• Paula

La très triste histoire de Furasi

Mis à jour : 13 déc. 2020

Quand on descend du van un cheval dans un tel état, on peut dire que la terre ne tourne pas rond du tout !













Quelques nouvelles de notre Furasi qui a passé une très bonne nuit, chouchouté par Rebecca et moi- même. Ce matin il va bien, autant que faire se peut, nourri toutes les 3 ou 4 heures il est souvent en train de manger, il est si déshydraté que nous devons mouiller abondamment sa nourriture. Appréciez mes amis la différence de regard chez les autres et chez nous.










Malheureusement, ce que je redoutais le plus ces derniers temps est arrivé ! Furasi nous a définitivement quitté le 27 octobre et depuis mon cœur saigne.

Depuis le 12 août, nous nous battions pour essayer de remettre Fufu sur pied qui, malgré une maigreur incroyable, donnait l’impression de vouloir s’en sortir.

Il mangeait de très bon appétit, était très présent, affectueux, d’une gentillesse inégalable ! Moi qui l’ai énormément soigné, je peux dire à quel point il était coopérant, jamais un geste de recul ni d’humeur, se prêtant à toutes les injections quotidiennes sans mot dire ! Les prises de sang ont été nombreuses car nous ne voulions pas passer à côté d’un problème grave, il fallait tout explorer, ne rien occulter et c’est ce que nous avons fait avec ma vétérinaire. Tous les soins nécessaires lui ont été prodigués, chaque jour et pour tout vous avouer je crois qu’il en redemandait, tellement il était heureux que l’on puisse s’occuper de lui pendant si longtemps !

Aux premières fraîcheurs, nous l’avons rentré au box, ainsi que Loup Gris son compagnon d’infortune arrivé presque en même temps, et nous les sortions au parc la journée lorsqu’il faisait beau.

Malgré tous les soins, une nourriture appropriée, un amour pas possible, une attention de chaque instant, même les nuits pendant lesquelles je me levais x fois, son box étant accolé à ma chambre, malgré tout, l’infection était bien installée, depuis trop longtemps et les antibio les plus performants n’ont pu en avoir raison et Dieu sait que nous avons tout essayé.

Oui, il faut s’y résoudre, nous sommes arrivés trop tard ! Il eut fallu juste un peu d’empathie, juste une petite visite vétérinaire, juste une petite prise de sang, pour se rendre compte que l’on pouvait traiter cette infection et en venir à bout !

Mais rien n’a été fait, on l’a juste mis au rebut, au milieu des machines agricoles comme un vieil objet qui ne sert plus, en plein soleil, se déshydratant chaque jour un peu plus par 40 degrés, perdant jusqu’à sa musculature, Furasi était devenu cachexique, les yeux hagards, tenant à peine debout dans l’indifférence la plus totale

, la plus abjecte, il mourait à petit feu !

Sa propriétaire disait qu’elle ne voulait surtout pas le faire souffrir avec des examens invasifs !

Mais je rêve ! Depuis quand une visite véto ou une prise de sang sont invasifs ?

Ces gens n’ont surtout pas voulu dépenser le moindre sou pour cet animal qui ne servait plus et là, j’ai honte de la race humaine, je la vomis !

Oui, je suis remontée contre ces gens qui l’ont laissé mourir sans lever le petit doigt, car en plus de la souffrance physique, il s’est senti abandonné et avait complètement perdu le goût de vivre.

Je ne regrette pas un seul instant de l’avoir pris à la maison, de l’avoir soigné et je sais qu’il avait retrouvé goût au la vie, son regard avait changé, il appréciait tellement les câlins et le fait qu’on s’occupe de lui et il m’a tellement apporté en retour, sa douceur, sa tendresse !

Le 27 octobre, il s’est couché pour toujours, son état se dégradait vraiment depuis une semaine, j’étais désespérée et j’appréhendais ce jour où nous devrions l’arrêter ! Je suis restée plus de deux heures avec lui, pleurant les larmes de mon corps, serrant sa lourde tête dans mes bras en lui disant combien je l’aimais et il levait son nez vers ma joue, façon de me dire son amour à maintes reprises, c’était l’enfer de le perdre et en même temps le bonheur de le voir apaisé et presque heureux dans mes bras.

Vole vers l’immensité, tu n’as plus rien à craindre, essaie de ne pas m’oublier, moi, je ne t’oublierai jamais.

Je remercie les filles de l’équipe qui ont été là pour lui et qui l’ont aimé très fort





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