Accueil

Historique
Les adoptions
Les animaux
Galeries

Les bulletins
•Bulletin 2000
•Bulletin 1999
•Bulletin 1998
•Bulletin 1997
•Bulletin 1996

Participation
Liens
Ecrire un Email
Contact




Bienvenue sur le site de l'association C.H.E.V.A.L

Refuge, Protection animale


---- BULLETIN 1997 ----
- Page 2 -


page précédente [1] [2] [3] [4] [5] [6] page suivante



Le printemps installé redonnait à notre Baby Boum l'énergie pour se battre contre la maladie. Vous avez suivi sa "presque agonie" dans le bulletin précédent. Il était, en effet, à la dernière extrémité... malgré sa leucose, il a repris le dessus grâce aux soins intensifs et perfusions que je lui ai prodigués. Il est redevenu magnifique, son beau poil angora a repoussé et bien que sa santé reste fragile, il a repris une vie quasi normale.
En Mars, j'ai été secouée par une "Tornade bancaire". En effet, le directeur du Crédit Agricole a décidé qu'il me donnait huit jours pour combler les 70000 francs de découvert du compte C.H.E.V.A.L. sous peine de mettre ce compte au contentieux.

J'ai donc dû emprunter 80000 francs à mon nom avec la caution de mon mari pour couvrir ce compte sur lequel plus aucun découvert n'est admis. C'est maintenant sur les nôtres que les découverts sont très importants: c'est ce qui s'appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul, mais je n'avais pas le choix.
La soirée est très avancée. Je vais aller dire bonsoir à Croquette avant d'essayer de dormir. A bientôt.

Le 30 mars
Un mois est passé, les événements se sont succédés. Mars a été le mois de tous les chagrins et je n'ai pas eu une minute pour continuer le bulletin. Je le reprends, ce soir ler Avril, le coeur gros, les larmes aux yeux. Nous avons perdu Matcho, notre grand daim mâle, mort d'une fracture des cervicales le 13 Mars, notre Croquette bien aimée le 24 Mars. Je suis bouleversée particulièrement par la mort de Croquette pour laquelle je me suis battue pendant neuf mois. Je m'étais reprise à espérer: novembre et décembre avaient été de très bons mois pour Croquette. Son état s'était bien amélioré, elle avait grossi, son poil était devenu brillant, ses escarres avaient bien cicatrisé, ma "Cro" avait un moral d'acier et une volonté hors du commun. Je lui avais fait faire une botte en cuir pour son pied postérieur gauche, avec à l'intérieur un pansement de coton cardé pour amortir la partie charnue sur laquelle elle marchait, le sabot étant retourné vers l'arrière. Quant au droit, la fibrose avait un peu diminué, les plaies étaient sèches et bourgeonnantes et Croquette se déplaçait doucement mais sûrement, se levait ou se couchait à sa guise. Jean-Claude, mon mari, lui avait fait un box très confortable, René, notre vice président, avait confectionné une armature métallique montée sur roulement et j'avais acheté deux palans, des chaînes et des sangles pour suspendre notre pauvre chérie afin de pouvoir faire des pansements plus facilement.
Tout allait pour le mieux, quand, début février une artère de sa jambe fibrosée a éclaté, provoquant une petite hémorragie. Croquette immédiatement soignée a eu la jambe bandée. Mais très vite une plaie très laide se forme et la gangrène déjà enrayée une fois, se remet sur les tissus tellement abîmés et si fragiles. Malgré les soins quotidiens, une surveillance constante, des pansements méticuleusement tenus, l'état de sa jambe se dégrade chaque jour et elle est obligée de s'appuyer de plus en plus sur son autre jambe dont le pied est retourné. Je suis très inquiète mais Croquette garde le moral et continue à manger comme un ogre.

Elle gardera ce moral et son appétit jusqu'au bout, c'est une battante. Son courage, son envie de vivre ne font aucun doute mais la souffrance augmente. Croquette a du mal à se tenir debout, elle est de plus en plus souvent couchée mais dès qu'elle m'entend, elle se lève dans un effort violent, retombe, se relève montrant qu'elle est debout et qu'elle m'attend. Pendant deux jours et deux nuits elle tapera contre le murs avec les sabots de ses antérieurs et je dois la piquer souvent pour calmer la douleur. Le vétérinaire n'a plus d'espoir, l'amélioration n'est plus possible. A deux reprises, je prendrai la décision de l'endormir puis décommenderai le rendez-vous.
Le 22 mars, la décision est irréversible: Croquette a souffert toute la nuit.
Le 23 mars ma "Cro" nous quitte pour le paradis des chevaux. A huit ans, après des années de martyre, elle a connu une forme de bonheur au centre, gâtée, choyée, adorée et considérée comme quelqu'un de la famille. J'avais ces derniers mois réglé ma vie sur la sienne, je ne la quittais pratiquement pas, je suis aujourd'hui effondrée.
L'histoire de Croquette est jointe à chaque bulletin pour que chacun d'entre vous prenne conscience de la cruauté des hommes et de la misère des animaux. Pas une semaine ne se passe sans que que je sois sollicitée pour une affaire de mauvais traitements ou de cruauté.

page précédente [1] [2] [3] [4] [5] [6] page suivante




Retour à l'accueil