme !
Quelques jolies images d'Aramis, adopté par la famille Vicente,
dans son nouveau domaine en compagnie de sa copine Shiva qui venait lui
rendre visite. Shiva est aussi une rescapée de 4 mois qui vit au
refuge et dont notre salarié Jean-Christophe s'occupe avec beaucoup
de soins.
Je ne manquerai pas de renouer le contact aprés les élections,
j'espere que je serai plus en forme et que je pourrai vous donner des
bonnes nouvelles avec beaucoup de jolies images.A bientôt
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le 20 avril 2007
Le temps passe vite au refuge et je m'aperçois que nous sommes
très en retard pour la mise à jour du site, c'est assez
fréquent et je le regrette. Il faut dire que les événements
se sont succédés et pas des moindres ! Enquête, sauvetage,
naissance et une population d'animaux à son maximum avec un minimum
de salariés. En plus, pour ma part, une énorme fatigue qui
me pompe toute mon énergie et je soupçonne les années
qui passent et qui s'accumulent d'en être un peu la cause. D'ailleurs,
pardon à tous ceux qui ont participé financièrement
et qui n'ont eu en retour qu'un grand silence, mais surtout ne croyez
pas que c'est de la grossièreté de ma part. Sans prendre
un seul jour de congé je n'arrive pas du tout à tenir mon
emploi du temps et je privilégie le travail sur le terrain avec
les animaux. Mais ne désespérez pas, je promets de répondre
à tous !
Il nous a fallu tout d'abord terminer la capture des chiens et ça
ne fut pas une mince affaire. Ensuite il a fallu tatouer, vacciner, stériliser,
soigner et entreprendre des traitements contre la leishmaniose car, bien
sûr, je n'ai pas eu le courage de faire euthanasier les malades.
Une des dernières captures: la féroce Nina mordeuse et peu
sociable, mais on garde le moral !
4 images sympas au refuge
La meute diminue peu à peu, 6 de nos petits ont déjà
trouvé une bonne famille d'accueil, Bricole, Laurette, Paloma,
Faustine, Polux et Aramis.
Il manque Laurette, la prochaine fois !
En premier, la petite Bricole se remet de son hystérectomie bien
gardée par son nouveau copain Vlad. Ensuite, Paloma, dix ans, joue
comme une gamine avec sa nouvelle copine. Puis, Faustine qui a enfin vaincu
sa peur dans sa nouvelle famille. Notre beau Polux qui a fait craquer
Pascale, notre bénévole, et Aramis pour qui Cindy a littéralement
fondu. Il faut préciser qu'Aramis qui n'a que 18 mois est atteint
de leishmaniose et que sa famille d'accueil prend l'engagement de le soigner
à vie. Bravo !
E t si l'on parlait un peu de chevaux ?

Le week-end dernier j'ai été alertée par une cavalière
qui randonnait du côté de la Drôme et qui avait remarqué,
au milieu d'un troupeau, une petite pouliche de trait se traînant
à côté de sa mère et ne pouvant pas se lever
sur ses postérieurs. Notre randonneuse émue se met à
la recherche du propriétaire et a apprend par ce dernier que le
bébé comtois avait eu un accident la nuit d'avant. La pouliche
avait essayé de sauter dans un râtelier de prairie où
elle était restée bloquée toute la nuit.
Avertie de ces faits par mail le samedi 14 et après avoir examiné
la photo jointe, de très près, mon inquiétude n'a
cessé d'augmenter et quelques recherches plus tard, je décide
d'appeler le propriétaire. Ce dernier commence par s'emballer,
me disant de m'occuper de mes affaires. C'est alors que j'ai opté
pour la douceur, quelque peu hypocrite, mais qui permet le dialogue, indispensable
dans ce cas. J'apprends donc que le vétérinaire est venu,
diagnostiquant des lésions musculaires et peut-être une luxation
de la hanche, mais que sans radio, il était difficile de savoir
si il y avait une ou plusieurs fractures. A partir de cet instant l'image
du pauvre bébé ne m'a plus quittée et l'envie d'atteler
mon van et de voler à son secours n'a fait que s'amplifier. Je
rappelai donc l'éleveur, lui proposant de racheter cet animal dont
il ne pourra jamais rien faire et dont le destin " boucherie chevaline"
semblait bien compromis pour un poulain de 2 mois. Il finit par accepter
et, dés le lundi matin je partais, direction le nord de la Drôme
accompagnée de Nella, "gentille délatrice". Nous
n'avons bien sûr pas pu prendre de photo à notre arrivée
sur place mais les larmes nous sont vite montées aux yeux en voyant
le triste tableau et en respirant cette "odeur de mort" que
je connais déjà trop bien. L'état infectieux était
très avancé, les escarres étaient couverts de pu
et la pouliche gisait couverte de mouches au milieu des excréments
de sa mère. Mon espoir de la sauver commençait à
s'envoler mais j'ai vite senti une sorte d'énergie vitale qui se
dégageait de ce petit animal pour le moins, agonisant. Je vous
passe les détails de l'embarquement à la fourche du tracteur,
l'énervement du paysan et l'ambiance tendue qui en découlait
mais, une heure après nous emmenions notre précieux trésor
en direction du refuge. Nous avons pu négocier le prix en faisant
descendre de 300 euros à 200, expliquant que les chances de la
sauver étaient quasi inexistantes et que le fait de la laisser
agoniser à la ferme ne lui rapporterait pas un centime. Pendant
le voyage nous avons, au téléphone, supplié nos vétérinaires
de bien vouloir nous attendre, malgré l'heure tardive et quelques
heures plus tard, l'appareil de radiologie nous apprenait qu'aucun membre
n'était fracturé. Depuis la jolie Twiggy est choyée
par toute l'équipe, elle est levée au palan régulièrement,
soignée, perfusée. Un traitement par injection lui a été
prescrit et nursing (la retourner plusieurs fois par jour) et rééducation
sont devenus notre quotidien. Chaques jours nous notons un nouveau progrès,
aussi petit soit-il, mais qui nous permet de garder un peu d'espoir. C'est
un amour.
Se tiendra-t-elle un jour debout sur ses 4 pieds ? C'est la question
cruciale.j'y mets mon savoir, mon expérience et mon amour et l'équipe
me suit, pourvu que ça marche ! Même mon chien Sisco vient
veiller sur elle !
Twiggy sera-t-elle une nouvelle miraculée du refuge ?
Le mardi 17 fut une très grosse journée alliant soins intensifs,
maréchal ferrant, livraison et, la cerise sur le gâteau la
naissance d'un joli poulinou. Certes c'est un événement
très heureux mais, en un jour déjà si bien rempli,
nos forces commençaient à nous manquer. Ne l'attendant pas
tout à fait aussi tôt nous n'avions pas changé la
jument de parc, changement prévu pour le lendemain. Il a donc fallu
porter le poulain à bras et c'est qu'il était déjà
bien lourd le joli coquin ! ! !
Quelques jours avant nous avons eu une grosse averse et Hasba a trouvé
très confortable de faire son bébé dans une grosse
flaque de boue !
La mère et l'enfant se portent bien.
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le 26 mars 2007
Si nous sommes un peu en retard à notre rendez-vous, c'est que
ces deux dernières semaines ont été particulièrement
chargées suite à cette saisie de chiens que vous avez pu
découvrir la fois précédente. Les week-end aussi
ne nous ont pas permis beaucoup de répit car ils ont été
consacrés à l'avancement de la pose des nouveaux abris.
Les photos suivantes sont une preuve de l'activité intense des
17 et 18 mars où, grâce à à nos amis bénévoles
et Jean-Claude, mon mari, nous avons pu terminer un abri de plus pour
4 juments qui ont été bien heureuses de pouvoir se préserver
de l'affreux mistral soufflant à plus de cent kilomètres
à l'heure pendant toute la semaine.
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